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	<title>La Gazette de Côte d&#039;Or &#187; Focus</title>
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		<title>Mensonges et manipulations</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 16:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roald Billebault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ancien agent de la DST entre 1969 et 1973, Dominique Defendi était en charge de l’infiltration de la Gauche prolétarienne, l’une des principales organisations d’extrême gauche post soixante-huitarde.  Son histoire, son fils David l’a couchée sur le papier dans L’arme à gauche sorti en 2008 chez Flammarion. Une histoire de manipulations et de mensonges qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ancien agent de la DST entre 1969 et 1973, Dominique Defendi était en charge de l’infiltration de la Gauche prolétarienne, l’une des principales organisations d’extrême gauche post soixante-huitarde.  Son histoire, son fils David l’a couchée sur le papier dans L’arme à gauche sorti en 2008 chez Flammarion. Une histoire de manipulations et de mensonges qui sera adaptée prochainement au cinéma.<br />
</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/08/25/mensonges-et-manipulations/defendi/' title='defendi'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/08/defendi-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="defendi" title="defendi" /></a>

<p>RECONVERTI dans les assurances depuis plus de trente ans, Dominique Defendi n’a pour autant rien oublié de son passage à la DST et de la mission qu’il a accomplie quatre années durant. L’homme est même prolixe sur le sujet. Fils d’immigré italien, il passe en 1967, à 23 ans, le concours d’officier de réserve de Saint-Cyr et intègre dans la foulée l’École nationale supérieure de police. Les notes sont bonnes. Il a le choix de l’affectation, ce sera l’antenne de manipulation de la DST à Dijon, installée à l’époque dans un bel hôtel particulier de la rue de Chevreul : « Disons que j’étais un patriote naïf. Un de mes amis déjà en poste à Dijon m’a fait l’éloge de la DST, et cela correspondait bien à ma mentalité d’alors. Je voulais défendre la France contre l’éventuel envahisseur soviétique ». La peur du rouge. Très en vogue à l’époque… L’agent fraîchement promu occupe le terrain, apprend le métier, la manipulation… la sensibilisation…  : « Nous devions neutraliser les activités des puissances étrangères sur le territoire national. Notre mission consistait par exemple à infiltrer des gens un peu partout dans les communautés polonaise ou yougoslave ». Anecdote. L’une des taupes recrutées par Dominique Defendi est un certain Markovicth, cousin de Stephan Markovitch, garde du corps d’Alain Delon, retrouvé mort dans une décharge publique en 1968, en banlieue parisienne. « Un type mystérieux qui devait jouer sur les deux tableaux », se souvient, amusé, l’ancien agent. Fin 69, le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin s’inquiète de l’ampleur que prennent certaines organisations, notamment la Gauche prolétarienne, mouvement maoïste créé en septembre 68. À sa tête Benny Levy, un élève de Normal sup, futur secrétaire particulier de Jean-Paul Sartre. Les militants se nomment Serge July, Olivier Rolin ou André Glucksmann. De l’intello très haut de gamme, au discours parfois violent. L’organisation cherche à propager la révolution en envoyant des militants travailler dans les usines du pays. Les maoïstes appellent ça « les établis ». Marcellin ne l’entend pas de cette oreille. Un remake de mai 68, il veut l’éviter à tout prix. Le ministre fomente une mission d’infiltration afin, primo d’identifier tout ce beau monde, secundo de placer une taupe à la tête de l’organisation. Tertio, à des fins politiques. Marcellin se tourne vers la DST, très fournie en moyens pour le contre-espionnage. Gaston Bouhé Lahorgue le boss du bureau dijonnais, choisit Defendi pour l’opération : « On m’a dit que j’allais m’occuper de la Gauche prolétarienne, qu’il fallait que je recrute quelqu’un pour les usines Peugeot de Sochaux ». </p>
<p><strong>Le client idéal. Le profil parfait.<br />
</strong></p>
<p>Un boulot de fourmi. On ne recrute pas un agent d’infiltration comme un commercial en Tupperware. L’agent multiplie les contacts, étudie les profils, se renseigne sur les candidats potentiels. Pas un intellectuel, plutôt un prolo, pas politisé. Il lui faut un électron libre. En novembre 69, la fiche de police de Denis Mercier échoue sur le bureau de Dominique Defendi. Denis Mercier est originaire de Belfort. Il a travaillé quatre ans à Peugeot Sochaux avant de se faire licencier suite aux émeutes de mai et juin 68. Il est suspecté d’avoir assassiné deux CRS lors des échauffourées du 11 juin de la même année et d’avoir fait disparaître les corps dans une cuve d’acide. Libéré faute de preuves, sa culpabilité n’a jamais pu être établie. Le cv de Mercier indique aussi un caractère bagarreur, un type insoumis et charismatique n’appartenant à aucun syndicat ou parti politique. Apparemment l’homme rencontre des problèmes financiers. Le client idéal, le profil parfait. Dominique Defendi approche Mercier chez lui à Bethoncourt. Il se fait passer pour Didier Petit-Jean un journaliste enquêtant sur les évènements de 68. Méfiant au début, Mercier se laisse apprivoiser au fil des entretiens avec le faux reporter. D’autant que l’agent de la DST n’omet pas de lui laisser un petit billet à chacune de leurs rencontres. Mercier pense recevoir de l’argent d’un journaliste en mal d’informations, il est en fait payé par les services secrets. L’ouvrier n’est pas dupe. Il finit par comprendre que son généreux interlocuteur n’est pas celui qu’il prétend être, que Didier Petit-Jean est un flic. Trop embringué, Mercier ne cherche pas à faire machine arrière. D’autant plus que les émoluments distillés par Defendi améliorent largement son quotidien. La situation clarifiée, Il faut passer la vitesse supérieure. Il faut que Mercier infiltre le mouvement de Benny Levy et comparses. Il faut que Mercier gravisse les échelons de l’organisation même si, souligne l’ancien flic « on ne se faisait guère d’illusions pour qu’il déboulonne de son poste Benny Levy. Objectivement on voulait qu’il remplace Olivier Rolin ». L’agent de la DST fait embaucher son espion chez Peugeot à Sochaux où sa réputation de tueur de flic fait briller les yeux des jeunes militants de la GP. Mercier est pris au sérieux, on l’écoute, on le craint, on le respecte. « Enfin, il existait. Ce type travaillait d’un côté pour les services secrets, et de l’autre côté on le prenait au sérieux, c’était le rêve. Surtout qu’il se faisait pas mal de pognon entre ce que je lui donnais et son salaire à l’usine ». L’infiltré joue son rôle à merveille, d’autant plus que les rêves de révolution des petits bourgeois des établis, Mercier « n’en a rien à foutre ». Dans l’ombre, Defendi donne les instructions, tire les ficelles, récolte les informations. Les rencontres entre les deux hommes se font dans les sous-bois, tôt le matin… tard le soir… au beau milieu de la nuit : « Il fallait qu’on se planque, on ne devait pas croiser des sympathisants. Je changeais de voiture, j’avais même des plaques d’immatriculation que je changeais de temps en temps » se rappelle Dominque Defendi. Comme prévu, Mercier prend du galon au sein des maoïstes. Les têtes pensantes du mouvement veulent rencontrer cet ouvrier très actif, acquis, semble-t-il, à leur cause. Il enchaîne les allers-retours entre la Franche-Comté et Paris. Il rencontre Levy et sa clique à plusieurs reprises. Il finit par jouir d’une « crédibilité absolue » auprès des intellos révolutionnaires parisiens, devient même l’un des principaux conseillers de Benny Levy. L’organisation d’extrême gauche est identifiée dans son ensemble, dirigeants, militants et simples sympathisants. Defendi pense que la mission va se terminer sur un coup de filet. Il comprend vite que les intentions de sa direction sont tout autres… plus politiques. Les élections municipales de 1971 approchent et une note des RG donne des sueurs froides à Marcellin. Les communistes pourraient rafler des villes à la droite. Une vague rouge, la crainte de Marcellin. Il faut profiter du noyautage de la Gauche prolétarienne. Le ministre donne l’ordre à la DST d’organiser quelques violences pour faire porter le chapeau aux gauchos : « Il fallait que la France ait peur, que les Français aient peur de l’extrême gauche. Au final je me suis rendu compte que tout ce que je faisais était politique, ça ne me plaisait pas du tout. C’est ce qui a été l’un des éléments déclencheurs à mon départ quelques années plus tard » avoue l’ancien agent. Defendi exécute les ordres. Il pousse Mercier à organiser un attentat avec quelques petites mains de la GP. Une succursale Peugeot de Montbéliard est visée. Le feu d’artifice est prévu pour le 28 octobre 1970. L’affaire tourne court. « Une fuite certainement ». À dix minutes de faire péter la vitrine de la marque au lion, les flics débarquent arme au poing. L’équipe se retrouve derrière les barreaux. Il faudra une intervention poussée auprès de la chancellerie pour que la DST obtienne la libération de Mercier. Pour ne pas éveiller le moindre soupçon, toute la bande est relâchée. Mercier sort grandi de son passage dans les geôles de la République. Pour les Gpistes, il est un héros. Infiltration réussie… </p>
