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	<title>La Gazette de Côte d&#039;Or &#187; Politique</title>
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		<title>Marc Frot : &#171;&#160;Morin flingue le Nouveau Centre s’il se présente&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 07:59:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[281]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne suis pas sûr de voter UMP au premier tour]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retrouvez chaque semaine les meilleurs moments du Rendez-vous politique France Bleu Bourgogne &#8211; La Gazette. Lundi, Véronique Narboux recevait Marc Frot, conseiller général de Baigneux-les-Juifs et vice-président du conseil général de la Côte-d’Or.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/02/02/marc-frot-morin-flingue-le-nouveau/dsc_8627-9-copie/' title='DSC_8627-9-copie'><img width="265" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/02/DSC_8627-9-copie-265x400.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_8627-9-copie" title="DSC_8627-9-copie" /></a>

<p><strong>VERONIQUE NARBOUX : Cette année encore, le conseil général a choisi de soutenir l’agriculture. Pourquoi ?</strong><br />
MARC FROT : Ce n’est pas une de nos missions premières mais nous avons voulu faire un accord cadre sur cinq ans pour soutenir la profession. On aide l’investissement dans des bâtiments d’élevage, de stockage, la génétique, le redémarrage de cultures comme l’asperge. On est passé de cinq dossiers il y a trois ans à vingt-cinq dossiers. On essaie de s’approvisionner localement le plus souvent possible pour les cantines des collèges.</p>
<p><strong>C’est drôle ! Il y a quelques années, on raillait les écologistes qui défendaient les « circuits courts » et aujourd’hui, c’est vous, ancien président de la FDSEA de Côte-d’Or qui les défendez ?!</strong><br />
Nous ne parlons de pas de « filières courtes » car c’est réducteur. Nous préférons parler de « filières locales ». Longtemps, la profession agricole s’est occupée uniquement de produire. Aujourd’hui, elle se rend compte qu’il faut aussi se soucier de la commercialisation. Les gens sont demandeurs de ces filières locales, plutôt que d’aller chercher dans d’autres pays ce qu’on produit bien chez nous.</p>
<p><strong>Est-ce que ces filières locales peuvent se développer via la contractualisation avec les moyennes et grandes surfaces ?</strong><br />
Tout à fait, nous y travaillons. On a un bon retour des grandes surfaces sur cette question. Elles sont désireuses d’aller chez nos producteurs. Mais c’est compliqué à organiser. Le conseil général essaie de soutenir des groupements de producteurs et de vendeurs.</p>
<p><strong>Vous êtes élu du Châtillonnais. Comment imaginez-vous attirer des entreprises sur un territoire comme le vôtre ?</strong><br />
On ne peut s’en sortir qu’avec des aides différenciées. Il faut aider trois fois plus une entreprise qui s’implante à Châtillon ou Montbard et non pas sur l’axe Dijon / Beaune que tout le monde choisit. Il faut qu’on arrête de mettre 80 % des gens sur 20 % du territoire. On doit pouvoir aider davantage les coins moins peuplés que d’autres. C’est le rôle des collectivités et de l’État que d’aider plus les gens qui en ont le plus besoin.</p>
<p><strong>La présence de l’État dans nos campagnes est aussi incarnée par des services publics. Peut-on les préserver ?</strong><br />
Il ne faut pas que le service public se désengage des zones rurales mais il faut le repenser. Quand La Poste est ouverte un jour par semaine et sert deux personnes, c’est idiot. Organiser le service postal dans un magasin, comme cela se fait déjà en Châtillonnais, ça fonctionne mieux. Au lieu de rester sur des doctrines idiotes, il faut observer ce qui rend le plus service aux gens.</p>
<p><strong>Vous êtes président de la société d’économie mixte d’Alésia, qui porte le projet de Muséo-Parc. Il ouvre le 20 mars. Qu’en attendez-vous pour l’Auxois ?</strong><br />
C’est une chance pour le département ! Ça va fédérer tout ce qui existe en matière de tourisme : abbaye de Fontenay, musée de Châtillon, Flavigny… On ne veut pas faire un parc Obélix ni un parc à l’américaine mais un lieu intelligent, attractif et ludique, où les familles se retrouvent.</p>
<p><strong>Cent cinquante mille visiteurs attendus par an, ça n’est pas une prévision un peu optimiste ?</strong><br />
Oui mais il faut viser haut ! Les premières années, ce ne sera pas un problème. Après, le Muséo-Parc devra se renouveler pour attirer le public.</p>
<p><strong>François Sauvadet a déjà indiqué qu’il soutiendrait Nicolas Sarkozy et pas Hervé Morin pour la présidentielle. Et vous ?</strong><br />
Je suis centriste et, au départ, j’étais content à l’idée qu’Hervé Morin, le président du Nouveau Centre se présente. Mais aujourd’hui, les sondages le créditent de 0,3 % des intentions de vote. Que va-t-on peser dans les négociations ? Morin flingue le Nouveau Centre s’il se présente. On a vingt députés alors que le centrisme UDF en avait 200 avant. Il faut arrêter de scier la branche sur laquelle on est assis. Je ne suis pas sûr de voter UMP dès le premier tour mais je suis pour une stratégie d’alliance. Avec son style « petit nerveux », Sarkozy est agaçant mais, au moins, c’est un président qui a tenté de faire des réformes .</p>
<p>Propos recueillis par Véronique Narboux</p>
<p>Propos recueillis par Véronique Narboux</p>
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		<title>Pascal Moriou : &#171;&#160;Nicolas Dupont-Aignan peut créer la surprise&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 18:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[280]]></category>

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		<description><![CDATA[Sortir de l’euro, c’est redevenir compétitif ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retrouvez chaque semaine les meilleurs moments du Rendez-vous politique France Bleu Bourgogne &#8211; La Gazette. Lundi, Véronique Narboux recevait Pascal Moriou, le secrétaire départemental de Debout la République !</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/25/pascal-moriou-nicolas-dupont-aignan/dsc_5320-15-copie/' title='DSC_5320-15-copie'><img width="265" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/01/DSC_5320-15-copie-265x400.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_5320-15-copie" title="DSC_5320-15-copie" /></a>

<p><strong>VERONIQUE NARBOUX : En 2007, Nicolas Dupont-Aignan n’avait pas réuni les 500 parrainages d’élus nécessaires pour être candidat à la présidentielle. Où en êtes-vous cette année ?</strong><br />
PASCAL MORIOU : Nous aurons les 500 parrainages ! En Côte-d’or, nous en avons 28. Nicolas Dupont-Aignan sera sur la ligne de départ. C’est plus qu’un espoir, c’est presque un essai transformé.<br />
<strong>Vous proposez la sortie de l’euro, comme le Front national. Qu’est-ce qui vous en différencie ?</strong><br />
Nous ne voulons pas revenir au franc comme le souhaite Marine Le Pen. Nous souhaitons sortir de l’euro en tant que monnaie unique pour en faire un euro-franc qui serait une monnaie commune. Nous devrons dévaluer notre monnaie, ce qui nous permettra d’exporter nos produits 20 % moins cher, de redevenir compétitifs et de relocaliser des entreprises donc de créer de l’emploi.<br />
<strong>Cet euro-franc nous prémunirait des attaques des marchés financiers ?</strong><br />
L’euro-franc est synonyme d’indépendance financière. L’État français se financera en empruntant à 0 % auprès de la Banque de France, pas à des taux exorbitants pratiqués aujourd’hui par les banques. Les États ne peuvent même plus supporter le poids de l’intérêt de la dette.<br />
<strong>Nicolas Dupont-Aignan prône un « protectionnisme national ». Encore un point commun avec le FN ?</strong><br />
C’est Marine Le Pen qui marche sur nos plates-bandes ! Comment accepter que l’on importe des produits qui inondent nos marchés, qui tuent ou délocalisent nos entreprises et qui sont fabriqués par des gens payés cinquante euros par mois ? Il faut taxer à l’entrée du pays ces produits étrangers fabriqués à bas coût et interdire à nos administrations d’en acheter.<br />
<strong>Vous voilà sur la même ligne qu’Arnaud Montebourg ?!</strong><br />
