Lionel Fourré : « La Gauche veut bétonner les campagnes »
23/02/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 237 | Par Denis Guey
Retrouvez chaque semaine les meilleurs moments du Rendez-vous politique France Bleu Bourgogne – La Gazette – Voo TV. Lundi, Denis Guey recevait Lionel Fourré, candidat de la majorité UMP – Nouveau Centre dans le canton de Dijon V.

DENIS GUEY : Vous étiez sur la liste de François-Xavier Dugourd aux élections municipales et vous étiez suppléant de Katherine Williams aux cantonales en 2008. Est-ce que votre passage d’un second rôle à la tête d’affiche sur le canton de Dijon V est pour vous une suite logique à votre jeune carrière politique ?
LIONEL FOURRÉ : C’est un engagement de longue haleine sur ce canton. Cela fait dix-huit ans que je vis dans le quartier. C’est normal aujourd’hui de porter haut et fort nos couleurs du Parti radical dans cette élection.
Vous n’avez pas été rebuté par les défaites successives, puisque là où vous étiez candidat vous avez toujours perdu ?
Ah ! C’est dans la défaite qu’on apprend beaucoup, et c’est maintenant qu’on va s’engager fort sur ce canton ! J’ai appris que l’accueil des électeurs peut être très chaleureux sans que cela se traduise dans les urnes. Il faut donc toujours aller de l’avant, proposer des idées nouvelles et être moderne.
Vous êtes candidat sur Dijon V pour l’UMP – Nouveau Centre mais vous êtes porte-parole du Parti radical valoisien. Françoise Tenenbaum, candidate PS sur Dijon VI, trouve que vous manquez de transparence. Vous ne dites pas, selon elle, que vous êtes dans le camp de l’UMP, ni même que vous habitez dans le canton de Dijon VI. Que répondez-vous ?
Transparent je le suis. Je vis dans le quartier. Je ne suis pas comme monsieur Rebsamen qui s’est présenté pendant des années sur Dijon V en habitant sur Dijon VI. Quant à la transparence politique, c’est clair sur mes documents, je suis porte-parole du Parti radical, qui lui-même appartient à l’UMP.
Mais est-ce que vous revendiquez le bilan de Nicolas Sarkozy ?
On n’est pas là pour faire ce bilan, on est là pour s’occuper de la politique départementale. Par exemple, le département de Côte-d’Or a été le premier à mettre en place le RSA, très important pour les gens des quartiers populaires. Il est le premier à se battre pour que les aides du conseil général aillent directement à la personne et non pas spécialement dans les structures associatives.
La ville de Dijon et le Grand Dijon ont engagé une opération de rénovation importante du quartier de La Fontaine d’Ouche et de son centre commercial. Êtes-vous en accord avec ce projet de rénovation ?
Déjà, cela fait treize ans que le canton est à gauche et on voit que ça traîne. D’élections en élections, on nous promet que le centre commercial sera refait, mais on veut aussi réimplanter des logements alors que ce quartier a besoin d’air, et çà on ne peut pas le supporter. J’ai un seul point de convergence avec le projet, c’est de mettre les boutiques à l’extérieur et non plus à l’intérieur du centre commercial. Par contre, c’est incroyable que le trajet du futur tram ne passe pas par un quartier aussi populaire, alors qu’on va rajouter 2 500 personnes dans les bus en raison des nouveaux logements.
Que feriez-vous comme conseiller général pour la sécurité de ce quartier de La Fontaine d’Ouche ?
Dépenser 400 000 euros pour rénover le poste de police comme l’a fait la ville de Dijon c’est une chose, mais ne vaudrait-il pas mieux dépenser cet argent à ce que la police soit sur le terrain auprès de la population le week-end par exemple ? Quand vous faites une sieste le dimanche après-midi et que vous entendez des mobylettes qui tournent, là il faut des agents pour surveiller.
Faut-il aussi plus de caméras de vidéosurveillance ?
Là, j’ai une position très claire. Je ne suis pas pour les caméras de surveillance car c’est une atteinte à la liberté.
Par contre, vous êtes pour l’harmonisation des territoires. Qu’est-ce que cela veut dire?
Cela veut dire que les villages ont une histoire, La Fontaine d’Ouche a une histoire, il faut que les moyens soient donnés sur les deux. On voit que la gauche a pour ambition de mettre la main sur le conseil général pour bétonner les campagnes. Et moi je suis contre. Il faut préserver les territoires agricoles qui nous nourrissent. D’autant qu’on peut encore faire des choses en ville en rajoutant un étage par exemple. Aujourd’hui, il faut penser l’environnement, ce que fait le Parti radical de Jean-Louis Borloo.
Katherine Williams n’a jamais fait mieux que 37 ou 39% aux élections cantonales sur Dijon V. Et vous, qu’espérez-vous ?
Chaque élection est différente, il faut mobiliser sur ces cantonales. On verra bien le score, mais mon objectif est de gagner.
Et qu’est-ce que vous pensez de votre adversaire principal aux cantonales, le socialiste Laurent Grandguillaume ?
C’est un homme jeune qui fait de la politique à l’ancienne en cumulant les postes et les mandats. Moi si je suis élu, je m’engage à avoir un mandat unique de conseiller général, point .
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La gauche veut »bétonner les campagnes » prétend Monsieur Fourré;Monsieur Grandguillaume démend;sur quoi s’appuie l’affirmation de Monsieur Grandguillaume?
La politique de droite ne défend pas la police de proximité donc l’efficacité de prévention, du relationnel et de surveillance. remettez vous en à votre cher président permettez l
Permettez cette faute volontaire de ne pas mettre une majuscule au p de président ? relevez les étages des cages à poules c’est ça l’environnement capitaliste c’est deshumaniser le cadre de vie construisez vos gratte-ciel dans les quartiers busness mais pas pour l’humain.