Sport

Regragui, de la L1 à la DH

28/04/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 200 | Par Alexis Billebault

Réagir Télécharger le numéro

Peut-être qu’un club de Ligue 2 ou de National va penser à moi cet été

Chute. L’ancien Dijonnais (janvier-juin 2007) évoluait la saison dernière en Ligue 1, à Grenoble. Aujourd’hui, Walid Regragui prépare sa reconversion tout en continuant à jouer à Fleury-Mérogis, en Division d’Honneur.

GF38-GUEUGNION-046-(2)

LA GAZETTE : Comment passe-t-on de la Ligue 1 à la Division d’Honneur ?
WALID REGRAGUI : En fin de saison dernière, Mecha Bazdarevic, l’entraîneur de Grenoble, a voulu tout reconstruire, alors que nous venions d’obtenir le maintien après notre accession. Plusieurs joueurs sont partis, dont ceux qui, comme moi, avaient une certaine expérience. Le coach était persuadé qu’il pourrait rééditer la même saison.
On voit le résultat…
En effet. Il ne l’avouera sans doute jamais car c’est quelqu’un de fier, mais il ne fallait pas tout casser. Il y avait un super état d’esprit dans ce groupe, composé de jeunes revanchards et de mecs expérimentés. Les joueurs prenaient beaucoup de plaisir à s’entraîner et être ensemble. Je ne dis pas que Grenoble se serait maintenu cette saison si nous étions restés. On ne le saura jamais. Mais que le GF38 en soit là actuellement, cela ne m’étonne pas beaucoup.
Vous jouez aujourd’hui à Fleury-Mérogis, en DH. Vous ne pensez pas mériter autre chose ?
J’ai eu des propositions plus ou moins sérieuses après mon départ de Grenoble. Vannes et Istres en Ligue 2, Créteil en National. L’entraîneur (Laurent Fournier) me voulait, mais ce n’était visiblement pas le cas du président. J’ai également été approché par Tétouan, un club de Première division marocaine. Mais là aussi, je ne sentais pas une volonté énorme de me recruter. Certaines attitudes étaient ambigües. Alors oui, j’ai préféré prendre une licence à Fleury-Mérogis, pas trop loin de chez moi. Je pensais me faire plaisir…
Et ce n’est évidemment pas le cas…
Disons que je ne m’éclate pas vraiment. Mais c’est mon choix, et je dois l’assumer.
Le football professionnel, c’est terminé pour vous ?
J’ai 34 ans et je joue en DH… Maintenant, peut-être qu’un club de Ligue 2 ou de National va penser à moi cet été et estimer que je peux lui apporter quelque chose ! Mais en France, vous savez qu’à mon âge, un footballeur est considéré comme un vieillard. Alors, il me faut penser à ma reconversion. Je vais passer mes diplômes pour entraîner, mais je ne me focalise pas là-dessus. J’ai aussi pensé à devenir agent. C’est une possibilité.
Éric Gerets devrait être nommé officiellement sélectionneur du Maroc. C’est le choix qui s’imposait pour votre pays ?
En le faisant venir, les dirigeants de la fédération ont voulu se donner les moyens de réussir. Gérets est un entraîneur expérimenté, sa personnalité est forte et il a quasiment toujours obtenu des résultats là où il est passé.
La sélection marocaine est au fond du trou : elle ne s’est pas qualifiée pour la Coupe du Monde ni pour la CAN, et certains joueurs historiques, comme Abdeslam Ouaddou, ont décidé de mettre un terme à leur carrière internationale…
C’est vrai, mais paradoxalement, l’avenir s’annonce bien. Un nouveau sélectionneur arrive, et le Maroc a des joueurs très intéressants. Il n’y a peut-être pas de star, mais ce n’est pas forcément un problème. Gerets va prendre les meilleurs, jeunes ou moins jeunes, pour tenter de qualifier la sélection pour la CAN 2012. Mais le grand objectif, c’est évidemment la Coupe du Monde 2014. Le Maroc n’a plus participé à cette compétition depuis 1998…
En attendant, l’Algérie est devenue la meilleure équipe du Maghreb…
Oui, et j’en suis ravi. En plus, le Maroc va la rencontrer lors des éliminatoires de la CAN 2012.
Il y a trois ans, vous étiez au DFCO. Que reste-t-il de cette expérience de cinq mois ?
J’étais arrivé fin janvier 2007, après être resté six mois sans jouer à Santander. Il y avait Rudi Garcia, un entraîneur que j’apprécie beaucoup et qui va faire une très grande carrière. Je me souviens d’un groupe sympa, même si tout le monde n’était pas ravi de voir débarquer des joueurs au mercato. Personnellement, je n’étais pas au top physiquement, et je n’avais pas pu donner le maximum. Je continue à suivre les résultats du DFCO. C’est un club qui progresse et se structure, mais qui a sans doute besoin d’un peu plus de stabilité. Le choix des hommes sera déterminant…



Revenir en haut de page

Laisser une réponse

Votre nom :
Votre email :
L'email de votre ami :
Votre message (facultatif) :
La fin des haricots ?
En savoir plus [+]
Télécharger le numéro 296 de La Gazette de Côte d'Or au format PDF Archives
Revenir en haut de page