Un Basque à Dijon
30/06/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 209 | Par Andrea De Cesaris
Conscience écologique. Christophe Curier, le nouveau président de l’association des commerçants du centre ville Dijon je t’aime, n’est autre que le directeur des Galeries Lafayette. Ce Basque amoureux de la nature revient pour La Gazette sur les évolutions de la circulation de la ville, au volant de la toute nouvelle Alfa Roméo Giulietta.


LA GAZETTE : Dijon vit depuis quelques semaines son plus gros chantier depuis des décennies, avec les travaux du tramway. Comment percevez-vous ce changement qui promet de changer la ville en profondeur ?
CHRISTOPHE CURIER : Pour moi qui viens du Sud-Ouest, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec Bordeaux qui a connu il y a quelques années l’arrivée de son tram. C’est un exemple parfait de réussite. Cela a changé en profondeur la ville et son centre, où il était auparavant très difficile de circuler. Je pense même que le tramway devient indispensable pour les grandes villes et celles de taille moyenne.
Que cela va-t-il apporter ?
Cela va clairement créer un flux très important au centre ville, nous allons tous en profiter. D’ailleurs tous les commerçants qui seront sur le tracé vont y gagner. Et puis l’arrivée de ce tramway va permettre enfin la piétonisation de la rue de la Liberté, véritable colonne vertébrale du centre. Cette rue va retrouver son cachet en étant libérée du va-et-vient permanent des bus. Tout comme la place Darcy, qui va être transformée en profondeur, ce qui va lui permettre de vivre une forme de renaissance à l’image de ce qui a pu se passer il y a quelques années avec la place de la Libération. Le tram va donc désengorger le centre des autos comme cela s’est passé dans des villes comme Bordeaux, Montpellier, Grenoble ou Strasbourg. Les automobilistes vont en profiter, car avec 20 ou 30 % de flux en moins de voitures la conduite sera beaucoup plus agréable. La clé va être de faire cohabiter les différents types de transport, sans oublier la place du vélo.
C’est votre côté écolo basque qui ressort ?
Ce n’est pas faux. Si je pouvais me le permettre, je ferais tout mes déplacements en vélo. Le concept des vélos en libre service Vélodi est d’ailleurs un vrai facilitateur de vie, même si je trouve qu’il manque des pistes cyclables dans notre ville. Alors je me rattrape en faisant du VTT dans les hauteurs de Gevrey ou dans la vallée de l’Ouche. Ce sont des coins avec du relief qui me rappellent le Pays basque.
Le tram sera un plus en terme de développement durable, mais certains commerçants sont quand même un peu inquiets d’une baisse de leur chiffre pendant la durée des travaux.
Nous avons eu l’opportunité de travailler en amont des travaux avec les collectivités, afin de pouvoir leur expliquer nos problématiques et d’avoir une réflexion globale. Nous avons tout naturellement rejoint, avec les autres unions commerciales concernées par les travaux, l’association Désir de tram qui œuvre pour l’accompagnement des commerçants qui subiraient une baisse de leur chiffre et ce, grâce à un fond FISAC qui permettra de les aider financièrement et de s’assurer qu’ils ne soient pas fragilisés, notamment les indépendants. Mais Désir de tram va aussi avoir comme mission de mettre en lumière les commerçants des quartiers en travaux. C’est une période qui va durer trois ans et cette association va nous permettre de la vivre le mieux possible. Le jeu en vaut la chandelle quand on voit l’effet bénéfique d’un tram dans les villes de même taille que Dijon.
Un Latin comme vous doit apprécier le style de cette toute nouvelle Alfa Giulietta que vous avez essayée pour la Gazette ?
C’est en effet une voiture au style très racé. Bon, j’ai un rapport particulier à l’automobile et ma femme me dit même avoir peur quand je suis au volant… J’avoue que j’ai parfois du mal à prendre rapidement en main une auto quand je la découvre pour la première fois, mais là j’ai été bluffé par sa facilité de conduite. C’est une auto sportive mais qui est pourtant très confortable. Et puis je suis particulièrement séduit pas ce système start and stop, ce dispositif qui gère la coupure et le redémarrage automatique de la voiture, quand on s’arrête au feu par exemple. Cela correspond parfaitement à mon attente d’une automobile moderne, agréable à conduire mais éco responsable en termes de consommation et de rejet de CO².
Quels sont les prochains événements prévus par Dijon je t’aime ?
À partir de la rentrée, nous allons avoir une opération par mois. On commencera par la piétonisation de la rue de la Liberté et de ses alentours le 25 septembre prochain. Ce ne fut pas facile à mettre en place mais on y est arrivé grâce à l’aide de Nathalie Konders, qui est en charge du commerce à la ville. On enchaînera du 6 au 16 octobre sur le retour des dix jours fous, à l’image de ce qui a été fait au printemps dernier, avec une auto à gagner. Enfin du 26 novembre au 24 décembre, nous organiserons le fameux marché de Noël en partenariat avec la ville.
Comment voyez vous l’évolution de Dijon je t’aime sur les prochaines années ?
Le but du jeu est clairement de se rapprocher d’autres unions commerciales afin de créer la structure la plus importante possible, à l’image des vitrines de Reims. Nous sommes déjà plus de cent vingt et l’objectif est de passer à deux cent cinquante, ce qui permettra de faire plus d’opérations qui profiteront à toute la ville .
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pas trop d’accord avec ses analyses sur le tram mais bon comme il est basque comme moi, je lui en veut pas trop…:)