Economie

« Artisans notre avenir » promis à un bel avenir ?

29/09/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 217 | Par Andrea De Cesaris

Réagir Télécharger le numéro

Lutter contre toute forme de travail illégal

La campagne pour les élections à la Chambre des métiers et de l’artisanat bat son plein. Les artisans vont pouvoir voter à partir de demain et jusqu’au 13 octobre pour deux listes, celle de l’UPA représentant l’équipe sortante, et l’équipe d’ « Artisans notre Avenir » de la Fédération française du bâtiment et de la CGPME, qui crée le buzz sur cette campagne en proposant une dynamique différente.

DSCF2472

IL Y A quelques semaines, le monde de l’artisanat côte-d’orien subissait un gros choc. André-Jean Court, figure emblématique du monde artisan et tête de la liste Artisans notre avenir disparaît dans un accident de la circulation. Derrière le drame humain, cette nouvelle tombe évidemment très mal en vue de l’élection à la Chambre des métiers que André-Jean Court semblait avoir bien en main. Pour autant, après une période de deuil bien naturelle, son équipe se serre les coudes et nomme comme nouvelle tête de liste un de ses camarades, Eric Boudier : « Je le connaissais bien car nous étions tous les deux vice-présidents de la Fédération française du bâtiment de Côte-d’Or (FFB 21). Sa disparition fut une terrible nouvelle, et en plus il a fallu recommencer toute la procédure de dépôt de liste. Cela a eu le mérite de fédérer l’équipe ».
Un esprit et une solidarité qui ne semblaient pas feints mardi matin, lors de la conférence de presse où quatre colistiers présentaient les objectifs d’Artisans notre avenir.
« Nous avons cinq grands objectifs, déclare Éric Boudier :
- Tout d’abord lutter contre toute forme de travail illégal ». En ligne de mire les fameux auto-entreprenariats. Un système que notre artisan n’aime pas, mais alors pas du tout, car « les règles du jeu sont faussées, car il y a une énorme disparité fiscale. Nous devons faire pression sur nos élus pour que les auto-entrepreneurs reprennent le statut d’artisans avec les garanties et les obligations qui vont avec.
- Nous voulons faire une réelle pression sur les banques pour qu’elles accompagnent les artisans dans leur développement.
- Avoir une chambre des métiers qui accompagne chaque artisan au quotidien. Notamment sur le plan juridique où, et c’est bien naturel, ce dernier ne peut tout connaître. Il y a, à la chambre, une équipe de permanents de qualité sur laquelle il faut réellement s’appuyer afin que chaque artisan puisse avoir une aide au quotidien.
- Les artisans ne veulent pas entendre parler de cette taxe de 0,15% supplémentaire soutenue par l’UPA et qui en contrepartie imposerait la représentation syndicale extérieure dans nos structures. Cela n’a pas de sens. Nous, artisans, connaissons parfaitement nos salariés et communiquons au quotidien avec eux. Les éventuels problématiques se règlent de gré à gré, pas avec quelqu’un qui va vous expliquer comment gérer votre entreprise.
Enfin, nous voulons valoriser l’image de l’artisanat avec une réelle communication moderne. Le gros autocollant « A » derrière sa Camionnette, ça ne suffit plus pour avoir un sentiment d’appartenance ! »
Comme un vent de fraîcheur dans le monde de l’artisanat ? Réponse dans les semaines à venir .



Revenir en haut de page

Laisser une réponse

Votre nom :
Votre email :
L'email de votre ami :
Votre message (facultatif) :
La fin des haricots ?
En savoir plus [+]
Télécharger le numéro 296 de La Gazette de Côte d'Or au format PDF Archives
Revenir en haut de page