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Dalkia chauffera les Dijonnais pendant vingt-cinq ans

21/12/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 276 | Par Aurélien Gaudriot

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La gestion du futur réseau de chaleur du Grand Dijon a été déléguée à l’entreprise Dalkia pour une durée de vingt-cinq ans. Ce réseau de chaleur fournira de l’énergie aux équipements publics et aux nouveaux quartiers de l’agglomération.

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LORS DE SA SÉANCE du 15 décembre, le conseil communautaire du Grand Dijon a sélectionné la délégation de service public qui assurera la construction et l’exploitation du réseau de chauffage urbain. Pour les vingt-cinq prochaines années, le délégataire se nomme Dalkia, spécialisé dans les services énergétiques, filiale de Veolia Environnement à 66 % et d’Électricité de France (EDF) à 34 %.
Profitant des travaux du tramway, le Grand Dijon a d’ores et déjà installé les premières canalisations isolantes dans lesquelles circulera la chaleur (par exemple avenue du Drapeau et Clémenceau).
Concrètement, de grosses canalisations continueront d’être installées sous la chaussée, sur une quinzaine de kilomètres. Le réseau nord partira de la zone d’activité de Valmy pour rejoindre le quartier République, puis gagner le campus en passant par le quartier des Grésilles. Pour alimenter et faire fonctionner ce réseau de chaleur, deux centrales de production seront implantées au nord et au sud de l’agglomération. Au nord, près du parc Valmy, sera récupérée l’énergie fatale (habituellement perdue) de l’usine d’incinération. Une chaufferie gaz et fioul viendra en appoint. Au sud, une autre chaufferie sera construite, et fonctionnera au bois. Les deux chaufferies biomasse produiront 15 mégawatts qui approvisionneront le quartier des Grésilles et les équipements publics tels que Bocage Central, le campus universitaire, le parc des Sports, le parc des expositions ainsi que le palais des Sports.
Des immeubles privés situés le long du réseau pourront également être raccordés. 80 % du réseau devraient être réalisés en 2016. Manquant de sous-sol, le centre-ville n’est pas concerné par ce projet.
« Cela correspond au développement écologique que nous souhaitons mettre en œuvre » s’est félicité François Rebsamen, président du Grand Dijon. En effet, cette future configuration devrait permettre de diviser par 3,5 les rejets de gaz à effet de serre des sites raccordés. François Rebsamen met également en avant le volet économique de ce projet qui constituera une sécurité face à la flambée des prix des énergies fossiles (gaz, fioul domestique).
Les usagers devraient logiquement voir leurs factures diminuer .



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