Ceux qui ont fait 2010 – SPORT
21/12/2010 | La Gazette de Côte d'Or n° 229 | Par redaction
Palmarès. Une fois par an, la Gazette établit une liste des personnalités du département, valeurs sures et incontournables. Société, santé, sport, politique, économie, média, business ou culture, dans tous les domaines, voici ceux qui ont fait 2010. Un dossier de la rédaction.

Jean-Daniel Padovani, Perpignan, 17 janvier 1980
Il a croisé Grégory Malicki, parti à Angers sans doute pour un dernier contrat. « Pado » venait de passer quatre ans en Anjou, dont un en National. Depuis qu’il s’est installé à Dijon, le Perpignanais fait quasiment l’unanimité. À bientôt 31 ans, ce gardien de but plutôt spectaculaire n’a encore jamais évolué en Ligue 1, oscillant toujours entre la Ligue 2 (Angers, Dijon, Nice et Martigues) et le National (Rouen, Cannes, Martigues et Angers). Padovani, qui est un des joueurs dijonnais les plus âgés s’est engagé pour deux saisons avec le DFCO .

Patrice Carteron, Saint-Brieuc, 30 juillet 1970
Avant de s’engager avec le DFCO en juin 2009, il avait demandé à son président Bernard Gnecchi de signer un contrat d’un an seulement. Un maintien et une neuvième place plus tard, Patrice Carteron a paraphé un nouveau bail de deux saisons. L’ancien défenseur de Laval, Rennes, Lyon, Saint-Etienne, Sunderland (Angleterre) et Cannes, où il a débuté sa carrière d’entraîneur, a cette saison fait le pari –forcément – de la jeunesse, et le DFCO est aujourd’hui une des équipes les plus offensives de Ligue 2. Carteron, qui a le verbe facile et sait se montrer disponible avec la presse (qui l’apprécie) et les supporters, espère faire au moins aussi bien en 2010-2011.

Yannick Morizot
Dans un pays où règne une certaine autophobie, cela reste-il une gageure de faire vivre un circuit ? Pas pour Yannick Morizot, le président de celui de Prenois qui continue de développer ce qui reste une des plus belles pistes d’Europe avec des événements auto, moto et historiques de haut niveau, un partenariat avec la préfecture en terme de sécurité routière et plus de 200 jours de remplissage… Il est, pour beaucoup, l’homme de la situation qui a anticipé le fait qu’un circuit moderne devait « être un modèle environnemental et phonique », et a su attirer de nouveau l’attention des collectivités sur un site qui permet localement « la location de plus de 80 000 chambres par an et 200 000 repas servis. » .

Mohamed Kiour, Saïda (Algérie), 20 juin 1979
Mohamed Kiour est tombé dans le hand très jeune, alors qu’il n’avait que 12 ans. Lorsqu’il arrive au DBHB, le club est encore en Nationale 2. La montée de l’équipe dans l’élite, il y est pour beaucoup, même si sa modestie fait qu’il ne l’admettra jamais. À 31 ans, Mohamed Kiour participera au championnat du monde sous le maillot de l’équipe d’Algérie en 2011 en Suède. Ce sera avant de prendre sa retraite des parquets, qu’il envisage d’ici
quatre ans .

Sebastian Ribas, Montevideo (Uruguay), 11 mars 1988
Il aurait pu s’exiler en septembre dernier en Espagne, où le Betis Séville (Ligue 2) voulait le faire venir. Mais Sebastian Ribas, fils d’un ancien international uruguayen, n’a pas fait le forcing auprès de ses dirigeants, peu enclins à se séparer de leur principal atout offensif. Formé à la Juventud Atletico (Uruguay), puis passé par l’Inter Milan (Italie), Ribas suscite depuis plusieurs mois un intérêt certain dans plusieurs clubs européens. Auteur de 16 buts la saison dernière, l’attaquant sud-américain, qui parle un français parfait, sera en fin de contrat le 30 juin prochain .

Bernard Mary, Troyes, 12 Septembre 1950
Quand on pense cyclisme dans notre département, on évoque immédiatement le tour de Côte-d’Or ou, bien sûr, le fameux critérium d’après Tour de France. Des succès qui doivent beaucoup à Bernard Mary, le président du SCO Dijon depuis dix-huit ans. Un club qui a encore gagné près de 20 % de licenciés en 2010. Une année qui restera aussi celle de la fin de carrière des deux piliers Jérémie Derangère et Olivier Grammaire, mais aussi le passage dans le monde pro de Joël Zangerlé dans une équipe luxembourgeoise et Pierre Luc Prérichon dans un team chinois.