<p><strong>Un suicide teinté de doute.</strong></p>
<p>Sauf que Defendi sent petit à petit son agent basculer de l’autre côté, adhérer aux thèses maoïstes : «  Il a fini par y croire. À partir du moment ou il a commencé à rencontrer la tête de la Gauche prolétarienne, en particulier Levy, j’ai senti qu’il s’échappait, qu’il était tiraillé. À côté de ça je le tenais mais je devais le rappeler à l’ordre de temps en temps, lui rappeler qu’il travaillait pour moi ». Mercier semble plus instable que jamais, semble perdre pied. Le départ de sa femme n’arrange rien. À partir de 1972 et le meurtre de Pierre Overnay (ndlr : un ouvrier de Peugeot de Billancourt) par un vigile de l’usine lors d’une action menée par les maoïstes de la GP, le mouvement se dégarnit. Certains veulent agir par la violence, d’autres la réfutent. En proie à de fortes dissensions les intellos révolutionnaires quittent le navire un par un. Le mouvement déposera finalement le bilan à la fin de l’année 73, non sans avoir fait des émules, plus radicaux ceux-là. Du sabordage de la GP naîtra Action directe en 1977. Mercier comprend qu’il est en train de tout perdre, la GP, la DST, l’usine. Tout est fini. Retour à la case départ pour le prolo de Haute-Saône. Dominique Defendi, lui, ne se retrouve plus dans l’agence. Il démissionne des services secrets courant 73. Avant de quitter la rue de Chevreul, il laisse une note à sa hiérarchie : « J’avais prévenu qu’il fallait surveiller Mercier de près. Qu’il risquait de devenir dangereux et imprévisible ». Il n’en aura pas le temps. Quatre mois après le départ de l’agent secret, Denis Mercier enroule sa voiture autour d’un platane sur une route de campagne enneigée. Suicide ? Accident ? Assassinat ? Quarante ans plus tard Dominique Defendi penche plutôt pour la thèse du suicide mais avoue avoir été titillé par le doute  : « Il avait tout perdu. Je pense que c’est un suicide mais on peut tout imaginer… Un accident peut-être… Ce n’est pas un assassinat, ni de la GP ni de la DST, mais j’avoue qu’à un moment, j’ai eu un doute… » Fin de l’histoire. Avant la fin de l’année, le tournage d’un long métrage devrait débuter à Dijon et Sochaux sous la direction de Jean-Pierre Denis. Benoît Magimel est pressenti pour incarner Denis Mercier. Louis Garrel pourrait interpréter Le rôle de Dominique Defendi .</p>
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		<title>Le tripoteur de sons</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/23/le-tripoteur-de-sons/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 16:22:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roald Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[208]]></category>

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		<description><![CDATA[je m’intéresse à tous les styles de musique, sans barrière]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Éclectique. Maxime Guiguet alias Blundetto est dijonnais. Depuis douze ans il est programmateur pour la radio parisienne Nova, et vient de sortir un album très remarqué : bad bad things. Son style ? Il n’en a pas. Blundetto joue plutôt la carte du mélange des genres.  Soul, jazz, reggae, dub… C’est chaud, groove et chatoyant…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/23/le-tripoteur-de-sons/serious-drums/' title='Serious-Drums'><img width="293" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/Serious-Drums-293x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Serious-Drums" title="Serious-Drums" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Après la programmation musicale tu t’es mis à ton propre compte… Explique-moi ça, un peu ?</strong><br />
BLUNDETTO : J’ai toujours un peu fait ça en parallèle à mes activités professionnelles. Quand j’étais encore à Dijon, c’était avec des groupes, et puis quand je suis arrivé à Paris à Radio Nova, j’ai entamé des projets un peu plus solo. J’avais déjà sorti un album sur le label de Laurent Garnier (ndlr : F-communication).</p>
<p><strong>Tu as fait partie de pas mal de groupes dans le passé… Finalement tu te sens mieux en solo ?<br />
</strong>Ce n’est pas que je me sens mieux en solo, c’est tout simplement le contexte qui est différent. À Dijon c’est plus facile de faire de la musique en groupe, on était nombreux, il y avait de l’espace. À Paris c’est vrai que c’est un peu plus compliqué, mais petit à petit j’ai réussi à me monter un set-up de home studio, une configuration optimale dans laquelle je me sens bien et dans laquelle j’arrive à faire de la musique tout seul. Après, cela ne m’empêche pas de faire appel à plein de gens que j’aime bien pour terminer les morceaux…</p>
<p><strong>Blundetto comme nom de scène, en fait t’es fan des Sopranos ?<br />
</strong>Très très fan. C’est arrivé au moment où j’étais assez accroc à la série et où je cherchais un nom. J’avais un titre à placer sur une compilation du label F-communication, et dans Blundetto j’ai trouvé qu’il y avait une sorte de musicalité, un côté méditerranéen qui me plaisait bien.</p>
<p><strong>La question du journaliste musical, que je ne résiste pas à te poser : comment définirais-tu ta musique ?<br />
</strong>J’aime bien dire que c’est de la musique de film sans le film. À l’auditeur après de faire le travail d’imagination. C’est de la musique que j’aime écouter tard le soir, ou en voiture par exemple. En fait j’aime bien me dire que c’est la bande originale d’un film qui n’existe pas.</p>
<p><strong>Quand on écoute ton album on sent que tu aimes bien mélanger les styles… Tu voulais satisfaire tout le monde?<br />
</strong>Non, mais c’est peut-être dû à ma fonction de programmateur. À Nova nous n’avons pas de format, et je m’intéresse à tous les styles de musique, sans barrière. Quand on a une histoire à raconter il y a un style qui va correspondre au moment précis. Si je veux raconter quelque chose de doux, de calme, je vais plus utiliser du reggae, du dub… Si ça a besoin de s’énerver un peu, c’est vers un autre style que je vais m’orienter.</p>
<p><strong>En même temps tu restes fidèle à l’esprit Nova,  l’éclectisme…<br />
</strong>Forcément. Et depuis douze ans, j’ai digéré beaucoup de musique, croisé des discothèques impressionnantes comme celle de Jean-François Bizot (ndlr : le fondateur de radio Nova décédé en 2007)…</p>
<p><strong>Parle-moi un peu de ta façon de travailler. J’ai lu quelque part que tu étais du genre méticuleux ?<br />
</strong>J’aime bien passer beaucoup de temps sur ce que je fais, je ne sais pas pourquoi… Il faudrait peut-être l’analyser. Je dessine aussi parfois et c’est vrai que j’aime passer du temps sur les détails. C’est peut-être un luxe aussi, parce que pour moi la musique c’est un hobby, je n’ai pas l’impératif d’en vivre, donc je peux passer quinze jours à trouver le son qui me convient.</p>
<p><strong>Tu dis souvent que la musique n’est que recyclage… On tourne en rond tu crois ?<br />
