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	<title>La Gazette de Côte d&#039;Or &#187; Focus</title>
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		<title>Le viti-sculpteur de la Côte-d’Or</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 18:46:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[280]]></category>

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		<description><![CDATA[La Saint-Vincent dure toute l’année chez Michel Faget. Il lui faut bien tout ce temps pour rendre hommage à la vigne et à ses traditions à travers une création foisonnante, tout en bronze. C’est qu’il est viti-sculpteur cet homme-là. VITI-SCULPTEUR. Ne cherchez pas le mot dans le dictionnaire, c’est un néologisme. La définition d’un sculpteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Saint-Vincent dure toute l’année chez Michel Faget. Il lui faut bien tout ce temps pour rendre hommage à la vigne et à ses traditions à travers une création foisonnante, tout en bronze. </strong><strong>C’est qu’il est viti-sculpteur cet homme-là.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/25/le-viti-sculpteur-de-la-cote-dor/mf-115-copie/' title='MF-115-copie'><img width="267" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/01/MF-115-copie-267x400.jpg" class="attachment-medium" alt="MF-115-copie" title="MF-115-copie" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/25/le-viti-sculpteur-de-la-cote-dor/mf4977-copie/' title='MF4977-copie'><img width="450" height="320" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/01/MF4977-copie-450x320.jpg" class="attachment-medium" alt="MF4977-copie" title="MF4977-copie" /></a>

<p>VITI-SCULPTEUR. Ne cherchez pas le mot dans le dictionnaire, c’est un néologisme. La définition d’un sculpteur qui a décidé de sortir la sculpture des galeries et des expositions – où il la diffuse habituellement – pour lui donner une place très… terre à terre. Saint Vincent, le saint patron des vignerons en est la figure emblématique, parmi grappes de raisin en presse-papier, feuilles de vigne en porte-clés et cabottes en trophée. Un bestiaire tout personnel accompagne le cortège. Une part de stylisation, une pincée d’art d’aujourd’hui, des traces de références médiévales, des formes arrondies qui trahissent un intérêt pour la préhistoire…<br />
Tiens, la préhistoire. Quoi de plus naturel pour origine de cette passion pour le bronze. Une rencontre avec des préhistoriens, au siècle précédent, au millénaire précédent, même. La découverte du miracle de l’âge du bronze, l’émouvante beauté des sculptures venues du fond des siècles, l’ingéniosité des techniques de fonte. Mais c’est aussi la faute à Tintin, dans son enfance, avec le mystérieux fétiche arumbaya de L’oreille cassée. Une sculpture qui l’a fasciné au point de vouloir la reproduire à tout prix dans de méchants morceaux de branches. La faute à son père, aussi, qui lui a offert un opinel, un outil sauvage qui lui a laissé des cicatrices encore visibles sur ses mains qui ont réalisé tant de choses depuis. L’âge du bois qui précède en quelque sorte l’âge du bronze.<br />
Graphiste d’abord. Il l’est toujours d’ailleurs. Le logo de l’Imaginarium : c’est lui. Le « profession entrepreneur » que l’on voit sur des panneaux lors des matchs du DFCO, eh bien, c’est son écriture. Mais trente ans de création ne se résument pas en deux lignes.<br />
Illustrateur. L’hyper réalisme, la BD, les dessins de mode d’emploi, les affiches de spectacles (« Sons d’une Nuits d’été », le festival nuiton, c’est lui).<br />
Peintre. Cinquante expositions au compteur.<br />
Photographe. Puis photographiste parce que les techniques numériques lui ont offert d’autres horizons. Un livre en cours de réalisation.<br />
Et des rencontres. Une demande, un jour, du style : Toi qui n’as pas deux mains gauches, tu ne pourrais pas nous bricoler un trophée qui exprimerait le fair-play dans le sport ? Un truc simple et facile à réaliser… Et c’est le début de l’aventure des « Iris du sport », le trophée remis chaque année, depuis plus de quinze ans, début décembre, à 12 sportifs remarquables par leur comportement et leur carrière. Sébastien Loeb, Daniel Bernard, Colette Besson, Raymond Kopa, Jo Maso, Patrice Martin. Et des créations de médailles, de plaques, d’objets d’art pour récompenser des collaborateurs d’entreprises, pour stimuler des vocations, pour soutenir des causes. Pour Ray Charles, pour Albert Grimaldi, pour Gilberto Gil, pour…<br />
Et toujours la viti-sculpture.<br />
Le trophée des Cabottes d’Or, du festival œnovidéo, du semi-marathon de la vente des vins de Nuits, le Gibri’Art. Des modèles de saint Vincent de toutes tailles, de tous styles. Tout ceci obtenu grâce à la technique de la fonte au sable. Pas de moule, juste une prise d’empreinte, souvent très complexe. Chaque pièce, même tirée en série est unique, finie manuellement, polie, patinée, signée, millésimée. Tout est créé et fini en Côte-de-Nuits, à Chambolle-Musigny, après un passage dans une fonderie franc-comtoise. Pas de délocalisation dans le Sud-Est asiatique. Et aussi, proximité avec Dijon oblige, des chouettes. De toutes dimensions, pour satisfaire tous les goûts. Une chouette des amoureux pour la Saint-Valentin, une chouette aux ailes déployées… Tiens on dirait le logo du DFCO. Eh bien, c’est lui, vous avez vu juste .</p>
<p>Vivien Bastien AURELIEN</p>
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		<title>Solution d’avenir</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2011/12/07/solution-d%e2%80%99avenir/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 19:38:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andrea De Cesaris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[274]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le tram, nous pouvons nous débarrasser de nombreux trottoirs, héritage du passé]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’arrivée du tramway à Dijon va avoir pour conséquence de changer nos habitudes de transport. Les deux roues et notamment les vélos devraient fleurir le long de nos rues, ce que nous confirme André Gervais, élu symbole des problématiques de circulation, qui s’est prêté au jeu de l’essai Gazette au guidon du vélo électrique pliant Sun City qui vient de faire son arrivée dans notre ville. </strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/12/07/solution-d%e2%80%99avenir/dsc_7620-copie/' title='DSC_7620-copie'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/12/DSC_7620-copie-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_7620-copie" title="DSC_7620-copie" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/12/07/solution-d%e2%80%99avenir/dsc_7589-copie/' title='DSC_7589-copie'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/12/DSC_7589-copie-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_7589-copie" title="DSC_7589-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : À moins d’un an de l’arrivée du tramway, peut-on déjà anticiper les différents changements qu’il va générer dans notre quotidien ?</strong><br />
ANDRÉ GERVAIS   Adjoint délégué à l’équipement urbain, à la circulation et aux déplacements à la ville de Dijon et 1er conseiller délégué du Grand Dijon, référent pour le transport commun en site propre : Le tram c’est le symbole de l’action du futur plan de déplacement urbain. Cela va permettre de pouvoir donner une place différente à tous les moyens de locomotion, de la marche à pied en passant par le vélo et les transports en commun. L’idée est de rééquilibrer leur place avec celle de l’automobile, de jouer la complémentarité. Mettre en mouvement des déplacement urbains qui correspondent aux villes d’aujourd’hui, celles du XXIe siècle, avec des transports plus doux qui respectent l’environnement.<br />
<strong>Peut-on déjà avoir des objectifs chiffrés ?</strong><br />
Soyons clairs : la part des piétons devrait passer de 20 % à 30 % et celle des transports en commun de 13 à 20 %. En ce qui concerne les vélos dans notre cité, ils représentent  2,5 % des transports quotidiens. Nous souhaitons amener cette part à 10 %. C’est un objectif tout à fait réaliste et le nombre pléthorique de magasins de vélos venant de s’installer à Dijon le symbolise. C’est un marché d’avenir, mais aussi du présent, pour qui l’arrivée du tram est une aubaine.<br />