Mickaël Isabey, Pontarlier, 20 février 1975
Ses six premiers mois à Dijon ont été compliqués, entre séjours répétés à l’infirmerie et passages récurrents sur le banc de touche ou dans les tribunes. Mais depuis le début de l’année, celui qui a effectué l’essentiel de sa carrière à Sochaux – avec deux escapades à Besançon où le FCSM l’avait repéré en 1997 – a retrouvé sa joie de jouer. Patrice Carteron a fait de cet ancien milieu droit son meneur de jeu, où le Pontissalien met au service du collectif sa technique et sa vision du jeu. Isabey n’a jamais transité par un centre de formation, à la différence de la quasi-totalité des footballeurs professionnels français .

Madjid Bougherra, Dijon, 7 octobre 1982
Il a tapé dans ses premiers ballons dans son quartier de la Fontaine d’Ouche, s’est aguerri à Longvic, avant d’entamer une carrière professionnelle à Gueugnon, alors en Ligue 2, puis en Grande-Bretagne. De Crewe Alexandra, un club anonyme de Championship (Ligue 2) aux Glasgow Rangers (Écosse) en passant par Sheffield Wednesday, Madjid Bougherra s’est imposé parmi les meilleurs défenseurs du Royaume-Uni, à tel point qu’un club comme Liverpool n’est pas insensible à son profil. Et avec la sélection algérienne, dont il est un des tauliers, le Dijonnais a disputé pour la première fois de sa carrière la CAN en Angola et la Coupe du monde en Afrique du Sud .

Jean-Louis Borg, Maisons-Alfort, 19 mars 1964
L’entraîneur de la JDA Dijon s’est engagé avec un club fraîchement relégué en Pro B alors qu’il avait reçu des propositions venant d’en haut. À 46 ans, Borg, ancien joueur de Hyères, s’est construit une double réputation, celle d’un entraîneur très à cheval sur les principes défensifs de ses équipes, mais aussi d’un spécialiste des accessions en Pro A. Il l’a fait avec Hyères-Toulon, puis avec Vichy. C’est justement parce qu’il a déjà accompli cette mission que Michel Renault l’a choisi parmi plusieurs candidats. L’avenir dira si le bouillant président dijonnais a eu du nez… .

Benjamin Monclar, Limoges, 3 mai 1988
Arrivé à Dijon en 2007 alors que Jacques, son célèbre père, en était l’entraîneur, Benjamin Monclar a petit à petit fait son trou à la JDA. Le jeune ailier dijonnais, intelligent et posé, a joué trente-sept fois en Pro A, une division qu’il aspire à retrouver le plus rapidement possible. À Dijon de préférence, puisque le club en avait fait une de ses priorités au moment de reconstruire l’équipe, en lui proposant un nouveau contrat. En Pro B, un championnat réputé difficile, Monclar espère s’aguerrir un peu plus .

Errick Craven, Carson (États-Unis), 4 juillet 1983
Il est revenu cet été à Dijon, un an après une première expérience qui s’était arrêtée au bout de huit matches. Le temps d’un séjour à Boulazac (Pro B), une division qu’il avait déjà fréquentée avec Saint-Quentin puis Clermont-Ferrand, le meneur américano-ivoirien, finaliste de la CAN 2009 avec les Éléphants de Randoald Dessarzin, a aussi goûté aux championnats plus ou moins exotiques. Formé à l’université de Caroline du Sud, Craven a également effectué un détour par le Venezuela, en 2007-2008 .

Olivier et Nicolas Ritz, Thionville, 1er avril 1965 et Dijon, 26 février 1992
Le père et le fils aiment le hockey et le hockey le leur rend bien. Le premier comme dirigeant du Dijon hockey club qu’il veut installer durablement dans l’élite nationale ; le second, comme joueur, fait déjà parler de lui au niveau national. Sélectionné en équipe de France des moins de 20 ans, il fait partie des meilleurs attaquants de sa génération. Un pur produit du club dernièrement élu meilleur attaquant des Mondiaux avec les Bleuets. L’objectif du club pour la saison en cours est de parvenir en finale de la coupe de France qui se jouera à Bercy le 30 janvier prochain. Les Ducs restent sur six victoires de rang et sont pour l’instant qualifiés pour les 1/4 de finale de la coupe de France .