Les gaullistes comme moi ne sont ni de droite ni de gauche. La plupart des autres pays pratiquent le protectionnisme et nous regardons faire ! Quant à Arnaud Montebourg, il était crédité d’1 % des voix au début de la campagne des primaires socialistes et il a fini à 17 %. Nicolas Dupont-Aignan peut, lui aussi, créer la surprise.<br />
<strong>Votre candidat a choisi un slogan aux accents gaulliens : « La France Libre ». De quoi ou de qui voulez-vous libérer le pays ?</strong><br />
La France doit être libérée du poids de l’administration européenne, tenue par des gens non élus, notamment par la Commission européenne. Le Parlement européen n’a pas toujours voix au chapitre. Ce n’est pas admissible.<br />
<strong>Quelle Europe voulez-vous ?</strong><br />
Contrairement au Front national, nous ne rejetons pas l’Europe mais nous voulons qu’elle soit confédérale. Nous souhaitons une Europe des Nations où les pays auraient leur propre monnaie et leurs propres pouvoirs mais on pourrait créer des agences pour travailler ensemble sur des dossiers d’avenir, notamment la voiture propre, les biotechnologies. On peut imaginer l’Europe avec des règles sociales, fiscales, juridiques communes mais, en faisant l’euro, on a commencé à bâtir l’Europe par le toit en oubliant les fondations.<br />
<strong>Nicolas Dupont-Aignan propose la reconstruction du service public dans des secteurs stratégiques. Lesquels ?</strong><br />
D’abord La Poste. Mais nous voulons aussi nationaliser EDF et GDF. Pourquoi n’a-t-on pas pu bloquer le prix du gaz ? Parce qu’en 2002, Chirac et Jospin ont signé ensemble un accord européen sortant le gaz d’un système de régulation de l’État. Ce n’est pas normal. Si on maîtrise les prix de l’énergie, on redonne un peu de pouvoir d’achat aux ménages. Concernant les autoroutes, lorsqu’elles sont amorties, elles devraient être gratuites et non pas enrichir des groupes privés.<br />
<strong>Vous voulez aussi remplacer les professeurs qui partent en retraite ?</strong><br />
Il faut regarder au cas par cas et bien les déployer. On ne peut pas avoir des classes à 15 élèves et des classes surchargées. On ne peut pas stigmatiser les élèves de banlieue si on ne leur donne pas les moyens de réussir. Nous proposons aussi dix 10 000 postes de policiers, ce qui correspond à ceux que Nicolas Sarkozy a supprimés. Rien qu’à Dijon, il manque 40 à 50 policiers pour assurer une sécurité digne de ce nom.</p>
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		<title>François Sauvadet : &#171;&#160;Le volontarisme de Sarkozy nous a permis d’éviter le pire&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 18:37:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[280]]></category>

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		<description><![CDATA[Le ministre (Nouveau Centre) de la Fonction publique souhaite la réélection de Nicolas Sarkozy autant que le désistement d’Hervé Morin. Et François Sauvadet, qui prend acte de la montée de François Bayrou dans les sondages, n’écarte pas l’hypothèse de retravailler un jour avec le patron du MoDem. LA GAZETTE : Êtes-vous inquiet par la tournure [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le ministre (Nouveau Centre) de la Fonction publique souhaite la réélection de Nicolas Sarkozy autant que le désistement d’Hervé Morin. Et François Sauvadet, qui prend acte de la montée de François Bayrou dans les sondages, n’écarte pas l’hypothèse de retravailler un jour avec le patron du MoDem.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/25/francois-sauvadet-le-volontarisme/dsc_5256-3-copie/' title='DSC_5256-3-copie'><img width="450" height="266" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/01/DSC_5256-3-copie-e1327516636262-450x266.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_5256-3-copie" title="DSC_5256-3-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Êtes-vous inquiet par la tournure prise par ce début de campagne présidentielle, d’un niveau proche d’une cour de récréation ?</strong><br />
Je ne me préoccupe pas de ces petites phrases entre les équipes des candidats. La gauche tente de masquer son absence de propositions en alimentant des polémiques stériles. À l’évidence cela ne permet pas un débat de fond tel que les Français seraient en droit d’attendre. En tout état de cause, cela ne peut qu’alimenter le sentiment de défiance des Français à l’égard de la politique, et il faudra donc que cela cesse.<br />
<strong>Cette vacuité traduit-elle l’incapacité des candidats à traiter des vrais sujets ?</strong><br />
Mais qui parle aujourd’hui des vrais sujets pour l’avenir de la France ? C’est le président de la République, le gouvernement et la majorité présidentielle. Les candidats déclarés ne font que commenter les décisions prises et les réformes menées mais ne proposent rien. Quelles sont les propositions du Parti socialiste pour réduire nos déficits publics ? Quelles réformes souhaite-il pour la France ? Au niveau européen, quelle politique préconise-il ? Ce qui m’importe c’est de savoir que le président de la République et le gouvernement tiennent la barre pour réduire nos déficits publics, relancer la croissance, améliorer la compétitivité. Ce que je sais c’est que la situation de notre pays interdit tout attentisme préélectoral.<br />
<strong>Vous souhaitez la réélection de Nicolas Sarkozy. Quels sont selon vous les points forts de son quinquennat ?</strong><br />
Dans sa gestion de la crise financière, économique et sociale que traversent la France et l’Europe depuis 2008, le président de la République s’est montré exemplaire. Si l’on compare notre situation à celle de nos partenaires européens, la réactivité, le volontarisme du chef de l’État nous ont permis d’éviter le pire. Imaginez l’état de notre pays si Ségolène Royal avait été au pouvoir depuis 2007, imaginez l’état de nos finances publiques si la réforme de l’État, la réforme des retraites n’avaient pas été menées…<br />
<strong>Dans le bilan du chef de l’État, quels sont les points faibles, ou au moins les thèmes sur lesquels vous auriez apprécié une approche différente ?</strong><br />
Il ne s’agit pas d’établir une liste exhaustive et d’attribuer des bons ou des mauvais points. Au contraire, il s’agit de regarder le bilan dans son ensemble. En ce qui me concerne, je suis fier du travail réalisé aux côtés du président de la République et du Premier ministre, que ce soit en tant que président de groupe à l’Assemblée nationale, ou en tant que ministre.<br />
<strong>Nicolas Sarkozy avait fait de la République irréprochable un des axes de sa campagne en 2007. L’EPAD, l’affaire Woerth-Bettencourt ont-ils affaibli notoirement cette posture ?</strong><br />
Seuls comptent les actes. Des engagements avaient été pris, notamment en ce qui concerne le contrôle par le Parlement du pouvoir de nomination du président de la République – pouvoir auparavant totalement discrétionnaire – ou encore le renforcement des droits de l’opposition. Ils ont été tenus. Vous évoquez plusieurs affaires dont certaines font encore l’objet d’une procédure judiciaire et vous comprendrez que je n’y revienne pas, sinon pour regretter la duplicité du PS dans son rapport à la présomption d’innocence. Éric Woerth et Dominique Strauss-Kahn n’ont visiblement pas les mêmes droits. Il y a là une véritable hypocrisie.<br />
<strong>Les affaires de parachutages (Fillon, Guéant) pourraient-elles nuire à la campagne de Sarkozy ?</strong><br />
Parachutage ou non, ce sont toujours les électeurs qui tranchent. Au final, je pense qu’ils sauront faire la différence entre ceux qui désirent s’engager au service d’une ville ou d’un territoire, et ceux qui, comme Jack Lang, n’en sont déjà plus à leur coup d’essai en terme de nomadisme électoral.<br />
<strong>Hervé Morin est candidat. Vous ne le souhaitez pas. Vous allez sans doute provoquer un congrès du Nouveau Centre. Hervé Morin assure que cette action est téléguidée depuis l’Élysée. Qu’avez-vous à lui répondre ? Discutez-vous régulièrement avec lui ?</strong><br />