<strong>Comment va être aménagée la place des vélos le long du tracé du tram ?</strong><br />
Avec le tram, nous pouvons nous débarrasser de nombreux trottoirs, héritage du passé, et donc cela devient beaucoup plus facile de pouvoir faire cohabiter tous les moyens de transport. Nous avons pu retravailler sur les espaces. Pour les 2 roues cela passe par des aménagements sur les 40 km du tracé du tram. On pense notamment aux six vélos - stations qui seront des parkings sécurisés et avec code d’accès. Tout a été pensé pour le confort des usagers.<br />
<strong>Un confort qui sera aussi auditif, mais pour autant le danger des transports non motorisés ou électriques est justement la quasi absence de bruit, ce qui semble provoquer de nombreux incidents voire accidents. C’est d’ailleurs le cas en ce moment à Angers, avec l’un des derniers trams ayant ouvert en France…</strong><br />
Attention ne nous trompons pas de coupable. Les deux facteurs d’accidentologie les plus importants sont le flux trop important de véhicules et les vitesses excessives. L’arrivée du tram va donc permettre, grâce à la réorganisation du paysage urbain de notre ville, de réguler mieux ces problématiques. Afin d’éviter d’éventuels incidents, les trams sont équipés d’avertisseurs sonores qui seront notamment utilisés dans les zones à fort flux de piétons. De toute façon, du moment où il y a déplacement, il y a risque… et il faudra que les piétons comprennent que même si, au-delà de la large zone de piétonisation, la part belle leur sera faite, ils devront aussi se montrer responsables.<br />
<strong>Vous êtes connu pour circuler quotidiennement en deux roues et venez d’essayer le vélo pliant électrique Sun City. Impressions ?</strong><br />
Alors là je dois bien dire que je suis bluffé ! Ce vélo est redoutable d’efficacité et entre totalement dans une logique de transport pour bien vivre notre ville. Je vois dans ce vélo de très nombreux avantages. Tout d’abord il est pliant, et ça c’est vraiment pratique. Vous pouvez le ranger chez vous facilement, même sans garage à vélo, ou l’amener dans votre bureau et le transporter dans les transports en commun sans gêner les autres usagers. Bien sûr, l’autre avantage est l’assistance électrique. Voilà la solution pour rouler écologique, tout en ayant un outil rapide, nerveux et qui se faufile partout et dans toutes les situations. J’ai même, je dois bien le dire, été impressionné par la puissance de ce moteur électrique qui ne permet pas moins de 80 km d’autonomie… C’est énorme par rapport à ce que l’on connaissait auparavant. Vous pouvez vraiment l’utiliser tous les jours pour vos déplacements professionnels, sans craindre d’arriver transpirant. Et puis pour monter les coteaux du type de ceux que l’on peut connaître pour rejoindre Ste Anne ou Talant par exemple, c’est précieux. C’est vraiment un outil d’avenir adapté à tous les âges. Le fait que ce soit un vélo français qui a été conçu et assemblé chez nos voisins de Besançon est forcément un plus. J’incite vraiment tout le monde à essayer ce Sun City, car nous voulons vraiment amener les Dijonnais à se diriger vers ce type de transport ludique et de bon sens. Et le prix est tout à fait raisonnable car il représente environ dix pleins d’essence d’une voiture. Le calcul de rentabilité est vite fait .</p>
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		<title>Couleur Perret</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 19:05:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[272]]></category>

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		<description><![CDATA[Pierre Perret, sort son intégrale. Il viendra aussi présenter son spectacle au Zénith de Dijon début 2012. JAMAIS À LA MODE, mais toujours présent, Pierre Perret, à près de 80 balais en a vu passer des imbéciles. Il les dépeint à longueur de chansons, sans complaisance, mais sans jugement. Un simple constat alliant efficacité et impertinence. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pierre Perret, sort son intégrale. Il viendra aussi présenter son spectacle au Zénith de Dijon début 2012.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/11/23/couleur-perret/untitled3-copie/' title='untitled3-copie'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/11/untitled3-copie-450x299.jpg" class="attachment-medium" alt="untitled3-copie" title="untitled3-copie" /></a>

<p>JAMAIS À LA MODE, mais toujours présent, Pierre Perret, à près de 80 balais en a vu passer des imbéciles. Il les dépeint à longueur de chansons, sans complaisance, mais sans jugement. Un simple constat alliant efficacité et impertinence. Alors, forcément ça ne plaît pas à tout le monde. La dernière cible, ou plutôt les derniers offusqués, sont les extrémistes islamistes faisant porter à leur femme un voile intégral. Sous le titre La femme grillagée, Pierre Perret voulait, à sa manière, dénoncer cette pratique. « Plus on tient les gens dans l’ignorance, plus on les tient sous sa coupe »… « Pas question de faire la savante, il faut qu’elle reste dans l’ignorance. Son époux dit que les études sont contraires à ses servitudes » chante-t-il. Dans la réalité, ce constat n’est ni anodin ni dénué de perspicacité ! Pierre Perret, du bout de sa guitare, touche cette réalité que l’on préfère laisser sous le voile de la communication. Malgré l’honnêteté intellectuelle de sa démarche, le texte de La femme grillagée est très mal passé du côté de personnes se disant féministes, militant pour le droit des femmes : « C’est un paradoxe. Certains ont un degré de compréhension qui m’échappe parfois. C’est une attitude assez… scorpionesque ! »<br />
Le chanteur ne se contente pas de plaider contre l’obscurantisme, il s’en prend aussi à la bêtise quotidienne. Dans son dernier album, il dédie même une chanson entière à ce penchant naturel vers la facilité intellectuelle. « La bêtise est constante, il y a un certain entretien de la connerie. Les idées reçues font le plus de bien à la connerie. On peut compter sur les cons, on ne sera pas déçu. » Toutefois, une absurdité est plus insidieuse que la bêtise flagrante. La salubrité de la pensée préfabriquée – autrement nommée « le politiquement correct » &#8211; fait des ravages. On ne la voit pas, elle est discrète. À tel point qu’on l’utilise et qu’on la subit tous les jours. Détourner des mots étudiés pour cacher la vérité est un procédé connu, mais d’autres stratagèmes existent comme « la couleur de la radio ». Cette expression désigne en quelque sorte la ligne musicale d’une radio. Mais quand on interprète des textes et des musiques comme ceux de Pierre Perret, cela devient mission quasi impossible d’être diffusé. Cette censure, sous couvert de la mode, appauvrit la diversité. « Cela n’engage que ceux qui formulent ce genre de restriction. Personnellement, cela me fait rire, m’amuse, et m’attriste aussi. C’est lamentable. Quand on détermine la couleur d’une radio, on détermine aussi la couleur des imbéciles qui l’écoutent. Cela me fait peur. » Cette situation est paradoxale concernant Pierre Perret. De plus en plus de groupes reprennent ses textes, en font des albums, des concerts, s’en inspirent dans leurs compositions. Les Ogres de Barback l’ont repris et ils l’ont même invité sur scène à se produire devant un public d’une moyenne d’âge de 25 &#8211; 30 ans. En Franche-Comté, ce sont les Trappétistes qui lui ont consacré un album. Alors quand on lui dit « t’as pas la couleur », il rit doucement : « C’est une forme de censure qui n’a pas le courage de son nom. Il y avait 50 000 cons, aux Vieilles charrues, qui n’avaient pas la couleur et qui ont chanté pendant 1 heure 30 avec moi ! »<br />
Les textes de Pierre Perret dérangent parfois. Au-delà des chansons grivoises, certaines sont prémonitoires. Dans Une minute de soleil en plus, il nous explique « [qu’] il n’y a que les hypocrites qui pleurent quand un salaud est mort ». Plus loin il écrit « Kadhafi s’étrangle d’un os de mouton, j’adopte le fils du mouton. S’il imite son père, au prochain méchoui, il met Ben Laden au tapis ». Ce texte a été écrit en 2002 « Aujourd’hui, je donnerais bien du mouton au président syrien. » commente-il.<br />
Décidément, qu’on aime ta couleur Perret… .</p>
