Madjid Bougherra : « Rien à perdre »
26/05/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 204 | Par Alexis Billebault
Optimiste. À deux semaines de la Coupe du monde, le Dijonnais Madjid Bougherra se veut plutôt confiant sur les chances de l’Algérie, de retour sur la scène mondiale après vingt-quatre ans d’éclipse.
LA PRESSION MONTE, et elle continuera de monter doucement mais sûrement jusqu’au moment où l’équipe algérienne pénètrera sur la pelouse du New Peter Mokaba Stadium de Polokwane pour affronter la Slovénie. Ce dimanche 13 juin à 13 h 30, le temps d’un match, tous les Algériens qui s’intéressent de près ou de loin au football mettront de côté l’accessoire pour ne se préoccuper que de l’essentiel. « Le premier match est souvent capital », explique Madjid Bougherra. « La Slovénie est une bonne équipe, qui je pense, doit présenter un peu le même profil que la nôtre. »
À 27 ans, le défenseur dijonnais va disputer le deuxième grand tournoi de sa carrière, cinq mois après avoir décroché une quatrième place obtenue lors de la CAN en Angola. L’inexpérience de cette sélection, essentiellement composée de joueurs évoluant en Europe pourrait se retourner contre elle. « Par rapport aux autres sélections du groupe (ndlr : Slovénie, États-Unis et Angleterre), nous manquons de vécu au plus haut niveau, mais cette sélection a un peu plus d’un an d’existence… C’est pour cela que nous n’avons rien à perdre », poursuit l’ancien joueur de Longvic, champion d’Écosse 2009-2010 avec les Glasgow Rangers. « Personne ne s’attend à ce que l’Algérie remporte la Coupe du monde. On va donc essayer de se qualifier pour le second tour. Même si savons que ce sera très compliqué : l’Angleterre est la meilleure équipe du groupe, les États-Unis ont prouvé leur qualité en atteignant la finale de la Coupe des confédérations en 2009 et la Slovénie a éliminé la Pologne, la République tchèque en qualifications et la Russie en barrages… » Bougherra, qui se veut lucide sur les défauts de l’Algérie – « on doit progresser tactiquement et au niveau de la concentration » – voit en elle « un groupe solidaire, capable de se surpasser. » Cette générosité, mélangée à une certaine aisance technique avait permis aux Fennecs d’éliminer en qualifications quelques clients comme le Sénégal, la Zambie et surtout l’Égypte. « On sait que certains d’entre nous ont peu joué cette saison… Il faudra voir comment ces joueurs réagiront pendant la Coupe du monde. Soit ils seront plein d’énergie, soit au contraire ils risquent de manquer de rythme. C’est un peu à double tranchant… » .
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