Gérard Collomb : « Dijon et Lyon, des villes au grand avenir »
27/04/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 246 | Par Aurélien Gaudriot
Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, était en visite à Dijon jeudi dernier afin d’y dédicacer son ouvrage « Et si la France s’éveillait… » (éditions Plon). La Gazette est allée à sa rencontre pour parler de politique évidemment, de l’image de Dijon à Lyon, de François Rebsamen et des primaires du Parti socialiste.

LA GAZETTE : Tout d’abord, pourquoi avoir écrit ce livre intitulé « Et si la France s’éveillait » ? Et que raconte-t-il ?
GÉRARD COLLOMB (maire de Lyon) :
J’essaye dans ce livre à la fois de faire une analyse des difficultés de la France et d’indiquer quelques solutions. Aujourd’hui, pour moi, la France est trop centrée sur elle-même et ne regarde pas assez le mouvement du monde. Si elle le regardait, elle s’apercevrait que l’État nation européen, est tout petit par rapport aux États continents que sont les Etats-Unis, la Chine, l’Inde… Il faut s’appuyer sur l’Europe et donc avancer à nouveau dans la construction européenne et s’appuyer sur les territoires locaux et en finir avec le jacobinisme qui sclérose notre pays.
Quels sont les premiers échos concernant ce livre ?
Ce sont des convictions que je me suis forgées au travers d’un parcours politique. J’ai été député, sénateur puis maire de Lyon. C’est à la lumière de cette réflexion, à la fois sur les problèmes nationaux français, et en même temps sur la réalité telle que je peux la percevoir dans ma ville que j’ai écrit ce livre. Il est forcément sujet à discussion. On ne fait jamais vraiment l’unanimité mais je crois qu’il reçoit un assez bon succès. Mon éditeur Plon avait tiré à 6000 exemplaires et il vient d’en rééditer 2000. C’est plutôt bon signe.
Quelle image renvoie la ville de Dijon à Lyon ? Et vous-même qu’en pensez-vous ?
D’abord, je ressens une proximité. Tout d’abord parce qu’avec François Rebsamen, nous avons été élus en même temps, en 2001, dans une période où il y avait d’ailleurs très peu de succès pour les idées que nous représentions. Il y avait trois grands succès à Lyon, Dijon et Paris. Cela créait une certaine proximité. En plus, je crois que nous avons le même type de développement. François Rebsamen a impulsé une nouvelle dynamique à l’agglomération dijonnaise et on voit bien que Dijon commence à compter dans les grandes villes. Quand le TGV va desservir totalement Dijon, va la relier aux villes allemandes puis aux grandes villes de la péninsule ibérique, cela va renforcer des pôles comme Lyon et Dijon. Ce sont des villes qui ont un grand avenir.
Dijon s’éveille comme dirait François Rebsamen…
… Oui oui tout à fait ! Dijon s’est déjà éveillée depuis quelques années. Elle avait un peu le même statut que Lyon. Des villes riches de par leur passé mais dont on disait qu’elles s’étaient un peu endormies. Là, elles ont trouvé une nouvelle dynamique. Aujourd’hui, ce sont des villes qui comptent.
Qu’aimeriez-vous importer de Dijon à Lyon ?
Dans quel domaine ?
Celui que vous voulez… Si ce sont les vins…
Ah eh bien les vins, ça c’est réglé ! François Rebsamen a eu la gentillesse de m’offrir trois bouteilles que je vais emporter chez moi. Mais, par exemple, je sais que vous avez une équipe d’art contemporain à Dijon qui est absolument extraordinaire. On échange beaucoup entre les villes. On regarde ce que chacun fait et on essaye d’apporter des idées. J’ai repris une idée dijonnaise que je vais mettre en place, c’est le fait de pouvoir, sur les grands axes où il y a des problèmes de circulation, mettre le PV automatique expérimenté à Dijon. Je ne vais peut-être pas rapporter aux Lyonnais que l’idée vient de Dijon… (rires).
François Rebsamen est proche de François Hollande. Vous, vous soutenez plutôt Dominique Strauss-Khan…
Je pense qu’aujourd’hui les principaux problèmes sont économiques et financiers. Je crois que si l’économie dysfonctionne au niveau mondial, c’est qu’il n’y a pas les institutions permettant de la réguler. Il faut aller vers cela. Moi, j’adore François Hollande. Il m’a toujours aidé dans la vie, mais sur cette capacité à prendre en mains des grandes négociations avec les Etats-Unis, la Chine ou le Japon. Dominique Strauss-Khan a plus d’expérience sur ce point que François Hollande, qui ferait un très bon Premier ministre.
Vous-même, vous n’avez jamais pensé viser plus haut ?
Le fait d’être maire d’une grande agglomération, c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous sommes en train de faire un pôle métropolitain avec Saint-Etienne, l’agglomération des pays isérois, avec Vienne (2,5 millions d’habitants). Ça commence à compter dans l’Europe ! Souvent, dans les ministères, le pouvoir et la capacité à réaliser sont très étroits. Ce que j’aime, c’est transformer les choses. On a la reconnaissance des habitants. D’un point de vue personnel, c’est aussi très valorisant de voir que l’on peut changer la vie quotidienne de nos concitoyens.
En parlant de changement, Dijon va se doter d’un tramway qui ne fait pas forcément l’unanimité. Est-ce nécessaire dans une ville comme Dijon ?
Ce que je peux vous dire, c’est que le tramway est un instrument de transformation de la ville absolument extraordinaire. Ce n’est pas simplement un moyen de transport en commun. C’est un moyen de transformer la ville. Toutes les villes, comme Montpellier ou Bordeaux, où il y a eu le tramway, ça a été un succès. À Lyon, le tramway change plus la ville que le métro. Je pense que le tramway est un instrument essentiel pour la modernisation d’une ville .
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réveiller nos vieilles cités endormies
Mereci à François Rebsamen d’accord pour le Tram pour les grands extérieurs jusqU4A LA PLACE DE LA rEPUBLIQUE ?PAR CONTRE REGR7TS POUR LE CENTRE VILLE Oo un metro modulaire dans l’axe gare place de la libérationplace de la Republique aurait revivifier et plus tard gare TGV aurait revivifier le centre ville sans emlbarras pour la
réveiller nos vieilles cités endormies
Merci à François Rebsamen d’accord pour le Tram pour les grands extérieurs jusqU’à LA PLACE DE LA rEPUBLIQUE PAR CONTRE REGRETS POUR LE CENTRE VILLE Ou un metro modulaire dans l’axe gare , place de la libération ,place de la Republique et plus tard gare TGV aurait revivifié le centre ville et désservi le centre historique sans embarras pour la circulation en surface.