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	<title>La Gazette de Côte d&#039;Or &#187; Campus</title>
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		<title>Campus quinquagénaire</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[116]]></category>

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		<description><![CDATA[Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée.]]></description>
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<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2008/10/30/campus-quinquagenaire/' title='Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée.'><img width="450" height="297" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_5673ce7109f98d0b44dff0d7bee68ea8_1225298125.jpg" class="attachment-medium" alt="Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée." title="Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée." /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2008/10/30/campus-quinquagenaire/' title='Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée.'><img width="437" height="350" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_2fb0436184953f94e3f74c687c742cc9_1225298126.jpg" class="attachment-medium" alt="Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée." title="Célébration. Il y a 50 ans le campus Montmusard accueillait ses premiers étudiants. Retour sur une histoire mouvementée." /></a>
</code></p>
<p>Le Campus f&ecirc;te cette ann&eacute;e ses 50 ans. En effet, c&rsquo;est en 1958 que la premi&egrave;re facult&eacute; ouvre ses portes sur le site de Montmusard. A l&rsquo;&eacute;poque, choisir d&rsquo;installer les universit&eacute;s sur un terrain unique en p&eacute;riph&eacute;rie de la ville, &agrave; l&rsquo;am&eacute;ricaine, est une id&eacute;e audacieuse et lumineuse. On le voit bien, des campus &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la ville, et r&eacute;parti sur diff&eacute;rents sites dans la cit&eacute; sont handicap&eacute; par le manque d&rsquo;esprit d&rsquo;appartenance &agrave; une communaut&eacute; universitaire. De plus, avoir son propre terrain offre la possibilit&eacute; de l&rsquo;am&eacute;nager aux besoins directs des &eacute;tudiants. Mais l&rsquo;universit&eacute; &agrave; Dijon n&rsquo;a pas attendu 1958 pour s&rsquo;installer. En effet, d&egrave;s Fran&ccedil;ois 1er (XVIe) &eacute;met le souhait d&rsquo;implanter une fac &agrave; Dijon. Mais il faudra attendre 1722 pour que l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur soit d&eacute;livr&eacute; dans la capitale des Ducs. Ce premier b&acirc;timent est install&eacute; au couvent des Jacobin. Pour l&rsquo;inauguration, tout le Parlement de Bourgogne s&rsquo;est d&eacute;plac&eacute; avec &agrave; leur t&ecirc;te le pr&eacute;sident Berbisey. Les cours dispens&eacute;s concernent le droit. En effet, les enfants des pontes de la ville de l&rsquo;&eacute;poque &eacute;taient dans l&rsquo;obligation de quitter Dijon pour aller, la plupart du temps, &agrave; Besan&ccedil;on. Les cinq professeurs et les trois agr&eacute;g&eacute;s de la fac de droit sont tous avocats. L&rsquo;effectif de la premi&egrave;re universit&eacute; dijonnaise ne d&eacute;passera jamais 200 &eacute;tudiants. On est bien loin des amphis archi bond&eacute;s de premi&egrave;re ann&eacute;e de droit. Arrive la fin de l&rsquo;Ancien r&eacute;gime qui fera fermer la fac en 1792. Il faudra attendre 1806 pour que Napol&eacute;on rouvre les portes de l&rsquo;universit&eacute;. En 1808, la fac de droit est rejointe par la fac de lettres, et une &eacute;cole secondaire de m&eacute;decine et de pharmacie.<br />L&rsquo;universit&eacute; se d&eacute;veloppe doucement. A l&rsquo;&eacute;poque, acc&eacute;der aux &eacute;tudes sup&eacute;rieures &eacute;tait encore r&eacute;serv&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;lite. En 1945, l&rsquo;universit&eacute; est menac&eacute;e de fermeture. En effet, un projet du gouvernement souhaite d&eacute;placer les 950 &eacute;tudiants soit &agrave; Besan&ccedil;on, Lyon, ou Paris. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, la fac est sauv&eacute;e et lorgne la butte Montmsard pour s&rsquo;installer.&nbsp; La premi&egrave;re fac &agrave; sortir de terre est la facult&eacute; des sciences, suivie 10 apr&egrave;s par celle des Lettres. Depuis, le campus est en perp&eacute;tuel chantier. En 1997, l&rsquo;amphi Galil&eacute;e, le p&ocirc;le de gestion (&agrave; cot&eacute; des amphis Platon et Aristote), et la maison de l&rsquo;universit&eacute; sont inaugur&eacute;s. En 2003, c&rsquo;est le p&ocirc;le AAFE, en 2005 c&rsquo;est au tour de la Maison de l&rsquo;&eacute;tudiant&hellip; Dans cette m&ecirc;me dynamique de d&eacute;veloppement les logements des &eacute;tudiants est entrepris avec des 1959, l&rsquo;ouverture des pavillons Bossuet et Lamartine. La derni&egrave;re r&eacute;sidence construite sur le campus est la r&eacute;sidence Antipode r&eacute;alis&eacute;e en 1992 avec un concept avant-gardiste. En effet, l&rsquo;architecte de ces b&acirc;timents souhaitait pr&eacute;senter le bon et le mauvais de la ville. Le bon, c&rsquo;est l&rsquo;int&eacute;rieur des appartements, le mauvais c&ocirc;t&eacute; c&rsquo;est l&rsquo;ext&eacute;rieur en b&eacute;ton brute et gris&hellip; fallait y penser !<br />Aujourd&rsquo;hui, le d&eacute;veloppement du campus n&rsquo;est pas achev&eacute;. En effet, m&ecirc;me s&rsquo;il reste peu de place sur ce territoire chaque centim&egrave;tre carr&eacute; est utilis&eacute; &agrave; bon escient. Pour s&rsquo;en convaincre, il suffit de regarder le Staps o&ugrave; le moindre brin d&rsquo;herbe est d&eacute;di&eacute; au sport.&nbsp; Mais cette croissance de l&rsquo;Universit&eacute; de Bourgogne d&eacute;passe maintenant le campus. En effet, une alliance est envisag&eacute;e entre Besan&ccedil;on et Dijon : &laquo; il y a deux aspects. Tout d&rsquo;abord le grand campus qui est le partenariat avec les acteurs de l&rsquo;enseignement et de la recherche sur le campus de Dijon. L&rsquo;autre dimension est interr&eacute;gionale puisque nous nous associons avec l&rsquo;universit&eacute; de Franche-Comt&eacute;. Le but est d&rsquo;associer de plus en plus &eacute;troitement les deux universit&eacute;s puisqu&rsquo;ensemble nous pourrons former un p&ocirc;le de poids dans le paysage national &raquo; explique Sophie B&eacute;jean la pr&eacute;sidente de l&rsquo;Universit&eacute;. <br />Maintenant la nouvelle mission que doit r&eacute;ussir le campus et l&rsquo;universit&eacute; de Bourgogne est de continuer &agrave; s&rsquo;ouvrir sur le monde ext&eacute;rieur afin de mieux pr&eacute;parer ces &eacute;tudiants au march&eacute; du travail .</p>
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		<title>L&#8217;humanitaire sans frontières</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2008/01/31/lhumanitaire-sans-frontieres/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[83]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour éviter le dérapage de l'arche de Zoé, il existe à  Dijon le seul diplôme universitaire sur l'humanitaire en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2008/01/31/lhumanitaire-sans-frontieres/' title='Pour éviter le dérapage de l&#039;arche de Zoé, il existe à  Dijon le seul diplôme universitaire sur l&#039;humanitaire en France.'><img width="450" height="337" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_f1b989267de12f44d4023e68a2d1c0ba_1201760115.jpg" class="attachment-medium" alt="Pour éviter le dérapage de l&#039;arche de Zoé, il existe à  Dijon le seul diplôme universitaire sur l&#039;humanitaire en France." title="Pour éviter le dérapage de l&#039;arche de Zoé, il existe à  Dijon le seul diplôme universitaire sur l&#039;humanitaire en France." /></a>
</code></p>