</strong>Pas du tout, mais lorsque j’ai une idée, je pense qu’elle vient forcement de quelque part, même si c’est trois notes entendues au détour d’un disque auquel on a pas forcement fait attention. L’idée a forcement une origine, même si je suis incapable de dire d’où elle venait lorsque je termine un morceau. L’inspiration c’est être inspiré par quelque chose qu’on a déjà entendu. Dans ce sens c’est du recyclage, mais ce n’est pas du tout péjoratif.</p>
<p><strong>Tu ne te caches pas d’ailleurs de trouver l’inspiration chez les autres… Tu fais comment pour éviter le goût du déjà entendu ?<br />
</strong>Une fois un morceau terminé, j’ai moi-même perdu l’idée première, le fil conducteur,  c’est un peu comme une première couche de peinture. Après, je mets des couches successives par-dessus. Et quand à la fin on peut se permettre d’enlever la matière première, c’est vraiment qu’on est arrivé à quelque chose d’intéressant.</p>
<p><strong>L’accueil de ton premier album est positif, y compris de la presse spécialisée. J’imagine que tu ne comptes pas t’arrêter en si bon chemin ?<br />
</strong>C’est vrai que tout cela m’encourage à continuer, d’ailleurs la suite est déjà bien enclenchée, j’ai pas mal de morceaux prêts, d’autres plus brouillons. Je compte bien faire appel à des gens que j’aime pour les terminer, mais le casting sera un peu diffèrent du premier.</p>
<p><strong>Est-ce que tu t’es autoprogrammé sur les ondes de Nova ?<br />
</strong>Non, mais c’était une question un peu délicate qui allait se poser à un moment ou à un autre. J’étais un peu gêné par rapport à ça, et personnellement je ne l’aurais pas fait. Le co-programmateur de Nova m’a fait la bonne blague d’attendre que je parte en vacances pour entrer un des titres de l’album en prog. Tu sais, je suis un peu incapable d’avoir un jugement sur ce que je fais puisque j’ai entendu environ 1450 fois chacun des morceaux. Je ne sais plus quoi en penser, je n’ai pas le recul suffisant pour savoir si c’est bon ou pas pour Nova, je suis trop impliqué .</p>
<p><em>Blundetto &#8211; Bad bad thing  (heavenly sweetness)</em></p>
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		<title>Je m’voyais déjà…</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 16:06:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roald Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[206]]></category>

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		<description><![CDATA[Le succès n’est pas mon leitmotiv]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Prometteur. L’acteur dijonnais Emni Blakcori est à l’affiche des Amours secrètes, le premier long métrage de Franck Phélizon. Itinéraire d’un amoureux du cinéma…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/09/je-m%e2%80%99voyais-deja%e2%80%a6/emni_blakcori_07/' title='Emni_Blakcori_07'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/Emni_Blakcori_07-450x300.jpg" class="attachment-medium" alt="Emni_Blakcori_07" title="Emni_Blakcori_07" /></a>

<p>SA PASSION du septième art, Emni Blakcori la cultive depuis très longtemps déjà, quand, adolescent, il dévorait les chefs-d’œuvre des grands réalisateurs américains des années 50, ceux d’Elia Kazan et d’Alfred Hitchcock en tête de liste. Il admire les acteurs aussi, Marlon Brando, Montgomery Clift, Dennis Hopper. À 17 ans, le jeune Dijonnais, fort d’une jolie culture cinématographique, rêve à son tour de crever l’écran, de fouler les planches. La Fureur de vivre de Nicholas Ray provoque chez lui l’ultime déclic. Le rôle de James Dean en ado à problèmes, remue le jeune garçon qui n’envisage plus dès lors un parcours classique : « Je voulais autre chose, m’exprimer différemment, et en voyant ce film, je me suis dit, ça c’est plus fort que la vie, c’est ce que je veux faire. » Il n’en démordra plus. Bac série B en poche, il se présente au Conservatoire d’art dramatique de Dijon. Il présente un classique, une pièce de Lamartine. Le choix ne s’avère pas des plus judicieux. Les membres du jury en tout cas ne sont pas convaincus : « En clair, je me suis planté » confie l’acteur, sourire aux lèvres… L’échec digéré, il intègre un atelier de théâtre à Dijon pendant un an, juste le temps de peaufiner son jeu et de retenter sa chance au conservatoire. Plus à l’aise sur les planches, il empoche le sésame. Il y restera trois ans, dans la classe d’André Héraut, jadis formateur de Claude Jade et Marlène Jobert. Bourreau de travail, il suit en parallèle des cours au Théâtre de Bourgogne, dont les ateliers sont plus axés sur le corps, la posture et l’improvisation. À 20 ans, il quitte Dijon pour s’installer à Paris, puisque « tout se passe là-bas ». Il fait le tour des écoles parisiennes, pour finalement suivre les cours à l’École du Passage, dirigée par Neil Arestrup, « un immense acteur », césarisé en 2010 pour son rôle de mafieux corse dans Un prophète de Jacques Audiard. Il décroche au passage son premier contrat professionnel avec la chorégraphe Karine Saporta, en plein recrutement pour une adaptation de La tempête de William Shakespeare. À la clé, une tournée dans les principaux théâtres du pays. Emni est lancé, les contrats, sûrement, se multiplient. Au théâtre essentiellement, son cœur de métier. Il joue Valère dans L’Avare de Molière, Britannicus de Racine ou Pruède dans Viendra-t-il un autre été ? de Jean-Jacques Varoujean. Il passe ponctuellement par la télé, « des petits rôles à droite à gauche », dans la série policière R.I.S notamment. À son actif quelques publicités aussi, passage obligé pour tout comédien, histoire de payer les factures. Son curriculum regorge également de participations à des courts métrages, exercice « véritablement formateur pour le cinéma ». Les amateurs se souviendront de son premier rôle au côté de Jean-Claude Dreyfus dans Fragile de Nicolas Bary, réalisateur en 2008 des Enfants de Timpelbach. L’expérience en tout cas lui « donne envie d’aller plus loin », de se consacrer davantage à la caméra. Franck Phélizon qui prépare son premier long métrage, Les amours secrètes avec Richard Bohringer et Anémone en tête d’affiche, lui offre cette opportunité. Basée sur une histoire vraie,  les amours secrètes traite des liaisons impossibles au temps de l’occupation allemande. Emni y joue &#8211; avec une bluffante justesse &#8211; le rôle de Michel Dubreuil, un résistant qui se cache de la gestapo. Le comédien qui a du mal à dissimuler son enthousiasme pour cette première expérience d’importance, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « J’ai un projet de téléfilm mais pour l’instant  rien de certain. Quant au cinéma, on verra ce que les rencontres apporteront ». Et pourquoi pas une collaboration avec Audiard, son rêve le plus fou, « il aime tellement les acteurs, ce doit être passionnant de travailler avec lui ». Pour autant, le comédien avoue ne pas être prêt à tout pour voir son nom en haut de l’affiche : « Le succès n’est pas mon leitmotiv, la reconnaissance des gens du milieu et du public me motive davantage. C’est certain que j’aurais du mal à jouer un personnage lisse et récurrent. J’ai besoin de belles histoires, celles qui m’embarquent réellement quelque part. » .</p>
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		<title>Les autres vies du juge Halphen</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/05/19/les-autres-vies-du-juge-halphen/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 16:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Zampa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[203]]></category>

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		<description><![CDATA[En France, mieux vaut détourner des millions d’euros de fonds publics que de voler un sac à main dans le métro]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Polar. Connu comme le juge anti-corruption, Eric Halphen, s’est fait connaître pour son instruction des affaires chiraquiennes. Passionné de polars anglo-saxons, il a pris depuis quelques années déjà la plume. La Gazette a eu l’occasion de le rencontrer.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/05/19/les-autres-vies-du-juge-halphen/itw-eric-halphen-gb190510p16-copie/' title='ITW-Eric-Halphen-GB190510P16-copie'><img width="270" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/05/ITW-Eric-Halphen-GB190510P16-copie-270x400.jpg" class="attachment-medium" alt="ITW-Eric-Halphen-GB190510P16-copie" title="ITW-Eric-Halphen-GB190510P16-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Votre vie ressemble à un polar. Vous étiez le juge le plus médiatisé de France, vous avez vécu vos fameuses « sept années de solitude », puis un engagement en politique et, aujourd’hui, vous avez pris la plume pour être écrivain, votre vie est-elle source d’inspiration pour vous ?</strong><br />
