L’interview décalée : Angels Sydney
03/03/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 192 | Par Richard Zampa
Classé X. Tout, tout, vous saurez tout sur… Angels Sydney, star du X et surtout l’une des deux animatrices coquines du Salon de l’érotisme qui se tiendra à Besançon du 5 au 7 mars à Micropolis. Elle répond à La Gazette sans langue de bois.

LA GAZETTE : On se tutoie ou on se vouvoie ?
ANGELS SYDNEY : Tu peux me tutoyer.
Toi qui as l’habitude de travailler légèrement vêtue, tu le sens le réchauffement climatique ?
(Rires) Je ne sais pas trop. Tout ce que je peux dire c’est que dans ma vie, il y a bien un réchauffement climatique.
J’imagine que tu milites en faveur du développement… durable.
… Oui, je milite à fond même.
Qui trouves-tu sexy chez nos politiques ?
Ah, il n’y a franchement pas grand monde de sexy en politique. Ils sont souvent assez vieux. Peut-être Sarkozy, mais alors juste pour le pouvoir. Ça, ça peut être sexy.
Avec lequel ou laquelle aimerais-tu dîner ?
Avec Ségolène. Elle est assez coincée, je trouve. Alors je pense qu’il y aurait possibilité de la décoincer un peu.
Tu ne trouves pas que les scenarii de films X n’ont ni queue, ni tête ?
Il n’y a souvent pas de tête en effet mais…
Toi aussi, tu penses que les musiques de films X sont toujours inspirées de musiques d’ascenseur ?
C’est d’abord pour ne pas payer de droits et parce qu’on se fout de la musique.
Tu apprends par cœur tes dialogues ou t’improvises ?
Il faut les apprendre par cœur (rires) ! Mais souvent, ça vient tout seul. L’improvisation chez les actrices X, c’est plutôt facile.
Est-ce que tu simules systématiquement ?
Non, non, pas systématiquement. Heureusement !
Raconte-moi un souvenir croustillant sur un salon, un tournage…
Sur les salons, c’est assez chaud car ce sont des endroits où l’on peut bien s’amuser durant trois jours dans les loges ou dans les coins qui ne sont pas forcément accessibles au public. Maintenant, dans le porno, il n’y a plus rien d’original. On va dire que pour nous, tout est tellement normal !
Que regardes-tu en premier chez un homme ?
Ses mains.
Chez une femme ?
Sa bouche.
J’ai un bon mental, mais le physique compte-t-il vraiment pour toi ?
Oui, car c’est le physique qui compte au premier regard.
Quel est ton point de vue sur le milieu du X ? Les acteurs, les producteurs, les réalisateurs…
C’est une grande famille. Tout le monde se connaît et c’est plutôt un petit monde sympa.
Penses-tu que la pornographie donne une mauvaise image de la femme ?
C’est une image que le X peut donner mais franchement, ce n’est pas la réalité. Il faut tout de même garder à l’esprit que ce ne sont que des films.
Le porno est davantage destiné aux hommes, tu le regrettes ?
Ça l’est de moins en moins. C’est même orienté de plus en plus vers les femmes aussi. Ça a changé. Là aussi, on milite pour la parité.
Le Salon de l’érotisme de Besançon en est l’exemple.
Oui, sur ce salon-là en tout cas. On y trouvera de beaux garçons et de très bons strippers, de la lingerie, des vêtements, des jouets coquins avec une décoration qui plait énormément à la gent féminine.
Aujourd’hui, les jeunes sont surexposés aux images et autres vidéos X, notamment sur le Net. Penses-tu qu’il y a dérive ? Danger même ?
Oui il y a danger, c’est clair. Il faut faire attention avec ce média à la portée de tous et surtout des plus jeunes.
Que ferais-tu si un de tes enfants voulait faire du X ?
Je lui donnerais des conseils. Déjà, je la laisserais faire. Moi, je l’ai fait et ma mère ne m’en a pas empêchée. J’essaierais de la guider et d’être très présente pour éviter qu’elle se fasse exploiter.
Le X semble atteint par une course à la performance, non ?
Exact. Complètement. Et ça fait même peur. Ça fait deux ans que c’est de pire en pire à cause des jeunes actrices qui veulent se démarquer et percer dans le milieu. On assiste à une surenchère de performances. Ça vient vraiment des actrices et non des producteurs ou des réalisateurs. Je ne sais pas du tout où ça va se terminer.
Pourquoi tu fais du X ?
Parce que je suis une rebelle.
Ça paye bien ?
On ne peut pas dire si ça paye bien ou pas. À mon avis, chacun estime son intimité, son corps, à sa propre valeur. Après, ça dépend des acteurs ou des actrices.
Et toi, t’es bankable ?
Oui. Du moins, je pense que je l’ai été.
Le X est une petite entreprise qui ne connaît pas la crise alors ?
Oh que si ! Il y a moins de tournages. Il y avait une grande montée avec Internet et on s’aperçoit que ça baisse depuis un an.
T’as quelqu’un dans ta vie ? Et il ou elle en dit quoi ?
J’avais une petite amie… En couple, c’est un peu compliqué. Si les gens en couple se lancent dans le porno, c’est qu’à la base, ça ne va pas trop. Donc, il ou elle n’en dit rien.
Tu fais quoi dans une heure ?
Dans une heure, je vais manger… en plein milieu de l’après-midi. J’ai beaucoup de travail comme tu peux le voir.
Connais-tu la particularité de Saint-Claude en Franche-Comté ?
Franchement, non.
C’est la capitale de la pipe.
Zut, je ne connaissais pas. Au moins, j’ai appris quelque chose aujourd’hui.
T’es une femme heureuse aujourd’hui ?
Très.
Et si tout était à recommencer…
Je referais la même chose.
C’est toi qui as le dernier mot, veux-tu ajouter quelque chose qui te tient à cœur ?
Il faut vraiment arrêter de contacter les filles sur Facebook pour nous dire que les gens sont libres pour un plan d’une soirée. On n’est pas des nymphomanes !
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