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« Audacieux et ambitieux »

30/03/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 242 | Par Jérémie Demay

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Mickaël Gluschankof est étudiant en master de management à l’ESC Dijon. Il est un pionnier dans le partenariat entre Dijon et Oxford. Une expérience qui lui a permis de s’ouvrir au monde et d’enrichir son CV.

 

LA GAZETTE : Vous avez étudié pendant le premier semestre à Oxford, quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
MICKAËL GLUSCHANKOF, étudiant en master de management : C’était très enrichissant parce que c’est une autre culture, avec d’autres personnes. C’est aussi une autre façon d’appréhender les études.

C’est-à-dire ?
En école de commerce, l’enseignement est particulier puisque c’est une formation très professionnalisante. Sur les deux premières années, nous n’avons pas de méthodologie très académique. On nous enseigne les bases du marketing, la comptabilité, le management organisationnel. Mais nous n’apprenons pas à écrire un papier. En Angleterre, il fallait apprendre à référencer, se documenter, faire des recherches. Il n’y avait pas beaucoup de d’heures de cours. Mais pendant ce temps-là, nous devions lire des bouquins. En école de commerce, où on va privilégier l’action, nous n’avons pas le même rapport aux études. On va apprendre sur le tas la gestion de crise, les rapports hiérarchiques. On nous inculque comment se comporter dans une organisation.

À Oxford ce n’est pas le cas ?
Nous avons les mêmes matières, mais c’est plus théorique. L’approche s’opère avec plus de recul.

Comment avez-vous été accueilli par les Britanniques ?
Avec les professeurs, cela s’est très bien passé. Ce qui était très sympa, c’était leur cellule d’accompagnement des étudiants étrangers. La première semaine, nous avons visité la ville. Ils nous ont montré où nous pouvions aller faire nos courses… Ils nous ont proposé une véritable semaine de tutorat avec des petits cours optionnels qui nous expliquaient comment fonctionne la vie d’un étudiant en Angleterre.

La possibilité d’aller à Oxford avec Dijon a été déterminante dans votre choix d’ESC ?
Je connaissais cette option avant d’intégrer l’ESC Dijon. J’avais entendu parler du partenariat. Cela a influencé mon choix, car pour moi cela montre une certaine dynamique sur le plan pédagogique. Cela permet aussi de se démarquer parmi les écoles de commerce. Stéphan Bourcieu est un directeur audacieux et ambitieux, et cela se reflète dans ce projet.

Que retenez-vous de votre passage à Oxford ?
Plein de bons souvenirs bien sûr. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la dimension européenne de ma citoyenneté. Quel que soit l’endroit où je suis sur le continent, je suis européen. L’ambiance d’étudiant Erasmus est importante. Cela permet de développer sa capacité d’ouverture vers les autres.

Faire figurer sur votre CV le nom d’Oxford ouvre des portes ?
Clairement. C’est pour cela, à mon avis, que j’ai pu décrocher mon apprentissage en alternance dans une institution culturelle, alors que ce n’est pas évident de rentrer à la fois dans ce milieu et dans le secteur public.



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