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		<title>Saï : &#171;&#160;On voyage dans toutes les directions&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2011/09/28/sai-voyage-dans-toutes-les-directions/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 15:35:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurélien Gaudriot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[264]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous resterons toujours indépendants pour conserver notre liberté]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Porté par une éclatante réussite depuis 2009, le groupe dijonnais Soul Acoustic Inspiration (Saï) sort un troisième album, Crazy So Aware, le 29 septembre. Rencontre avec les deux membres du groupe, Sofiane et Willy Will.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/09/28/sai-voyage-dans-toutes-les-directions/_igp5729-copie/' title='_IGP5729-copie'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/09/IGP5729-copie-450x299.jpg" class="attachment-medium" alt="_IGP5729-copie" title="_IGP5729-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Des pistes d’athlétisme à la musique, il n’y a qu’un pas… Pouvez-vous revenir sur les origines de la création du groupe Saï (Soul Acoustic Inspiration) ?</strong><br />
SOFIANE : En effet, nous nous sommes rencontrés à l’âge de 15 ans au club d’athlétisme de Mâcon. Nous partagions la même passion pour la musique, et rapidement, nous avons songé à créer un groupe. Après avoir vécu beaucoup de délires en athlétisme, mais aussi de souffrances, nous avions besoin de musique pour apaiser les mœurs.</p>
<p><strong>À la base, c’était plus un coup d’essai ?</strong><br />
SOFIANE : Nous faisions ça pour le plaisir avec Willy Will, ma petite sœur et un ami. Notre entourage a dû nous pousser à créer ce groupe car nous n’avions pas forcément l’ego, l’assurance et la confiance pour nous investir à ce point. C’est presque la musique qui nous a pris, nous avons eu de la chance. Et désormais, nous ne pouvons plus la lâcher !</p>
<p><strong>Votre premier album, Début de l’histoire…, a-t-il servi de déclic ?</strong><br />
WILLY WILL : Le premier album nous a donné l’envie de nous investir, de faire de la scène et de nous faire connaître par un plus large public. C’est un album qui a marqué une étape. Le deuxième album, Fusion, également car nous nous sommes retrouvés à deux au sein du groupe. À l’issue du deuxième album, nous avons constaté que nous étions en retard sur ce que nous réalisions en concert. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu faire le troisième album.</p>
<p><strong>Depuis la sortie de votre premier album, votre renommée grandit progressivement… Mais vous n’avez pas l’air de courir après la gloire ?</strong><br />
SOFIANE : En musique, il existe plusieurs méthodes pour gagner le succès. Tu peux aller à la Star Ac’ où le succès grimpe d’un coup, mais où tu peux aussi finir rapidement très bas. Pour un groupe local, notre progression évolue bien. Elle est constante. Et pour qu’elle se poursuive, nous continuons à nous professionnaliser. Nous avons intégré Hervé, notre « Tonton agent », qui nous aide dans la partie administrative, la recherche de dates, la communication. Cela nous permet de nous délester de cette partie fastidieuse.</p>
<p><strong>Une approche plus professionnelle qui signifie que vous souhaitez aller plus haut ?</strong><br />
WILLY WILL : Oui, mais sans perdre notre amour de la musique et notre humilité. Saï n’est pas un groupe commercial, même si nous essayons de vivre de notre musique. Ce qui est appréciable, c’est que les gens viennent toujours nous dire des petites choses sympathiques. C’est cool.<br />
SOFIANE : En fait, notre but, c’est de faire ce que l’on aime. Nous n’avons jamais choisi de grandir, d’avoir plus de « fans ». Ce qui nous booste, c’est la musique. On se structure et le reste… Advienne que pourra. Avoir des « fans », c’est un honneur, mais notre objectif n’est pas de chercher la gloire. D’ailleurs nous resterons toujours indépendants pour conserver notre liberté.</p>
<p><strong>Quelles sont vos inspirations musicales ?</strong><br />
WILLY WILL : Je n’ai pas vraiment d’artistes de référence. J’écoute vraiment beaucoup de styles différents. Je viens d’Haïti donc j’ai pas mal d’influences des Caraïbes. J’écoute de tout, je prends tout et je fais à ma sauce après !<br />
SOFIANE : J’ai des parents qui écoutaient énormément de musique. J’ai un père blues à 10 000 pour cent ! Je me suis beaucoup centré sur une écoute de Bob Marley et Stevie Wonder. Ce sont deux artistes qui ont forgé une grosse partie de mon éducation musicale. Ce sont mes maîtres.</p>
<p><strong>Pouvez-vous vous décrire mutuellement sur les plans humain et musical ?</strong><br />
<strong>Histoire de mieux comprendre votre complémentarité…</strong><br />
SOFIANE : Notre complémentarité, c’est avant tout une histoire d’amitié, de fraternité. Deux personnes qui ne s’entendent pas ne peuvent pas faire de la bonne musique. Leurs voix ne s’accorderont pas. Nous, ça fait longtemps que l’on se connaît, que l’on se respecte et que l’on s’aime. C’est pourquoi la magie opère. Les meilleurs groupes de musique sont souvent formés par des membres de la même famille car la connexion est optimale. Pour moi, Will c’est la voix africaine. C’est une éducation très théorique de la musique avec la guitare et qui s’est ouvert très rapidement sur des musiques plus libres. Quand il a débuté, il ne voulait même pas chanter ! Je pense qu’il n’était pas conscient de la qualité de sa voix, qui a la particularité d’être à la fois douce mais dans un ton grave. C’est une voix extrême.<br />
WILLY WILL : Sofiane est un frère avant d’être un collègue de travail. Il est venu me chercher pour faire de la musique. La première fois que je l’ai entendu chanter, ça a été juste extraordinaire ! Ça a failli me faire chialer… C’est quelqu’un d’incroyable, avec une voix unique, une oreille incroyable et un sens aigu de la mélodie et du mot. Il est capable d’écrire des chansons que j’ai toujours eues au fond de moi. Il a ce don-là et ce n’est pas donné à tout le monde. C’est un technicien de la voix.<br />
SOFIANE : Arrête, tu vas me faire chialer là ! (rires) En tous cas, c’est la première fois qu’on nous demande de nous décrire mutuellement en interview. Merci !</p>
<p><strong>Votre troisième album constitue-t-il un nouveau cap ?</strong><br />
SOFIANE : Oui, c’est un nouveau cap. C’est la première fois que nous avons ce désir d’enregistrer en studio. Les musiques peuvent être bonnes, si le professionnel entend qu’il n’y a pas la qualité derrière, il ne va pas les écouter. Nous souhaitons davantage de crédibilité. Nous avons travaillé sur le rythme car on nous reprochait souvent un manque de rythme à nos débuts. Là, on a essayé de faire un album live où l’on retrouve quelques chansons douces, mais aussi des musiques vraiment rythmées qui donnent un peu plus le ton de ce que l’on fait sur scène en ce moment.</p>
<p><strong>Mais cela reste toujours dans l’acoustique ?</strong><br />
Willy Will : Toujours ! Deux guitares, deux voix. Sur l’album, nous avons cependant réservé trois surprises&#8230; Cela donne des idées sur ce que donnera le groupe dans quelques mois. Nous avons des idées sur des instruments à rajouter.<br />
SOFIANE : Mais nous resterons toujours à deux, c’est notre identité. À deux, on peut mettre le bordel autant qu’à vingt-cinq !</p>
<p><strong>Que racontez-vous dans ce troisième album ?</strong><br />
WILLY WILL : Musicalement, il mélange beaucoup de styles différents. Ça va du rock à la soul en passant par du rap, du reggae, du ragga mais aussi du slam, de la valse, des ballades… Pour les textes, on parle de nous, de notre vision du monde. Personnellement, j’ai pas mal donné sur moi, sur ma vie.<br />
Sofiane : Cet album, c’est encore plus nous ! On va du délire à l’émotion. On voyage dans toutes les directions.</p>
<p><strong>Pour votre troisième album, vous avez collaboré avec Pierpoljak. Comment s’est déroulée cette rencontre ? Et comment l’avez-vous convaincu de travailler sur cet album ?</strong><br />