Sa décision d’être candidat à la présidentielle est une décision personnelle, que je respecte en tant que telle. Ce qui me pose problème c’est de voir qu’elle engage de fait notre parti, le Nouveau Centre, et ce alors que nous n’avons jamais eu l’occasion d’en discuter au sein de nos instances. Je ne crois pas que les conditions soient réunies pour une candidature de centre-droit. Aujourd’hui, c’est d’abord un principe de réalité qui s’impose : Hervé Morin reste scotché dans les sondages entre 0 et 0,5 %. Qu’est devenu Alain Madelin après ses 3,9 % à la présidentielle de 2002, Marie-George Buffet avec ses 1,4 % ? Je redis à Hervé de retirer sa candidature instamment et de revenir autour de la table pour qu’on travaille, ensemble avec l’UMP à un contrat de mandature pour les cinq prochaines années.<br />
<strong>Si Morin n’est pas candidat, pensez-vous que des cadres et des militants du Nouveau Centre, hostiles à Sarkozy, se rabattent sur François Bayrou ?</strong><br />
Sa décision d’être candidat à la présidentielle est une décision personnelle, que je respecte en tant que telle. Ce qui me pose problème c’est de voir qu’elle engage de fait notre parti, le Nouveau Centre, et ce alors que nous n’avons jamais eu l’occasion d’en discuter au sein de nos instances. Je ne crois pas que les conditions soient réunies pour une candidature de centre-droit. C’est pourquoi j’ai lancé un appel, avec des députés centristes, à l’union et au rassemblement derrière le Président de la République face à la crise que la France et l’Europe traversent. Cette tribune, mise en ligne sur le site www.centristes2012.fr a vocation à être signé par les parlementaires, élus locaux, militants et sympathisants centristes. Je redis à Hervé de retirer sa candidature instamment et de revenir autour de la table pour qu’on travaille, ensemble avec l’UMP à un contrat de mandature pour les cinq prochaines années.<br />
<strong>Il y a un an, François Bayrou était au plus bas dans les sondages. Comment expliquez-vous qu’il soit aujourd’hui à 14 % ?</strong><br />
François Bayrou profite du climat d’indécision qui caractérise chaque période de précampagne. Le président de la République n’est pas entré en campagne et le candidat socialiste peine de son côté à prendre position sur de nombreux sujets. Avant d’interpréter le score de François Bayrou, il faut attendre que tous les candidats se déclarent<br />
<strong>Est-il le bienvenu dans la majorité, et à quelles conditions ? Imaginez-vous retravailler un jour avec lui ?</strong><br />
Si François Bayrou clarifie ses alliances et souhaite revenir travailler dans la majorité présidentielle, alors je lui dis « Bienvenue ! ». Il faudra pour cela qu’il rompe avec la posture du commentateur.<br />
<strong>30 % des Français seraient prêts à voter pour Marine Le Pen. Cela traduit-il l’échec de la droite, du centre et de la gauche à apporter de vraies réponses à leurs attentes ?</strong><br />
Plus que l’échec de la droite, du centre ou de la gauche, c’est la conséquence des craintes des Français face à une crise dont ils ne voient plus le bout. Au-delà, c’est aussi le résultat d’une vaste opération de communication qui tend à faire croire que le Front national a changé. En réalité il n’en est rien, et j’ai confiance dans le changement des Français.<br />
<strong>Quel regard jetez-vous sur le début de la campagne de François Hollande ?</strong><br />
Je suis stupéfait par l’impréparation du candidat socialiste, par le vide de son programme, et surtout par l’irresponsabilité de ses quelques propositions au regard de l’état de nos finances publiques. C’est le candidat des promesses auxquelles déjà personne ne croit plus. Qui sait aujourd’hui ce que seront ces fameuses 60 000 embauches dans l’Éducation nationale ?</p>
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		<title>Michel Julien : « Je soutiens François Hollande »</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 17:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[279]]></category>

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		<description><![CDATA[Mélenchon n’est pas l’homme de la situation]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retrouvez chaque semaine les meilleurs moments du Rendez-vous politique France Bleu Bourgogne &#8211; La Gazette. Lundi, Véronique Narboux recevait  le communiste Michel Julien, conseiller municipal dijonnais, vice-président du Grand Dijon et membre du MUP, le Mouvement unitaire progressiste de Robert Hue.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/18/michel-julien-je-soutiens-francois/dsc_4522-copie/' title='DSC_4522-copie'><img width="265" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/01/DSC_4522-copie-265x400.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_4522-copie" title="DSC_4522-copie" /></a>

<p><strong>VERONIQUE NARBOUX : Au Grand Dijon, vous êtes en charge de l’emploi, de l’insertion et de la mission locale. Comment une collectivité comme la vôtre peut-elle soutenir l’emploi ?</strong><br />
MICHEL JULIEN : Sur la période 2009-2014, le Grand Dijon investit un milliard d’euros, dont 400 millions pour le tram et 600 millions pour d’autres projets comme le grand stade, la piscine olympique ou d’autres. Nous essayons, en tant que collectivité, de maintenir un emploi local, notamment en soutenant les métiers de la construction.<br />
<strong>Robert Hue, le président du MUP, explique que la défaite de Nicolas Sarkozy n’est pas acquise et que pour faire gagner la gauche, il faut rassembler le plus largement possible. Vous croyez que ça va convaincre tous les électeurs de gauche ?</strong><br />
Le but du MUP n’est pas de nier l’existence des partis mais de rassembler les compétences des uns et des autres pour faire progresser nos idées et chasser la droite. Les gens en ont assez de la division des forces de gauche. Ils veulent le rassemblement sur des idées clés. Au MUP, nous voulons une démocratie sociale et solidaire, une mondialisation également solidaire, l’accès au savoir et à la culture pour tous, la réduction des inégalités salariales et du budget militaire. Nous voulons aussi une VIème République. Et là-dessus, on peut discuter avec d’autres formations de gauche. Comme sur l’emploi et l’éducation, d’ailleurs.<br />
<strong>Et pour faire progresser ces idées, vous soutenez François Hollande mais pas Jean-Luc Mélenchon et son Front de gauche   ?</strong><br />
J’ai milité trente-cinq ans au Parti communiste. Aujourd’hui, je suis orphelin, pas des idées car je pense que les idées portées par Marx et Engels sont toujours d’actualité. Mais la stratégie et les pratiques du PCF ne me conviennent plus. Et le fait d’avoir déroulé le tapis rouge à Jean-Luc Mélenchon ne me convient pas non plus. Il n’est pas l’homme de la situation.<br />
<strong>Jean-Luc Mélenchon reproche au PS d’être devenu une gauche gestionnaire, qui ne réforme plus. Que lui répondez-vous ?</strong><br />
Ce qui me choque beaucoup dans sa campagne, c’est son populisme, ses critiques permanentes. On ne va pas construire une nouvelle gauche sur ces bases-là. C’est pour ça que j’ai rejoint le MUP et que je soutiens aujourd’hui un homme de gauche, François Hollande, qui me paraît le plus à même de rassembler.<br />
<strong>Mais cette large alliance ne se fait-elle pas, pour vous, au prix de renoncements à certaines idées peut-être plus à gauche que celles de François Hollande ?</strong><br />
Je ne renonce pas aux idées, exactement comme lorsque j’ai adhéré au programme de François Rebsamen pour les dernières municipales. Je pense qu’on peut faire progresser plus facilement ses idées à l’intérieur d’une équipe qu’à l’extérieur.<br />
<strong>Vous imaginez pouvoir faire pencher plus à gauche le programme de François Hollande ?</strong><br />
Bien sûr ! Nous sommes nombreux à soutenir sa candidature mais nombreux aussi à demander des éclaircissements dans le domaine économique, sur la fiscalité, les actionnaires. Pourquoi gagneraient-ils en une journée le salaire annuel d’un ouvrier ? En vingt ans, leurs dividendes ont progressé de 355 % et les salaires de 81 % ! Il y a de l’argent en France mais il est trop mal réparti. Si on taxait les transactions financières à hauteur de 0,05 %, on récupèrerait 200 milliards d’euros. J’attends aussi qu’on recrée des services publics à la hauteur de ce qu’ils étaient ces dernières années.<br />
<strong>Vous évoquez les ouvriers. Est-ce que vous pensez pouvoir les faire revenir vers vous, ces classes populaires désespérées qui votent Front national depuis des années ?</strong><br />
