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Finances du CHU sous haute surveillance

28/09/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 264 | Par Jérémie Demay

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Déficit, perspectives d’avenir, emprunts, etc. ont animé les débats au sein du conseil de surveillance du lundi 19 septembre.

L’UN DES PREMIERS points abordés concernait la visite de la délégation dijonnaise le 14 septembre dernier dans le bureau de Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l’Emploi, et de la Santé. Presque rien n’en avait filtré. Sauf Remi Delatte qui se félicitait des avancées obtenues, à savoir les 740 000 euros infligés par l’Agence régionale de Santé (ARS) et de l’Assurance maladie qui devraient être retirés. Sauf que l’emploi du conditionnel est de mise. Durant cette entrevue de deux heures (une heure avec le chef de cabinet, et une autre avec le ministre) Xavier Bertrand a lourdement insisté pour qu’aucune information ne soit divulguée. En effet, ce dossier est en négociation avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Comme toute tractation, le moindre grain de sable peut tout faire capoter…
Autre sujet discuté pendant ce conseil : le déficit. À la fin de l’année, il devrait atteindre 1,575 million d’euros. Mais, si la tendance actuelle se confirme, il pourrait flirter avec les 3 millions d’euros, comme la Gazette l’avait déjà révélé la semaine dernière. Même en prenant la fourchette basse du déficit, il ne correspond pas aux engagements contractés lors du vote du Plan de retour à l’équilibre (PRE) adopté en 2008. Ce dernier indiquait que le CHU devait être bénéficiaire de 600 000 euros… On en est loin ! Mais pas de panique : « Ce n’est qu’une aggravation du déficit cumulé. Il n’y a pas d’autres conséquences » explique Barthélemy Mayol, directeur adjoint du CHU. L’hôpital doit continuer de maîtriser ses dépenses, et il ne pourra augmenter le coût de sa masse salariale que de 0,35 %. Cette augmentation doit prendre en compte, non seulement, le recrutement, mais aussi les avancements d’échelon. Or, le budget est trop étriqué pour réaliser les deux convenablement. Solution : réduire le personnel de la logistique générale. « Ils ne sont pas liés au secteur des soins » assure Barthélémy Mayol.
Durant ce conseil de surveillance, la question des emprunts a été abordée. Le CHU cherche 20 millions d’euros. « Nous avons des offres » se réjouit le directeur adjoint. Il a de quoi être content. De nombreuses collectivités se voient, de plus en plus, adresser des fins de non recevoir de la part des banques. Seul hic : l’augmentation des marges (1) est plus forte. « Nous sommes en pleine campagne d’emprunt. Je n’ai pas encore le résultat. Mais nous savons que les marges seront plus élevées que sur 2007, 2008, et 2009 » précise Barthélémy Mayol. Tant que ces nouveaux emprunts ne sont pas toxiques… .

(1) Écart entre le taux auquel la banque prête et le taux avec lequel elle se refinance. Cette marge doit prendre en compte les coûts du risque, contribuer aux profits, et couvrir tous les frais généraux.



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