WILLY WILL : Nous avons eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises l’année dernière, quand nous faisions ses premières parties de concerts. Nous avons bien sympathisé. Fin 2010, il nous a proposé de collaborer sur notre prochain album. Au départ, il disait ça sur un délire. Mais nous, nous l’avions pris au sérieux ! Nous l’avons rappelé quelques mois plus tard pour lui proposer. Il a tenu sa parole. C’est un honneur car c’est un artiste que l’on connaît depuis des années. Nous aimons sa musique et malgré qu’il n’ait pas forcément une bonne réputation, ça reste quelqu’un qui a le cœur sur la main. Nous avons été agréablement surpris par sa démarche.</p>
<p><strong>Ce morceau pourrait vous servir de levier…</strong><br />
SOFIANE : Ce n’est pas le but. Pouvoir jouer avec lui, c’était déjà magique. Et d’ailleurs, cette magie nous la ressentons quand on écoute le morceau tous les trois. Pourquoi ne pas proposer ce morceau à des radios pour nous booster un peu ? Mais c’était avant tout un coup de cœur .</p>
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		<title>La Saison 4 d&#8217;Yves Jamait</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2011/09/14/la-saison-4-dyves-jamait/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 16:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roald Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[262]]></category>

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		<description><![CDATA[le temps qui passe c’est ma grosse persécution]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le chanteur dijonnais sortira son quatrième album en octobre prochain. En exclusivité nous l’avons écouté, en compagnie de son auteur… Impressions…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/09/14/la-saison-4-dyves-jamait/yves_jamait_1-copie/' title='Yves_JAMAIT_1-copie'><img width="450" height="310" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/09/Yves_JAMAIT_1-copie-e1316018789724-450x310.jpg" class="attachment-medium" alt="Yves_JAMAIT_1-copie" title="Yves_JAMAIT_1-copie" /></a>

<p>DIX ANS DE CARRIÈRE et déjà<br />
trois albums (disques d’or) au compteur. Yves Jamait est un artiste du genre prolifique. Le quatrième opus du chanteur, sobrement intitulé<br />
Saison 4, sortira le 10 octobre prochain : « Je cherchais un titre, celui-ci est venu un peu par hasard. Je préfère quand c’est court, précis, concis. Les trucs à rallonge c’est pas vraiment ce que j’aime. Et puis cela me faisait penser aux séries américaines… Season four tu vois… »  plaisante l’artiste tout sourire. Yves Jamait, c’est sûr, aime faire mouche avec les mots… le plus simplement du monde. Sa poésie est élégante, sans artifice ni fioriture. Ne cherchez pas de périphrases alambiquées dans ses écrits, Jamait va toujours droit au but avec une précision quasi chirurgicale, qu’il chante une simple tranche de vie glanée au coin du zinc, un souvenir d’enfance jauni par les années, ou la désillusion d’une relation amoureuse. Le chanteur ne s’en cache pas, le temps qui passe l’obsède, le ronge au plus profond de ses tripes : « C’est ma grosse persécution » reconnaît-il sans détour. Jamait, c’est du concentré de nostalgie. Cette mélancolie il la couche inlassablement sur le papier depuis des années, bien avant même que la célébrité ne vienne frapper à ses carreaux. « Je ne cherche pas à faire autre chose, à écrire différemment, je ne saurais de toute façon pas le faire. Je cherche toujours le rapport à l’émotion. Quand tu vas voir Sur la route de Madison tu n’y vas pas pour te fendre la gueule, c’est pareil quand j’écris une chanson. Quelque part le désespoir me donne de l’énergie » explique le chanteur. Aux antipodes des modes musicales dictées par les maisons de disques, ce nouvel album se veut néanmoins plus balancé que les précédents : « On a utilisé beaucoup de sonorités différentes, avec des  claviers et des guitares. J’aime bien me bousculer un peu, aller chercher des choses ailleurs. Pour autant je n’ai pas fui complètement l’accordéon, très présent dans mes autres albums. » C’est beau les filles, sorte d’hymne à la beauté féminine, est l’exemple le plus criant de cette sonorité nouvelle à laquelle le Dijonnais tente de nous initier : « C’est certainement le morceau le plus rock de l’album. Quand j’écoute cette chanson j’ai l’impression d’être passé de rétro à vintage ! » Si l’enveloppe musicale est certes quelque peu bouleversée, le chanteur n’en délaisse pas pour autant ses thèmes de prédilection. Gare au train évoque son enfance passée dans cette petite maison de garde-barrière du côté de Corcelles-les-Arts (« Marraine me laissait tourner la manivelle, alors je vous le jure il me poussait des ailes. ») Dans J’me casse, Jamait parle d’amour. Pas de celui qui naît, mais plutôt de celui qui s’essouffle et qui s’éteint : « Les choses lisses où tout va bien ça m’emmerde ! » La radio qui chante, en duo avec Zaz, raconte un couple qui ne se comprend plus et pour lequel l’issue semble jouée d’avance : (« Elle pense que la vie est belle, belle belle… Lui pas trop »). Un peu plus loin, le premier extrait de l’album Même sans toi tire aisément la larme de l’œil : « À la base je voulais juste écrire ce que l’on ressent quand on est seul face à la mer. Chacun comprend cette chanson à sa façon, mais c’est vrai que beaucoup ont tendance à pleurer C’est plutôt étrange parce que pour moi c’est la chanson la plus optimiste de l’album ». Arrête aborde le thème de l’alcool, autre sujet récurrent dans les écrits du chanteur : « C’est un mec qui dit à un autre qu’il boit trop… qu’il a encore le foie mais qu’il n’a plus le cœur ni les tripes. On a tous eu un jour un mec comme ça en face de soi. Moi j’aime les chansons qui sentent le vécu. » (« Tu postillonnes sur les comptoirs des histoires dont tout le monde se fout. ») Justement, les coins de bar,  Yves les a fréquentés… assidûment. Dans La dernière au bar, il chante la fin d’une époque, celle des troquets à papa qui sentent la bière et le tabac froid : « Un bistrot qui se casse la gueule ça m’a toujours attristé. J’aime bien cette ambiance de café du commerce où tout le monde se rencontre. Aujourd’hui ce genre de lieux n’existe presque plus. »<br />
Quand il s’éloigne de son état mélancolique, de ce spleen quasi baudelairien, Yves Jamait sait faire du « plus léger », sans pour autant sacrifier sa finesse d’écriture… Rien de vous raconte une histoire toute simple, « celle d’un type qui voit passer une nana à 17 h 40 devant un square. Il aime tout d’elle, il fantasme complètement sur cette inconnue, il brûle de désir. À 17 h 50, il finit par tout détester chez elle… quand  son mec arrive…  »<br />
Comme l’écrivait le journaliste Dominique Parravano, Saison 4 est « un quatrième album plus nostalgique que le précédent, mais comportant suffisamment de sève pour figurer parmi les temps forts de cette fin d’année avec toujours cette écriture à nu, s’ouvrant sur des abîmes de désillusion, ses chansons qui sourient avec une larme à l’œil et ses textes burinés par l’éternelle envie de piquer juste et au cœur… » .</p>
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		<title>Pulpalicious, la parfaite émulation</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2011/07/06/pulpalicious-la-parfaite-emulation/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 16:53:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[256]]></category>

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		<description><![CDATA[Pulpalicious, comprenez la Pulpe délicieuse, est un groupe de scratcheurs dijonnais pur cru. Composée de Mr Style, Access, Prim’s et Don Hutch, la formation vient de sortir un nouvel opus , Bodytalk. On en parle dans le détail avec Access et Mr Style… LA GAZETTE : Première question à laquelle je ne résiste pas : comment définiriez-vous votre musique ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pulpalicious, comprenez la Pulpe délicieuse, est un groupe de scratcheurs dijonnais pur cru. Composée de Mr Style, Access, Prim’s et Don Hutch, la formation vient de sortir un nouvel opus , Bodytalk. On en parle dans le détail avec Access et Mr Style…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/07/06/pulpalicious-la-parfaite-emulation/untitled-copie-4-2/' title='untitled-copie-(4)'><img width="266" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/07/untitled-copie-4-266x400.jpg" class="attachment-medium" alt="untitled-copie-(4)" title="untitled-copie-(4)" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/07/06/pulpalicious-la-parfaite-emulation/untitled-copie-3-2/' title='untitled-copie-(3)'><img width="450" height="121" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/07/untitled-copie-3-450x121.jpg" class="attachment-medium" alt="untitled-copie-(3)" title="untitled-copie-(3)" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Première question à laquelle je ne résiste pas : comment définiriez-vous votre musique ?</strong><br />
