Près de 12 000 personnes à accueillir
24/11/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 225 | Par Jérémie Demay
Pour la deuxième année, les Écrans de l’aventure posent leurs valises aux cinémas Olympia et Darcy. Sylvie du Parc nous détaille sa mission.
LA GAZETTE : Pouvez-vous nous retracer l’histoire des Écrans de l’aventure ?
SYLVIE DU PARC : Ils ont débuté au théâtre des Feuillants, ensuite ils sont partis au Palais des congrès. De là, ils ont tenu le festival à l’auditorium. Tous ces changements ont été effectués en raison du succès du festival. La ville, par souci d’économie, ne souhaitait plus que le festival se tienne à l’auditorium car son coût de fonctionnement est important. Ils m’ont alors demandé si je pouvais héberger les Écrans de l’aventure. J’ai accepté car c’est bien de diversifier notre programmation. C’est un festival international unique au monde. C’est un peu compliqué, car avant, à l’auditorium, il y avait 1 600 places. Nous n’avons pas une telle capacité. Nous répartissons le festival sur plusieurs salles. Pour nous, c’est la deuxième édition.
C’est important pour des cinémas comme les vôtres d’accueillir cette manifestation ?
Effectivement, c’est très important. Cela nous permet de ne pas être qu’un cinéma. C’est bien d’en faire un lieu de vie où il se passe différentes choses. L’important est que nos événements soient qualitatifs. Nous élargissons ainsi la clientèle.
Les tarifs pour aller voir les films sont très abordables. C’est une volonté de votre part ?
C’est une volonté générale. En ayant bougé les prix, on constate une augmentation de la fréquentation. Nous sommes vigilants pour que cela reste abordable. On peut difficilement faire mieux.
C’est la deuxième année que vous accueillez les Écrans de l’aventure. Quel bilan faites-vous de l’an passé ?
C’était un peu compliqué. Nous avons l’habitude de l’affluence. Mais avec ce festival nous nous sommes laissé dépasser. Il y a des scolaires qui viennent. Des spectateurs arrivent de très loin. Des gens de Montpellier, Saint-Etienne, il y en a même qui viennent de La Réunion ! Ils arrivent le mercredi, et restent plusieurs jours. C’est bien, car ça permet de faire tourner les hôtels et les restaurants. Cela représente près de 12 000 personnes sur les trois jours du festival. L’an dernier, je ne suis pas sûre que nous ayons su gérer au mieux. Ce festival ne fonctionne pas comme une fête du cinéma. Nous nous sommes alors remis en question. Cette année, pour mieux concentrer le festival sur les cinémas, nous tenons le Bar de l’aventure où se déroulent les débats dirigés par Olivier Mouchiquel de la Fnac. L’an passé ils se tenaient dans le magasin. Les gens n’auront donc pas besoin de bouger.
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