<p>Huit ans de prison pour les membres de l&rsquo;Arche de Zo&eacute;. La justice tchadienne avait prononc&eacute; fin d&eacute;cembre huit ans de travaux forc&eacute;s. A l&rsquo;origine, les membres de l&rsquo;Arche &eacute;taient partis au Tchad afin de r&eacute;cup&eacute;rer des enfants du Darfour a priori orphelins. Mais voil&agrave;, ces enfants n&rsquo;&eacute;taient pas sans parents, et l&rsquo;action humanitaire s&rsquo;est vite transform&eacute;e en rapt selon la justice tchadienne. Comment les compagnons d&rsquo;Eric Breteau ont-ils pu se retrouver dans cette situation ? Quand des &acirc;mes charitables partent en s&eacute;jour humanitaire, aucune qualification particuli&egrave;re ne leur est demand&eacute;e. De plus, il existe une multitude d&rsquo;organismes, plus ou moins s&eacute;rieux, proposant ce type de voyages. Le d&eacute;rapage peut donc survenir tr&egrave;s vite. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs peut-&ecirc;tre ce qui explique l&rsquo;amateurisme apparent de Zo&eacute;.<br />Pour &eacute;viter les pi&egrave;ges d&rsquo;un s&eacute;jour mal pr&eacute;par&eacute; ou appr&eacute;hend&eacute;, l&rsquo;universit&eacute; de Bourgogne a mis en place depuis 2005 un dipl&ocirc;me universitaire (DU) humanitaire. Cette formation est rattach&eacute;e &agrave; la fac de m&eacute;decine. Toutefois, son enseignement n&rsquo;est pas uniquement port&eacute; vers le m&eacute;dical, bien au contraire. Ainsi, ce DU est d&eacute;coup&eacute; en sept modules r&eacute;partis sur toute l&rsquo;ann&eacute;e &agrave; raison d&rsquo;un week-end par mois. Au programme : anthropologie, &eacute;thique, m&eacute;decine et gestion des risques sanitaires, droit et &eacute;conomie, logistique, et approche des m&eacute;dias. Les intervenants sont eux aussi des initi&eacute;s de l&rsquo;humanitaire : Catherine Enel, anthropologue, G&eacute;rard Vincent, professeur d&rsquo;&eacute;conomie, Madeleine Blettery, professeur d&rsquo;&eacute;conomie, Jacques Revon, grand reporter &agrave; France 3, Patrick Hillon, professeur de m&eacute;decine et Bernard Blettery, professeur de m&eacute;decine. Bref, tout ce qu&rsquo;il faut pour &eacute;viter d&rsquo;&ecirc;tre trop pris au d&eacute;pourvu sur le terrain. L&rsquo;humanitaire, c&rsquo;est avant tout une immersion dans un quotidien qui n&rsquo;est pas le n&ocirc;tre. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il est primordial de conna&icirc;tre les us et les coutumes des habitants que l&rsquo;on veut aider. Car c&rsquo;est bien de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit. L&rsquo;humanitaire, ce n&rsquo;est pas jouer les Zorro, mais bel et bien s&rsquo;enrichir par les rapports humains. A la fin de leur cursus, les &eacute;tudiants pr&eacute;sentent un m&eacute;moire. L&agrave; aussi, les th&egrave;mes sont vari&eacute;s pour embrasser au mieux toutes les probl&eacute;matiques qu&rsquo;impose la nature m&ecirc;me des s&eacute;jours humanitaires. Ainsi, les &eacute;tudiants traitent par exemple : l&rsquo;arche de Zo&eacute; (bien s&ucirc;r), le r&ocirc;le des femmes dans le d&eacute;veloppement du Niger, comment apporter un compl&eacute;ment nutritionnel en milieu scolaire&hellip; Mais le s&eacute;jour humanitaire, c&rsquo;est de l&rsquo;aide &agrave; la personne. C&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de partir sur d&rsquo;autres continents pour exercer une activit&eacute; humanitaire. C&rsquo;est dans ce sens qu&rsquo;un des &eacute;tudiants a choisi de traiter les r&eacute;fugi&eacute;s politiques &agrave; Dijon. Malheureusement, la mis&egrave;re humaine n&rsquo;a pas de fronti&egrave;res .&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;</p>
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		<title>Les IUT ont la cote</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2007/09/13/les-iut-ont-la-cote/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[65]]></category>

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		<description><![CDATA[La rentrée des facs n'a pas encore commencé. Pourtant, sur le campus, les étudiants en IUT ont repris le chemin des classes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2007/09/13/les-iut-ont-la-cote/' title='IUT Dijon Auxerre'><img width="350" height="350" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_0ad769e1c12891a23a86db8afc93fa64_1189663917.jpg" class="attachment-medium" alt="IUT Dijon Auxerre" title="IUT Dijon Auxerre" /></a>
</code></p>
<p><strong>La Gazette : Comment s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e cette rentr&eacute;e ?</strong><br /><u>Andr&eacute; Bernard, directeur des IUT Dijon-Auxerre :</u> &laquo; Cela c&rsquo;est tr&egrave;s bien pass&eacute;. On a largement d&eacute;pass&eacute; le nombre d&rsquo;&eacute;tudiants par rapport &agrave; l&rsquo;an pass&eacute;. Nous sommes &agrave; 1982 &eacute;tudiants, en sachant que l&rsquo;on attend encore de nouveaux arrivants. On devrait au final atteindre les 2 000. Cependant, il faut nuancer, puisque sur les IUT d&rsquo;Auxerre, on peine un peu plus &agrave; remplir certains secteurs, comme R&eacute;seau et T&eacute;l&eacute;communication. On a 30 inscrits pour 52 places disponibles. Ce n&rsquo;est pas que la formation soit inint&eacute;ressante, mais les jeunes pr&eacute;f&egrave;rent venir sur Dijon. Peut-&ecirc;tre pour quitter leurs parents. Nous avions rencontr&eacute; ce probl&egrave;me avec l&rsquo;IUT Gaco &agrave; Nevers. Depuis que nous l&rsquo;avons rapatri&eacute; sur Dijon, les demandes explosent, alors que la formation est la m&ecirc;me.</p>
<p><strong>Pourtant, les formations en IUT sont de plus en plus pris&eacute;es sur le march&eacute; du travail&hellip;</strong><br />Effectivement, 20% des titulaires d&rsquo;un DUT cherche du travail. C&rsquo;est la r&eacute;sultante du LMD (Licence, Master, Doctorat). Puisque un DUT s&rsquo;obtient en deux ans, il faut donc continuer un an pour avoir la licence. Mais surtout, 85% de nos &eacute;tudiants d&eacute;crochent leur DUT, ce qui est un taux de r&eacute;ussite tr&egrave;s honorable.</p>
<p><strong>Lundi, la ministre de l&rsquo;Education nationale, Val&eacute;rie P&eacute;cresse, reprochait aux IUT de s&eacute;lectionner plus de bacheliers venant du g&eacute;n&eacute;ral vis-&agrave;-vis du technique.&nbsp; Partagez-vous son analyse ?<br /></strong>Non. En fait elle nous reproche surtout de ne pas recruter assez de bacheliers du technique. Mais on a des capacit&eacute;s d&rsquo;accueil limit&eacute;es. De plus, on ne peut pas se permettre de dire aux jeunes qui ont un Bac S, ES, ou L qu&rsquo;on ne peut pas les prendre sous pr&eacute;texte qu&rsquo;il faille absolument s&eacute;lectionner plus de bacheliers techniques. Agir de la sorte serait une discrimination positive. On voudrait pouvoir former plus de jeunes. Cela &eacute;viterait des errements dans les facult&eacute;s pour les jeunes qui choisisse cette formation par d&eacute;faut . </p>
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		<title>L&#8217;enfer, c&#8217;est les autres</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2007/09/13/lenfer-cest-les-autres/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[65]]></category>

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		<description><![CDATA[Face à  la montée des prix des loyers, les étudiants ont de plus en plus recours à  la colocation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2007/09/13/lenfer-cest-les-autres/' title='Campus Dijon'><img width="450" height="301" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_e909f61278634d4830c672cd078d6505_1189663738.jpg" class="attachment-medium" alt="Campus Dijon" title="Campus Dijon" /></a>
</code></p>