Électronique à tendance pop ou rock.</p>
<p><strong>En clair, vous utilisez les platines non pas pour mixer, mais réellement comme un instrument de musique ?</strong><br />
« Comme un instrument de musique » c’est le terme que nous utilisons régulièrement pour expliquer dans les grandes lignes ce qui se passe sur scène et sur nos disques. C’est la manière idéale d’expliquer notre façon de jouer aux personnes qui n’ont jamais vu cette pratique auparavant. Le but est de mettre sur disque des sonorités, puis de restructurer les notes jouées en amont à notre sauce, pour récréer notre mélodie. Après avoir composé nos morceaux, et en vue de préparer notre tournée, chaque DJ s’attribue un instrument par morceau. Nous isolons ces instruments que nous encodons sur le disque vinyle de chacun. Nous y inscrivons les notes d’instrument que chacun doit jouer sur scène. Une fois sur les planches notre répertoire et notre musique prennent vie quand nous jouons toutes ces notes bout à bout et en rythme &#8211; comme avec des instruments traditionnels. Les possibilités sont presque infinies, mais au final la platine reste quand même physiquement limitée par son plateau et sa tête de lecture unique. Des mouvements complexes, comparables à ceux de la guitare, ne sont donc pas envisageables et nous limitent malgré tout dans certains rendus sonores…</p>
<p><strong>Bodytalk est le premier album des Pulpalicious après un coup d’essai très réussi en 2010 avec le maxi Dirty… Une explication valant mieux qu’un long discours qu’auriez-vous envie de dire sur cet album ?</strong><br />
En réalité, Bodytalk est également un EP, notre album, lui, est en préparation et verra le jour fin 2011, début 2012. Pour la sortie de Bodytalk, nous voulions faire un titre frais et musical tout en gardant une patte dancefloor qui nous tient à cœur. Nous en sommes satisfaits, nous avons réussi à lui donner la couleur que nous voulions apporter au départ. Il vient de sortir et il est déjà playlisté un peu partout par de nombreux DJ phares, les retours sont super positifs. C’est une bonne entrée en matière pour l’album et très encourageant.</p>
<p><strong>Pulpalicious est un groupe sans leader à la différence d’une formation pop ou rock&#8230; Quand il faut faire des choix sur un morceau, vous optez systématiquement pour la décision collégiale ?</strong><br />
Effectivement sans leader ça peut paraître compliqué (rires), mais au final pas du tout, c’est même tout le contraire. Cette manière de fonctionner permet à chacun d’avoir un degré d’implication dans chaque morceau, dans chaque partie du live et au final, le projet ressemble aux quatre. Personne ne se sent lésé. Bon d’accord, la décision collégiale donne effectivement un bon bordel parfois, mais on finit toujours par prendre la bonne décision.</p>
<p><strong>Quand on lit votre bio on s’aperçoit que vos influences sont du genre variées…  Ça doit ressembler à une sacrée foire d’empoigne vos réunions de travail ?</strong><br />
Eh bien, pas du tout. Pour nous il est très important d’avoir des influences diverses et variées. Pour composer notre musique il est primordial d’être inspiré par de nombreux genres et courants musicaux, voire même de s’y appuyer pour faire de savants mélanges. Chacun d’entre nous a une histoire propre et penche naturellement vers une influence ou une autre, nous obtenons donc une confrontation vertueuse permanente qui provoque une véritable émulation. Dans la composition, mais aussi dans l’attitude sur scène, cela nous permet aussi d’explorer des chemins que nous n’aurions pas forcement pris individuellement, le défi est permanent.</p>
<p><strong>Avez-vous recours systématiquement au sampling dans vos compositions ? …Technique largement répandue dans le milieu électro… Parfois même de manière abusive…</strong><br />
Avant d’être répandue dans l’électro, c’était surtout une pratique utilisé dans le hip hop, nos racines, le sampling est par conséquent inévitable pour nous. Pour notre part nous n’utilisons pas le sampling de manière trop traditionnelle ou abusive. Bien au contraire nous utilisons cette technique très subtilement dans nos compostions. Par exemple, nous n’allons jamais reprendre une boucle complète d’un vieux tube que tout le monde fredonne encore même trente ans après, pour ensuite lui appliquer un beat avec un peu plus de groove et quelques effets ici et là. À notre sens, il n’y a aucun intérêt artistique à sampler de cette manière. Pour Bodytalk, nous avons plutôt utilisé le « microsampling » (Découper et re-découper pour encore re-re-découper un sample puis le placer de manière inattendue sur la mesure). L’histoire de ce morceau est d’ailleurs un peu spéciale : dans un premier temps, nous avons enregistré des ensembles de cordes, une chanteuse et une rythmique afin de créer un morceau à tendance funk 70’s. Nous l’avons mixé, masterisé, puis dans un deuxième temps, nous l’avons microsamplé dans le but de créer un nouveau morceau avec un grain bien particulier ; Bodytalk est né. L’utilisation de cette technique est super intéressante, le sample prend parfois une forme et une mélodie inattendues, c’est complètement jouissif.</p>
<p><strong>Comment travaillez-vous au quotidien ? J’ai cru comprendre que chacun bossait un peu dans son coin avant de réunir vos idées…</strong><br />
Oui c’est à peu près ça. D’où l’intérêt d’avoir des influences diverses. Elles peuvent d’ailleurs se matérialiser sous plein de formes : un vieux disque, une vieille cover, une partie bien précise d’un concert mythique, le son d’un clavier… Nous les apportons chacun au studio et nous retenons celles qui peuvent éventuellement amener vers de nouveaux morceaux ou de nouvelles parties du live. Access se met derrière les machines et produit les premières bases. Nous écoutons les maquettes ensemble et faisons mûrir les morceaux en renouvelant l’opération autant de fois que nécessaire. Nous passons ensuite les morceaux sur les platines, puis si le rendu nous plaît vraiment, nous le jouons en live ou nous le sortons sur un disque.</p>
<p><strong>Vous êtes nés si j’ose dire en 2007 et le CV est déjà impressionnant (révélation 2009 du Printemps de Bourges, Eurockéennes et un titre de vice-champion de France au DMC de 2007)… Premier bilan de cette courte carrière ?</strong><br />
Effectivement pour le moment le parcours est plutôt positif, notre tournée n’a eu de cesse depuis 2007, nous avons eu le plaisir de jouer dans les plus gros spots hexagonaux, nos disques circulent bien et sont repris en chœur dans nos concerts &#8211; ce qui est très étonnant car il n’y a quasiment pas de paroles&#8230; (rires). Pour ce qui est du bilan, nous le ferons quand nous aurons 40 ans voire plus, jusque là nous allons tout mettre en œuvre pour justement avoir le meilleur bilan possible. Nous estimons être encore aux prémices de notre carrière. Nous avons une équipe super motivée autour de nous. Un manager (ndlr : Martin Geissmann) actif, un tourneur (Neonovo) qui fait du bon boulot, deux labels (Paranoiak, Level 75) bien présents, des partenaires importants (Sennheiser, Akai, Numark, Ortofon, Obey) et depuis peu un éditeur (Last Exit). Sans ça il serait difficile d’avancer dans de bonnes conditions. Ils font partie intégrante du groupe et contribuent à sa réussite. Il y a encore tellement de choses à faire…</p>
<p><strong>Vous êtes un pur produit dijonnais. Et à Dijon pendant des années c’est plutôt la scène électro qui a largement dominé… Vous ne vous sentez pas un peu seuls ? Les scratcheurs ne courent pas les rues dans le coin !</strong><br />
