Spécial développement durable

Jean-Patrick Masson, adjoint au maire de Dijon, délégué à l’écologie urbaine et vice-président du Grand Dijon pour l’environnement.

31/03/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 196 | Par redaction

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QUELLES SONT concrètement les actions écocitoyennes mises en place à Dijon ?
JEAN-PATRICK MASSON : Il y a tout d’abord le geste de tri depuis 2002 sur l’ensemble de l’agglomération. Et que nous améliorons sans cesse, à la fois sur le plan qualitatif et quantitatif.
Par exemple, depuis l’an dernier, il est possible en maisons individuelles de trier ses déchets verts. Les commerçants peuvent quant à eux trier leurs cartons.
Et nous avons débuté une réflexion sur la réduction à la source des déchets, qui sera opérationnelle sur toute l’agglomération début 2011 ; elle consistera à informer les gens sur l’emballage des produits qu’ils achètent.
Quelles sont les autres réflexions en cours ?
Il y a également la problématique des charges d’immeuble avec la volonté de les diminuer. Cela passe par des constructions de bâtiments à basse consommation d’énergie (BBC). C’est avantageux à la fois pour les résidents mais aussi pour la ville elle-même, en terme d’économies de chauffage et donc d’impôts. Dans le bâtiment Latitude 21, proche de l’école Montmuzard, nous donnons les clés aux enfants et aux parents pour comprendre les enjeux de l’environnement et les outils pour les gestes écologiques au quotidien.
Et le domaine des transports est évidemment un des axes forts de la ville et de l’agglomération en terme de développement durable…
Tout à fait. Au-delà du bénéfice évident qu’apportera le tram sur le plan de la circulation, on joue aussi sur la qualité de l’environnement. Le tram permettra en effet d’améliorer à la fois la qualité de l’air et de réduire le bruit.
Autre effet collatéral du tram, la mise en place d’un réseau de chaleur biomasse. Nous profitons des travaux du tram pour mettre en place un réseau de conduites pour raccorder ensuite les tuyaux existants à des chaufferies bois.
D’autres projets à venir ?
Il y a, bien sûr, l’élaboration du plan climat qui va débuter le 21 mai et sera voté à la fin de l’année. C’est un exercice de planification qui fait le lien entre les enjeux globaux de l’environnement et un territoire à petite échelle telle qu’une ville ou une agglomération  urbaine .



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