<p>Partager &agrave; plusieurs le m&ecirc;me appartement pr&eacute;sente, &agrave; priori, beaucoup d&rsquo;avantages. Le loyer est moins cher, les frais de nourriture et les factures sont mutualis&eacute;s et le logement est g&eacute;n&eacute;ralement spacieux. Les inconv&eacute;nients ? Chacun peut faire la razzia dans le frigo, le ballon d&rsquo;eau chaude n&rsquo;est pas sans fond et les moments d&rsquo;intimit&eacute; doivent se calculer. &laquo; J&rsquo;ai habit&eacute; deux ans en colocation avec deux potes &raquo;, raconte Eric, &eacute;tudiant en Staps. &laquo; Les premiers temps, c&rsquo;est forc&eacute;ment g&eacute;nial. Tout le monde s&rsquo;entend le mieux du monde. Mais tr&egrave;s vite, les habitudes de chacun deviennent insupportables. Un de mes colocs prenait un torchon pour essuyer les couverts et un autre pour la vaisselle. Cela n&rsquo;a l&rsquo;air de rien. Mais &agrave; la longue, &ccedil;a gonfle. On s&rsquo;est pris la t&ecirc;te. R&eacute;sultat: plus personne n&rsquo;a retouch&eacute; la vaisselle. Ce qui, l&agrave; aussi, devient &eacute;nervant&hellip; &raquo;.<br />Cependant, il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de bien conna&icirc;tre ses colocataires. Cela peut m&ecirc;me &ecirc;tre un plus dans la r&eacute;ussite d&rsquo;une bonne cohabitation. &laquo; J&rsquo;avais emm&eacute;nag&eacute; avec une fille, Laura, que je connaissais assez peu. On s&rsquo;&eacute;tait crois&eacute;es quelques fois, mais je n&rsquo;avais jamais pass&eacute; plus de dix minutes seule avec elle &raquo;, explique Isabelle. Une amie de Laura et d&rsquo;Isabelle les d&eacute;cide &agrave; habiter un appartement toutes les trois. &laquo; Au final, j&rsquo;ai d&eacute;couvert une fille extraordinaire. La colocation est termin&eacute;e, mais c&rsquo;&eacute;tait vraiment des moments de bonheur &raquo;.<br />La colocation permet d&rsquo;apprendre &agrave; se conna&icirc;tre &agrave; travers notre tol&eacute;rance vis-&agrave;-vis des autres. Le cap le plus ardu est d&rsquo;assimiler le fait qu&rsquo;on est &agrave; la fois comme chez les autres, habitants de l&rsquo;appartement. Mais si la colocation est un vecteur tr&egrave;s fort de socialisation, ce mode de logement r&eacute;jouit les agents immobiliers.<br />Les centres-villes, de Dijon comme de Beaune, sont truff&eacute;s de grands appartements. Toutefois, avec les prix de l&rsquo;immobilier, les familles pr&eacute;f&egrave;rent s&rsquo;expatrier loin des centres o&ugrave; les loyers sont plus raisonnables. Or, la colocation permet de contourner ce handicap. Sur le principe, &eacute;tudiants et&nbsp; agences immobili&egrave;res sont sur la m&ecirc;me longueur d&rsquo;onde. Encore faut-il r&eacute;ussir &agrave; convaincre le propri&eacute;taire. &laquo; On s&rsquo;est aper&ccedil;u que les appartements lou&eacute;s en colocation nous ont caus&eacute; peu de probl&egrave;mes. Les loyers sont pay&eacute;s dans les temps, et pour l&rsquo;&eacute;tat des lieux, on rencontre peu de casse ou de d&eacute;gradation &raquo;, constate Catherine Vandriesse, directrice des agences Cogim &agrave; Dijon. En effet, la caution pour une colocation est solidaire. En d&rsquo;autres termes, chacun est garant du comportement de l&rsquo;autre. Si l&rsquo;un ne paie pas son loyer, ce sont les autres qui assument&hellip; Idem pour l&rsquo;&eacute;tat des lieux: la caution vers&eacute;e au d&eacute;but de la colocation est donn&eacute;e &agrave; parts &eacute;gales. Personne n&rsquo;a envie de rembourser les d&eacute;g&acirc;ts des autres. Les propri&eacute;taires, ainsi rassur&eacute;s, louent plus facilement leur appartement. C&rsquo;est pourquoi les grands logements vides ne sont plus vacants, ou en tout cas, moins longtemps puisque les &eacute;tudiants louent d&rsquo;une ann&eacute;e universitaire sur l&rsquo;autre. Revers de la m&eacute;daille : &laquo;&nbsp; si un grand appart n&rsquo;est pas lou&eacute; en septembre, on se le tra&icirc;ne toute l&rsquo;ann&eacute;e, &agrave; moins de trouver une famille &raquo;.<br />Le succ&egrave;s de la colocation est tel que m&ecirc;me le CROUS essaie depuis quelques ann&eacute;es de la proposer. Certes, les appartements sont g&eacute;n&eacute;ralement pr&eacute;vus pour deux personnes, mais les loyers restent raisonnables. Avantage certain, ils sont construits sur le campus. On peut les trouver dans les pavillons Jean-Zay, Rimbaud et Antipodes. Mais pour tenter d&rsquo;en d&eacute;crocher un, il faut remplir son dossier logement &eacute;tudiant avant fin avril.<br />De tout &eacute;vidence, vivre &agrave; plusieurs co&ucirc;te moins cher que de vivre en solo. Qui plus est, cette exp&eacute;rience est r&eacute;ellement enrichissante. Cependant, on regrette que dans les charges, il ne soit pas pr&eacute;vu, parfois, des s&eacute;ances collectives de yoga. </p>
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		<title>L&#8217;autre présidentielle</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2007/04/26/lautre-presidentielle/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[50]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Université de Bourgogne va changer de présidence. Présentation du rôle, et des candidats en lice.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2007/04/26/lautre-presidentielle/' title='Université'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_ddeb7cbc1f535af8de8b134465c9f762_1177573524.jpg" class="attachment-medium" alt="Université" title="Université" /></a>
</code></p>
<h2>Pr&eacute;sident : pourquoi, comment ?</h2>
<p>Le 2 mai, les trois conseils de l&rsquo;Universit&eacute; de Bourgogne (conseil d&rsquo;administration, scientifique, et des &eacute;tudes et de la vie universitaire) vont &eacute;lire leur nouveau pr&eacute;sident. Actuellement, Jean-Claude Fortier assume cette charge. Le r&ocirc;le du pr&eacute;sident se r&eacute;sume, d&rsquo;apr&egrave;s le site internet de la fac, comme celui qui &laquo; repr&eacute;sente l&rsquo;universit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des tiers ainsi qu&rsquo;en justice, conclut des accords et les conventions. Il est ordonnateur des recettes et des d&eacute;penses &raquo;. De plus, il pr&eacute;side les trois conseils, a autorit&eacute; sur l&rsquo;ensemble du personnel de l&rsquo;&eacute;tablissement. Bref, le pr&eacute;sident tient les r&ecirc;nes de son campus.<br />Il est &eacute;lu &agrave; la majorit&eacute; absolue des trois assembl&eacute;es. Le conseil d&rsquo;administration est compos&eacute; de soixante membres, le conseil scientifique comprend quarante repr&eacute;sentants, comme le conseil d&rsquo;&eacute;tudes et de la vie universitaire. Pour &ecirc;tre &eacute;lu, le candidat doit donc recueillir soixante et onze voix. Tant que la majorit&eacute; absolue n&rsquo;est pas atteinte, l&rsquo;&eacute;lection continue. Une fois cette &eacute;tape pass&eacute;e, le pr&eacute;sident est en place pendant cinq ans. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><img src="http://www.gazette-cotedor.fr/images/65/1177571705_gazette.jpg" border="0" alt="" hspace="3" vspace="3" width="186" height="122" align="left" />Jacques Van Hoecke</h2>
<p><strong>&laquo;â€ˆEtre acteur de la vie de l&rsquo;universit&eacute;â€ˆ&raquo;</strong><br />Derri&egrave;re sa barbe de grand schtroumpf se cache un chercheur dans le mouvement au Staps. Ancien doyen de cette UFR, il est arriv&eacute; &agrave; Dijon en 1992. Depuis, il a cr&eacute;&eacute; un laboratoire lab&eacute;lis&eacute; par l&rsquo;Inserm. &laquo; J&rsquo;ai toujours pens&eacute; au devoir de chacun d&rsquo;&ecirc;tre acteur de la vie de l&rsquo;universit&eacute;. J&rsquo;ai des convictions et des id&eacute;es, et je souhaite les traduire dans les faits &raquo;, explique le professeur.<br />Son programme est simple : &laquo; Redonner une identit&eacute; forte &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Bourgogne. Aujourd&rsquo;hui nous sommes dans un march&eacute; concurrentiel, c&rsquo;est pourquoi il faut une ouverture dans les deux sens. Il est n&eacute;cessaire qu&rsquo;il y ait plus de d&eacute;mocratie dans les diff&eacute;rentes composantes des UFR &raquo;<br />Un autre objectif pour cet homme venu du nord : cr&eacute;er un grand campus Dijon-Besan&ccedil;onâ€ˆ: &laquo; Nous sommes plac&eacute;s entre Paris et Lyon. Si l&rsquo;on reste tout seul, on ne pourra pas emp&ecirc;cher les &eacute;tudiants de quitter la r&eacute;gion. Il faut mutualiser nos forces. &raquo;<br />Autre projet de Jacques Van Hoecke : offrir au personnel non-enseignant une gestion plus en ad&eacute;quation avec ses besoins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Marc Neveu<img src="http://www.gazette-cotedor.fr/images/65/1177571718_gazette.jpg" border="0" alt="" hspace="3" vspace="3" width="231" height="151" align="right" /> </h1>