Pour ce qui est du style musical nous ne nous sentons pas seuls, notre musique est électro et Dijon un berceau. Après il est vrai que dans la façon de faire on peut dire que les praticiens ne courent pas les rues. De toute façon il y a de moins en moins de scratcheurs et même très peu de « DJ ». Aujourd’hui on voit beaucoup plus de producteurs « laptop » (ndlr : un ordinateur portable sur scène avec un contrôleur). Il est devenu rare de trouver des mecs à Dijon jouant avec deux platines vinyle où même cd.</p>
<p><strong>On vous compare souvent à Birdy Nam Nam… Bien que vous soyez dans un segment similaire vous revendiquez vos différences… Alors quelles sont-elles ?</strong><br />
La comparaison est flatteuse, c’est sûr. Notre manière de jouer étant peu connue du grand public, on va dire qu’il est inévitable de l’évoquer. Birdy Nam Nam a montré l’existence de cette pratique aux yeux du plus grand nombre… En réalité, faire de la musique aux platines existe depuis 1992 pour être précis, importée par Qbert et son collectif les Skratch Pickles. Il y a eu par la suite les championnats de Dj DMC par équipe et beaucoup d’équipes de DJ ont vu le jour. Pour la petite histoire, à Dijon nous avions commencé en 1999 avec une team nommée MTC dont les membres étaient Trigger, Cool B, Dee Juli’One, Access et Mr Style. Il n’y avait rien à cette époque et nous avions beaucoup d’ambition quant au développement d’un vrai show multiplatine, mais nous n’avions pas la maturité suffisante pour nous lancer, c’était peut-être un peu trop tôt. Alors nous avons franchi pas à pas les étapes presque obligatoires pour un collectif de Dj’s notamment avec les championnats de France DMC, qui, en partie, nous ont mis sur le devant de la scène. La seule revendication que nous pouvons avoir aujourd’hui c’est que les gens comprennent bien que dans ce milieu certes un peu fermé, il existe de nombreux groupes jouant leur musique de cette manière, chacun avec une identité, un style propre. Pour donner un exemple, beaucoup de groupes de pop jouent leur musique avec les mêmes instruments « traditionnels », il sont pourtant tous différents dans leur musique et dans leur identité. Entre Birdy et nous c’est la même chose. Dans tout domaine il y a toujours ceux qui sortent du lot et ceux qui restent au fond du panier, nous n’allons pas non plus nous jeter des fleurs, mais si aujourd’hui on nous compare avec Birdy Nam Nam c’est plutôt bon signe.</p>
<p><strong>En 2009 dans nos colonnes vous restiez très prudents sur votre avenir… chacun de vous conservant une activité professionnelle annexe au cas où… Quid en 2011 ?</strong><br />
C’est aujourd’hui toujours le cas. Nous avons chacun notre activité en indépendants, ce qui permet de nous rendre plus facilement disponibles pour le projet. Certes nous gagnons de l’argent avec le groupe, mais conserver une activité en parallèle est pour nous une sécurité et un équilibre personnel non négligeable. La musique marche aujourd’hui mais tout peut aussi s’effondrer du jour au lendemain. Il faut juste savoir s’organiser pour gérer correctement les deux domaines.</p>
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		<title>Lebrun de folie</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2011/03/30/lebrun-de-folie/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 15:55:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurélien Gaudriot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[242]]></category>

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		<description><![CDATA[Dijonnais depuis vingt ans et aventurier dans l’âme, Christophe Lebrun (48 ans) représentera la France parmi les 27 concurrents en lice au Marathon du Pôle Nord le 7 avril prochain. Coup de froid sur La Gazette de Côte-d’Or… LA GAZETTE : Comment se dit-on : « Tiens, si j’allais faire le Marathon du Pôle Nord ? » C’est dingue ! CHRISTOPHE LEBRUN : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dijonnais depuis vingt ans et aventurier dans l’âme, Christophe Lebrun (48 ans) représentera la France parmi les 27 concurrents en lice au Marathon du Pôle Nord le 7 avril prochain. Coup de froid sur La Gazette de Côte-d’Or…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/03/30/lebrun-de-folie/le-brun-xavier-gauthier-copie-2/' title='Le-brun-(Xavier-Gauthier)-copie-(2)'><img width="266" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/03/Le-brun-Xavier-Gauthier-copie-2-266x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Le-brun-(Xavier-Gauthier)-copie-(2)" title="Le-brun-(Xavier-Gauthier)-copie-(2)" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Comment se dit-on : « Tiens, si j’allais faire le Marathon du Pôle Nord ? » C’est dingue !</strong><br />
CHRISTOPHE LEBRUN : C’est la combinaison de plusieurs choses. Mon premier métier, c’était libraire. Depuis tout petit, je baigne dans les livres et j’ai lu énormément de récits d’aventure, d’explorateurs, de montagne, de tours du monde en tous genre. Et cela a nourri mon imaginaire. Le Pôle Nord fait partie de ces endroits mythiques qui m’intéressent. Car il y a peu de gens qui y vont et cela me permet de me lancer dans une aventure un peu extrême. J’aime le côté humain et dépassement de soi. Et surtout je vais courir ce marathon extrême au profit d’une association (« À chacun son Everest ») que j’accompagne depuis dix ans.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Quels sont vos sports de prédilection ?</strong><br />
Le Marathon du Pôle Nord, c’est la combinaison de la course à pied et du goût de l’aventure. J’ai pratiqué pas mal de sports : de l’alpinisme, de l’escalade, énormément de parapente (parmi les premiers parapentistes de France). Je suis licencié au club de triathlon de Dijon.<br />
Il s’entraîne en chambre froide !<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Pouvez-vous nous décrire les étapes d’une préparation que l’on imagine très poussée ?</strong><br />
On a découpé les neuf mois de préparation en trois phases. L’été dernier a surtout été consacré à préparer la méthode d’entraînement spécifique. À savoir comment se préparer à faire du volume et de la durée car le marathon va durer plusieurs heures. Il fallait voir aussi la technique de course en raquettes et commencer le foncier comme pour un marathon classique. À l’automne, on est passé sur une phase d’entraînements en raquettes en montagne ou sur les plages des lacs Kir et Arc-sur-Tille. Le sable mou est assez proche des sensations que l’on peut trouver sur la glace ou la neige. Depuis fin janvier, je suis passé aux entraînements en chambre froide (dans la société STEF TFE à Dijon) pour commencer l’accoutumance au froid.</p>
<p><strong>La chambre froide vous permet de recréer les conditions extrêmes du Pôle Nord ?</strong><br />
Elle me permet de tester plusieurs niveaux de froid (-20, -30, -40°), de progresser dans la résistance au froid, de valider certaines options au niveau de l’équipement, de l’alimentation etc. Des turbines propulsent un air assez fort et froid, ce qui permet de recréer les conditions de vent que je risque de rencontrer là-bas. Quelques semaines avant l’épreuve, je m’entraîne dans la phase de froid la plus proche de ce que je vais rencontrer au Pôle Nord. Je vais dans le tunnel de congélation au moins une ou deux fois par semaine. C’est extrêmement intensif et fatigant. C’est assez cassant pour l’organisme, les muscles et les articulations souffrent beaucoup.</p>
<p><strong>Vous allez devoir vous habiller très chaudement, mais il faudra aussi pouvoir bouger…</strong><br />
Ce sont toutes les difficultés de l’histoire. Je bénéficie des progrès des recherches et des nouvelles matières qui arrivent à allier la protection thermique tout en ayant des poids extrêmement légers. J’aurai sur moi plusieurs couches de vêtements (trois-quatre couches en haut, trois en bas) mais visuellement on a l’impression que je n’ai qu’un petit anorak… Je peux ainsi courir.</p>
<p><strong>Avant de vous lancer dans cette aventure, êtes-vous anxieux ? Si oui, qu’est-ce qui vous inquiète ?</strong><br />
Au début, je n’étais pas vraiment anxieux. Je ne ressens pas vraiment d’appréhension mais plus ça avance, plus la pression monte. Ce qui peut m’inquiéter le plus, ce sont les conditions météo qui peuvent descendre très bas, surtout si le vent souffle sur la banquise. Sinon, je fais très attention de ne pas me blesser, car je ne pourrai plus me soigner&#8230; Même en descendant les escaliers, je fais très attention ! (rires)</p>
