Dans le club très fermé des Open
16/02/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 236 | Par Andrea De Cesaris
Connu pour ses greens, le golf Jacques Laffite Dijon-Bourgogne de Norges-la-Ville, dispose aussi de nombreux terrains de tennis. Un site qui est retenu pour la quatrième année consécutive afin de recevoir l’Open GDF Suez de Bourgogne du 5 au 13 mars. Un tournoi féminin de haut niveau, que nous décrit le patron des lieux, Denis Liébé.

LA GAZETTE : Vous accueillez pour la quatrième fois l’Open GDF Suez de Bourgogne. Cela devient presque une tradition ?
DENIS LIÉBÉ : C’est vrai. On s’est aperçu il y a quelques années que la Bourgogne ne recevait pas d’événement majeur féminin international, en tout cas pas dans le monde du tennis. La structure dont nous disposons est idéale pour recevoir cet événement. Tout d’abord, nous avons l’expérience de l’organisation événementielle à travers toutes nos prestations golfiques, de par le fait que nous avons trois terrains intérieurs couverts, mais aussi un restaurant et de nombreuses salles…
Dans un premier temps, vous étiez assuré de recevoir cet événement pour trois ans. Et nous rentrons en mars dans la quatrième édition. On vous imagine satisfait ?
Tout se passe en plusieurs étapes. La première année il faut faire la preuve auprès du tennis féminin international et de la fédération française que l’organisation est à la hauteur, ce qui permet par la suite de valider son bon pour deux ans de plus. Nous rentrons cette année dans une quatrième édition, ce qui démontre que nous avons organisé les choses de manière efficace.
Combien y a-t-il de tournois GDF Suez en France ?
Il y a 14 tournois qui vont des 10 000 dollars à 125 000 dollars. Le plus gros, qui a eu lieu la semaine dernière, se déroule à Paris et est codirigé par Amélie Mauresmo. Nous sommes un tournoi à 10 000 dollars et sur le Grand Est nous sommes le seul tournoi de ce niveau.
Un tournoi doté aussi de points pour le classement à l’ITF ?
Tout à fait, c’est ce qui nous permet encore cette année de recevoir de nombreuses joueuses évoluant autour de la 200e place mondiale, dont la joueuse française Nathalie Garcia, qui était l’an dernier en préqualification de notre tournoi, et qui cette année a passé pas moins de deux tours dans le tableau principal d’un tournoi du grand chelem, celui de l’Open d’Australie.
Des nouveautés sont prévues cette année ?
Deux nouveautés. L’entrée est toujours gratuite, mais l’an dernier nous avons été victimes du froid et nous ne pouvons maîtriser la météo… Nous avons anticipé et nous nous sommes équipés d’une tente chauffée. Les spectateurs pourront d’ailleurs y suivre directement les matchs. Mais je suis aussi impatient de faire découvrir un événement organisé par BNP Paribas, qui nous tient particulièrement à cœur, à savoir une exhibition double mixte, avec deux joueurs masculins de niveau mondial de tennis en fauteuil roulant, qui seront associés à deux joueuses du tournoi. C’est impressionnant à voir car la balle déboule, vous le verrez, à la même vitesse que chez les valides.
Quels seront les prochains objectifs pour ce tournoi ?
Très clairement nous nous positionnerons dès la fin de ce tournoi afin d’organiser un 25 000 dollars en 2012. Ce sera l’étape suivante naturelle, qui ne pourra se faire que grâce à nos partenaires fidèles et bien sûr aux collectivités.
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