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Plongés dans l’événement

26/01/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 233 | Par Jérémie Demay

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Le muséoparc Alésia plongera les visiteurs dans la guerre des Gaules. Pour ce faire, toute une mise en scène est prévue.

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LA GAZETTE : Comment avez-vous réalisé la scénographie du musée ?
CLAUDE GRAPIN, conservateur du patrimoine au sein de la mission Alésia : Le premier pôle qui accueillera les visiteurs les prendra par la main. D’emblée, ils seront plongés dans l’événement qui a fait entrer Alésia dans la grande histoire de l’Europe. Tout le plateau scénographique du centre d’interprétation est dédié au siège de 52 av. J.-C. On y trouvera sa mise en contexte dans la conquête de la Gaule. Les visiteurs verront aussi les conséquences de ce siège.

Les nouvelles technologies telles que la 3D seront utilisées ?
Oui, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le bâtiment est baptisé non pas musée, mais centre d’interprétation. C’est un aménagement qui recourt à des technologies qui ne sont pas toujours celles que l’on retrouve dans un musée classique. Bien entendu, des collections sont exposées. Mais pour compléter cette présentation, nous avons recours à de nouvelles techniques comme des bornes interactives. Il sera aussi proposé un film aux visiteurs.

C’est-à-dire ?
L’événement du siège d’Alésia est présenté dans un film projeté en parallèle, avec des jeux de lumière sur une grande maquette blanche, permettant de localiser les différents épisodes. Ce film dure de 12 à 18 minutes. Il est précédé par d’autres éléments dans l’exposition. On trouvera  notamment une galerie présentant les deux armées en grandeur nature et au-delà. Les plus grands feront deux fois la taille initiale. En fait, le visiteur est accueilli par César qui lit son texte comme s’il venait de l’écrire. Des lettres s’échappent de ce récit, ce qui donne naissance à des guerriers gaulois et à des légionnaires romains. Immédiatement après, les deux cultures sont présentées.

Pourquoi cette présentation ?
À partir de bornes multimédia et d’une sélection brève mais efficace d’images, nous voulons montrer que nous avons affaire à deux cultures différentes, mais ayant des aspects similaires : la religion était polythéiste par exemple. À Rome, on avait une république en pleine déliquescence. De l’autre côté, nous avions une mosaïque de peuples gaulois. Les deux cultures se connaissaient très bien.

Le but des expositions est d’être exhaustif ?
Non, l’objectif est de donner des cartes aux visiteurs pour leur permettre de comprendre. Après cela, ils peuvent partir à la conquête de la connaissance de la guerre des Gaules. .



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