Je crois qu’on peut les retrouver si on leur explique que cette dynamique de gauche que nous voulons créer sera une vraie alternative à la politique de droite menée aujourd’hui.<br />
<strong>Alors imaginons : François Hollande est élu… Aura-t-il le choix d’une politique autre que celle de l’austérité ?</strong><br />
Il appliquera son programme, en rupture avec la politique actuelle. Ce ne sera pas la révolution du grand soir, je n’y crois plus et ce n’est pas ce qu’attendent les gens. Ils veulent des conditions de vie meilleures, des écoles, de l’éducation, du travail, un pouvoir d’achat correct. Le programme de François Hollande peut y contribuer .</p>
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		<title>Émilie Mallet : &#171;&#160;La semaine de 32 heures, je ne trouve pas ça aberrant&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 18:49:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[278]]></category>

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		<description><![CDATA[Sortir du nucléaire, c’est préparer l’avenir]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retrouvez chaque semaine les meilleurs moments du Rendez-vous politique France Bleu Bourgogne &#8211; La Gazette. Lundi, Véronique Narboux recevait Émilie Mallet, militante d’Europe-Écologie-les Verts. Elle a été tête liste en Côte-d’or, pour les élections régionales 2010 et candidate, l’an passé, sur le canton de Fontaine-les-Dijon.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/11/emilie-mallet-la-semaine-de-32/dsc_3293-2-copie/' title='DSC_3293-2-copie'><img width="265" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/01/DSC_3293-2-copie-265x400.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_3293-2-copie" title="DSC_3293-2-copie" /></a>

<p><strong>VERONIQUE NARBOUX : Votre parti n’a pas encore présenté son programme détaillé pour la présidentielle mais Éva Joly en a dévoilé les grandes lignes à la mi-décembre. Parmi les mesures emblématiques, il y a la sortie du nucléaire d’ici 2031. Vous savez que ce genre de discours inquiète les douze mille salariés du Pôle nucléaire de Bourgogne ?</strong><br />
ÉMILIE MALLET : Nous entendons leur inquiétude mais l’objectif n’est pas de casser l’économie ni de détruire leurs emplois demain. Il s’agit de créer des emplois pour l’avenir. Pour cela, il faut investir dans la reconversion de leurs compétences, notamment vers les énergies renouvelables. L’éolien et le solaire sont des énergies de l’avenir. Il faut que nous investissions dans ces filières, comme le fait l’Allemagne.<br />
<strong>C’est comme ça que votre parti pense créer un million d’emplois sur cinq ans ?</strong><br />
En France, nous ne sommes pas capables, pour l’instant, de fabriquer nous-mêmes nos produits, notamment les panneaux solaires. On peut par exemple développer l’innovation sur les matériaux, sur l’isolation des bâtiments, la biomasse, l’éolien. Mais l’économie verte ne concerne pas que les filières des énergies renouvelables. L’écologie, c’est aussi créer des emplois pour le « mieux vivre », pour le lien social.<br />
<strong>Vous êtes très investie dans le champ de l’économie sociale et solidaire. Vous avez été cogérante de Féminin Technique, une coopérative qui œuvre pour l’égalité professionnelle homme / femme. Les coopératives, les associations peuvent générer de l’emploi ?</strong><br />
C’est déjà une façon de créer de l’emploi mais elle reste méconnue. C’est un champ créateur d’innovation sociale et bien plus dynamique que le secteur traditionnel. Il ne s’agit pas d’opposer les deux mais de savoir comment l’économie sociale et solidaire peut se développer. C’est une autre façon d’entreprendre et de trouver des idées pour récréer du lien social.<br />
<strong>Prendre soin des vieux, des jeunes, ça rappelle la société du « care », théorisée par les Anglo-Saxons et reprise par Martine Aubry. Cette proximité avec le PS, sur ce point, vous la revendiquez ?</strong><br />
Bien sûr ! On a beaucoup ironisé sur nos discordes lors des discussions préalables à l’accord entre le PS et Les Verts mais nous avons de nombreux points communs. On reste sur des valeurs de gauche. Le « care », ça peut être très concret. Le lien social, c’est notamment le travail avec les associations. Moi qui travaille dans l’insertion professionnelle, je sais qu’il faut encore plus former et informer les salariés de leurs droits.<br />
<strong>Les besoins sont certes criants, mais dans un pays aux finances publiques dans le rouge, comment finance-t-on ?</strong><br />
C’est une question de choix et de priorité. Il y a de l’argent mais il ne faut pas le prendre dans les foyers les plus modestes ou chez les classes moyennes pour protéger les plus riches. Mettre en place la taxation sur les transactions financières, réguler les marchés, c’est aller chercher de l’argent où il y en a. Il faut faire ce travail de régulation.<br />
<strong>Donc vous reprenez l’idée que ce n’est pas aux citoyens de payer la crise ?</strong><br />
L’austérité étouffe les personnes et les pays. On l’a vu en Grèce : dans un système qui fonctionne sur la consommation, on a justement étouffé cette consommation et donc empêché la relance ! Ces raisonnements ne tiennent plus. Le système libéral que les Verts ont toujours décrié est complètement déréglé. Il faut réguler, il faut que les États reprennent une certaine place et ce n’est pas aux foyers les plus modestes de payer la note.<br />
<strong>Les Verts proposent de tendre vers une semaine de travail de 32 heures. Dans un pays où les 35 heures en font bondir plus d’un, ça décoiffe !</strong><br />
Oui, ça décoiffe ! Mais ce ne sont pas les 35 heures qui ont posé problème mais leur application dans certains cas particuliers. Les 32 heures me paraissent logiques dans un pays où certains travaillent trop et d’autres ne travaillent pas. Partager le travail ne me semble pas aberrant. L’objectif n’est pas de travailler plus mais de travailler mieux, pour le bien-être de tous. Encore faut-il que ça ne se traduise pas par des baisses de salaires conséquentes. C’est à l’État d’y veiller .</p>
]]></content:encoded>
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		<title>François-Xavier Dugourd : &#171;&#160;Mélenchon n’a pas tort&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/11/francois-xavier-dugourd-melenchon/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 18:46:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[278]]></category>

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		<description><![CDATA[Personne n’a dit que la TVA sociale sera LA solution]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La campagne pour l’élection présidentielle a débuté, et pas forcément sous les meilleurs auspices. François-Xavier Dugourd, conseiller municipal et général UMP, raille les socialistes, voit en Nicolas Sarkozy l’homme qu’il faut à la France et s’interroge sur les véritables intentions de Dominique de Villepin. Du classique…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2012/01/11/francois-xavier-dugourd-melenchon/xdugourd-eric-capelli-8034/' title='xdugourd-eric-capelli-8034'><img width="265" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2012/01/xdugourd-eric-capelli-8034-265x400.jpg" class="attachment-medium" alt="xdugourd-eric-capelli-8034" title="xdugourd-eric-capelli-8034" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Qu’on le veuille ou non, la campagne a vraiment commencé. Ne vous inquiétez-vous pas que cette campagne sente la poubelle et qu’elle évite soigneusement les vraies questions ?</strong><br />
FRANÇOIS-XAVIER DUGOURD : Elle a commencé, c’est indéniable. Et elle va un peu plus s’accélérer au fil des semaines, pour atteindre son pic en mars et avril. Et les débuts ne sont pas forcément réjouissants, puisque le niveau ne semble pas très haut. Je sais bien que les attaques personnelles sont fréquentes lors d’une campagne, que cela fait partie du jeu, mais il faut vraiment que tous les candidats se recentrent sur l’essentiel. Les Français attendent des débats autour des vraies questions : l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation, le logement, la sécurité, la fiscalité…<br />
<strong>L’élu que vous êtes ressent-il ces inquiétudes ?</strong><br />