<p><strong>&laquo; Entretenir une relation de confiance &raquo;</strong><br />Arriv&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Bourgogne en 1985, son combat s&rsquo;est vite dirig&eacute; vers une gestion plus humaine de l&rsquo;UFR. Marc Neveu d&eacute;fend une universit&eacute; qui doit rester g&eacute;r&eacute;e par le service public. <br />Pour cet enseignant-<br />chercheur en image-intelligence artificielle et applications-r&eacute;seaux-images, les conseils doivent travailler dans une meilleure concertation. &laquo; Il faut aussi placer les &eacute;tudiants au centre de nos pr&eacute;occupations. Il est &eacute;galement indispensable de ne pas n&eacute;gliger le personnel non-enseignant &raquo;. Selon le responsable du Syndicat National de l&#39;Enseignement Sup&eacute;rieur, les professeurs ont un grand probl&egrave;me de reconnaissance.<br />Pour Marc Neveu, il est important de leur proposer des perspectives de carri&egrave;re. Sur l&rsquo;ouverture de l&rsquo;universit&eacute; sur le monde ext&eacute;rieur, le professeur souhaite &laquo; entretenir une relation de confiance, dans une cohabitation saine. L&rsquo;universit&eacute; doit &ecirc;tre fi&egrave;re d&rsquo;&ecirc;tre dans la r&eacute;gion, et la Bourgogne doit &ecirc;tre satisfaite de son universit&eacute; &raquo;. Un programme en accord avec les id&eacute;aux du syndicaliste qui n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; soutenir les &eacute;tudiants comme lors des manifestations contre le CPE.</p>
<h1><img src="http://www.gazette-cotedor.fr/images/65/1177571728_gazette.jpg" border="0" alt="" hspace="3" vspace="3" width="210" height="138" align="left" />Sophie B&eacute;jean</h1>
<p><strong>&laquo; Cr&eacute;ation et diffusion de la recherche &raquo;</strong><br />Elue sortante, Sophie B&eacute;jean &eacute;tait, en effet, vice-pr&eacute;sidente d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e aux enseignements depuis un an et demi, elle est &eacute;galement professeur en sciences &eacute;conomiques.<br />Elle d&eacute;finit son action par &laquo; une implication dans la gestion globale. Il n&rsquo;y a pas de solution unique &raquo;. Elle conna&icirc;t bien les probl&egrave;mes actuels de l&rsquo;universit&eacute; : &laquo; Sa mission est de d&eacute;velopper son r&ocirc;le d&rsquo;acteur dans la vie &eacute;conomique, sociale et culturelle de la r&eacute;gion &raquo;. Pour la vice-pr&eacute;sidente, &laquo; l&rsquo;universit&eacute; doit s&rsquo;ouvrir sur la soci&eacute;t&eacute; en revendiquant sa fonction primaire qui est dans la cr&eacute;ation et la diffusion de la recherche. &raquo; Une universit&eacute; dynamique reste donc le grand d&eacute;fi que Sophie B&eacute;jean souhaite relever en apportant du changement. &laquo; Tout le monde doit travailler dans une plus grande concertation pour que la mission de chacun soit mieux reconnue. &raquo; </p>
<h1>Claude Patriat<img src="http://www.gazette-cotedor.fr/images/65/1177571746_gazette.jpg" border="0" alt="" hspace="3" vspace="3" width="207" height="137" align="right" /></h1>
<p><strong>&laquo; Remettre les &eacute;tudiants au centre des pr&eacute;occupations&raquo;</strong><br />irecteur de l&rsquo;IUP Denis-Diderot et professeur de sciences politiques, Claude Patriat &laquo;â€ˆsouhaite remettre les &eacute;tudiants au centre des pr&eacute;occupations. Tout en sachant que ce sont des usagers provisoires. &raquo; <br />L&rsquo;un des handicaps des UFR, c&rsquo;est l&rsquo;anonymat entre les &eacute;tudiants. A l&rsquo;instar des &eacute;coles, l&rsquo;enseignant voudrait cr&eacute;er un r&eacute;seau pour que les anciens aident les nouveaux, et cela pourrait m&ecirc;me servir si un &eacute;tudiant s&rsquo;interroge sur son orientation. Pour Claude Patriat, il faut aussi &laquo; construire un lien solide entre l&rsquo;universit&eacute; et l&rsquo;insertion professionnelle. &raquo; Autre projet majeur : construire un centre de vie sur le campus. &laquo; On pourrait installer des commerces de proximit&eacute; franchis&eacute;s par l&rsquo;universit&eacute;.â€ˆ&raquo; Les emplois seraient obligatoirement r&eacute;serv&eacute;s aux &eacute;tudiants. Bref, Claude Patriat souhaite un campus vivant pour les &eacute;tudiants, mais aussi pour tout le personnel. </p>
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		<title>Complet manga, gars</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2007/03/01/complet-manga-gars/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[42]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis deux ans, le campus vit à l'heure asiatique un soir par mois avec l'ADMA. Loin d'être des nostalgiques du club Dorothée, ce sont simplement des passionnés de l'univers manga. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2007/03/01/complet-manga-gars/' title='Mangas'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_263ebe2c72fa0cc11eda9ba5db8e4557_1172699611.jpg" class="attachment-medium" alt="Mangas" title="Mangas" /></a>
</code></p>
<p><strong>La Gazette : Quel est le but de&nbsp; votre association ?</strong><u><strong><br /></strong>Julien Marichal, pr&eacute;sident de l&rsquo;ADMA (Association pour la d&eacute;couverte du manga et de l&rsquo;anime) :</u> A l&rsquo;origine, c&rsquo;&eacute;tait simplement pour faire d&eacute;couvrir le manga et les dessins anim&eacute;s japonais. Elle a beaucoup diversifi&eacute; ses activit&eacute;s, puisqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;association fait d&eacute;couvrir aussi des jeunes artistes amateurs qui s&rsquo;inspirent de cet univers. On projetait une fois par mois, le mercredi apr&egrave;s-midi. Le succ&egrave;s n&rsquo;&eacute;tait pas au rendez-vous car ces projections se d&eacute;roulaient pendant que les &eacute;tudiants avaient cours. Cette ann&eacute;e, avec le concours du Crous, nous sommes h&eacute;berg&eacute;s par le restaurant universitaire Mansart, le jeudi soir aux alentours du 15 du mois. On en a profit&eacute; pour changer de formule. On fait d&eacute;couvrir les premiers &eacute;pisodes de trois s&eacute;ries en VOST, qui se r&eacute;unissent autour du m&ecirc;me th&egrave;me.</p>
<p><strong>Cette association est-elle n&eacute;e suite &agrave; une attente des &eacute;tudiants ?<br /></strong>Le manga c&rsquo;est avant tout une passion. Mais on ne fait que du neuf avec du vieux. Nous sommes tous issus de la g&eacute;n&eacute;ration des ann&eacute;es 80 avec notamment le Club Doroth&eacute;e. Maintenant on se rend compte que &ccedil;a ne se limite pas &agrave; cela. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on voulait faire d&eacute;couvrir &agrave; travers l&rsquo;association. Pour que les gens per&ccedil;oivent ce qu&rsquo;est ce courant et surtout qu&rsquo;ils comprennent ce que ce n&rsquo;est pas. On est partis du constat qu&rsquo;&agrave; Dijon, et en Bourgogne plus largement, il n&rsquo;y avait pratiquement rien de li&eacute; &agrave; cet univers. Et on a cr&eacute;&eacute; notre festival en 2005, le Dijon Saiten (ndlr : festival, dans la langue d&rsquo;Hirohito). C&rsquo;est une premi&egrave;re dans un triangle qui va de Nancy, Metz, jusqu&rsquo;&agrave; Lyon. Nous sommes partis de la culture manga et japanime (ndlr : dessins anim&eacute;s), et nous nous sommes tr&egrave;s vite &eacute;largis &agrave; la culture asiatique.</p>
<p><strong>Ce genre de soir&eacute;e, et le festival Dijon Saiten font penser aux r&eacute;unions Gloubiboulga, mais l&agrave; c&rsquo;est pour les nostalgiques du Club Doroth&eacute;e.<br /></strong>Oui effectivement. Je suis moi-m&ecirc;me fan de ces ann&eacute;es-l&agrave;. Il y a les anciens dessins anim&eacute;s qui ont berc&eacute; notre enfance et qui nous ont fait d&eacute;couvrir que quelque chose se passait au Japon. Dans le cadre de nos soir&eacute;es, nous nous attachons surtout &agrave; faire d&eacute;couvrir les nouveaux mangas, parce que les anciens nous ont donn&eacute; un d&eacute;clic. Mais ces derniers sont mal doubl&eacute;s, la traduction n&rsquo;est pas bonne. En plus, elles sont censur&eacute;es d&egrave;s qu&rsquo;il y a du sang ou un peu trop de sc&egrave;nes os&eacute;es. Pour les soir&eacute;es japanimes, ce sont des s&eacute;ries assez r&eacute;centes.</p>