ERIC HALPHEN : J’écris des bouquins depuis quelques temps déjà. Mon dernier ouvrage est la suite d’un autre polar qui est sorti il y a trois ans. Ma vie n’est pas ma source d’inspiration. Mais à partir du moment où l’un de mes personnages récurrent est juge, il est évident qu’il vit au détour d’interrogatoires, d’auditions, d’anecdotes ou des histoires que j’ai pu vivre moi-même. Après, tout est inventé, c’est bien de la fiction.</p>
<p><strong>Quel est votre univers ?<br />
</strong>Je suis un grand lecteur de polars anglo-saxons et notamment anglais. Je n’ai pas voulu faire de polars franco-français avec un personnage qui parle à la première personne, qui se morfond dans sa chambre, en écoutant des disques et en fumant un joint. J’ai donc préféré me tourner vers le polar anglo-saxon avec beaucoup de personnages, des intrigues secondaires, des choses qui se croisent. J’aime me donner le temps de rentrer dans chacun des mes personnages.</p>
<p><strong>Les affaires vous manquent-elles aujourd’hui ?<br />
</strong>Elles manquent à tout le monde ou elles ne manquent à personne. De toute façon, il n’y a plus beaucoup d’affaires, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a plus de corruption. Il y a juste moins de gens désignés ou disposer à enquêter dessus, que ce soit dans la police, la justice, le journalisme d’investigation… Tout le monde en a un peu assez. Mais ça ne veut pas dire que les faits se sont arrêtés d’un seul coup.</p>
<p><strong>Pourquoi tout le monde en a-t-il assez ?<br />
</strong>Parce que le plus souvent, la montagne accouche d’une souris. La dernière affaire est l’affaire Pasqua. Il y a eu des années et des années d’enquête pour deux relaxes et une condamnation symbolique.</p>
<p><strong>Est-ce à dire que le politique est au-dessus de la justice ?<br />
</strong>Il ne devrait pas être au-dessus de la justice. Maintenant, le regard qu’on porte sur des années de jugement montre que les rares fois où les politiques sont condamnés, ils ont des peines qui ne sont pas à la hauteur des faits qui leur sont reprochés. J’ai souvent dit qu’en France, il valait mieux détourner des millions d’euros de fonds publics que de voler un sac à main dans le métro.</p>
<p><strong>Quelle affaire auriez-vous aimé instruire ? L’affaire Pasqua justement ?<br />
</strong>Non, pas spécialement. Vous savez, quand j’enquêtais sur des affaires, ce n’était pas que je recherchais des affaires particulières, c’est qu’on me donnait des dossiers et que j’allais jusqu’au bout de mon enquête. Donc, je n’ai pas à faire un choix sur la palette des affaires disponibles.</p>
<p><strong>Le juge d’instruction est-il encore un des hommes les plus puissants de France ?<br />
</strong>Je ne l’ai jamais pensé. Je dis juste que notre système démocratique a besoin d’une justice indépendante. En son sein, on a besoin d’un juge indépendant du parquet, qui devrait avoir le temps d’appréhender une affaire dans tous ses aspects et que ce juge-là est le juge d’instruction.</p>
<p><strong>Alors justement, quel regard portez-vous sur la mort tant annoncée du juge d’instruction ?<br />
</strong>Je la regrette car encore une fois, j’estime que le juge d’instruction est garant de la démocratie. Sans juge d’instruction, il faut bien se dire qu’on aura une enquête effectuée par le parquet dépendant du pouvoir en place, ce qui est extrêmement dangereux. Il y a trois mois, on parlait de la mort programmée du juge d’instruction et maintenant on se demande si le gouvernement et le chef de l’Etat ne sont pas en train de faire machine arrière.</p>
<p><strong>Avez-vous éprouvez un jour le goût de la puissance et du pouvoir ?<br />
</strong>Jamais. Mais c’est peut-être ce qui me manque justement pour m’engager réellement dans une vie politique. Parce que si vous regardez bien, la majorité de ceux qui sont dans la vie politique a envie de pouvoir et de l’exercer. Je ne suis pas sûr qu’en ce qui me concerne, ce soit une envie qui me taraude.</p>
<p><strong>Alors pourquoi avoir voulu vous engager en politique ?<br />
</strong>Je ne me suis pas autant engagé que cela. De temps en temps seulement. Ensuite, j’estime que tout citoyen doit essayer d’avoir des engagements pour tenter d’améliorer la société dans laquelle nous vivons. Je trouve ça noble de voter la loi. En réalité, quand je me suis présenté aux législatives, c’est tout simplement parce que j’avais envie de voter la loi et de partir de la base pour intervenir sur la vie de la société grâce à une réglementation qui pourrait perdurer. Et non par goût du pouvoir.</p>
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		<title>Toute première fois</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/04/07/toute-premiere-fois/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Apr 2010 16:32:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandra Villame</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[197]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai toujours voulu écrire sans jamais essayer de le faire sérieusement]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Récompense. Du 8 au 11 avril se déroulera le deuxième festival international du film policier, au cours duquel Sylvain Blanchot recevra le prix du premier roman pour son livre Et on dévora leur cœur.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/04/07/toute-premiere-fois/blanchot-couleur-copie/' title='BLANCHOT-couleur-copie'><img width="304" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/04/BLANCHOT-couleur-copie-304x400.jpg" class="attachment-medium" alt="BLANCHOT-couleur-copie" title="BLANCHOT-couleur-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Premier roman, premier prix. Ça commence bien on dirait ?</strong><br />
SYLVAIN BLANCHOT : Oui ! C’est vrai. Lorsque je l’ai écrit je pensais déjà à être publié. Je ne pensais pas du tout à avoir un prix, donc je suis content. Mais je réaliserai davantage au moment du festival.<br />
<strong>Ça a été difficile de trouver un éditeur ?</strong><br />
Non en fait. L’édition du Masque figurait parmi les premiers envois que j’ai faits. Cela dit, ça a pris un peu de temps puisqu’ils m’ont appelé presque six mois après l’envoi. C’est la première fois que j’essaie de publier un livre et il semblerait que je sois chanceux ! <br />
Certains éditeurs m’ont répondu qu’ils n’étaient pas les mieux placés pour éditer ce type de roman.<br />
<strong>Qu’est-ce qui vous a donné cette envie d’écrire soudainement ?</strong><br />
J’ai toujours voulu écrire sans jamais essayer de le faire sérieusement. Avant, je travaillais dans le jeu vidéo et petit à petit j’ai eu ce regret. J’ai donc décidé de tout laisser tomber et d’essayer. Pour l’instant je ne regrette pas.<br />
<strong>Et pourquoi choisir d’écrire ce type de roman ?</strong><br />
Je lis un peu de tout, même si j’ai tendance à lire beaucoup de thrillers. Ensuite je ne crois pas qu’on choisisse vraiment le style de ce qu’on écrit… Je pense que c’est plutôt l’écriture qui choisit. Et c’est en l’écrivant que j’ai compris que c’est ce style qui m’intéressait. C’est le genre dans lequel je me sens le mieux. Je travaille sur un nouveau thriller mais qui est cette fois un peu plus SF et un peu plus polar que celui-ci.<br />
<strong>Comment vous est venue l’idée de mêler légendes indiennes et thriller ?</strong><br />
Je n’ai pas tout de suite pensé aux Indiens. Mais ayant lu pas mal d’ouvrages sur la spiritualité amérindienne, leurs paroles de sagesse etc. j’ai souhaité – par l’introduction de citations – rendre hommage à leur peuple et dénoncer son génocide. Je crois que ce sont les paroles de sagesse qu’ils ont distillées à travers leur culture qu’on devrait enseigner aujourd’hui dans nos écoles. Ils possédaient une grande avancée spirituelle, supérieure à la nôtre. Notre société est malheureusement polluée par le besoin de possession matérielle et par la recherche du profit, et j’espère que ces quelques citations donneront à certains lecteurs envie de s’intéresser aux valeurs morales de ce peuple.<br />
