Politique

« Législatives : pas de primaire à l’UMP en Côte-d’Or »

26/10/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 268 | Par admin

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Hollande est lancé comme un paquet de lessive ! 

Chaque semaine, nous revenons sur les meilleurs moments du rendez-vous politique France-Bleu Bourgogne – La Gazette. Lundi, Denis Guey recevait Alain Suguenot, député-maire de Beaune, président de l’UMP Côte-d’Or.

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DENIS GUEY : Après avoir vu le PS réussir sa primaire, l’idée d’en faire une à l’UMP pour la présidentielle trotte dans la tête de certains élus de droite, vous aussi ?
ALAIN SUGUENOT : Pas vraiment. Je pense que c’est un peu un phénomène de mode. La tradition à l’UMP veut que lorsqu’on a un président de la République sortant, si jamais il est candidat, par essence il est le bienvenu. Aux États-Unis, il n’y a qu’un tour, alors que chez nous cela revient à faire une élection présidentielle à quatre tours, c’est beaucoup. En plus ce n’est pas une idée très originale, on l’avait inscrite dans les statuts de l’UMP il y a très longtemps. Bref, ce n’est vraiment pas d’actualité pour 2012.
Guillaume Ruet, l’un des responsables des Jeunes populaires en Côte-d’Or, s’est prononcé pour mettre en place des primaires dans la troisième circonscription. Avez-vous mal perçu cette ingérence ?
Non, chacun s’exprime. Guillaume est quelqu’un de très inventif. L’idée de la primaire dans la troisième circonscription, c’est plus une provocation pour marquer son territoire à un moment déterminé. Il est jeune, il faut qu’il fasse son expérience. Et puis, on a des statuts à l’UMP. Quand il y a plusieurs candidats, notre conseil départemental fait des propositions à l’état-major parisien qui effectue les investitures et on valide ou pas. C’est déjà une forme de primaire interne.
Le dernier sondage du weekend donne Nicolas Sarkozy largement battu par François Hollande qui obtiendrait 60 % des intentions de vote au second tour. Est-ce qu’il y a là de quoi s’inquiéter pour l’UMP ?
Pas du tout. Les sondages ont fait François Hollande, c’est clair. Mais à six ou sept mois d’une élection majeure, souvenez-vous, tous les sondages se sont trompés. Le candidat du PS, présenté comme un homme neuf, n’a jamais eu une fonction quelconque à la tête de l’État et il est lancé comme un paquet de lessive. Il a peut-être été un très bon secrétaire national du PS, est-ce que ça suffit pour en faire un bon président de la République ?
Pourquoi vous êtes-vous opposé à la proposition d’abaisser le seuil légal de 0,50 g à 0,20 g d’alcool dans le sang pour les automobilistes, proposition qui venait de la mission d’information sur la circulation routière ?
Il y avait contradiction entre deux propositions. La première qui disait « il n’y a d’accident mortel qu’à partir de 1,00 g » et la seconde « on va abaisser le taux d’alcoolémie à 0,20 g pour les jeunes ». Il faut être logique. S’il n’y a pas de risque d’accident grave en dessous de 0,50 g, autant rester à 0,5. Sinon c’est de la discrimination pour les jeunes. D’autant qu’il y a des produits qui, par une simple fermentation acide, vous emmènent à 0,20 g d’alcool dans le sang. On pourrait donc être au-dessus de la barre légale sans avoir bu une seule goutte d’alcool !
Il y a une semaine, je recevais Hubert Brigand, le maire de Châtillon-sur-Seine. Il qualifie sa ville d’exemplaire dans le domaine de l’endettement, des investissements, de l’emprunt et des impôts qui sont actuellement plus bas qu’en 1997. Est-ce que vous pouvez en dire autant de Beaune ?
Tout à fait. La dette est aux alentours de 830 euros par habitant contre 1 100 en moyenne pour les villes de la même strate que Beaune. On a surtout la volonté que notre budget baisse. 39 millions d’euros il y a trois ans, 35 millions aujourd’hui. Et malgré cela, nous avons un excédent budgétaire de plus de 5,3 millions d’euros. On peut gérer vertueusement en baissant les taux de fiscalité et en n’empruntant que très peu, ce qui est le cas de Beaune.
Beaune, ville riche. Y-a-t-il une réalité derrière cette affirmation ?
Non ! C’est une espèce de fantasme ! La ville de Beaune n’est pas une ville riche. Les salaires ne sont pas élevés et je touche de l’État proportionnellement des dotations au moins aussi importantes que celles des villes soi-disant plus pauvres. Vous savez que nous avons à Beaune 27 % de logements sociaux ! Heureusement, l’implantation de nouvelles entreprises favorise la mobilité salariale ce qui fait que les Beaunois ont un pouvoir d’achat qui progresse.
La 151e vente des vins des Hospices de Beaune sera présidée par Inès de la Fressange. Est-ce que vous nous confirmez aussi la présence de Christian Clavier le 20 novembre ?
Je n’ai pas d’écrits mais j’ai sa promesse verbale. Je pense qu’on aura deux présidents pour deux belles causes, la lutte contre la maladie d’Alzheimer, et l’urgence cardiaque. La générosité de Beaune doit s’exprimer à travers son hospice et ses parrains chaque année



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