Olivier Mouchiquel La Fnac Dijon est un laboratoire d’idées
29/06/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 255 | Par redaction
Le Cerclecom est l’association référente réunissant les décideurs de la communication sur la Bourgogne et la Franche-Comté. la Gazette a laissé carte blanche à Fabrice Roy, son président, pour nous faire découvrir une fois par mois les « secrets de com’ » d’un de ces professionnels. Cette fois, il tend le micro à Olivier Mouchiquel, responsable communication et marketing de la Fnac Dijon.

LA GAZETTE : La Fnac, c’est une grande enseigne nationale à forte image. Comment se décline la communication à l’échelle locale ?
OLIVIER MOUCHIQUEL : La communication de la Fnac Dijon s’organise autour de deux fonctions :
la promotion des opérations commerciales à l’instar de la découverte des nouveaux talents du polar, qui se déroule en ce moment en magasin, et l’organisation d’événements tels que les rencontres d’écrivains, les débats, les dédicaces, etc. Les événements signent la personnalité de chaque magasin. Nous en organisons beaucoup, jusqu’à deux cents l’an dernier, avec une carte blanche du siège pour faire des choses qui sortent de l’ordinaire.
Par exemple…
Je pense à trois événements en particulier qui font ou viennent de faire notre actu : le salon photo qui, organisé avec l’Aéro-Club de Côte-d’Or, a attiré sept cents visiteurs ; le marathon photo qui réunit trois cents personnes ; et la braderie solidaire pour le Secours populaire dont la quatrième édition a eu lieu le 19 juin. En matière d’événements, la Fnac Dijon est la plus prolifique de l’Est de la France.
Ce sont des événements hors magasin : en quoi est-ce que l’enseigne s’y retrouve en termes de trafic ?
Le positionnement de la Fnac, « culture et produits technologiques pour tous », s’accorde avec la recherche d’un fort ancrage local. Chaque magasin joue un peu le rôle de laboratoire d’idées. Sur Dijon, parce qu’il y a un vivier musical, on a mis l’accent sur les concerts : il y a eu une cinquantaine de showcases en 2010. Plus globalement, nous cherchons à mettre en synergie et à promouvoir les talents locaux avec une grande autonomie dans le choix des partenariats. Ici il y a de quoi faire car le tissu associatif est vivant et toujours partant ! La communication de la Fnac, c’est donc une communication d’image qui impacte nécessairement l’activité en magasin. Je suis par exemple fier, pour eux et pour nous, de la montée en puissance de la Braderie solidaire. La première année, 10 000 euros avaient été reversés au Secours populaire et pour cette quatrième édition, nous avons obtenu 71 000 euros de réversion.
Avez-vous toujours les moyens de vos ambitions ?
Lorsque j’ai pris mes fonctions, on a été clair avec moi : il faudra faire avec un budget contraint, il faudra innover. Pour moi, c’est un challenge passionnant. Et j’y parviens grâce à la confiance de nos partenaires à qui je donne la règle : « la Fnac rend ce que chacun lui a apporté. » Et puis ça prouve que la communication n’est pas une charge mais une opportunité.
Vous dites que la communication de la Fnac Dijon n’est rien sans communication interne…
Effectivement, j’aurais pu le citer au début, l’interne est le troisième champ de communication du magasin. Sans les quatre-vingts salariés de la Fnac Dijon, je ne suis rien ! Je considère que je fais un travail d’écoute, avec les responsables de département, avec les équipes de vente, avec le personnel de la logistique, de la compta… Chaque événement, de l’idée à la réalisation et au suivi, met en mouvement toutes les équipes de la Fnac. La part de l’humain est primordiale dans mon activité et cette part renvoie bien à l’idée que nous nous attachons à véhiculer, que la Fnac, dans un monde toujours plus dématérialisé, est un lieu privilégié pour la rencontre physique des artistes et des auteurs.
Pourquoi avez-vous rejoint les rangs du Cerclecom ? Qu’y trouvez-vous d’enrichissant pour votre activité professionnelle ?
J’y trouve des idées qui alimentent l’exercice quotidien de mon activité mais aussi des personnalités avec qui j’ai plaisir à échanger. J’ai été marqué par une intervention du Cerclecom à qui j’avais demandé de bien vouloir venir parler des métiers de la communication devant le lycée Castel dans le cadre du Prix Goncourt des Lycéens. Je peux vous dire qu’on était loin du cliché du monde de la com avec lunettes noires et chaussures à bouts pointus… .
NOTEZ-LE !
Le Cerclecom invite tous les communicants à une soirée conviviale jeudi 30 juin à partir de 18 h 30 au Caveau de la Chouette, rue des Godrans à Dijon. Inscriptions sur la page Facebook du Cerclecom .
Revenir en haut de page





