<strong>Vous êtes également scénariste ?</strong><br />
En fait, non pas encore. Disons que j’ai suivi une formation de scénariste à l’EICAR à Paris. Mes premiers scripts datent de 2007. Je viens de participer à un court-métrage qui devrait sortir en 2010, et je travaille sur un autre qui devrait être tourné dans l’année si tout se passe bien. Mais pour le moment je reste dans le court-métrage. <br />
<strong>D’ailleurs, à la lecture, on se dit qu’il aurait tout à fait sa place sur un grand écran. C’est un projet l’adaptation ?</strong><br />
J’aimerais bien ! Lorsque je l’ai écrit, je l’ai fait de façon à ce que ce livre puisse facilement être porté.<br />
<strong>Le festival de Beaune est aussi un retour sur votre terre natale, puisque vous êtes bourguignon.</strong><br />
Oui, c’est vrai que c’est assez drôle que ce festival se déroule en Bourgogne. Je suis né à Autun et je vivais dans un petit village à une trentaine de kilomètres. Maintenant je vis à Londres et je n’ai plus très souvent l’occasion de venir en France. Je vais sans doute en profiter pour rendre visite à mes parents…</p>
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		<title>Simon Astier,  homme-orchestre de la télé</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/01/13/simon-astier-homme-orchestre-de-la-tele/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Gauthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[185]]></category>

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		<description><![CDATA[Hyperactif. Connu pour son rôle dans la série de son frère, Kaamelott, ce Dijonnais bouillonne d'idées qu'ils portent notamment à  l'écran, avec la série Hero Corp.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/01/13/simon-astier-homme-orchestre-de-la-tele/' title='la-gazette-de-cote-dor'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_7ed13624567875644cca39987813a7b8_1263400360.jpg" class="attachment-medium" alt="la-gazette-de-cote-dor" title="la-gazette-de-cote-dor" /></a>
</code></p>
<p>COM&Eacute;DIEN, r&eacute;alisateur, auteur, Simon Astier enfile les casquettes avec un &eacute;gal bonheur. Un boulimique du travail, car comme le dit l&rsquo;adage populaire &laquo; on n&rsquo;est jamais mieux servi que par soi-m&ecirc;me &raquo;. <br />&laquo; Quand t&rsquo;arrives &agrave; Paris, t&rsquo;es au milieu de plein de promesses bien ou mal intentionn&eacute;es. Et souvent, tu attends que le t&eacute;l&eacute;phone sonne. Pour moi, &eacute;crire et r&eacute;aliser, c&rsquo;est un moyen de me prot&eacute;ger. Et quand tu &eacute;cris tes r&ocirc;les, tu &eacute;cris ce que tu as envie de jouer. &Ccedil;a donne une coh&eacute;rence &agrave; l&rsquo;ensemble du projet. &raquo; Et de l&rsquo;envie de faire des choses, Simon en a &agrave; revendre. C&rsquo;est m&ecirc;me le leitmotiv de son m&eacute;tier et de sa vie, tant les deux se confondent. &laquo; Mon travail c&rsquo;est &agrave; la fois un m&eacute;tier pour le c&ocirc;t&eacute; discipline et sacrifice que &ccedil;a demande. Et une passion pour y consacrer autant de temps et d&rsquo;&eacute;nergie. &raquo; <br />Une envie qui vient de loin, du temps o&ugrave; ado au lyc&eacute;e Carnot de Dijon, b&egrave;gue, il s&rsquo;entendait rabrouer par les profs pour qui com&eacute;dien n&rsquo;&eacute;tait pas un vrai m&eacute;tier. Pourtant, il avait sous les yeux au quotidien des exemples d&eacute;montrant tout le contraire. Des parents, tous deux com&eacute;diens qui vont lui donner le go&ucirc;t des auteurs, classiques et modernes. Et un grand fr&egrave;re qui va lui ouvrir la voie de la t&eacute;l&eacute;vision : Alexandre Astier, cr&eacute;ateur de la d&eacute;sormais cultissime s&eacute;rie Kaamelott lui offre le r&ocirc;le de Yvain, le beau-fr&egrave;re un peu simplet du roi Arthur, o&ugrave; il est le fils de son vrai p&egrave;re, Lionnel Astier dans le r&ocirc;le de L&eacute;odogan et sa m&egrave;re, la vraie dans la vie vraie, Jos&eacute;e Drevon, joue quant &agrave; elle la m&egrave;re du roi Arthur. Bref, la famille mais aussi les copains. Ceux de la troupe des d&eacute;buts cr&eacute;&eacute;e &agrave; Lyon. L&agrave; o&ugrave; il a tout appris : <br />&laquo; C&rsquo;est un avantage pour moi, car j&rsquo;ai appris &agrave; jouer avec peu de moyens. &raquo;<br />Petit budget mais beaucoup d&rsquo;id&eacute;es. &Agrave; l&rsquo;image de la s&eacute;rie Hero Corp diffus&eacute;e sur Com&eacute;die!, o&ugrave; il a cr&eacute;&eacute; tout un univers qui lui ressemble, m&eacute;langeant com&eacute;die, aventure et fantastique. &laquo; On avait l&rsquo;envie de faire un truc nouveau. La premi&egrave;re saison &eacute;tait un vrai labo. Sur la deuxi&egrave;me saison, on montre qu&rsquo;on peut &ecirc;tre cr&eacute;dible sur une histoire, sans avoir besoin de millions d&rsquo;euros. &raquo; Deux Braquo &eacute;galent trois saisons d&rsquo;Hero Corp ! Du coup, chacun se prive et s&rsquo;investit &agrave; 200%. Du technicien au producteur. &laquo; On est heureux de pouvoir encore faire cela &agrave; la t&eacute;l&eacute;. Autour du projet s&rsquo;est cr&eacute;&eacute; un esprit de bande. &raquo; Une bande soud&eacute;e par une m&ecirc;me vision de la t&eacute;l&eacute;vision : &laquo; Notre g&eacute;n&eacute;ration ne se reconna&icirc;t pas trop dans la t&eacute;l&eacute; actuelle. On n&rsquo;est pas show-biz. Moi, &ccedil;a ne m&rsquo;int&eacute;resse pas de voir ma t&ecirc;te &agrave; la une de T&eacute;l&eacute; 7 jours. Ce qu&rsquo;on veut, c&rsquo;est pouvoir raconter des histoires. Pour durer dans ce m&eacute;tier, il faut avoir un vrai amour, travailler tout le temps et ne pas viser l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re. Ce m&eacute;tier est une source de r&eacute;flexion sans fin. On ne fait que comprendre de nouvelles choses. Ce n&rsquo;est jamais fini. &raquo;<br />Alors en attendant une possible troisi&egrave;me saison d&rsquo;Hero Corp, Simon creuse le filon. D&eacute;j&agrave; sortie d&rsquo;un DVD en novembre dernier. Et &agrave; venir une BD sur la s&eacute;rie, ainsi qu&rsquo;une webs&eacute;rie sous forme de blog, d&rsquo;ici &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute;. Et tout un tas d&rsquo;autres projets comme remonter sur les planches et notamment dans sa ville de Dijon o&ugrave; il vient se ressourcer. &laquo; &Agrave; Dijon, j&rsquo;ai ma m&egrave;re et pas mal de potes. Et puis, j&rsquo;aimerais bien y revenir car au fond de moi, je suis rest&eacute; un provincial. Et avec Alban Lenoir (&eacute;galement dijonnais ndlr.) on se verrait bien monter un spectacle l&agrave;-bas &raquo; .</p>
<p>La deuxi&egrave;me saison d&rsquo;Hero Corp est diffus&eacute;e tous les vendredis &agrave; 20 h 40 sur Com&eacute;die. Et multidiffus&eacute;e toute la semaine. En attendant une redif sur France 4. </p>
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		<title>Braquo dépôt</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2009/11/26/braquo-depot/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[180]]></category>

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		<description><![CDATA[Série. Canal Plus a fait fort avec sa série Braquo. Un succès qui ne doit rien au hasard, puisque David Defendi, Dijonnais de son état, a coécrit le scénario.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2009/11/26/braquo-depot/' title='Série. Canal Plus a fait fort avec sa série Braquo. Un succès qui ne doit rien au hasard, puisque David Defendi, Dijonnais de son état, a coécrit le scénario.'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_35e8ac6d54eac2713317d2bfefc94e85_1259169247.jpg" class="attachment-medium" alt="Série. Canal Plus a fait fort avec sa série Braquo. Un succès qui ne doit rien au hasard, puisque David Defendi, Dijonnais de son état, a coécrit le scénario." title="Série. Canal Plus a fait fort avec sa série Braquo. Un succès qui ne doit rien au hasard, puisque David Defendi, Dijonnais de son état, a coécrit le scénario." /></a>