Télie Mathiot, Dijon, 25 mars 1987
Cette étudiante à l’INSA de Lyon a frappé un grand coup lors des derniers championnats de France en montant sur la plus haute marche du podium du saut à la perche avec un saut de 4,35 mètres, son record jusqu’à présent. Après dix-neuf ans au Dijon Université Club, elle a rejoint l’Entente sud lyonnais où elle est entraînée par Christian… Bourguignon. Avec comme objectif, participer aux Jeux de 2012 à Londres .

Gérard Dupire, Dijon, 10 novembre 1943
L’adjoint aux sports a réussi son pari de délocaliser la Nuit du sport – rebaptisée Sport en scène - au Zénith. Ce rendez-vous annuel qui récompense les meilleurs athlètes dijonnais a rassemblé 2 400 spectateurs avec la participation du trio musical dijonnais incontournable : Jamait, Fernandez et Caens.
Avant d’être le monsieur sport de la ville, Gérard Dupire a d’abord vendu du mobilier puis ouvert des discothèques dont le Sintra, le premier bar karaoké de France.

Michel Renault, Dijon, 13 novembre 1943
La JDA Dijon a été reléguée en Pro B, mais Michel Renault est toujours le président du club souvent agité. Évidemment contesté par ses éternels opposants, le boss dijonnais a traversé la tempête et a recruté Jean-Louis Borg pour une opération remontée plus difficile qu’elle n’y paraît, même si la JDA est largement dans les temps. À 67 ans, Michel Renault, qui n’envisage pas un séjour prolongé en Pro B a conservé intacte la même passion qui l’anime. Et il reste pour les médias, qui apprécient son franc-parler et sa disponibilité, un excellent client .

Momo Dridi, Tunis, 9 mars 1968
Installé depuis peu à Dijon, Momo Dridi a un parcours du genre atypique. Après des débuts dans le grand banditisme, le Tunisien s’oriente vers le kickboxing. Discipline où il devient quadruple champion du monde, avec un palmarès incroyable. En retrait des rings il mène une vie de jet setter entre Paris et Monaco avec ses amis du showbiz. Son histoire, Momo l’a couchée sur le papier en 2004 dans un livre, Momo le Turbulent, qui sera prochainement adapté à la télévision. En 2010 il a tourné avec Mocky, aux côtés de Bohringer et Rouvre dans deux téléfilms diffusés sur 13e rue. 2011 sera tout aussi prolifique avec la sortie de son second livre, et son retour sur le ring à Tunis le 15 janvier pour un titre mondial (en boxe anglaise) UBO .

Stephen Dugas, Massy, 15 juillet 1977
Le capitaine des Ducs a marqué sur la saison précédente 24 points en championnat et coupe de la Ligue. Stephen Dugas, ailier d’expérience formé à Viry-Châtillon, évolue en élite depuis 1997. Champion de France avec Rouen, vainqueur de la coupe de France 2006 avec Dijon, il entame sa neuvième saison sous le chandail des Ducs. Juste le temps de laisser grandir la relève où évolue son fiston Owen, âgé de cinq ans ! .

Christian Roy, Dijon, 15 octobre 1953
Pour sa première saison en 1ère division, le DBHB a assuré le minimum : le maintien, en terminant à la 10e place. L’équipe entraînée par Denis Lathoud peine en ce début de saison, puisqu’elle se trouve en avant-dernière position juste à la trêve. Mais rien de grave pour son président, car le club n’est qu’à un point des trois clubs qui le précèdent au classement. L’objectif de la saison est de finir huitième. Le club continue sa mue professionnelle avec le passage d’association à SAS en juillet dernier. Une société qui comprend vingt-et-un actionnaires, principalement des chefs d’entreprise.

Elena Groposila, Bucarest, 21 janvier 1977
Après avoir été capitaine de l’équipe première… et des blessures, Elena est passée du parquet au banc pour entraîner les filles du CDB. Toujours en duo avec Pierre Terzi mais avec des rôles plus définis. À elle, la partie technique et à lui la préparation physique des joueuses. Après une saison de hauts et de bas, contrariée par de nombreuses blessures, les joueuses du CDB ont fini sixièmes. Pour cette saison, le CDB vise au moins le maintien, avec un effectif encore rajeuni faisant la part belle à des jeunes du centre de formation .