<p><strong>Avez-vous reçu des conseils d’un ancien participant ? Et avez-vous un entraîneur à vos côtés ?</strong><br />
Je suis suivi par trois personnes. Ludovic Rochette qui est mon entraîneur. On est en contact pratiquement tous les jours. Un kiné me suit une fois par semaine pour les séances d’étirement, de renforcement musculaire et un chiropracteur à qui je dois d’être debout aujourd’hui ! Il y a dix ans, je n’étais plus en état de marcher, bloqué du dos. Cette personne m’a soigné et me suit aujourd’hui. J’ai rencontré l’été dernier des Français qui ont participé à l’épreuve en 2009. Ils m’ont donné des conseils.</p>
<p><strong>C’est le genre de course que l’on ne fait qu’une fois dans sa vie ?</strong><br />
À mon avis, ce n’est pas quelque chose qui se refait dans le sens où cela demande une grosse organisation, un très gros budget. L’inscription en elle-même est de 11 900 euros. Le coût global de l’opération, c’est un peu plus de 15 000 euros.</p>
<p><strong>Quel temps faites-vous sur un marathon classique ? Et quel sera votre objectif au Pôle Nord ?</strong><br />
Je mets environ 3 h 30 sur un classique. Et là je me prépare pour six et huit heures de course. Le temps sur un marathon au Pôle est environ 70 % supérieur à un marathon classique. Cela fait du 9 à l’heure, mais on est sur la banquise qui dérive, qui craque, avec des conditions très particulières. L’objectif est de le finir et comme je le cours au nom d’une association, ce sont les enfants qui me motivent. Planter le fanion « À chacun son Everest » au Pôle, c’est l’un des objectifs !</p>
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		<item>
		<title>La cinquantième de Nuits</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2011/03/16/la-cinquantieme-de-nuits/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 16:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[240]]></category>

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		<description><![CDATA[Moins «bling bling» que sa grande sœur beaunoise, la Vente des Hospices de Nuits-Saint-Georges a une histoire ancrée dans le terroir. Elle sera même une heureuse «quinqua» le 20 mars prochain. En partenariat avec Bourgogne Magazine. Par Dominique Bruillot. C’EST VOUS qui voyez ! » Avec son timbre de voix si distinctif, le co-président de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Moins «bling bling» que sa grande sœur beaunoise, la Vente des Hospices de Nuits-Saint-Georges a une histoire ancrée dans le terroir. Elle sera même une heureuse «quinqua» le 20 mars prochain. En partenariat avec Bourgogne Magazine. Par Dominique Bruillot.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/03/16/la-cinquantieme-de-nuits/02-jl-petit-copie/' title='02-JL-PETIT-copie'><img width="266" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/03/02-JL-PETIT-copie-266x400.jpg" class="attachment-medium" alt="02-JL-PETIT-copie" title="02-JL-PETIT-copie" /></a>

<p>C’EST VOUS qui voyez ! » Avec son timbre de voix si distinctif, le co-président de la 50ème édition de la Vente des vins de Nuits-Saint-Georges devrait ainsi saluer les acheteurs qui feront monter les prix de la cinquantième Vente des vins de Nuits. Si Régis Lapalès a été choisi pour incarner l’esprit de fête qui règnera au cœur de la côte viticole le 20 mars prochain, c’est parce que, mieux qu’un Diogène de bazar, il est tombé dans un tonneau de bourgogne tout petit.</p>
<p><strong>Les vins de Laspalès</strong></p>
<p>Originaire de Premeaux-Prissey, le futur héros du Dîner de cons croquait dès les premières heures de sa vie et à pleines dents les raisins de ses grands-parents. Il n’est pas rare, d’ailleurs, de le croiser encore dans un restau du coin ou à la boulangerie locale, tant il revient souvent chez «lui», dans la demeure que lui ont préservé les membres d’une famille amie, les Dubois. Le maire de Premeaux-Prissey, un Régis lui aussi, est non seulement le gardien de ses souvenirs, mais son domaine est celui qui signe les vins de propriété de Laspalès. Alors, l’humoriste goûte régulièrement avec émois le vin qui porte son nom sur l’étiquette. Du bourgogne, du nuits… Sa passion héritée du terroir, il la partage avec son vieux complice de toujours, Philippe Chevalier, avec qui il consommera les honneurs de la présidence le week-end prochain. Une fierté pour ce dernier qui a lui-même investi récemment dans quelques ares de volnay. Le voilà contaminé jusqu’au fond du verre.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>200000 euros d’excédents</strong></p>
<p>Finalement, le duo colle bien à l’esprit de l’événement. Nuits n’est pas Beaune. Son histoire remonte pourtant à 1961. « C’est un rapport de la Cour des comptes qui a donné l’idée aux administrateurs de valoriser davantage la production viticole du domaine des hospices, sur le modèle beaunois, par la vente aux enchères » souligne Frédéric Fluchot, directeur délégué de l’hôpital. Il faut quand même reconnaître à l’appellation une notoriété insoupçonnée. Alain Cartron en est le premier supporter. Le maire de la ville rappelle qu’un « récent sondage mondial démontre que parmi les trois villes produisant du vin en Bourgogne on cite Nuits mais pas Beaune. » Et toc !<br />
Une bien belle idée que cette vente donc. Elle a rapporté en moyenne, au cours de chacune de ces cinq dernières années, près de 200000 euros d’excédents budgétaires. De quoi autofinancer une maison de retraite dans les années 90, effectuer de nombreux travaux et se projeter dans la rénovation de la cuisine et du site historique de l’hôpital.<br />
Ce domaine viticole (12,5 hectares) constitué par des dons depuis le XVIIème siècle, a le redoutable avantage d’être représentatif de la diversité de l’appellation. Ce qui encourage certaines grandes maisons comme Bichot à prendre place au premier rang des enchères. Jean-Marc Moron, le régisseur, a en effet bonne presse auprès des acheteurs. Un point essentiel de la réussite de la Vente.<br />
A la différence de Beaune, 50 ans ou pas, Nuits ne fera pas appel à Christie’s pour faire monter la pression mais a choisi le cadre prestigieux du château du Clos de Vougeot. Avec sa bonne vieille bougie et sa rigueur d’homme de loi, Maître Héry sera aux commandes de l’affaire. Autour de l’événement central, Salon du chocolat et semi-marathon fêteront au pas de course le terroir. Un sacré week-end en perspective.</p>
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		<title>Paris pour finir</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 16:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roald Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[240]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est un peu plus de 23 h 00 ce mercredi 9 mars, lorsque Yves Jamait, Daniel Fernandez, Didier Grebot et Sam Garcia quittent la scène mythique de l&#8217;Alhambra à Paris. L’émotion est au rendez-vous pour les quatre musiciens. La tournée (Jamait invite Fernandez) entamée en octobre 2010 à Toulouse vient de prendre fin au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il est un peu plus de 23 h 00 ce mercredi 9 mars, lorsque Yves Jamait, Daniel Fernandez, Didier Grebot et Sam Garcia quittent la scène mythique de l&#8217;Alhambra à Paris. L’émotion est au rendez-vous pour les quatre musiciens. La tournée (Jamait invite Fernandez) entamée en octobre 2010 à Toulouse vient de prendre fin au terme d’une quarantaine de concerts. La Gazette a pu suivre en exclusivité cet événement. </strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/03/16/paris-pour-finir/jamait-1-copie/' title='Jamait-1-copie'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/03/Jamait-1-copie-450x299.jpg" class="attachment-medium" alt="Jamait-1-copie" title="Jamait-1-copie" /></a>
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<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/03/16/paris-pour-finir/jamait-13-copie/' title='Jamait-13-copie'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/03/Jamait-13-copie-450x299.jpg" class="attachment-medium" alt="Jamait-13-copie" title="Jamait-13-copie" /></a>

<p>14 h 00 : Début des répétitions devant une salle encore vide.<br />
Après une tournée d’une quarantaine de dates, le quatuor connaît<br />