Bien sûr. Et au quotidien. Il y a chez beaucoup de Français une vraie crainte face à l’avenir. Pour eux, et pour leurs enfants. Et nos concitoyens attendent des réponses, et même des solutions. C’est pour cela que j’espère vraiment que plus la campagne avancera, plus les candidats opposeront leurs idées, leurs programmes.<br />
<strong>Nicolas Sarkozy n’a pas annoncé sa candidature, mais c’est tout comme…</strong><br />
Je ne doute pas qu’il sera candidat à sa propre succession. On dit qu’il est déjà en campagne. Mais quelque part, un élu, dès son élection, est à nouveau en campagne. Mais Nicolas Sarkozy est surtout très actif. Son volontarisme est évident, et jusqu’au bout, il continuera d’appliquer son programme.<br />
<strong>Depuis la semaine dernière, la TVA sociale s’est invitée dans le débat. Le gouvernement a assuré qu’elle serait mise en place avant le premier tour de la présidentielle. On ne sait pas trop comment, d’ailleurs…</strong><br />
Déjà, à peine cette hypothèse émise, le Parti socialiste a demandé à ce qu’elle soit repoussée après l’élection présidentielle. Comme si la France devait être figée pendant cinq mois, et ne pas explorer toutes les solutions possibles pour essayer de sortir de la crise !<br />
<strong>La TVA sociale, vue de près, ne fait pas rêver. Et surtout, personne n’y comprend rien. Déjà, les associations de consommateurs craignent une baisse du pouvoir d’achat…</strong><br />
Personne n’a dit que la TVA sociale sera LA solution. Mais nous sommes dans une situation d’urgence, et il faut prendre des initiatives. Cette TVA sociale est débattue depuis longtemps dans tous les milieux, et le gouvernement veut l’étudier. Elle peut avoir des effets positifs. Reste à savoir comment elle sera calculée. Le but est de rétablir la croissance. Et pour cela, il faut nécessairement favoriser l’emploi. Le coût du travail est trop élevé en France. Il faut sans doute transférer certaines charges pesant sur les entreprises vers la TVA frappant un certain nombre de produits. Les dirigeants du pays ne sont pas là pour envisager toutes les solutions pour taxer un peu plus les Français !<br />
<strong>On peut parfois en douter…</strong><br />
On parle déjà du pouvoir d’achat. Mais si les charges diminuent sur le bulletin de paie, les salaires seront plus élevés ! Il est impossible d’estimer aujourd’hui les éventuelles conséquences de la TVA sociale sur le pouvoir d’achat.<br />
<strong>En 2007, Nicolas Sarkozy avait fait campagne sur la République irréprochable. Avec les différentes affaires (Bettencourt-Woerth, EPAD…) et son image de président amis des (très) riches, il va avoir du mal à rejouer la même partition…</strong><br />
Cette image est fausse. Il a beaucoup fait pour les revenus les plus modestes : je pense à la réforme sur les droits de succession, la réforme de la taxe professionnelle, qui a beaucoup aidé les petites PME…<br />
<strong>Et la sécurité ? Il faudra un jour qu’il explique aux Français comment on peut l’améliorer en diminuant le nombre de policiers et de gendarmes, lesquels se débrouillent avec peu de moyens et des effectifs notoirement insuffisants…</strong><br />
Mais il y a eu un coup d’arrêt sur la délinquance ! Tout n’est pas réglé, et en France, il n’y a plus de zones de non-droit. Les effectifs de police sont mieux répartis sur le terrain, car ils sont moins astreints aux taches administratives. Il y a des progrès à faire.<br />
<strong>À Dijon, les policiers estiment qu’il faudrait créer une quarantaine de postes supplémentaires !</strong><br />
C’est exact. Mais je ne veux surtout pas laisser dire que c’est à cause de l’étiquette politique du maire de Dijon !<br />
<strong>Malgré tout, Nicolas Sarkozy a de la chance : François Hollande, qui semble être son principal adversaire, ne semble pas être très inspiré en ce moment. Ni vraiment soutenu par l’ensemble de son camp…</strong><br />
Jean-Luc Mélenchon, en expliquant, à propos de François Hollande, que le capitaine de pédalo dans la tempête n’était pas très crédible, n’a pas tort ! François Hollande ne me semble pas comprendre les problèmes d’aujourd’hui. Les socialistes, comme d’habitude, nous ressortent les vieilles recettes : plus d’État, plus de dépenses, plus d’impôts, en se référant sans cesse à François Mitterrand. Hollande aurait sans doute fait un excellent président de la IIIe République. Mais honnêtement, il n’a pas la stature. Vous l’imaginez en train de faire face à la crise avec les dirigeants des plus grands pays du monde ? Il a déjà du mal à s’entendre avec ses supposés alliés écolos, et même avec d’autres socialistes. Avec Nicolas Sarkozy, la France est écoutée et crédible.<br />
<strong>Et François Bayrou ? L’UMP lui fait des mamours depuis quelques mois…</strong><br />
C’est un candidat qu’il faut prendre au sérieux, mais j’ai du mal à l’imaginer atteindre le second tour. J’attends de lui un positionnement clair. Il pourrait être appelé à jouer un rôle. Mais son idée de gouvernement d’union nationale, surtout avec lui comme président, si elle peut être intéressante intellectuellement, n’est pas vraiment compatible avec la culture française. Et dans le débat démocratique, il est bon d’avoir une majorité et une opposition.<br />
<strong>Que vous inspire la candidature de Dominique de Villepin ?</strong><br />
Je m’interroge sur ses motivations exactes. A-t-il vraiment un projet pour la France, ou est-il seulement animé par la rancœur, voire la haine, afin de régler quelques comptes avec Nicolas Sarkozy ? Est-ce une question d’ego ?<br />
<strong>Vers quelle hypothèse penchez-vous ?</strong><br />
Sincèrement, plus vers des questions de rancœur. Et la multiplication des candidatures plus ou moins marginales pourrait avoir des conséquences très graves. Cela pourrait clairement aboutir à un 21 avril bis. Le Front national pourrait en profiter. Vraiment, toutes ces candidatures méritent clarification. Je pense à Christine Boutin, à Nicolas Dupont-Aignan…<br />
<strong>À Hervé Morin également ?</strong><br />
Bien sûr ! Il plafonne à 1 % dans les sondages.<br />
François Sauvadet entend convoquer le plus rapidement possible un congrès du Nouveau Centre, afin de convaincre les cadres du parti de ne pas investir Hervé Morin…<br />
Oui, j’ai eu vent de cette initiative. Et je l’approuve entièrement. Il faut éviter de jouer contre son propre camp. Tout cela pourrait clairement faire le jeu du Front national, et la France n’a vraiment pas besoin de cela !</p>
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		<item>
		<title>Alain Houpert : &#171;&#160;Villepin c’est pathologique&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 19:16:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[276]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Europe ne s’en sortira que si 
l’Allemagne et la France s’entendent]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alain Houpert, le sénateur UMP de la Côte-d’Or, flingue la candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle. Et pour le parlementaire, hostile au droit de vote des étrangers, Nicolas Sarkozy est vraiment l’homme qu’il faut pour gouverner dans la tempête. À chacun de se faire son opinion…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/12/21/alain-houpert%c2%a0-villepin-c%e2%80%99est/dsc_1616-copie/' title='DSC_1616-copie'><img width="265" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/12/DSC_1616-copie-265x400.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_1616-copie" title="DSC_1616-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : « Villepin, c’est du domaine du pathologique. »</strong><br />
ALAIN HOUPERT : « Dominique de Villepin est quelqu’un d’isolé. Il est dans le repli, il n’écoute personne. Je vais sans doute paraître dur, mais son cas relève clairement du domaine du pathologique. Son raisonnement va au-delà de l’émotion. Je ne sais pas si sa candidature à l’élection présidentielle de 2012 est motivée par sa haine envers Nicolas Sarkozy, mais si c’est le cas, la haine est toujours mauvaise conseillère. Je pense que Nicolas Sarkozy pourrait manifester vis-à-vis de Dominique de Villepin la même rancœur. Il ne le fait pas. Avec l’affaire Clerstream, Dominique de Villepin s’est pris les pieds dans le tapis. Il pèse sur lui de gros soupçons de manipulation. Sarkozy a su pardonner, mais Villepin est toujours dans le conflit. Il ne pense pas à servir la France via cette candidature, mais à régler des comptes personnels. Cette candidature est schizoïde ! »<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>« Dupont-Aignan se radicalise. »</strong><br />
