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Dridi le magnifique

20/10/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 220 | Par Roald Billebault

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C’est surtout mon fils qui m‘a sauvé

Le quadruple champion du monde de kick boxing s’installe à Dijon pour y vivre avec son fils. Il sera par ailleurs de retour sur le ring en novembre prochain en Tunisie. L’ancien champion, qui touche au cinéma et à l’écriture, revient pour la Gazette sur son parcours aux mille facettes.

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LA GAZETTE : Une  question me taraude : mais pourquoi venir s’installer à Dijon ?
MOMO DRIDI : Tout simplement parce que mon fils a signé avec le DFCO en moins de 19 ans. Et comme il est encore mineur, où il est je suis, et où je suis il est. Pour sa carrière et son avenir, je ne veux pas qu’il ait l’impression que je l’abandonne, donc je suis là. Et ce que j’ai pu voir de Dijon pour l’instant a l’air plutôt agréable.

Par contre, vous qui baignez dans la jet set parisienne et monégasque, vous allez être déçu… La jet set à Dijon n’est que de pacotille…
Il y a jet set et jet set. Le principal c’est d’avoir autour de soi un groupe de personnes avec lesquelles on s’entend bien pour faire de bons gueuletons. C’est ça la vraie jet set. Après, quand tu veux côtoyer la jet set professionnelle tu montes à Paris, Nice ou Monaco.

Comment êtes vous arrivé à la boxe ? Initialement c’est plutôt une carrière de footballeur qui semblait se profiler ?
J’ai commencé vers 11 ans au Paris FC, le club phare de l’époque. J’ai été repéré pour entrer à l’INF (Institut national de football) de Vichy, qui se trouve maintenant à Clairefontaine. Mon père n’avait pas les moyens de m’envoyer là-bas, cela n’a donc pas pu se faire. J’habitais à l’époque dans un quartier, il faut dire que j’étais un peu turbulent, je sortais facilement la boîte à gifles. Un entraîneur s’est rendu compte de mon potentiel, ça a tout simplement commencé comme ça…

Vous êtes aussi passé par la case voyou… Vous avez même figuré dans le « Top 10 » du grand banditisme, répertorié par l’OCRB (l’Office central de répression du banditisme)…
Oui, la case bad boy mais pas n’importe quel bad boy ! C’est-à-dire que les vols d’autoradios, de voitures les cambriolages et la drogue, je n’y ai jamais touché. Je me suis toujours tenu à une ligne de conduite que je m’étais fixée. C’est peut-être pour ça que j’ai toujours été respecté. En tout cas à ce moment-là je suis parti dans une mauvaise direction. Depuis, je m’investis beaucoup dans l’insertion professionnelle pour les jeunes de banlieue en difficulté.

Ça paraît facile à dire comme ça, mais la boxe vous a sauvé finalement ?
Je dirais que la boxe y a contribué mais c’est surtout mon fils qui m‘a sauvé. À sa naissance j’ai pris conscience de mes responsabilités, que je n’étais plus tout seul.

Alors pour résumer un peu votre palmarès, vous êtes quadruple champion du monde de kick boxing dans quatre fédérations différentes…
C’est ça, j’ai réunifié les titres des quatre fédérations, Wako pro, WKN, WKA et WKC. Mon premier titre date de 1994, le dernier de 2004. J’ai fait une dérive vers la boxe anglaise. Discipline où j’ai été champion du Benelux et champion d’Afrique en 2000.

Rien que concernant le kick boxing, soixante-dix-sept combats à votre actif, soixante-dix-sept victoires dont soixante-seize par KO. Impressionnant quand même…
Quand tu es jeune, un peu bagarreur à la base, avec une condition physique et un peu de technique, tu ne poses pas de question, tu y vas. Je suis un boxeur à l’instinct, je n’ai pas de grande technique, je suis au centre du ring et je rentre dedans. Ça passe ou ça casse !

Après la boxe autre virage… Le cinéma et l’écriture…
C’est lié à la boxe. Quand tes combats plaisent et que tu alignes des KO il y a des gens qui viennent te voir. Et quand ces gens sont Delon ou Belmondo, qu’ils te disent dans les loges que t’as une gueule à faire du cinéma, à un moment donné quand tu en as l’opportunité tu y vas. J’ai notamment tourné dans Nestor Burma, La Mentale, avec Le Bihan et Sami Nacéri.

Actualité débordante, votre premier livre, Momo le turbulent, de la voyoucratie à la jet-set sera adapté pour la télévision prochainement. Et puis un second livre, Toute ma vie j’ai dérangé est prévu pour bientôt…
Oui et j’y parle de politique. Aujourd’hui les politiciens que ce soit de gauche ou de droite se servent beaucoup des jeunes des quartiers lorsqu’ils sont connus, tout cela pour faire leur publicité. Et cela me dérange un peu. C’est notamment ce que je vais dénoncer dans ce livre…

À 42 ans, vous revenez à la boxe, ce sera le 10 novembre prochain en Tunisie pour un titre mondial WBF des lourds-légers. En manque de ring ?
Le ring me manque c’est une évidence. Et quand tu as été champion du monde de quatre fédérations tu as envie de boucler la boucle. Quand on m’a proposé de combattre en Tunisie j’ai sauté sur l’occasion. Je suis en pleine forme. Je ne bois pas, je ne me drogue pas, je fais juste attention à la bouffe. Et puis je suis bien entouré, notamment par ChristopheTiozzo et Daniel Londas (respectivement champion WBA et WBO).



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Un commentaire sur “Dridi le magnifique”

  1. par sportsinfos

    Mais quel mythomane je ne savais pas que vous étiez tombé dans le panneau à ce point !

    Quel manque de professionnalisme c’est incroyable

    Vérifiez ce que vous disent vos interlocuteurs !

    Un ramassis de mensonges et de conneries retranscrites intégralement c’est phénoménale, une vraie mascarade.

    Ce Momo Dridi est vraiment très fort

    Bravo à lui et honte à RB !!

    Pathétique

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