</code></p>
<p>CASQUETTE &agrave; la Jamait viss&eacute;e sur la t&ecirc;te. Le regard est attentif au moindre mouvement. Son visage arrondi pourrait le rendre bonhomme, mais sa barbe de trois jours et son blouson en cuir lui donnent un air de Titi parisien qu&rsquo;il ne vaut mieux pas emb&ecirc;ter. Pourtant, David Defendi est un vrai gentil. Sans se laisser marcher sur les pieds, sa principale pr&eacute;occupation est l&rsquo;humain. Son autre passion : les coups tordus. Qu&rsquo;ils soient men&eacute;s par des barbouzes, les services secrets, et m&ecirc;me la police, David en raffole. Ce n&rsquo;est pas pour assouvir un d&eacute;lire conspirationniste, mais le Dijonnais est tomb&eacute; dedans quand il &eacute;tait petit. En effet, son p&egrave;re &eacute;tait agent secret&hellip; D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; une des histoires de son paternel que David &eacute;crit son premier livre : L&rsquo;arme &agrave; gauche. L&rsquo;auteur y explique comment dans les ann&eacute;es 70, les services secrets fran&ccedil;ais ont infiltr&eacute; la gauche prol&eacute;tarienne. Cet ouvrage rencontre un r&eacute;el succ&egrave;s. David commence &agrave; se faire un nom.<br />Un jour pas comme un autre, en prenant le train, David tombe sur Olivier Marchal. Le r&eacute;alisateur de 36 Quai des Orf&egrave;vres a lu L&rsquo;arme &agrave; gauche. Marchal a m&ecirc;me beaucoup appr&eacute;ci&eacute; cette histoire terriblement proche de son univers de pr&eacute;dilection. La conversation s&rsquo;engage. &laquo; Nous nous sommes dit qu&rsquo;il fallait qu&rsquo;on travaille ensemble &raquo; se souvient David. &laquo; Il avait d&eacute;j&agrave; le sc&eacute;nario de Braquo, alors j&rsquo;ai pris le train en marche &raquo; pr&eacute;cise-t-il. Braquo sur les rails, David et Marchal continuent a tr&egrave;s bien s&rsquo;entendre. Leurs id&eacute;es sont tr&egrave;s proches. Notamment sur la police d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Fini la repr&eacute;sentation du policier en Pinot simple flic. Ce que veulent les deux comp&egrave;res : montrer la r&eacute;alit&eacute;. Apr&egrave;s, pour les besoins de la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;, le sc&eacute;nario n&rsquo;est pas calqu&eacute; sur le rythme du quotidien, tout en restituant bien le ras le bol des policiers. &laquo; Les flics deviennent le fusible de la soci&eacute;t&eacute;. En plus, ils ne sont plus soutenus par leur hi&eacute;rarchie. Sarko les laisse dans la merde &raquo; s&rsquo;agace David. Pudique sur sa vie, son parcours et ses &oelig;uvres, David se l&acirc;che quand la condition de la police est abord&eacute;e. Difficile m&ecirc;me de l&rsquo;arr&ecirc;ter : &laquo; Tous les flics ne sont pas sarkozystes ! La soci&eacute;t&eacute; refoule ses probl&egrave;mes sur les fonctionnaires. C&rsquo;est une vraie erreur. &raquo; Sentant que l&rsquo;entretien s&rsquo;&eacute;loigne doucement de son objectif premier, David reprend son souffle. &laquo; Dans Braquo, nous ne faisons pas l&rsquo;apologie de la police. Bien s&ucirc;r, nous retrouvons le mythe du type solitaire. Mais &ccedil;a reste du cin&eacute;ma. Nous ne sommes pas l&agrave; pour faire la morale. &raquo;<br />A la table d&rsquo;&agrave; c&ocirc;t&eacute;, deux jeunes hommes l&rsquo;&eacute;coutent, tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute;s. Des fans de la s&eacute;rie sans doute. Pourtant, apr&egrave;s plusieurs minutes, David interpelle l&rsquo;un deux pour trouver un appui &agrave; sa r&eacute;flexion. Surprise, il y a un policier en repos dans le lot. Il prend part &agrave; la discussion. L&rsquo;individu est de type europ&eacute;en, yeux bleus, corpulence moyenne, mesurant un m&egrave;tre quatre-vingts&hellip; Il est totalement d&rsquo;accord avec David. Sur le manque de soutien, le manque de formation et le recrutement des nouveaux, la politique du chiffre&hellip; Ce dernier point le fait bondir : &laquo; La politique du chiffre est un leurre &raquo; et le policier d&rsquo;acquiescer et de donner un&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; exemple : &laquo; Plus nous avons d&rsquo;affaires r&eacute;solues, plus notre chef touchera une belle prime &raquo;. Ensuite, il explique en substance qu&rsquo;il est plus facile d&rsquo;attraper un jeune avec du shit, que de chercher son vendeur&hellip; en tout cas, c&rsquo;est plus rapide pour remplir la case &laquo; affaire r&eacute;solue &raquo;.<br />Braquo est une fiction. Pourtant, son univers est calqu&eacute; sur la r&eacute;alit&eacute;. Dans la s&eacute;rie, on voit des policiers d&eacute;sorient&eacute;s dans une soci&eacute;t&eacute; qui ne veut plus les comprendre. Dans la vraie vie, bien s&ucirc;r, certains d&eacute;rapent, comme l&rsquo;a d&eacute;j&agrave; racont&eacute; la Gazette du 2 juillet dernier, mais beaucoup sont exasp&eacute;r&eacute;s. Les suicides chez France t&eacute;l&eacute;com font l&rsquo;actualit&eacute;, mais les policiers connaissent le m&ecirc;me malaise. La s&eacute;rie n&rsquo;a pourtant pas pour but d&rsquo;&ecirc;tre un documentaire. &laquo; Avec Marchal, on trouve la nostalgie de la police qu&rsquo;il a connue dans les ann&eacute;es 80. Les flics critiquent Braquo pour cela. Mais globalement, la police devient comme son &eacute;poque : politiquement correcte &raquo;.<br />La s&eacute;rie a connu un vrai succ&egrave;s. L&rsquo;audience a m&ecirc;me d&eacute;tr&ocirc;n&eacute; 24 heures chrono. C&rsquo;est pourquoi, la saison 2 est d&eacute;j&agrave; dans les tuyaux. Pour David Defendi, les projets ne s&rsquo;arr&ecirc;tent pas &agrave; Braquo. Il va tourner une adaptation de l&rsquo;Arme &agrave; gauche au mois de juin. De nombreuses sc&egrave;nes seront d&rsquo;ailleurs film&eacute;es &agrave; Dijon. Le r&ocirc;le phare devrait &ecirc;tre port&eacute; par Benoit Magimel. L&rsquo;univers Defendi n&rsquo;a pas fini de nous faire r&eacute;fl&eacute;chir .</p>
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		<title>La voix du succès</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Zampa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[178]]></category>

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		<description><![CDATA[Portrait. Damien Witecka s'est spécialisé depuis quelques années dans le doublage. L'acteur dijonnais est surtout connu pour incarner la voix française de Leonardo DiCaprio, de Tobey Maguire dans les Spider-Man, ou encore d'Ewan McGregor. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2009/11/12/la-voix-du-succes/' title='La voix du succès'><img width="266" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_6fb2021a4167e881c305d4062175d4c0_1257870063.jpg" class="attachment-medium" alt="La voix du succès" title="La voix du succès" /></a>
</code></p>
<p>&laquo; Arr&ecirc;tez de jouer et essayez d&rsquo;&ecirc;tre &raquo;. Si Damien Witecka avait rat&eacute; ce cours, ce jour-l&agrave;, au conservatoire de Paris, il n&rsquo;aurait peut-&ecirc;tre jamais trouv&eacute; sa voi(x). Celle qui jusqu&rsquo;ici l&rsquo;a men&eacute; au succ&egrave;s. Dijonnais de souche, cet acteur sp&eacute;cialis&eacute; depuis &laquo; quatre, cinq ans &raquo; dans le doublage, n&rsquo;est autre que la voix fran&ccedil;aise de Leonardo DiCaprio. D&rsquo;ailleurs, il termine en ce moment m&ecirc;me le doublage de son acteur f&eacute;tiche dans le tout dernier Martin Scorsese, Shutter Island (sortie en f&eacute;vrier 2010). Excusez du peu ! <br />Comme il se pla&icirc;t &agrave; le dire, &laquo; le com&eacute;dien est un instrument que l&rsquo;on travaille, que l&rsquo;on fa&ccedil;onne &raquo;. Son timbre de voix s&rsquo;est, depuis, affranchi du beau Leo pour incarner entre autres &laquo; en studio face au micro &raquo; un certain Tobey Maguire dans la trilogie des Spider-Man. Malgr&eacute; une voxographie riche et &ocirc; combien prestigieuse (La Plage, Titanic, Les Infiltr&eacute;s, Il faut sauver le soldat Ryan, Final Cut, American Pie&hellip;) le Bourguignon qu&rsquo;il est n&rsquo;entend pas seulement d&eacute;fendre son royaume mais aussi conqu&eacute;rir d&rsquo;autres terres. &laquo; Je reste un com&eacute;dien avant