<p><strong>Peut-on parler d&rsquo;un effet de mode ?<br /></strong>Bien souvent la mode fonctionne par vagues. Si on regarde bien il y a eu les ann&eacute;es 80, puis les ann&eacute;es 2000 avec les Pok&eacute;mons et compagnie. Mais parler de mode, c&rsquo;est souvent r&eacute;ducteur, en plus d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;ph&eacute;m&egrave;re. Or cette culture est appel&eacute;e &agrave; se d&eacute;velopper et s&rsquo;installer en France. Pour le prouver il suffit de regarder les rayons dans les librairies. Maintenant il y a autant de mangas que de BD. C&rsquo;est pourquoi je ne parlerais pas de mode mais plus de courant. L&rsquo;association s&rsquo;occupe de la partie d&eacute;couverte, mais aussi promeut les cr&eacute;ations personnelles. Ce courant inspire beaucoup. Le public que l&rsquo;on a rencontr&eacute; aime le dessin. L&rsquo;association a voulu les aider &agrave; d&eacute;velopper leurs cr&eacute;ations en les pr&eacute;sentant sous forme de jeux de cartes, ce qui est tr&egrave;s en vogue au Japon. On a aussi un projet de fanzine qui est en bonne voie.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que vous pr&eacute;sentez sur votre site adma21.fr ?<br /></strong>On d&eacute;crit les activit&eacute;s de l&rsquo;association. Le gros int&eacute;r&ecirc;t de ce site, c&rsquo;est le forum que l&rsquo;on peut y trouver. Les gens postent leurs r&eacute;actions sur les soir&eacute;es que l&rsquo;on a faites, sur des &oelig;uvres en particulier. C&rsquo;est tr&egrave;s sympa. On y apporte ce que l&rsquo;on veut.</p>
<p><strong>Les Dijonnais qui prennent le bus on remarqu&eacute; que leur carte d&rsquo;abonnement mensuelle se couvre de dessins mangas. Cette initiative vient de vous ?<br /></strong>Dans le cadre du festival 2006, nous avons contact&eacute; la direction de Divia pour faire &eacute;ventuellement de la publicit&eacute;. Ils ont tout de suite &eacute;t&eacute; tr&egrave;s emball&eacute;s par l&rsquo;id&eacute;e et nous ont demand&eacute; si nous avions des dessinateurs dans notre association. Tr&egrave;s rapidement l&rsquo;id&eacute;e est venue d&rsquo;illustrer leur billetterie mensuelle. Chaque mois il y aura un visuel illustr&eacute; par l&rsquo;un de nos dessinateurs.</p>
<p><strong>Quand aura lieu le prochain festival ?<br /></strong>C&rsquo;est un peu loin dans l&rsquo;ann&eacute;e puisque ce sera les 20 et 21 octobre. On est tr&egrave;s ambitieux et on veut jouer sur tous les tableaux. Il sera consacr&eacute; au manga, au japanime, et &agrave; la culture asiatique. Evidemment, on retrouvera certain grands classiques comme les jeux vid&eacute;o, les concours de costplay&hellip;</p>
<p><strong>Les costplay ?<br /></strong>C&rsquo;est l&rsquo;abr&eacute;viation de costume playing. C&rsquo;est un jeu qui consiste &agrave; se d&eacute;guiser en un personnage de son choix. C&rsquo;est une pratique n&eacute;e aux USA dans les conventions notamment de Star Wars. Rapidement les Japonais ont ador&eacute;. Nous avons repris le concept en organisant des concours du meilleur costume, ceux qui font les meilleures prestations sur sc&egrave;ne&hellip;</p>
<p><strong>Combien de personnes attendez-vous ?<br /></strong>La premi&egrave;re ann&eacute;e, en 2005, nous avons r&eacute;uni 650 personnes ; l&rsquo;an pass&eacute; 1700. Pour 2007, nous en esp&eacute;rons au moins 2000.</p>
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		<title>Fidèle au poste</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[40]]></category>

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		<description><![CDATA[Joà«l Rakotomalala, responsable de l'antenne de Radio Dijon Campus, a reçu, fin janvier, le prix de la diversité à la Maison de la radio à Paris.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2007/02/15/fidele-au-poste/' title='Joà«l Rakotomalala'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_4505b5ed227fe3bcff8fa431dfee5303_1171526205.jpg" class="attachment-medium" alt="Joà«l Rakotomalala" title="Joà«l Rakotomalala" /></a>
</code></p>
<p><u><strong>La Gazette : Qu&rsquo;est-ce que ce prix de la diversit&eacute; ?</strong></u><br /><u>Jo&euml;l Rakotomalala, responsable de l&rsquo;antenne de Radio Dijon Campus :</u> Ce prix est mis en place par l&rsquo;institut Panos, une ONG qui travaille beaucoup sur la pluralit&eacute; de la presse et de l&rsquo;information. Cette ann&eacute;e dans le cadre de l&rsquo;ann&eacute;e europ&eacute;enne, ils ont lanc&eacute; ce projet avec beaucoup de partenaires, comme Radio France, le Monde, la Vie. Ils ont fait un appel &agrave; candidatures. Quand j&rsquo;ai vu cela, dans un premier temps, j&rsquo;ai communiqu&eacute; cette info aux b&eacute;n&eacute;voles de Radio Dijon Campus. Quelques-uns l&rsquo;ont fait. Et puis j&rsquo;ai envoy&eacute; moi aussi une &eacute;mission, sans grande conviction. Mais comme je leur ai dit pendant la remise des prix: C&rsquo;est ce que je fais depuis que j&rsquo;ai commenc&eacute; la radio. C&#39;est-&agrave;-dire travailler autour de la diversit&eacute;. </p>
<p><strong>Quel th&egrave;me est abord&eacute; dans l&rsquo;&eacute;mission que vous leur avez envoy&eacute;e ?<br /></strong>C&rsquo;est un portrait comme j&rsquo;en ai fait des centaines,&nbsp; sur des gens issus de l&rsquo;immigration. Mais aussi des personnes qui travaillent dans l&rsquo;humanitaire, ou la culture. Il ne faut pas oublier que le th&egrave;me &eacute;tait la diversit&eacute;. Pour ce concours, j&rsquo;ai envoy&eacute; le portrait d&rsquo;un humoriste d&rsquo;origine nig&eacute;rienne qui s&rsquo;appelle Mamane et qui &eacute;tait pass&eacute; &agrave; Dijon pour un spectacle. Le format du portrait &eacute;tait de vingt minutes comme tous les portraits que je fais. C&rsquo;est un format standard Epra (&eacute;changes et productions radiophoniques), et RFI.</p>
<p><strong>M&ecirc;me si ce prix vous a &eacute;t&eacute; d&eacute;cern&eacute; pour ce reportage, il vient aussi saluer votre travail accompli depuis plusieurs ann&eacute;es.<br /></strong>C&rsquo;est un prix m&eacute;dia. Je ne sais pas du tout comment le jury a travaill&eacute;. Je sais qu&rsquo;il est compos&eacute; de professionnels, mais pas forc&eacute;ment de la radio. J&rsquo;ai regard&eacute; la liste: il y a des professeurs, des ma&icirc;tres de conf&eacute;rence, des journalistes. Ce sont des gens qui &eacute;coutent la radio sans avoir forc&eacute;ment une oreille de professionnel. Pour&nbsp; moi ce prix, ce sont des centaines de portraits que j&rsquo;ai faits sur la diversit&eacute;, pour des gens qui n&rsquo;ont pas forc&eacute;ment acc&egrave;s facilement aux m&eacute;dias.</p>
<p><strong>On vous entendait dire r&eacute;cemment que ce prix r&eacute;compensait surtout les 150 b&eacute;n&eacute;voles de la radio&#8230;<br /></strong>Bien s&ucirc;r, avant que cela soit mon prix, c&rsquo;est celui de la radio. D&rsquo;ailleurs dans l&rsquo;article que le Monde a r&eacute;dig&eacute; sur ce prix, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;auteur qui est cit&eacute;, mais le nom de la radio. Parce que si des gens comme moi peuvent faire de la radio dans la pluralit&eacute; et la proximit&eacute;, c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; des m&eacute;dias comme Radio campus. Pour des petites radios comme nous qui sommes en pleine bataille pour garder nos fr&eacute;quences,&nbsp; il est important qu&rsquo;il existe ce genre de prix. Cela nous permet d&rsquo;avoir une petite vitrine.</p>
<p><strong>Quand on travaille pour une radio associative ce n&rsquo;est pas tous les jours faciles, et on a parfois l&rsquo;impression de travailler sans qu&rsquo;il y ait de reconnaissance.â€ˆN&rsquo;est-ce pas aussi le but de ce genre de prix ?<br /></strong>Le plus dur, c&rsquo;est d&rsquo;&ecirc;tre invisible. On travaille au quotidien, et puis finalement on n&rsquo;a pas de r&eacute;compense, ni de reconnaissance. Il y a une mauvaise image autour des radios associatives. Alors que Radio campus est une radio comme toutes les autres. D&rsquo;ailleurs, il y a une phrase du directeur de France inter qui disait : &laquo; il n&rsquo;y a pas de petit journaliste, et il n&rsquo;y a pas non plus de grand journaliste. Il n&rsquo;y a pas de grand m&eacute;dia et de petit m&eacute;dia. &raquo;. C&rsquo;est pourquoi, je pense qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui le travail des radios associatives doit &ecirc;tre reconnu. </p>
