Sport

Daniel Maric : « Juste une question d’osmose »

29/09/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 217 | Par Jérémie Demay

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L’entraîneur des hockeyeurs dijonnais Daniel Maric est devenu, au fil des années, la pierre angulaire de la réussite du club. Cette saison, il attend beaucoup de ses joueurs.

Daniel-MARIC

LA GAZETTE : Quels sont les objectifs pour la ligue Magnus ?
DANIEL MARIC : Nous nous sommes donné comme objectif la sixième place. Après deux journées, on se rend compte que tous les matchs vont être durs. Cette année, toutes les équipes peuvent faire un gros résultat. Les équipes les plus régulières seront en haut du classement.

Dans ce genre de championnat, Dijon peut tirer son épingle du jeu ?
Toutes le peuvent. Toutes les équipes sur le papier sont bonnes. La discipline et la rigueur seront les clés du championnat. Je pense que Rouen et Angers sont au-dessus. Mais après, il y a Briançon, Grenoble, Amiens, et Morzine qui ont un très bon niveau. Cela fait du monde. C’est à nous de faire le nécessaire pour atteindre l’objectif. Ce championnat ressemble presque à celui de l’an passé où il fallait aussi beaucoup de rigueur, de régularité, et de discipline. Sauf que la  dernière était moins dure ! Quand on voit que l’on perd dix points bêtement dans la saison, nous aurions pu avoir la sixième place. Il faut vraiment ne pas retomber dans ces travers.

Sixième en championnat, et pour les play-offs ?
Tout dépendra si nous sommes dans les six premiers.

Quelles sont les spécificités de l’équipe cette année ?
En attaque, nous avons plus de joueurs pouvant marquer. On s’inquiétait un peu, au niveau défensif. Mais nous avons effectué de bons recrutements. L’équipe, au final, est assez complète. Après, c’est juste une question d’osmose. Je pense qu’il faudra aussi beaucoup de rigueur. Il y a de bons joueurs, ça c’est pas mal ! En plus, cette équipe a un bon état d’esprit hors glace, mais aussi pendant les matchs et les entraînements. L’ambiance s’est créée tout de suite. Au niveau du jeu, depuis la reprise, c’est paradoxal. Nous avons fait de gros matchs défensifs. Alors que face à Epinal, Amiens, ou Mont-Blanc, il y a eu du relâchement.

La coupe de France est une compétition que le club affectionne particulièrement. Le président, Olivier Ritz, souhaiterait une très belle performance. Cela vous semble réalisable ?
La belle perf’, serait d’aller en finale. C’est un vrai cadeau avec toute l’ambiance la veille, l’avant-match, et même le match. La dernière fois nous avons perdu bêtement. Cela a été dur à avaler. La coupe de France c’est une fête pour le club, mais surtout pour les joueurs. Participer à un événement pareil devant douze mille personnes, c’est exceptionnel.

En revanche, pour la coupe de la Ligue, l’objectif est surtout de faire tourner l’effectif…
Oui, c’est sûr. Mais cela nous fait quand même des matchs. C’est sérieux. Il faut faire le maximum pendant ces rencontres. Il ne faut pas de laisser aller.

Cela fait plusieurs années maintenant que vous êtes à Dijon. Qu’est-ce qui vous séduit ? La ville… le projet du club ?
J’aime beaucoup Dijon. Les ambitions du club sont saines. Nous avons eu un changement de président. Vu d’où nous partions, il y a toujours du boulot à réaliser. Le club peut encore évoluer dans le bon sens. On ne stagne pas ! Dans le mineur, le travail sur les dix dernières années commence à payer. Les moins de dix-huit ans sont une bonne équipe. Dans toutes les catégories, nous avons de très bons joueurs.

Le but est d’intégrer des jeunes de l’école de glace dans l’équipe Une ?
Le problème est que pour jouer en haut niveau, il faut avoir du talent, un gros mental… La technique individuelle s’acquiert uniquement par le travail. Je pense que pour le hockey à Dijon, nous n’avons pas assez d’heures de glace. Je le dis depuis le début. Les grosses cylindrées en ont plus. Chaque année, nous perdons des heures. Ce qu’il nous faudrait, ce serait deux pistes.



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