« À gauche aussi, il y a de multiples candidatures. La droite n’est pas une exception. Ce n’est évidemment pas une bonne chose, surtout quand ces candidatures sont, comme celles de Dominique de Villepin, davantage motivées par la volonté de régler ses comptes avec Nicolas Sarkozy. Christine Boutin, par exemple, est dans ce cas. Elle semble ne pas avoir supporté son éviction du gouvernement. Nicolas Dupont-Aignan a des qualités, mais il s’est beaucoup radicalisé ces derniers mois. Il est contre tout, contre l’Europe, l’euro… Hervé Morin est légitime, il a un parti, mais les sondages, pour l’instant, ne lui sont guère favorables. Pour moi, l’élection présidentielle est la rencontre entre un homme ou une femme et le peuple français. Ce ne doit pas être le prétexte pour régler des conflits personnels. La première des motivations, c’est de servir la France. Maintenant, rien ne dit que ces candidatures iront au bout, puisqu’il faut avant tout recueillir 500 signatures avant le mois de mars. »</p>
<p><strong>« Fillon, c’est autre chose que Dati. »</strong><br />
« Il y a des tensions entre François Fillon et Rachida Dati. Mais je ne crains pas une seule seconde que cela puisse nuire à la campagne de Nicolas Sarkozy, puisque je ne doute pas qu’il sera notre candidat. Pour moi, cette rivalité entre le Premier ministre et Rachida Dati n’est guère intéressante. Rachida Dati est députée européenne et maire du VIIe arrondissement de Paris. Mais elle ne doit pas considérer que cet arrondissement est sa propriété exclusive. François Fillon souhaite y être investi, et j’ai cru comprendre que les sondages tournaient très nettement en sa faveur. Rachida Dati devrait sans doute un peu plus respecter le Premier ministre. Et puis, entre nous, Fillon, c’est tout de même autre chose que Dati… C’est une autre dimension… »</p>
<p><strong>« Un président n’est jamais jugé sur son bilan. »</strong><br />
« C’est une règle : un président ne fait jamais campagne sur un bilan. En 2007, Nicolas Sarkozy avait fait des promesses. Elles ont toutes été tenues. À ceux qui lui reprochent son bilan sur la sécurité et la baisse des effectifs policiers, je leur rappelle que ce sont des contraintes budgétaires qui ont conduit au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Nicolas Sarkozy est volontariste, il veut faire bouger les choses. »</p>
<p><strong>« Non au droit de vote des étrangers. »</strong><br />
« Je suis opposé à ce projet des socialistes qui est seulement dicté par des calculs électoralistes. En France, on a la possibilité de voter quand on atteint la majorité civile, c’est-à-dire 18 ans. Pendant dix-huit ans, on va apprendre ce qu’est la liberté, l’égalité, la fraternité. Ce n’est pas quelqu’un qui est dans notre pays depuis trois ou quatre ans qui va pouvoir le comprendre. Si on veut voter, on devient français. Cette loi souhaitée par les socialistes, qui sont dans le calcul politique, favoriserait le communautarisme. Ce n’est pas de l’ostracisation que de refuser le droit de vote aux étrangers. Obtenir la nationalité française, c’est obtenir des droits, c’est aussi un acte de volonté, et il faut en accepter les devoirs. »</p>
<p><strong>« Dans la tempête, Sarkozy est le meilleur capitaine. »</strong><br />
«  Contrairement à ce que disent les socialistes, Nicolas Sarkozy n’est pas en campagne. Non, il travaille pour la France et pour l’Europe. Notre pays, l’Europe, le monde, traversent une crise très grave, et dans cette tempête, il est de très loin le meilleur capitaine. Avec l’Allemagne, malgré nos points de désaccord, il y a malgré tout un vrai consensus. L’Europe ne s’en sortira que si les deux grandes puissances économiques que sont l’Allemagne et la France s’entendent. Mais cette crise devra aussi inciter l’Europe à être plus raisonnable, à trouver des règles. Il vaut mieux être à plusieurs que seul. Le Royaume-Uni, qui ne fait pas partie de la zone euro, a payé cher cet isolement lors de la crise de 2008. »</p>
<p><strong>« Je crois en L’euro. »</strong><br />
« Cette monnaie a ses défauts, elle n’est pas parfaite, mais la France doit se féliciter d’appartenir à la zone euro. Face à un pays comme la Chine, qui n’a aucune règle morale, sociale et politique, et pour qui la seule vérité est l’argent, il est vraiment préférable d’avoir une monnaie forte et d’être unis. Alors, peut-être qu’il aurait été nécessaire d’être un peu plus attentifs à la situation de certains pays. Je pense notamment à la Grèce. Mais l’Union européenne est une famille, il y a un devoir de solidarité. Alors, il faut aider la Grèce. Je crois en l’euro. Cette monnaie a un avenir. »</p>
<p><strong>« Les agences de notation ? Puisqu’elles sont là… »</strong><br />
« Je crois que ces agences de notation énervent beaucoup de monde. Mais puisqu’elles sont là, il faut faire avec… Les politiques, croyez-moi, s’en passeraient bien. Mais ce ne sont pas eux qui y ont systématiquement recours, mais les banques. Et les banques prêtent aux États… Ces agences sont un outil utilisé par les établissements bancaires. Elles se basent sur la gestion des pays et leur possible avenir. Et la France souffre d’être en campagne, ou en précampagne présidentielle. Je ne crois pas que les positions de François Hollande rassurent beaucoup les agences de notation, dans l’hypothèse où le candidat socialiste soit élu. ».</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Philippe Guyenot : &#171;&#160;À Semur, les habitants retrouvent des logements&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 19:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Guey</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[276]]></category>

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		<description><![CDATA[Michel Neugnot ? On se croise de plus en plus devant les tribunaux]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque semaine, nous revenons sur les meilleurs moments du rendez-vous politique France-Bleu Bourgogne &#8211; La Gazette. Lundi, Denis Guey recevait  Philippe Guyenot, le maire sans étiquette de Semur-en-Auxois.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/12/21/philippe-guyenot-semur-les-habitants/dsc_1541-copie/' title='DSC_1541-copie'><img width="265" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/12/DSC_1541-copie-265x400.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_1541-copie" title="DSC_1541-copie" /></a>

<p><strong>DENIS GUEY : Toutes les communes souffrent de la crise de la dette, est-ce que Semur-en-Auxois en souffre aussi et dans quelle mesure ?</strong><br />
PHILIPPE GUYENOT : Un peu oui ! Nous étions l’une des communes les plus catastrophiquement touchées par des emprunts toxiques. Lors de l’audit que nous avions commandé, le cabinet d’audit avait attiré notre attention sur une gestion comptable anachronique puisqu’il n’y avait pas de rattachement. Et surtout, nous avions des emprunts toxiques sur l’essentiel de notre dette qui nous mettaient en grande difficulté si une crise risquait d’apparaître.<br />
<strong>Vous êtes en train d’attaquer votre prédécesseur à la mairie, mais moi je vous parle de la crise mondiale&#8230;</strong><br />
Oui, cela a été dur pour nous de sortir de ces emprunts toxiques car la crise a entraîné chez Dexia une réaction de repli. C’est-à-dire qu’aujourd’hui ils ne veulent pas renégocier les emprunts pourris qu’ils nous ont fait souscrire. Donc la négociation est très limitée.<br />
<strong>Et vous, depuis, vous n’avez contracté aucun emprunt à risque ?</strong><br />
Non, non, nous avons fait un gros emprunt pour nos investissements pluriannuels et nous avons lancé un marché public capé. Nous avons un taux de 3 % qui ne peut pas dépasser les 3,80 %. Et puis la semaine dernière, nos emprunts toxiques ont été finalement renégociés pour ne jamais dépasser 3,80 pour le premier, et 2,82 pour le second sur vingt ans.<br />
<strong>Quel est le niveau d’endettement de la ville aujourd’hui ?</strong><br />
Nous avons un niveau d’endettement qui est de 1 100 euros par habitant et qui n’est pas en train de diminuer. Nous avons des investissements lourds, gymnase, travaux des remparts, la collégiale, l’assainissement. Et donc, il va falloir encore emprunter.<br />
