Alésia, la victoire de la Haute Côte-d’Or
26/01/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 233 | Par Jérémie Demay
Avec l’ouverture du muséoparc en juin 2011, c’est tout le territoire de Haute Côte-d’Or qui sera bouleversé. D’un point de vue économique, Alésia est une aubaine.

LA GAZETTE : Comment « vendez vous » Alésia ?
ANNE LECLERC-CHALVET, animatrice Alésia Développement : Je vends surtout le territoire autour. Le conseil général a décidé d’anticiper l’ouverture du muséoparc pour préparer l’arrivée des visiteurs, et les retenir même quelques nuits sur place. C’est pourquoi, nous avons délimité un secteur très vaste qui englobe tout le Châtillonnais, tout l’Auxois Morvan, ainsi que le canton de Saint-Seine-l’Abbaye. Ce dernier a été désigné par les élus cteromme étant un territoire prioritaire, notamment en termes d’équipements hôteliers.
Combien de visiteurs attendez-vous ?
Environ 150 000 par an. Cela fait du monde, dans un endroit qui est équipé mais pas suffisamment. C’est pourquoi, nous devons sensibiliser les gens en leur expliquant que nous attendons entre 6 et 11 millions d’euros de retombées par an. Nous leur proposons de les accompagner de diverses façons. Bien sûr financière, mais nous les conseillons aussi sur la pertinence des projets… Alésia est vraiment porteur d’espoir, y compris pour le fin fond du Châtillonnais.
Comment allez-vous faire pour retenir les touristes venant de Paris par exemple ? Concrètement, verra-t-on des projets du type Center Parcs s’implanter dans le département ?
Il va y avoir des permis de construire déposés. Je ne peux pas communiquer sur les porteurs de projets car ils tiennent à la confidentialité. Mais je peux confirmer qu’il y a de gros projets dans les tuyaux. Il existe aussi des petits projets pour satisfaire tous les goûts. Je pense notamment à des hébergements thématiques basés sur l’accueil des cavaliers, de la pêche.
Vous pouvez confirmer que de grosses structures viendront s’implanter dans le secteur du muséoparc ?
Oui. Avec la médiatisation actuelle autour d’Alésia, mon téléphone sonne beaucoup. Les gens sont de plus en plus intéressés pour réaliser des investissements importants. Il faudra faire attention à l’effet de saturation. Il ne faut pas pousser des gens à investir là où d’autres ont des projets en cours. Nous ne sommes pas là pour que les gens aillent dans le mur.
Les investisseurs potentiels évoquent-ils Vulcania et sa réussite très relative ?
Cela a été un moment évoqué. Mais c’était surtout les personnes du coin qui avaient la crainte de cet effet. Il ne faut pas que le visiteur d’Alésia voie à chaque fois la même chose. En revanche, on nous a parlé surtout de la polémique avec le Jura.
Justement, que répondez-vous aux investisseurs quand ils s’interrogent sur la véracité du site d’Alésia à Alise-Sainte-Reine ?
Nous avons un faisceau très important d’éléments nous indiquant qu’à cet endroit précis on trouve une concentration très importante de guerriers gaulois et romains. En plus, ces preuves leur seront présentées. Le but du muséoparc est de transformer le visiteur en Sherlock Holmes. Je leur explique justement que c’est là un des intérêts de la visite. D’ailleurs, l’histoire de la polémique sera évoquée. C’est quelque chose que nous devons évoquer. Surtout que nous avons une belle assurance là-dessus .
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