tout &raquo;, mart&egrave;le-t-il. Lui qui a fait ses d&eacute;buts sur les planches du conservatoire de Dijon, &agrave; 17 ans, avant de suivre sa feuille de route, direction Paris. &laquo; La vie est faite de rencontres. Un jour, j&rsquo;ai crois&eacute; Laura Koffler qui m&rsquo;a mis le pied &agrave; l&rsquo;&eacute;trier apr&egrave;s m&rsquo;avoir vu jouer au th&eacute;&acirc;tre. A cette p&eacute;riode-l&agrave;, on cherchait de nouvelles voix dans le doublage. Elle m&rsquo;a alors propos&eacute; d&rsquo;essayer. Je n&rsquo;y connaissais rien. &raquo; Saisissant l&rsquo;opportunit&eacute;, &laquo; un peu comme un compl&eacute;ment, une autre exp&eacute;rience dans (sa) jeune carri&egrave;re &raquo; il remporta tous les suffrages pour doubler les premiers films d&rsquo;Ewan McGregor (Petits meurtres entre amis, Trainspotting, Une vie moins ordinaire). &laquo; En r&eacute;alit&eacute;, &ccedil;a s&rsquo;est pass&eacute; assez facilement, je me suis, de suite, senti &agrave; l&rsquo;aise. &raquo; Sans doute, venait-il de r&eacute;veiller le com&eacute;dien qui sommeillait en lui. &laquo; Le doublage est plus facile que le th&eacute;&acirc;tre. En g&eacute;n&eacute;ral, on me montre la bande originale et on me dit ce que je dois faire pour transmettre telle ou telle &eacute;motion, ce qui est diff&eacute;rent de la cr&eacute;ation th&eacute;&acirc;trale pure o&ugrave; le personnage &eacute;volue au fil des repr&eacute;sentations. &raquo;<br />A raison d&rsquo;un film par an, sa notori&eacute;t&eacute; grandit alors dans le milieu avec et gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;&eacute;closion d&rsquo;une star hollywoodienne. &laquo; En r&eacute;alit&eacute;, je n&rsquo;ai pas choisi, c&rsquo;&eacute;tait une proposition sans savoir que L&eacute;onardo allait devenir, un jour, aussi c&eacute;l&egrave;bre. &raquo; A cette lumi&egrave;re, on peut mesurer le chemin parcouru. Dans sa t&ecirc;te cogne encore le souvenir de cette discussion entre DiCaprio et lui. Quelques minutes d&rsquo;intimit&eacute; vol&eacute;es &agrave; l&rsquo;occasion de la promotion du film La Plage, &agrave; Paris. &laquo; Il m&rsquo;a fait des confidences sur certaines sc&egrave;nes. Pour moi, le plus important, c&rsquo;est le sous-texte, ce qu&rsquo;on ne dit pas et qui nourrit le jeu des com&eacute;diens. &raquo; <br />Mais Damien Witecka sait faire la diff&eacute;rence entre la r&eacute;putation et la popularit&eacute;. &laquo; Le doublage n&rsquo;est qu&rsquo;une &eacute;tape. &raquo; &Agrave; 41 ans, il conserve la t&ecirc;te froide, r&eacute;futant l&rsquo;id&eacute;e de n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;une voix. M&ecirc;me si aujourd&rsquo;hui, elle lui permet de noircir sa carte de visite et surtout de &laquo; bien vivre &raquo;. Les planches br&ucirc;lent en lui. Un h&eacute;ritage familial. Pourtant, il lui a fallu se d&eacute;complexer. &laquo; Paradoxalement, je n&rsquo;aimais pas ma voix &agrave; mes d&eacute;buts &raquo; confie-t-il. &laquo; Au conservatoire de Dijon, je me sentais handicap&eacute; par cette voix. J&rsquo;avais la puissance mais rien ne sortait. J&rsquo;ai donc d&ucirc; la bosser. Une prof m&rsquo;a pris sous son aile, m&rsquo;a fait travailler des gammes en cachette et gagner du grave. Progressivement, j&rsquo;ai senti que ma voix collait plus &agrave; ma pens&eacute;e. &raquo; Un pas &eacute;tait franchi. <br />Outre le doublage cin&eacute;matographique et le th&eacute;&acirc;tre (Ubu Roi d&rsquo;Alfred Jarry en 2001 et Un homme est un homme de Bertolt Brecht en 2004), Damien Witecka s&rsquo;est illustr&eacute; dans plusieurs s&eacute;ries (Kyle XY, Blade, Merlin&hellip;) fait de l&rsquo;animation et des publicit&eacute;s (Joker et Oasis). Il est &eacute;galement la voix off de Fun Radio .</p>
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		<title>Libre comme l&#8217;air</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2009/10/15/libre-comme-lair/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Zampa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[174]]></category>

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		<description><![CDATA[Portrait. Nasser Omar, l'exilé afghan devenu bourguignon, a réussi à  survivre en sauvant ce qui lui restait de son enfance, lâ€˜art du cerf-volant. Un hymne à  l'amour et à  la liberté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2009/10/15/libre-comme-lair/' title='Portrait. Nasser Omar, l&#039;exilé afghan devenu bourguignon, a réussi à  survivre en sauvant ce qui lui restait de son enfance, lâ€˜art du cerf-volant. Un hymne à  l&#039;amour et à  la liberté.'><img width="450" height="337" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_3b91caeb4b017f5305e836833adc26c6_1255537779.jpg" class="attachment-medium" alt="Portrait. Nasser Omar, l&#039;exilé afghan devenu bourguignon, a réussi à  survivre en sauvant ce qui lui restait de son enfance, lâ€˜art du cerf-volant. Un hymne à  l&#039;amour et à  la liberté." title="Portrait. Nasser Omar, l&#039;exilé afghan devenu bourguignon, a réussi à  survivre en sauvant ce qui lui restait de son enfance, lâ€˜art du cerf-volant. Un hymne à  l&#039;amour et à  la liberté." /></a>
</code></p>
<p>KABOUL-DIJON. Nasser Omar a franchi le pont de l&rsquo;exil en 1985. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas conna&icirc;tre. Lui en avait dix-sept. Aujourd&rsquo;hui encore, les images cognent dans sa t&ecirc;te comme le symbole du pays perdu. &laquo; Il a fallu fuir Kaboul &raquo; pour &eacute;chapper &agrave; une rafle de l&rsquo;arm&eacute;e sovi&eacute;tique. De l&rsquo;Afghanistan, il ne conna&icirc;tra rien d&rsquo;autre. D&eacute;chir&eacute; en pleine adolescence par une r&eacute;alit&eacute; qu&rsquo;il ne ma&icirc;trise plus, il pose le pied sur le sol fran&ccedil;ais comme r&eacute;fugi&eacute; politique. Seul. D&eacute;racin&eacute;. Perdu dans le cloaque d&rsquo;un foyer dijonnais. <br />Bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas vraiment l&rsquo;accent bourguignon, le jeune homme a le contact facile et le verbe haut. Attachant et g&eacute;n&eacute;reux, il s&eacute;duit par une extraordinaire all&eacute;gresse d&rsquo;&acirc;me. Il s&rsquo;offre pour commencer une formation d&rsquo;illusionniste, puis travaille en centre a&eacute;r&eacute;, rencontre sa femme&hellip; La France lui tend les bras, il lui ouvre son c&oelig;ur. <br />Trait d&rsquo;union entre deux mondes que tout oppose, Nasser prend son envol au hasard d&rsquo;une journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;t&eacute; durant laquelle il red&eacute;couvre le bonheur simple de construire un cerf-volant, &laquo; le sport traditionnel en Afghanistan &raquo;. Quelques bouts de ficelle, un croisillon en bambou, un carr&eacute; de papier et le tour est jou&eacute;. Le regard pi&eacute;g&eacute; dans les yeux &eacute;carquill&eacute;s des enfants, il se rem&eacute;more sur fond s&eacute;pia le ciel de sa propre enfance, color&eacute; de ces &laquo; poup&eacute;es de vent &raquo;. Il se souvient aussi de tous ces m&ocirc;mes juch&eacute;s sur les toits des maisons, se livrant aux combats de cerfs-volants. C&rsquo;est le d&eacute;clic. Un m&eacute;lange de force et de fragilit&eacute; na&icirc;t en lui.