<p><strong>Ce prix est-il accompagn&eacute; d&rsquo;une r&eacute;compense financi&egrave;re ?<br /></strong>Oui, comme &agrave; la Star Academy j&rsquo;ai touch&eacute; un million d&rsquo;euros&hellip; Non plus s&eacute;rieusement, on n&rsquo;a pas touch&eacute; d&rsquo;argent. Mais j&rsquo;ai re&ccedil;u un joli troph&eacute;e&hellip;<br />Ce troph&eacute;e, vous allez le mettre dans les toilettes, comme certaines c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s de cin&eacute;ma ?<br />Je vais le disposer sur mon bureau pour que tous les gens qui viennent &agrave; la radio le voient, puisque ce titre revient avant tout &agrave; la radio.</p>
<p><strong>Revenons sur votre parcours, qu&rsquo;est-ce qui vous a amen&eacute; &agrave; la radio ?<br /></strong>J&rsquo;ai commenc&eacute; la radio par hasard. Quand je suis arriv&eacute; &agrave; Dijon en 1991 pour faire mes &eacute;tudes, j&rsquo;ai vu une petite affiche qui disait que Radio campus cherchait des b&eacute;n&eacute;voles pour faire des animations. Je me suis pr&eacute;sent&eacute; un mardi, et j&rsquo;ai fait ma premi&egrave;re &eacute;mission le samedi. Cette &eacute;mission abordait Madagascar. A la fin de mes &eacute;tudes en 1997, je me suis r&eacute;ellement int&eacute;ress&eacute; &agrave; la production. Le hasard de la vie a fait qu&rsquo;avec mon DEA d&rsquo;analyses &eacute;conomiques et politiques je n&rsquo;ai pas trouv&eacute; de travail puisque personne ne voulait de statisticien &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. J&rsquo;ai alors commenc&eacute; &agrave; faire des chroniques &agrave; Radio France Bourgogne sur les musiques du monde. La fibre &eacute;tait alors bien pr&eacute;sente. J&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; produire beaucoup de magazines pour l&rsquo;Epra et Radio campus. En 2001, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; nomm&eacute; directeur de Radio campus.</p>
<p><strong>Ce qui vous pla&icirc;t dans la radio, c&rsquo;est l&rsquo;ambiance du studio avec le micro et tout ce qui va avec ?<br /></strong>Non, j&rsquo;ai horreur des micros. D&rsquo;ailleurs je ne suis pas un bon animateur. Ce que j&rsquo;aime surtout, c&rsquo;est rencontrer les gens. Apprendre, d&eacute;couvrir. On vit dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; finalement on a internet, la t&eacute;l&eacute;, et on se dit qu&rsquo;en restant chez soi on peut tout avoir, tout conna&icirc;tre. Mais moi j&rsquo;aime &eacute;couter les gens me raconter leur histoire et leur parcours. C&rsquo;est l&agrave; que l&rsquo;on se rend compte qu&rsquo;il y a plusieurs parcours mais qu&rsquo;il existe de nombreuses ressemblances entre les itin&eacute;raires des personnes. Je laisse les gens se raconter eux-m&ecirc;mes. Sinon, j&rsquo;aime bien travailler le son. Monter des reportages. C&rsquo;est un aspect tr&egrave;s magique.</p>
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		<title>Buvez jeunesse !</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[37]]></category>

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		<description><![CDATA[Beuveries pour les uns, grandes fêtes pour les autres, des soirées étudiantes ont lieu tous les jeudis soirs à Dijon. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2007/01/25/buvez-jeunesse/' title='Les affiches annonçant les soirées étudiantes recouvrent les panneaux du campus de Dijon'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_1d56336c7b1ebddc13a180f24654c4c9_1169713495.jpg" class="attachment-medium" alt="Les affiches annonçant les soirées étudiantes recouvrent les panneaux du campus de Dijon" title="Les affiches annonçant les soirées étudiantes recouvrent les panneaux du campus de Dijon" /></a>
</code></p>
<p>Des chansons paillardes, des cris, des regards qui cherchent un point de rep&egrave;re pour tenter de se stabiliser, des personnes qui dorment d&eacute;j&agrave;&hellip; dans la navette gratuite qui sillonne les bo&icirc;tes de nuit le jeudi soir, l&rsquo;ambiance est r&eacute;solument f&ecirc;tarde. Les derniers survivants refont une nouvelle fois le film de la soir&eacute;e : &laquo; je suis s&ucirc;r que j&rsquo;aurais pu conclure, mais je ne l&rsquo;ai pas vue partir &raquo;, ou encore &laquo; il y avait vraiment du monde, c&rsquo;&eacute;tait trop bien &raquo;, enfin il y a ceux qui n&rsquo;aiment pas les discoth&egrave;ques et que l&rsquo;on retrouve syst&eacute;matiquement tous les jeudis sur les pistes. Les soir&eacute;es &eacute;tudiantes restent le moment privil&eacute;gi&eacute; pour se l&acirc;cher apr&egrave;s une semaine de cours ou d&rsquo;examens. Les associations rivalisent d&rsquo;imagination pour les th&egrave;mes des soir&eacute;es. Il faut dire qu&rsquo;en quelques mots, l&rsquo;&eacute;tudiant friand de cette aventure doit comprendre qui organise la soir&eacute;e, le th&egrave;me, le lieu, sans oublier de mentionner les tarifs des consommations. Les boissons justement sont le nerf de ces f&ecirc;tes. Leurs d&eacute;tracteurs les accusent d&rsquo;&ecirc;tre simplement des beuveries organis&eacute;es. Mais pour les &eacute;tudiants, boire beaucoup pendant une soir&eacute;e n&rsquo;est pas grave en soi, vu que c&rsquo;est de temps en temps. Dans la navette d&rsquo;ailleurs, tous ne sont pas saouls, mais ceux qui le sont ne font pas semblant.<br />La soir&eacute;e avait pourtant d&eacute;marr&eacute; calmement. Le before se pratique g&eacute;n&eacute;ralement dans un bar, souvent proche de la discoth&egrave;que pour &eacute;viter ainsi de perdre l&rsquo;esprit de la f&ecirc;te en chemin. Toutefois, d&rsquo;autres prennent l&rsquo;ap&eacute;ro d&rsquo;avant-soir&eacute;e chez eux. Les raisons sont simples : l&rsquo;argent non investi dans le bar pourra servir pour la bo&icirc;te. Dans le bistrot, pas de grosse d&eacute;bauche. Les filles ont mis leurs plus belles tenues. Les m&acirc;les arborent leur regard t&eacute;n&eacute;breux pr&eacute;par&eacute; depuis des semaines devant le miroir de la salle de bain&hellip; Le moment est strat&eacute;gique. Il faut marquer le territoire et les esprits avant de rentrer dans l&rsquo;ar&egrave;ne. Car l&rsquo;objectif final de ces soir&eacute;es reste quand m&ecirc;me de ne pas rentrer seul. Sauf les v&eacute;ritables fans de danse et de la voix du DJ viennent en bo&icirc;te pour danser. Toutes les conditions sont r&eacute;unies. C&rsquo;est la fin de la semaine et les esprits sont d&eacute;tendus. En bo&icirc;te, danser rend possible tout rapprochement. Enfin, l&rsquo;alcool permet de laisser au vestiaire la timidit&eacute;. C&rsquo;est pourquoi dans le bar, on boit mais sans grands exc&egrave;s puisqu&rsquo;il faudra ensuite passer les videurs de la bo&icirc;te. Et les gens ivres qui souhaitent rentrer, la s&eacute;curit&eacute; n&rsquo;aime pas trop cela. De toute fa&ccedil;on, &agrave; quoi servirait de boire &agrave; outrance avant la discoth&egrave;que puisque, comme il est de coutume dans les soir&eacute;es, il y aura un sprint alcool fort. Dans la discoth&egrave;que peu de monde avant 23 h 30. L&rsquo;entr&eacute;e des soir&eacute;es n&rsquo;est pas ch&egrave;re : trois euros en moyenne. Mais avant de pouvoir remuer son arri&egrave;re-train sur la piste, il faut payer le vestiaire. Le p&eacute;age r&eacute;gl&eacute;, place &agrave; la f&ecirc;te !