la musique et le spectacle est bien rodé. L’ambiance est on ne peut plus détendue. La balance ne prendra pas des heures.</p>
<p>17 h 15 : Sur le perron de l’Alhambra, Daniel Fernandez et Yves Jamait donnent une interview à une équipe de France 3 Bourgogne Franche-Comté venue couvrir l’événement.<br />
Chacun essaie de déstabiliser l’autre dès que la caméra s’allume. De vrais gamins…</p>
<p>17 h 30 : Yves Jamait, toujours disponible pour ses fans, se prête à une séance d’autographes et de photos souvenirs. Ils sont déjà plusieurs dizaines à attendre l’ouverture des portes, prévue pour 19 h 00.</p>
<p>18 h 50 :<br />
En loge, Yves revêt son costume de scène.<br />
Il en profite pour caler les derniers détails du concert avec Daniel Fernandez et le percussionniste Didier Grebot.<br />
Un peu plus loin Sam Garcia est en train d’astiquer… son accordéon.</p>
<p>19 h 35 :<br />
Au sous-sol de l’Alhambra est installé le catering. Au menu : cordon bleus, carottes, bananes, tarte aux pommes et quelques verres de vin…</p>
<p>19 h 50 :<br />
En loge, Yves Jamait s’isole. Concentré mais pas stressé.<br />
Dans moins de dix minutes il monte sur les planches. Sur scène, Le Bel Hubert, un artiste suisse pour le moins décalé, termine la première partie.</p>
<p>20 h 00 : La salle est archicomble.<br />
Les sept cents spectateurs venus applaudir l’artiste dijonnais attendent avec impatience l’homme à la voix rauque.</p>
<p>20 h 30 :<br />
Yves Jamait fait son show. Les titres phares de l’artiste s’enchaînent. Entre chaque chanson, les blagues fusent entre les musiciens. Au passage, Yves balance une pique au journal Télérama, auteur d’une critique mal digérée par l’artiste.<br />
L’auditoire en raffole.</p>
<p>22 h 30 :<br />
La fin du concert approche.<br />
Les quatre lascars sont déchaînés.<br />
Aux percussions, Didier Grebot fait preuve d’une énergie à faire pâlir d’envie un labrador de six mois. Dans la salle le public est débout, une standing ovation, comme on dit.</p>
<p>23 h 00 : Après avoir écumé les salles du pays pendant près de six mois, la tournée se termine sous les acclamations. L’émotion est palpable. On ne chouine pas, mais discrètement on écrase une petite larme au sortir de la scène…</p>
<p>23 h 30 :<br />
En back stage, c’est le défilé. On y croisera l’humoriste dijonnais Christian Legal et le psychanalyste/chroniqueur radio Gérard Miller. Après minuit, la fête se poursuivra dans un restaurant du quartier Pigalle. Mais ça c’est une autre histoire.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’Alhambra nous ouvre ses portes</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 2011 16:53:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andrea De Cesaris</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[230]]></category>

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		<description><![CDATA[Le moment de la renaissance est venu, ce sera en 2014]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« C’est immense là-dedans », « y’avait plein de salles »,  « non il n’y en avait qu’une mais très grande », « ça a fermé il y a au moins vingt-cinq ans, non… plus que çà… C’était en 1972 au moins… Je me souviens, j’étais gamin »  ou encore « y paraît qu’il y a un arbre qui a poussé dedans »… Bref, tout et son contraire a été dit sur ce qui est devenu une légende urbaine de Dijon, l’ex cinéma L’Alhambra. Pour la première fois depuis sa fermeture il y a plus de trente ans, Sylvie Massu Du Parc a accepté d’ouvrir les portes de ce lieu devenu quasi mythique, mais aussi de nous parler de son devenir.</strong></p>

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<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/01/05/l%e2%80%99alhambra-nous-ouvre-ses-portes/dsc_4247-copie/' title='DSC_4247-copie'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/01/DSC_4247-copie-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_4247-copie" title="DSC_4247-copie" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/01/05/l%e2%80%99alhambra-nous-ouvre-ses-portes/pano-1-copie/' title='pano-1-copie'><img width="450" height="187" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/01/pano-1-copie-450x187.jpg" class="attachment-medium" alt="pano-1-copie" title="pano-1-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE :  Afin de totalement mettre fin à toutes les spéculations et autres paris… En quelle année l’Alhambra a-t-il fermé ses portes ?</strong><br />
SYLVIE MASSU DU PARC : C’était à la fin de l’année 78. C’était depuis 1946 une salle de spectacles et de cinéma que nous avions rachetée en 1975. On rentrait dans l’ère des complexes multi salles et c’est ce que nous avons commencé à développer à la fin des années 70 et dans les années 80, que ce soit à Bourg-en-Bresse, à Saint-Étienne et bien sûr à Dijon avec notamment le Darcy, qui à la base était composé, comme l’Alhambra, d’une seule salle.</p>
<p><strong>Justement ces images exclusives que vous avez réservées aux lecteurs de La Gazette nous replongent dans l’atmosphère de ces cinémas à l’ancienne, avec balcon et orchestre ?<br />
</strong>C’est sûr que ce lieu a un charme fou avec notamment ce balcon à l’italienne. Ça nous renvoie à l’époque de ces grandes salles de cinéma, avec les fameuses ouvreuses qui vous plaçaient dans la salle selon que vous aviez acheté un ticket au balcon, à l’orchestre et même sur les parterres qui étaient les places les moins chères car les plus proches de l’écran.</p>
<p><strong>Pourquoi ce lieu est-il fermé depuis 1978 et ne pas l’avoir lui aussi transformé ?<br />
</strong>À la base, mon père ne souhaitait pas que cette fermeture soit définitive, et il y a longtemps eu différents projets pour ce site, mais nous avons été compétemment débordés par le développement de nos autres cinémas et les années ont passé.</p>
<p><strong>Mais alors pourquoi ne pas l’avoir vendu ?<br />
</strong>Tout ce que je peux vous dire, c’est que des propositions on en a eu… cent… non cent cinquante au moins… Des propositions avec des sommes énormes, notamment au début des années 90. Certains me disent que l’arrivée du tramway place de la République pourrait bien amener d’ailleurs une nouvelle surenchère mais je le dis de manière définitive, ce n’est pas à vendre ! Ce lieu est trop magique pour laisser n’importe qui en faire n’importe quoi. Quand on a la chance de posséder un tel endroit, véritable vestige du passé avec ce magnifique balcon à l’italienne, on se doit de le protéger.</p>
<p><strong>Peut-on espérer alors une renaissance de l’Alhambra ?<br />
</strong>Oui, le moment est venu. L’arrivée du tram sur la place de la République me semble être le bon moment pour contribuer à sa transformation. Mais ce ne sera pas un cinéma, car à Dijon, nous sommes à la limite du suréquipement de salles. Nous sommes en train de travailler sur une salle de spectacles, un équipement culturel totalement dans l’esprit du music-hall. Un concept assez proche de ce qu’est le Lieu Unique à Nantes. Un véritable endroit pluri culturel, de vie, où pourraient s’exprimer toutes les formes et types d’art, de concerts, de DJ, de spectacles, de one man show, d’ambiances, avec en prime une brasserie ou un restaurant. Le tout dans une démarche très complémentaire de ce qui existe déjà sur la place de la République.</p>
<p><strong>Un sacré défi qui ouvrira ses portes quand ?<br />
</strong>Ce sera pour 2014. Outre les travaux, il faut aussi prendre le temps de réunir les bons partenaires culturels. Car la production de spectacles n’est pas mon métier et je ne souhaite pas qu’elle le devienne. En fait ce lieu, c’est un peu la continuité du projet avorté que nous avions avec Frédéric Jumel, le directeur de la Vapeur, avec qui nous souhaitions transformer le cinéma ABC rue du Chapeau Rouge. Un projet très avancé dans le quel nous avons travaillé plus de dix-huit mois main dans la main avec les services de la ville de Dijon. Malheureusement cette dernière souhaitait que l’ensemble des collectivités participent à ce projet et là… ça n’a pas pu se faire. Bon, maintenant Frédéric est parti à Nîmes et nous allons rebondir avec ce nouveau projet autour de l’Alhambra, qui, j’en ai conscience, est attendu depuis longtemps.</p>
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