<br />Il d&eacute;cide donc de suivre cette voie, semble-t-il, toute trac&eacute;e entre ciel et terre. Et de devenir &laquo; cervoliste &raquo;. Plus qu&rsquo;un m&eacute;tier, une passion&hellip; voire un v&eacute;ritable art de vivre. Cent soixante-douze cerfs-volants multicolores ornent les pi&egrave;ces de sa maison de Perrigny-l&egrave;s-Dijon. Sa tour d&rsquo;ivoire o&ugrave; un mus&eacute;e du cerf-volant a ouvert ses portes. <br />On l&rsquo;aura compris, &laquo; Nasservolant &raquo;, du nom de sa soci&eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 1992, a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; vivre ses r&ecirc;ves plut&ocirc;t que r&ecirc;ver sa vie. Derri&egrave;re le personnage haut en couleur, se cache en filigrane l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui est parvenu &agrave; survivre, en sauvant ce qui lui restait de son enfance. Cet art n&rsquo;est autre que le symbole m&ecirc;me de l&rsquo;innocence et de l&rsquo;esprit libre, longtemps &eacute;cras&eacute; par les guerres et l&rsquo;oppression du r&eacute;gime taliban. <br />Il souffle en lui ce vent de libert&eacute; qu&rsquo;il propage en France, puis &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Le plus bourguignon des Afghans, prim&eacute; au festival international de Dieppe, se b&acirc;tit alors une solide r&eacute;putation. En marge des d&eacute;monstrations, il se met &agrave; multiplier les spectacles et &agrave; fabriquer diff&eacute;rents types de cerfs-volants : des &laquo; cellulaires &raquo; qu&rsquo;il coud lui-m&ecirc;me, &laquo; des trains &raquo; qu&rsquo;il fabrique &agrave; force de patience, des cerfs-volants acrobatiques, japonais, indon&eacute;siens, chiliens&hellip; Le monde ne suffit pas. Il encha&icirc;ne les expositions, les festivals et les ateliers. &laquo; J&rsquo;aimerais tant faire d&eacute;couvrir cette activit&eacute; et partager ce bonheur plus loin encore &raquo; d&eacute;clare-t-il, avec le seul b&eacute;n&eacute;fice moral de mener sa guerre de reconqu&ecirc;te. <br />Cette innocence n&rsquo;est toutefois qu&rsquo;un vernis. Les arri&egrave;re-pens&eacute;es fument sous son bandana. Apr&egrave;s vingt et un an d&rsquo;exil, Nasser Omar retourne en 2004, sur sa terre natale et renoue, le temps d&rsquo;un voyage, avec ses racines, sa famille, en compagnie du r&eacute;alisateur Jean-Paul Mignot, qui signe l&agrave; un &laquo; film optimiste sur son vieil ami Nasser &raquo;. Un portrait de 52 mn, coproduit par France 3 et Ligne de Front, intitul&eacute; Le joueur de cerf-volant (diffus&eacute; ce samedi &agrave; 15 h 50 sur FR3). &laquo; J&rsquo;ai pu mesurer toute l&rsquo;admiration qu&rsquo;il suscitait aupr&egrave;s des Kaboulis, fascin&eacute;s par cet homme, symbole d&rsquo;espoir. Nasser esp&eacute;rait revenir tr&egrave;s vite pour organiser un spectacle &agrave; Kaboul mais l&rsquo;actualit&eacute; a rattrap&eacute; son projet &raquo; conclut-il. <br />S&ucirc;r qu&rsquo;un jour, les cerfs-volants de Nasser Omar flotteront &agrave; nouveau dans le ciel afghan .</p>
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		<title>Un toubib à  la Préfecture</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Gauthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focus]]></category>
		<category><![CDATA[157]]></category>

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		<description><![CDATA[Volte-face. En poste depuis six mois à  la préfecture de Région, Alexander Grimaud a troqué sa blouse blanche de médecin pour l'uniforme noir et blanc de sous-préfet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2009/10/01/un-toubib-a%c2%a0-la-prefecture/' title='Volte-face. En poste depuis six mois à  la préfecture de Région, Alexander Grimaud a troqué sa blouse blanche de médecin pour l&#039;uniforme noir et blanc de sous-préfet.'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_97d3063142f80e0e96aa0fffe7fc5f70_1254323705.jpg" class="attachment-medium" alt="Volte-face. En poste depuis six mois à  la préfecture de Région, Alexander Grimaud a troqué sa blouse blanche de médecin pour l&#039;uniforme noir et blanc de sous-préfet." title="Volte-face. En poste depuis six mois à  la préfecture de Région, Alexander Grimaud a troqué sa blouse blanche de médecin pour l&#039;uniforme noir et blanc de sous-préfet." /></a>
</code></p>
<p>PASS&Eacute; DE M&Eacute;DECIN au samu &agrave; directeur de cabinet &agrave; la Pr&eacute;fecture avec rang de sous-pr&eacute;fet semble a priori une &eacute;volution de carri&egrave;re quelque peu erratique. Et pour le moins originale dans un milieu o&ugrave; les profils de carri&egrave;re ont tendance &agrave; faire dans le copier-coller. <br />Mais &agrave; entendre Alexander Grimaud, promu &agrave; cette fonction d&egrave;s sa sortie de l&rsquo;ENA en avril dernier, les points de convergence entre ces deux m&eacute;tiers sont multiples. <br />&laquo; Quand on est toubib, on est &agrave; l&rsquo;&eacute;coute d&rsquo;autrui. Dans le SAMU, on essaie de faire un diagnostic et de trouver une solution. Directeur de cabinet dans une Pr&eacute;fecture, c&rsquo;est &eacute;galement apporter des r&eacute;ponses. Et tout comme dans le SAMU, il y a souvent des gestions de crise qui n&eacute;cessitent des r&eacute;ponses rapides. &raquo; Autre point commun, la pluridisciplinarit&eacute; : &laquo; Dans le SAMU, j&rsquo;ai travaill&eacute; avec de nombreux acteurs de la soci&eacute;t&eacute; : police, gendarmerie, pompiers, pr&eacute;fecture&hellip;et dans une pr&eacute;fecture, on travaille sans cesse avec plusieurs&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; minist&egrave;res. &raquo;<br />Un stage &agrave; la Pr&eacute;fecture du Finist&egrave;re va le confirmer dans son choix du corps pr&eacute;fectoral. Son classement &#8211; m&ecirc;me si officiellement, il n&rsquo;y a plus de classement de sortie &agrave; l&rsquo;ENA &#8211; lui ouvrait pourtant la voie royale de la haute administration : l&rsquo;inspection g&eacute;n&eacute;rale des finances. <br />Mais ce qu&rsquo;aime avant tout ce jeune homme de 35 ans, &eacute;lanc&eacute; et plein d&rsquo;allant, c&rsquo;est le concret de la r&eacute;alit&eacute; au quotidien. <br />Loin d&rsquo;&ecirc;tre un rond-de-cuir entassant les dossiers sur son bureau, Alexander Grimaud appr&eacute;hende sa nouvelle fonction comme la pr&eacute;c&eacute;dente : &laquo; Je n&rsquo;ai pas vocation &agrave; rester exclusivement dans mon bureau ; ma fonction est d&rsquo;&ecirc;tre sur le terrain. Il est important pour moi d&rsquo;aller voir les choses et les gens sur place pour m&rsquo;impr&eacute;gner du dossier. Par exemple, j&rsquo;ai visit&eacute; plusieurs fois un squat pour savoir comment &ccedil;a fonctionnait. &raquo;<br />Lors de sa premi&egrave;re semaine de prise de fonction, il a &eacute;t&eacute; servi, avec la mise en place du plan de lutte contre la pand&eacute;mie de la grippe A. <br />Mais comment un jeune homme bien de son temps aimant la vie noctambule de Berlin peut-il s&rsquo;accommoder du rituel inh&eacute;rent &agrave; la fonction de sous-pr&eacute;fet ?<br />&laquo; Le rituel r&eacute;publicain a pour moi un vrai sens par les symboles qu&rsquo;il v&eacute;hicule. L&rsquo;uniforme, par exemple, loin d&rsquo;&ecirc;tre une contrainte d&eacute;su&egrave;te est un honneur et la partie visible de tous mes efforts. Les feuilles d&rsquo;olivier et de ch&ecirc;ne de l&rsquo;uniforme r&eacute;sument bien ma fonction : la force par la loi &raquo;. Alexander Grimaud aime &agrave; marquer son attachement aux symboles. Grands ou petits. Ainsi sa cravate orange achet&eacute;e pour la photo de rentr&eacute;e de la promo &agrave; l&rsquo;ENA rappelle sa double culture avec une m&egrave;re d&rsquo;origine n&eacute;erlandaise. <br />Entre tradition et modernit&eacute;, Alexander Grimaud ne se pose pas de questions. Il sait &eacute;voluer avec la m&ecirc;me aisance de l&rsquo;une &agrave; l&rsquo;autre. Une souplesse de caract&egrave;re qui doit beaucoup &agrave; son enfance cosmopolite aux quatre coins de l&rsquo;Hexagone et au-del&agrave;, &agrave; San Francisco.<br />Hors des ors de la R&eacute;publique, Alexander Grimaud ne d&eacute;clare pas de passions mais une grande curiosit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale. &laquo; Je vais aussi bien m&rsquo;int&eacute;resser &agrave; une sortie &agrave; l&rsquo;op&eacute;ra qu&rsquo;&agrave; une soir&eacute;e &eacute;lectro. Ce qui importe, c&rsquo;est d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;coute de tout ce qui peut se passer. &raquo; <br />De Dijon, il dit appr&eacute;cier le centre-ville pour ses terrasses, ses animations et son march&eacute; sous les halles o&ugrave; il ne manque pas d&rsquo;emmener ses amis. <br />Et de la Bourgogne, il connaissait d&eacute;j&agrave; ses crus. Des amis bourguignons se sont charg&eacute;s de faire son &eacute;ducation &oelig;nologique entre Saint-Vincent Tournante et descente de cave. Et l&agrave;, il avoue une pr&eacute;f&eacute;rence pour les vins blancs de la C&ocirc;te de Beaune. In vino veritas ! </p>
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