<strong>Et la fiscalité des Semurois, vous allez augmenter les impôts ?</strong><br />
Non, nous avons décidé de ne pas augmenter la pression fiscale par solidarité avec les habitants de la ville. Depuis trois ans, les taux municipaux n’ont pas varié. En revanche, on a sabré dans les dépenses de fonctionnement de manière très importante. On fait moins de prestige. Mais comme les dotations de l’État diminuent, notre équilibre budgétaire est mis en péril.<br />
<strong>Sur quels postes les faites-vous ces économies ?</strong><br />
Sur les services techniques de la ville, on a économisé environ 200 000 euros en trois ans. Si nous passons en dessous des 6,1 millions de dépenses de fonctionnement et charges de la dette en 2011 ce sera un exploit ! Je constate que nos communes souffrent terriblement parce qu’on a moins de pognon et que dans nos campagnes, nos petites villes rurales sont confrontées à une situation de flingage du service public ! On ne peut pas accepter ça. Aussi à Semur nous avons essayé de faire en sorte que le service à la population soit maintenu et nous avons réorganisé nos services municipaux pour répondre aux besoins du concitoyen.<br />
<strong>Quels sont les projets qui sont pour vous prioritaires à Semur ?</strong><br />
Accueillir des entreprises qui embauchent et accueillir des populations qui viennent habiter en ville. Il y a trois ans, on avait des commerces qui fermaient, des employeurs qui n’embauchaient pas, et une ville où on ne pouvait pas venir habiter. On a révisé le PLU et aujourd’hui on va mettre des parcelles en vente pour que les gens puissent faire construire leur pavillon ce qui était impossible auparavant. On a aussi encouragé le secteur privé à développer le locatif pour pouvoir accueillir les familles nouvelles. Et ça marche puisqu’aujourd’hui nos logements HLM sont tous pleins et on doit à nouveau créer des logements.<br />
<strong>Est-ce que les relations avec Michel Neugnot, l’ancien maire, sont apaisées ou pas ?</strong><br />
Écoutez, on se croise de plus en plus devant les tribunaux. Il vient par exemple d’être condamné à indemniser la ville parce qu’il ne voulait pas rendre des choses qu’il avait emmenées de la mairie. Quant à ses propos diffamatoires, je suis aussi obligé d’aller au tribunal pour qu’à chaque fois il soit également condamné.<br />
<strong>C’est donc toujours la guerre entre lui et vous ?</strong><br />
Absolument pas, je ne suis pas en guerre contre lui, c’est un homme qui a fait du mal à Semur-en-Auxois et les Semurois s’en sont débarrassés c’est tout. En se libérant de quelqu’un qui était insupportable à la ville, on a fait notre printemps arabe avant les pays arabes !</p>
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		<title>Isabelle De Almeida : &#171;&#160;Il faut reprendre le pouvoir sur nos vies !&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 17:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Guey</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[275]]></category>

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		<description><![CDATA[Bien sûr, les gens sont très en colère]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque semaine, nous revenons sur les meilleurs moments du rendez-vous politique France-Bleu Bourgogne &#8211; La Gazette. Lundi, Denis Guey recevait  Isabelle de Almeida, secrétaire départementale du Parti communiste en Côte-d’Or, et candidate Front de gauche aux législatives.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/12/14/isabelle-de-almeida%c2%a0-il-faut/dsc_9346-copie/' title='DSC_9346-copie'><img width="396" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/12/DSC_9346-copie-e1323884276579-396x400.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_9346-copie" title="DSC_9346-copie" /></a>

<p><strong>DENIS GUEY : Jean-Luc Mélenchon veut un référendum sur la règle d’or budgétaire qui a été adoptée par l’Union européenne, moins la Grande-Bretagne, vendredi à Bruxelles. Pourquoi ?</strong><br />
ISABELLE DE ALMEIDA : Nous sommes contre cette règle d’or parce qu’elle va amener beaucoup plus d’austérité à notre peuple et aux peuples européens. Ce qui a été décidé au sommet européen c’est moins de démocratie, moins de souveraineté populaire et plus d’autoritarisme pour les politiques à venir. La règle d’or c’est le libéralisme à marche forcée avec des punitions pour les États qui ne la mettraient pas en place. Le peuple n’est donc pas consulté et je pense que le référendum sera justement l’enjeu de l’élection présidentielle et des élections législatives.<br />
<strong>Et vous ne vous faites pas de souci, les Français voteront « contre » s’il y a référendum ?</strong><br />
Bien sûr, les gens sont très en colère, contre les augmentations du gaz, la baisse du pouvoir d’achat, la stagnation dans la régression des salaires, tous les gens que nous rencontrons disent qu’ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts.<br />
<strong>Alors proposez-vous quelque chose pour qu’on sorte de cette crise de la dette, et si oui, quoi ?</strong><br />
Dans son programme « L’humain d’abord », le Front de gauche propose déjà de changer le rôle de la BCE, la Banque centrale européenne. Qu’elle puisse prêter directement aux États, à des taux très faibles voire nuls, sans spéculation, pour qu’au moins on se débarrasse de l’endettement afin qu’on puisse développer des politiques de services publics, d’emplois, de qualifications, qui font tant défaut dans l’ensemble des pays européens.<br />
<strong>Jean-Luc Mélenchon obtient 6,5 % d’intentions de vote, ce qui est plus haut dans les sondages qu’Europe Écologie-Les Verts par exemple. Est-ce que c’est grâce à votre programme ?</strong><br />
Les gens sont preneurs de solutions pour la crise, preneurs du « Tous ensemble » vers d’autres choix et ils ont raison ! Cette semaine les organisations syndicales se mobilisent contre l’austérité Fillon-Sarkozy, et le Front de gauche sera avec les salariés pour dire qu’il faut maintenant des solutions politiques qui contraignent les marchés financiers et s’attaquent au pouvoir des banques ! Il faut reprendre le pouvoir sur nos vies !<br />
<strong>En Côte-d’Or, le Front de gauche présente quatre femmes sur cinq candidats aux législatives, est-ce que c’est par souci de parité ou bien c’est naturel chez vous parce que le PCF, le Parti de gauche, Solidarités 21 et la Fase recèlent plus de femmes militantes que d’hommes ?</strong><br />
Non, c’est une volonté politique de dire qu’il faut que les femmes se mêlent de politique. Nous avons d’ailleurs des propositions pour permettre l’implication de tous et en particulier des femmes, comme l’égalité des salaires.<br />
<strong>Mais pourquoi trouvez-vous plus facilement des femmes que l’UMP par exemple, qui a du mal à faire la parité dans les candidatures aux législatives ?</strong><br />
Parce que l’UMP ne fait pas suffisamment de place aux femmes, ni en politique, ni au niveau du travail, ni au niveau de leurs droits fondamentaux. Quand on supprime des maternités, quand on supprime des services publics auxquels les femmes ont intérêt au développement, je pense que ça ne donne pas beaucoup envie aux femmes de s’intéresser à la politique.<br />
<strong>Dans quelle mesure votre candidature est-elle légitime dans la troisième circonscription de Côte-d’Or ?</strong><br />
Ce sera la troisième fois que je me présente dans cette circonscription que je connais bien pour y avoir habité et travaillé. Je m’attacherai essentiellement au monde du travail car il y a beaucoup d’entreprises, notamment des multinationales comme Sanofi Aventis et Unilever. On a des choses à dire sur leur fonctionnement et leur stratégie plus financière qu’industrielle. Il y a aussi beaucoup de jeunes sur cette circonscription et on s’adressera à eux.<br />
<strong>Depuis 2010, vous n’avez plus aucun mandat électif, ni conseillère municipale, ni conseillère régionale, est-ce que ça manque à votre action politique ou est-ce que ça ne vous manque pas ?</strong><br />
