Week-end de départ…
22/09/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 216 | Par Andrea De Cesaris
Éclectique. Le circuit de Prenois confirme sa renaissance et aborde la dernière ligne droite de sa saison 2010 avec deux des plus beaux événements sportifs automobiles français, la série FFSA et le trophée historique de Bourgogne que nous présente avec délectation Lorenzo Cristofoli, le directeur de la piste.


LA GAZETTE : Le début de l’automne s’annonce chargé pour les deux prochains week-ends ?
LORENZO CRISTOFOLI : C’est vrai que le circuit de Prenois accueille les plus belles séries nationales, avec notamment ce week-end les Six heures de Dijon dans le cadre de la Série FFSA. C’est un très bel événement porté par Laure et Éric Vandevyver, à travers leur structure V de V sports, à qui la fédération a confié l’organisation.
Un évènement très porté vers l’endurance ?
Il y a une grosse culture d’endurance dans le monde du circuit français, et là on va être servi, notamment à travers l’endurance GT/Tourisme. Une compétition hyper relevée avec notamment des pilotes de la trempe de Xavier Pompidou, Raymond Narac ou encore le local de l’étape Patrice Milési, qui vont évoluer sur des autos comme des Ferrari F 430, des Porsche 997 cup RSR ou GT2, la mythique Mosler MT 900 ou encore des silhouettes. On peut notamment attendre dans cette catégorie de belles bagarres.
Nous allons aussi voir évoluer des monoplaces, ce qui est de plus en plus rare en France depuis quelques années ?
Oui, c’est regrettable mais la crise est passée par là…Voir ces Formule 2.0 revenir à Dijon est évidemment un grand plaisir et on peut féliciter Renault Sport et Philippe Sinault de Signature, qui travaillent énormément afin de remettre en place une série monoplaces de qualité en France.
Ces Formule Renault sont aussi performantes que les Formule 3 d’il y a vingt ans, et elles restent l’école de pilotage idéale pour préparer les pilotes à l’élite du sport automobile.
Au final, ce sont huit compétitions que nous découvrirons au fil du week-end, totalement dans l’esprit des séries FFSA, c’est-à-dire avec un paddock accessible à tous les spectateurs.
Et vous remettez ça le week-end du 2 et 3 octobre avec le Trophée historique de Bourgogne…
C’est vraiment un des grand rendez-vous de la saison avec le plein d’émotions. Vous allez retrouver un plateau magique de véhicules de compétition historiques, avec en exergue les F1 des années 70, 80 et 90. Des monoplaces mythiques comme par exemple des Tyrrell, Brabham ou encore Lotus. Des autos pilotées certes par des « gentlemen drivers », mais qui sont là pour la compétition. Je m’explique, vous n’allez pas vivre de simples démonstrations avec des autos « muséifiées » mais de véritables courses où les meilleures rouleront dans des temps encore meilleurs que celles du DTM l’an dernier, qui sont pourtant parmi les autos les plus rapides en ce moment dans le monde. On peut vraiment féliciter ces passionnés qui ont conservé ces monoplaces dans un état exceptionnel et qui savent faire renaître leurs gènes de voitures de courses .
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Un circuit magnifique qui mériterait de revoir le DTM comme l’an dernier