<br />Tout se d&eacute;roule comme une soir&eacute;e discoth&egrave;que classique &agrave; l&rsquo;exception du public que l&rsquo;on conna&icirc;t forc&eacute;ment, puisque la fili&egrave;re qui organise a rameut&eacute; ses troupes. La plupart sont reconnaissables &agrave; leur faluche, sorte de b&eacute;ret sapin de No&euml;l. Sauf qu&rsquo;ici les pin&rsquo;s remplacent les boules et les guirlandes. De plus en plus de monde arrive. Il est bient&ocirc;t minuit. La lumi&egrave;re s&rsquo;&eacute;teint. Seuls quelques lasers blancs balayent la piste. La musique est entra&icirc;nante. Le DJ prend la parole : &laquo; attention, &agrave; partir de maintenant, le (&hellip;) est &agrave; un euro. &Ccedil;a va durer une demi-heure &raquo;. Le bar devient le centre n&eacute;vralgique de la bo&icirc;te. Le DJ reprend la parole : &laquo; &agrave; consommer avec mod&eacute;ration, cela va de soi ! &raquo;. On ne distingue plus le devant du bar. La lumi&egrave;re tr&egrave;s tamis&eacute;e des discoth&egrave;ques donne l&rsquo;impression que les verres qui s&rsquo;&eacute;coulent rapidement sont en l&eacute;vitation au dessus des t&ecirc;tes. Les serveurs donnent leur rendement maximum. Le DJ intervient une nouvelle fois : &laquo;c&rsquo;est bizarre, chaque fois que je dis &ccedil;a, la moiti&eacute; de la piste se vide. Bande de pochetrons ! &raquo;. Et les faluchards d&rsquo;acquiescer en levant leur verre tout en poussant un cri primaire. M&ecirc;me si la soir&eacute;e reste plac&eacute;e sous la bonne &eacute;toile de la f&ecirc;te, quelles sont les cons&eacute;quences sur la sant&eacute; des &eacute;tudiantes et &eacute;tudiants ? Tous les m&eacute;decins s&rsquo;accordent pour d&eacute;noncer la prise d&rsquo;alcool en shooter. L&rsquo;association nationale de la pr&eacute;vention en alcoologie et addictologie organise r&eacute;guli&egrave;rement des op&eacute;rations de sensibilisation, comme l&rsquo;explique Aude Pos&eacute;, animatrice de ces manifestations : &laquo; on a des &eacute;thylotests et on fait souffler toutes les personnes qui le souhaitent. C&rsquo;est une sensibilisation pour que les jeunes ses rendent compte de leur taux d&rsquo;alcoolisation. Et souvent ils sont tr&egrave;s surpris. Apr&egrave;s on ne peut pas faire grand-chose. Mais &agrave; force de les voir dans les soir&eacute;es on commence &agrave; pouvoir &eacute;tablir un dialogue. &raquo; Toutefois, les risques li&eacute;s &agrave; la prise d&rsquo;alcool fort en un minimum de temps sont tr&egrave;s pr&eacute;sents, comme le d&eacute;crit l&rsquo;animatrice : &laquo;se taper une cuite, comme on dit, peut-&ecirc;tre tr&egrave;s dramatique, puisque cela aboutit &agrave; un coma &eacute;thylique. Ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il s&rsquo;appelle &eacute;thylique que ce n&rsquo;est pas un coma comme les autres. &raquo;<br />Plusieurs dangers guettent les &eacute;tudiants en soir&eacute;e, et notamment celui d&rsquo;un alcoolisme latent. Toutefois, ce besoin de boire parce qu&rsquo;on est en discoth&egrave;que ne va pas toucher celui qui s&rsquo;offre une cuite de temps en temps. La cible des alcooliers (pour la vente) et des associations telles que l&rsquo;ANPAA (pour la pr&eacute;vention) n&rsquo;est pas ce dernier, mais plus l&rsquo;habitu&eacute;.</p>
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		<title>Les pro-fête de l&#8217;Athénéum</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jan 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[35]]></category>

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		<description><![CDATA[Une association dijonnaise, les Amis de l'Athénéum, oeuvre pour y mêler culture et fête.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2007/01/11/les-pro-fete-de-latheneum/' title='Atheneum'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_d7456ed91e4349b4970bd28f2a19d3d5_1168607540.jpg" class="attachment-medium" alt="Atheneum" title="Atheneum" /></a>
</code></p>
<p>C&rsquo;est sur le campus de Dijon, entre la maison de l&rsquo;&eacute;tudiant et la biblioth&egrave;que universitaire, que se trouve l&rsquo;Ath&eacute;n&eacute;um. Lieu de culture avec ses expositions et ses spectacles, l&rsquo;Ath&eacute;, comme l&rsquo;appellent ses fans, renferme aussi un bar g&eacute;r&eacute; par l&rsquo;association des Amis de l&rsquo;Ath&eacute;n&eacute;um. Ce caf&eacute; n&rsquo;est pas comme les autres, puisque non seulement les prix sont plus qu&rsquo;attractifs, mais aussi parce que se d&eacute;gagent de cet endroit les bonnes ondes de la f&ecirc;te, sans &ecirc;tre pour autant en faire un lieu de beuverie. Pour s&rsquo;en rendre compte, il faut pousser la porte. La lumi&egrave;re est tr&egrave;s pr&eacute;sente, et la d&eacute;co, bien que d&eacute;pouill&eacute;e, s&rsquo;int&egrave;gre parfaitement dans l&rsquo;ambiance du caf&eacute;. Les clients, &eacute;trangement, sont pour la plupart &eacute;tudiants, mais tr&egrave;s peu de &laquo; premi&egrave;re ann&eacute;e &raquo; viennent &agrave; l&rsquo;Ath&eacute;, peut-&ecirc;tre par manque de curiosit&eacute;. A moins qu&rsquo;ils ne pr&eacute;f&egrave;rent le fumoir g&eacute;ant qu&rsquo;est la caf&egrave;t&rsquo;&hellip;  Ouvert de 10 &agrave; 18 heures, le bar est un lieu de passage et de d&eacute;tente. Tout le personnel qui s&rsquo;affaire derri&egrave;re le zinc est enti&egrave;rement b&eacute;n&eacute;vole. Si aujourd&rsquo;hui l&rsquo;ambiance est sereine, cela n&rsquo;a pas toujours &eacute;t&eacute; le cas. En avril 2006, la nouvelle &eacute;quipe des Amis de l&rsquo;Ath&eacute; est &eacute;lue, et avec elle ce lieu a pris un nouveau souffle. Son pr&eacute;sident, le fac&eacute;tieux Antoine Gauthier, s&rsquo;explique : &laquo; par rapport &agrave; avant, on fait des choses, c&rsquo;est peut-&ecirc;tre un changement. Cela a permis d&rsquo;apaiser nos relations avec eux. On est aussi en contact avec Radio Dijon Campus, les associations &eacute;tudiantes viennent nous voir, puisqu&rsquo;ils constatent que &ccedil;a bouge du c&ocirc;t&eacute; des Amis de l&rsquo;Ath&eacute;n&eacute;um. &raquo; Il faut dire que l&rsquo;ancienne &eacute;quipe n&rsquo;usait pas la diplomatie dans toutes ses d&eacute;marches, ce qui ne rendait pas les relations tr&egrave;s sereines avec les autres partenaires de la vie &eacute;tudiante. Avant l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, une rumeur circulait : la gestion de l&rsquo;Ath&eacute; devait &ecirc;tre confi&eacute;e au CROUS. Antoine Gauthier revient sur cet &eacute;pisode : &laquo;j&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;&eacute;tait juste un coup de pression de la part de la fac pour faire bouger les gens, comme ils savaient que &ccedil;a moisissait et qu&rsquo;ils avaient remarqu&eacute; que ce bar &eacute;tait devenu plus un lieu de luxure que d&rsquo;autre chose. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;ils ont mis le CROUS en &eacute;pouvantail pour nous faire peur. &raquo; Toutefois, selon le pr&eacute;sident de l&rsquo;association c&rsquo;est aux Amis de l&rsquo;Ath&eacute; de montrer patte blanche pour ne plus revoir le spectre du CROUS planer au-dessus du caf&eacute; : &laquo; en g&eacute;n&eacute;ral, dans une association, les gens motiv&eacute;s se regroupent et construisent ensemble. L&agrave;, la structure juridique existe depuis 2001 et comme il y a un bar, le seul qui vend de l&rsquo;alcool au milieu du campus, on ne peut pas &eacute;chapper aux gens qui sont attir&eacute;s aussi par &ccedil;a. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il faut fixer des r&egrave;gles. On est oblig&eacute;s parfois de jouer les gardes d&rsquo;enfants ; mais dans l&rsquo;ensemble &ccedil;a se passe plut&ocirc;t bien. La r&eacute;putation du bar est meilleure que l&rsquo;an pass&eacute;. &raquo;<br />Depuis cette ann&eacute;e, pour consommer au bar, il faut &ecirc;tre membre de l&rsquo;association. Heureusement, les Amis de l&rsquo;Ath&eacute; connaissent leur public et ont donc fix&eacute; la cotisation &agrave; 20 centimes. Participation symbolique, mais surtout qui permet &agrave; l&rsquo;association de r&eacute;cup&eacute;rer l&rsquo;adresse e-mail du nouvel inscrit. Ainsi, d&egrave;s que se d&eacute;roule une manifestation, ils peuvent le faire savoir &agrave; travers leur mailing list. Et les soir&eacute;es ce n&rsquo;est pas ce qui manque &agrave; l&rsquo;Ath&eacute;, comme le d&eacute;crit C&ocirc;me Galley, membre du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;association : &laquo; sur le festival Novosonic par exemple, l&rsquo;&eacute;quipe de l&rsquo;Ath&eacute;n&eacute;um avait une grosse programmation, et gr&acirc;ce &agrave; nos bonnes relations avec eux, nous avons organis&eacute; les before avec un ap&eacute;ro rigolo et sympa pour accueillir les gens. &raquo; Le bar est en fait un aimant &agrave; &eacute;tudiants pour les attirer dans le b&acirc;timent de l&rsquo;Ath&eacute;n&eacute;um et ainsi d&eacute;couvrir tout ce qui se passe autour avec les expositions, Radio campus, et la maison de l&rsquo;&eacute;tudiant : &laquo; venir au bar de l&rsquo;Ath&eacute; n&rsquo;est pas une fin en soit. C&rsquo;est un aiguillon culturel. Tu viens au caf&eacute; et tu d&eacute;couvres toute la vie qu&rsquo;il y a autour&raquo;, pr&eacute;cise le pr&eacute;sident. Ce phare de la culture du campus organise donc des soir&eacute;es, sans toutefois tomber dans le concept de faire de la culture pour faire de la culture. Les Amis de l&rsquo;Ath&eacute; aiment communiquer leur sens de la f&ecirc;te : &laquo; on va rendre hommage &agrave; James Brown &agrave; travers une soir&eacute;e sp&eacute;ciale(1) ce qui tient &agrave; c&oelig;ur &agrave; quelques personnes. On aura aussi une bonne soir&eacute;e hip hop avec de la danse, du chant, et peut-&ecirc;tre des graphs qui se d&eacute;roulera le 25 janvier. Le 31, ce seront des &eacute;tudiants des beaux-arts qui viendront pr&eacute;senter leurs &oelig;uvres. Sinon, tous les premiers jeudis du mois, nous organisons les soir&eacute;es Wizz avec R&eacute;gis de Saint-Amour et Mr B. Le principe de cette soir&eacute;e est de se retrouver sur un dance floor pour avant tout se faire plaisir. Toutes les personnes qui viennent dans les soir&eacute;es &agrave; l&rsquo;Ath&eacute; le font gracieusement. &raquo; On l&rsquo;aura compris, l&rsquo;Ath&eacute; ce n&rsquo;est pas que la f&ecirc;te, mais c&rsquo;est aussi de la d&eacute;couverte, de la culture, et surtout une bonne ambiance qui peut permettre de d&eacute;compresser sans se ruiner.â€ˆApr&egrave;s les partiels par exemple.               </p>
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		<title>Le blues des infirmiers</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[31]]></category>

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		<description><![CDATA[Les étudiants infirmiers sont en colère. Leur formation s'étale sur trois années, mais n'est reconnue que Bac + 2. Malgré plusieurs manifestations, la reconnaissance de ce cursus ne semble pas se profiler.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2006/12/07/le-blues-des-infirmiers/' title='Infirmiers'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_9ebf0b1149d5a1e51e7bd60155404544_1165484908.jpg" class="attachment-medium" alt="Infirmiers" title="Infirmiers" /></a>
</code></p>
<p>La Gazette : Pourquoi les &eacute;tudes en soins infirmiers ne sont-elles pas reconnues comme une &eacute;quivalence Bac +3 ?<br />C&eacute;lia Charbonnier, administratrice r&eacute;gionale de la F&eacute;d&eacute;ration nationale des &eacute;tudiants en soins infirmiers (FNESI) : Cela fait trente ans que la formation compte comme Bac + 2. Il y avait une p&eacute;nurie d&rsquo;infirmi&egrave;res, les &eacute;tudes &eacute;taient sur deux ans, pour que les infirmi&egrave;res soient rapidement form&eacute;es. Quand ce manque de personnel s&rsquo;est r&eacute;sorb&eacute;, la formation est repass&eacute;e sur trois ans. Toutefois la reconnaissance du dipl&ocirc;me est rest&eacute;e bloqu&eacute; sur deux ans. Maintenant avec le syst&egrave;me LMD (licence, master, doctorat) il faut r&eacute;ellement que l&rsquo;on soit reconnus &agrave; un niveau licence rapidement sinon la formation n&rsquo;est pas valable au niveau europ&eacute;en. Notre souci est que le minist&egrave;re (de la Sant&eacute;, ndlr) veut faire passer la validation des acquis par l&rsquo;exp&eacute;rience (VAE) par rapport &agrave; la licence justement.<br />Quels soucis cette r&eacute;forme autour de la VAE induit-elle ?<br />Le minist&egrave;re veut mettre en place cette r&eacute;forme par rapport aux anciens programmes alors que nous, pour le niveau licence, il faut justement le r&eacute;am&eacute;nager en cr&eacute;dits ECTS comme dans toute licence. Pour avoir une licence il faut valider 180 cr&eacute;dits. Par exemple, un &eacute;tudiant qui fait une licence en droit, la premi&egrave;re ann&eacute;e, va valider 60 cr&eacute;dits. Il pourra se pr&eacute;senter dans une autre fili&egrave;re avec ses cr&eacute;dits d&eacute;j&agrave; valid&eacute;s. Actuellement avec les programmes on ne peut pas rentrer dans un syst&egrave;me LMD. Par exemple, on a un module n&eacute;phrologie, cardiologie.â€ˆOn les fait s&eacute;par&eacute;ment mais dans tous ces modules, on fait de l&rsquo;anatomie. Alors que l&rsquo;anatomie devrait-&ecirc;tre un module. Il ne faudrait pas qu&rsquo;ils fassent passer la r&eacute;forme de la VAE sur le programme que l&rsquo;on a actuellement, mais sur un qu&rsquo;il faudrait changer pour pouvoir rentrer dans le syst&egrave;me LMD.<br />Que vous propose le minist&egrave;re ?<br />Il devait nous renvoyer un calendrier de groupe de travail, mais on n&rsquo;a pas eu de r&eacute;elle avanc&eacute;e depuis. <br />Pourquoi le minist&egrave;re se bloque comme cela ?<br />En fait cette r&eacute;forme engendrerait une revalorisation des grilles de salaires pour tous les infirmiers et infirmi&egrave;res. Nous sommes pr&egrave;s de 500 000 professionnels. Pour le minist&egrave;re c&rsquo;est un co&ucirc;t trop important. Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; est en charge de notre formation. Mais pour passer la r&eacute;forme LMD, il faut voir avec le minist&egrave;re de l&rsquo;Education nationale, et celui de l&rsquo;Economie et du Budget. Une fois que le programme sera d&eacute;coup&eacute; en cr&eacute;dits, cela sera d&eacute;j&agrave; une belle avanc&eacute;e.<br />Le 2 d&eacute;cembre, les &eacute;tudiants infirmiers sont descendus dans la rue, mais la mobilisation a &eacute;t&eacute; assez maigre. Les &eacute;tudiants peinent &agrave; se sentir concern&eacute;s par ces manifestations ?<br />Cela est plus difficile pour un &eacute;tudiant en soins infirmier de louper les cours, d&rsquo;autres sont en stage. On a un cr&eacute;dit de trente jours d&rsquo;absence sur les trois ans de la formation. Si on le d&eacute;passe on ne peut pas se pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;examen. Les &eacute;tudiants ont envie de soutenir, ils sont pour que &ccedil;a change.<br />Quelles sont les autres actions pr&eacute;vues ?<br />Nous essayons de rencontrer le plus possible de d&eacute;put&eacute;s. On veut que cette question devienne politique. Sachant que &ccedil;a va &ecirc;tre la pr&eacute;sidentielle, on est 80 000 &eacute;tudiants infirmiers en France, qui sont quasiment tous majeurs, et 500 000 infirmiers sur le territoire. J&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute; Alain Suguenot, d&eacute;put&eacute; maire de Beaune. On sent quand m&ecirc;me que les &eacute;lus r&eacute;gionaux soutiennent leurs &eacute;tudiants.<br />Mais en plus de revendications sur le LMD, vous avez aussi des soucis avec la d&eacute;centralisation&hellip;<br />Depuis deux ans, c&rsquo;est le conseil r&eacute;gional qui finance les locaux des instituts de formation en soins infirmiers, et qui s&rsquo;occupe aussi de nous verser nos bourses. Mais au niveau des logements &eacute;tudiants, le Crous en attribue rarement aux &eacute;tudiants infirmiers puisque nous d&eacute;pendons du conseil r&eacute;gional pour les bourses. Quand on fait nos demandes de logement au Crous, nous sommes consid&eacute;r&eacute;s comme non boursiers puisque ce ne sont pas eux qui les financent. C&rsquo;est difficile pour les &eacute;tudiants infirmiers de se loger en cit&eacute; U. C&rsquo;est un des gros probl&egrave;mes engendr&eacute;s par la d&eacute;centralisation. Cette ann&eacute;e, le conseil r&eacute;gional a fait une avanc&eacute;e en mensualisant les bourses.â€ˆMais il y a encore tellement d&rsquo;autres probl&egrave;mes.</p>
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