Pour moi faire de la politique, ça ne passe pas uniquement par un mandat d’élue ! Certains n’ont pas voulu que je poursuive à la région, et pour les municipales de 2008 le PS avait fait des choix qui n’étaient pas ceux du PCF. Aujourd’hui les Françaises et les Français ont trop l’impression que la politique passe par l’institutionnel, moi j’invite les hommes et les femmes de Côte-d’Or à se mêler de leurs affaires et donc de politique.</p>
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		<title>François Deseille : &#171;&#160;Bayrou pourrait être faiseur de roi&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 17:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[275]]></category>

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		<description><![CDATA[Je commence à en avoir ras-le-bol de ces agences de notation]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>François Bayrou (MoDem) a confirmé sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. Cela n’a étonné personne. François Deseille, le leader du parti en Côte-d’Or, croit aux chances du Béarnais. Au moins autant qu’à celles de l’euro de passer l’année…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/12/14/francois-deseille%c2%a0-bayrou/dsc_4090-copie/' title='DSC_4090-copie'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/12/DSC_4090-copie-450x299.jpg" class="attachment-medium" alt="DSC_4090-copie" title="DSC_4090-copie" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : L’euro a-t-il un avenir ?</strong><br />
FRANÇOIS DESEILLE : Oui, à condition de prendre les mesures qui s’imposent. Or, ce n’est pas le cas. Les sommets se multiplient, mais pour quel résultat ? Il y a certes un sursaut européen, mais il semble désordonné. L’Allemagne semble lâcher un peu de lest, mais selon moi pas assez. Les Allemands refusent par exemple que la Banque européenne devienne prêteuse. Elle est opposée aux euro-obligations. Or, cela me paraît être deux des conditions nécessaires pour que l’Europe sorte progressivement de cette crise. Il doit y avoir une vraie solidarité européenne.<br />
<strong>Sauf qu’il est question d’une zone euro pour les pays les plus solides économiquement…</strong><br />
Le MoDem est favorable à plusieurs Europe au sein de l’Europe. Je vous rappelle que François Bayrou, il y a déjà quelques années, avait annoncé cette crise. À l’époque, personne ne le prenait au sérieux. Il avait dit qu’on allait dans le mur. Il avait malheureusement raison ! Quant à une zone euro réservée à quelques pays, pourquoi pas ? Le problème, c’est que plusieurs pays ont intégré la zone euro, alors qu’ils n’étaient pas assez suivis. On ne savait pas assez de choses sur l’état réel de leurs finances. Remarquez, vu le niveau de la dette de la France, il est difficile de se poser en donneurs de leçons…<br />
<strong>On nous avait vendu l’euro comme un moyen d’être plus fort face à l’Asie ou aux États-Unis… Résultat, l’Union européenne semble au contraire plus faible, et à cause de cette monnaie, beaucoup de prix ont flambé…</strong><br />
Mais ce serait pire si les Français devaient payer ne serait-ce que leur facture énergétique avec un franc faible ! L’euro, malgré ses défauts, est un lien formidable entre les pays.<br />
La parité entre l’euro et le dollar reste assez favorable à la monnaie européenne. Je ne regrette pas le passage à l’euro.<br />
On dit que la Grande-Bretagne, qui a conservé la livre sterling, s’en sort plutôt bien. Mais n’oubliez pas que son gouvernement a imposé des mesures drastiques aux Britanniques. Je ne suis pas certain que les Français accepteraient des réformes aussi brutales.<br />
<strong>François Fillon a assuré qu’il n’y aura pas de troisième plan de rigueur. Faut-il le croire ?</strong><br />
J’ai beaucoup de mal à croire ce que promet ce gouvernement. Depuis 2007, Nicolas Sarkozy a choisi de mener une politique fiscale incohérente et dangereuse. Combien de temps a-t-il mis pour abroger le bouclier fiscal ? En période de crise, les plus hauts revenus doivent payer davantage d’impôts. Or, Sarkozy préfère taper sur les classes moyennes et populaires. Il pensait que le bouclier fiscal inciterait les plus fortunés à ne pas s’exiler en Suisse, ou à revenir en France. Or, personne n’est revenu, et l’exode fiscal continue. Le bouclier fiscal en période de crise, c’est une hérésie !<br />
<strong>Nicolas Sarkozy est-il selon vous entièrement responsable de l’explosion de la dette ?</strong><br />
En grande partie. Je le répète, essentiellement à cause de sa politique fiscale injuste et dangereuse. Il a aussi augmenté la dette non pas pour financer les investissements, mais pour fonctionner.<br />
<strong>On parle beaucoup des agences de notation…</strong><br />
(Il coupe) Oui, et je commence à en avoir ras-le-bol de ces agences de notation. On a l’impression qu’elles décident de tout, que le monde ne peut plus fonctionner sans elles. Sincèrement, elles me fatiguent ! On devrait mener une enquête approfondie pour savoir vraiment quels sont les intérêts financiers réels de ceux qui gravitent autour de ces agences de notation. J’aimerais également en savoir davantage sur la véritable indépendance des agences de notation.<br />
<strong>Face à la crise, Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur, veut faire baisser l’immigration légale…</strong><br />
Il n’est pas illogique, alors que pays traverse une crise importante et que le chômage augmente, de prendre des mesures. Mais n’oublions pas que si certains secteurs font appel à la main d’œuvre étrangère, c’est parce que des Français ne veulent pas occuper des emplois, notamment dans le bâtiment.<br />
<strong>François Bayrou a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle. Même si les sondages sont un peu meilleurs qu’il y a quelques mois, il part tout de même de loin…</strong><br />
Il y a cinq ans, il était à la même période à 3 ou 4 %. Et cela ne l’avait pas empêché d’obtenir 18 % des suffrages en avril 2007. De plus, il n’est en campagne que depuis quelques jours seulement. On va beaucoup l’entendre. Il va notamment beaucoup insister sur la nécessité de produire français et d’acheter français, pour sauver nos emplois.<br />
À l’écouter, il a l’air d’être convaincu de pouvoir atteindre le second tour, et même d’être élu chef de l’État. Mais il y a tout de même beaucoup de monde devant lui !<br />
Il est le seul à vouloir proposer aux Français un gouvernement d’esprit national. Son espace politique est à mon avis plus vaste qu’en 2007. Son potentiel électoral est beaucoup plus important que ce que laissent apparaître les sondages.<br />
<strong>Mais n’est-il pas isolé ? Trois députés et quatre sénateurs, cela fait peu, non ?</strong><br />
Le jour où il sera président, beaucoup de personnalités le rejoindront. D’ailleurs, il reçoit de plus en plus de soutiens. Et je ne considère pas qu’il soit isolé. François Bayrou veut faire passer avant tout l’intérêt de la France. Il est prêt à travailler avec des centristes bien sûr, mais aussi des socialistes ou des gens de droite.<br />
<strong>François Bayrou est en tout cas nettement moins virulent vis-à-vis du chef de l’État…</strong><br />
Il attaque non pas Nicolas Sarkozy, mais son bilan. L’homme Sarkozy a réussi à s’assagir, mais hélas, sa politique est toujours aussi injuste fiscalement et socialement. On sait très bien que si Nicolas Sarkozy est réélu en mai prochain, rien ne changera.<br />
<strong>Et François Hollande ?</strong><br />
C’est quelqu’un de très sympathique, mais son programme est indéfendable, au vu de la situation financière de la France ! Il veut créer 300 000 emplois génération sur le modèle des emplois jeunes, embaucher 60 000 fonctionnaires dans l’Éducation nationale et 10 000 dans la police. Et puis, on a vu ces dernières semaines quelles étaient les relations entre François Hollande et les écolos…<br />
<strong>En 2007, François Bayrou n’avait pas donné de consigne de vote au second tour…</strong><br />
Ce sera différent en 2012, s’il n’est pas qualifié pour le second tour. Il pourrait être un faiseur de roi…<br />
<strong>Que pensez-vous de la candidature d’Hervé Morin (Nouveau Centre) ?</strong><br />
Vous disiez que François Bayrou était isolé… C’est plutôt Hervé Morin qui semble l’être. Il plafonne à 1 % dans les sondages, il ne semble guère soutenu par son propre parti… À mon avis, c’est une candidature qui va droit dans le mur.</p>
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