Benjamin Dardelet, Dijon, 13 novembre 1980
Licencié au club dijonnais, l’Alliance judo 21, Benjamin fréquente depuis plusieurs années l’élite mondiale du judo. Plusieurs fois sur le podium en championnat d’Europe, il a été titré en moins de 66 kg en 2003. Son meilleur résultat est une médaille d’argent, toujours en moins de 66 kg, aux JO de Pékin. Il a également figuré trois fois sur la boîte du prestigieux tournoi de Paris.

Denis Lathoud, Marseille, 13 janvier 1966
L’entraîneur du DBHB, un club qu’il a rejoint en 2006, fait partie de la bande des Barjots de Daniel Costantini, médaille de bronze aux JO de Barcelone en 1992 et championne du monde trois ans plus tard en Islande. Joueur à Nîmes, Vénissieux et au PSG, il a terminé sa carrière à Porte-Normande. Après avoir réussi à faire monter le club en Division 1, Lathoud, en 2010, a réussi à le maintenir parmi l’élite. Une mission qui est à nouveau à l’ordre du jour pour l’exercice 2010-2011. Denis Lathoud est également consultant pour l’Equipe TV.

Pascal Gautheron, Louhans, 28 novembre 1958
Président du Medef Côte-d’Or et à la tête de plusieurs entreprises, Pascal Gautheron met aussi à disposition du Stade Dijonnais et du rugby, toute son expérience et méthodologie. Ambitionnant pour le club qu’il préside une montée en pro D2, il met en place des fondations solides, afin que le club puisse regarder vers le haut, en direction d’une professionnalisation indispensable afin de réussir cet objectif. Nouvelle pierre à cet édifice, le recrutement cette année au poste d’entraîneur de l’ancien international Éric Melville. Un signe fort qu’a lancé Pascal Gautheron aux nombreux et fidèles supporters du Stade.

Arthur et Pierre-Henri Deballon, Chenôve le 8 septembre 1989 et le15 avril 1983
C’est aux deux Deballon brothers que l’on doit, depuis cinq ans, le Vélotour Dijon dont le succès ne se dément pas, avec près de 10 000 participants cette année. Un concept qu’ils ont développé dans de nombreuses villes, dont Marseille en 2010. S’ils viennent aussi tous les deux de rentrer au capital de la société créée par leur père, AVS communication, les frangins se la jouent parfois solo. En effet, Arthur a continué le développement de son blog traitant de la communication et des médias – Ctout COMM – quand Pierre-Henri a reçu, de son côté, des mains du maire de Paris, le grand prix de l’innovation pour sa billetterie en ligne weezevent .

Charles Rozoy, Chenôve, 4 mars 1987
Après un accident de moto qui lui paralyse le bras gauche en juillet 2008, Charles Rozoy se tourne vers le handisport. Depuis, il cumule les titres tant sur le plan national que mondial. Son compteur s’ouvre au championnat d’Europe 2009 où il remporte le titre en grand bassin sur 100 mètres papillon. La même année au Brésil, il devient champion du monde en petit bassin du 100 mètres papillon avec un nouveau record du monde. Et accroche à son tableau deux médailles de bronze au 50 et 100 mètres nage libre. En 2010, après un record du monde du 50 mètres papillon, il remporte deux médailles de bronze au championnat du monde d’Eindhoven (GB) sur 100 mètres papillon et relais 4X50 nage libre. En parallèle, Charles mène des études en master des sciences du sport.

Didier Retière, Cholet, 23 juin 1968
Cet ancien talonneur du Racing Club de France, du Paris UC, du Creusot et du Stade Dijonnais (1993-1997) ou encore d’Hazebrouck et plusieurs fois international universitaire et militaire, est depuis octobre 2007 l’adjoint de Marc Lièvremont, le sélectionneur du XV de France, où il s’occupe plus particulièrement des avants. Depuis que le trio est aux commandes, les Bleus ont remporté le Tournoi des six nations en 2010. Après sa carrière, Didier Retière avait intégré la Direction technique nationale (DTN), entraînant l’équipe de France des moins de 19 ans et des moins de 21 ans. En 2006, il est devenu champion du monde des moins de 21 ans .
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