Caf, et l’addition
19/05/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 203 | Par Yannick Lefront
Allocation. La semaine dernière, la Gazette évoquait la non-réouverture des bureaux de la Caf de Quetigny. Françoise Bourcier, directrice de la structure en Côte-d’Or a souhaité réagir.

LA GAZETTE : La Caf a-t-elle les moyens de maintenir son activité dans le département ?
FRANÇOISE BOURCIER : Je n’ai aucune espèce d’inquiétude sur l’avenir de la Caf. C’est un amortisseur de la crise. Depuis la fin 2008 et le début 2009, nous avons rencontré des difficultés à écouler la charge de travail. Nous avons eu de nouvelles charges avec la modification de la législation. La crise a aussi été bien ressentie. Cela se traduit par une inquiétude et une insécurité de nos usagers. Dans le même temps, nous avions un déficit de techniciens conseils.
Pourquoi ne pas recruter alors ?
Il est difficile de pouvoir anticiper ce genre de situation. Les recrutements mis en place, il faut comprendre la longueur de la formation. Elle dure entre quinze et dix-huit mois. Nous avons des moyens supplémentaires pour absorber les retards, mais les personnes recrutées à ce moment-là ne sortent que maintenant.
Vous avez écrit à François Rebsamen pour expliquer votre situation, et mardi matin au Sénat, il a interrogé le ministre du Travail. Que pensez-vous pouvoir retirer de cette intervention ?
Le contexte est très difficile. Personnellement je ne suis pas très optimiste sur l’idée de pouvoir obtenir des moyens supplémentaires. Le directeur national de la Caf s’y était essayé. Je crois qu’il a obtenu une fin de non recevoir. À Dijon, nous allons avoir seize jeunes qui vont venir renforcer les équipes à partir du 15 juin, plus six autres fin décembre.
Le relais de Quetigny va-t-il, un jour, rouvrir ?
Quand nous avons commencé à rencontrer des difficultés d’écoulement de la charge, nous devions faire un arbitrage entre recevoir les allocataires ou gérer les dossiers. Nous avons privilégié les dossiers, car les allocataires attendent avant tout d’être payés vite. Nous avons fermé l’ensemble des accueils à Beaune, Châtillon, et Quetigny. Si on devait rouvrir un de ces relais, ce serait Châtillon-sur-Seine. Aujourd’hui, les dossiers gérés les plus anciens ont cinq semaines. Avant cela pouvait aller jusqu’à deux mois et demi, voir trois mois.
Et s’il manque une pièce dans le dossier ?
On reprend le processus par le début.
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