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	<title>La Gazette de Côte d&#039;Or &#187; Politique</title>
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		<title>Front national : les affaires reprennent</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 05:27:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[213]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi Marine irait-elle se perdre chez Sarkozy ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bingo. Le Front national jubile. L’insécurité et l’immigration, ces thèmes qui constituent le socle de son fond de commerce, sont au cœur de l’actualité. Edouard Ferrand, le leader du parti en Bourgogne, a compris tout le bénéfice que le FN pourrait en tirer…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/09/02/front-national%c2%a0-les-affaires-reprennent/ferrand-det/' title='Ferrand-dét'><img width="450" height="326" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/09/Ferrand-dét-e1283405269322-450x326.jpg" class="attachment-medium" alt="Ferrand-dét" title="Ferrand-dét" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Est-ce vraiment une bonne chose pour le Front national que Nicolas Sarkozy ait tenu un discours sécuritaire cet été ?</strong><br />
Bien sûr ! Le chef de l’État nous fait une publicité formidable, et presque tous les jours.</p>
<p><strong>Que voulez-vous dire ?<br />
</strong>Nicolas Sarkozy a été ministre de l’Intérieur, il a été élu en mettant le paquet sur la sécurité – au moins dans son discours &#8211; et que s’est-il passé depuis ? L’insécurité progresse.</p>
<p><strong>Pourtant, les chiffres affirment le contraire… D’accord, tout le monde a compris qu’ils sont bidons, mais c’était juste pour dire…<br />
</strong>Les chiffres sont trafiqués. Comment peut-on lutter efficacement contre l’insécurité en réduisant les effectifs de police et de gendarmerie comme le fait Sarkozy ? Il tient un discours ferme, donne l’impression de donner un tour de vis sécuritaire, mais il ne va pas refaire le coup aux Français qui ont bien compris qu’il n’est que dans la communication et l’agitation !</p>
<p><strong>En 2007, il avait pourtant siphonné une partie de l’électorat frontiste…<br />
</strong>Oui, mais les résultats des dernières élections régionales en mars ont bien prouvé qu’on avait enterré le Front national un peu trop vite. Aujourd’hui, les intentions de vote en notre faveur oscillent entre 12 et 13 %, et nous sommes à presque deux ans du premier tour de l’élection présidentielle. Au train où vont les choses et comme il n’y a pas de raison pour que cela change, cela ne peut qu’augmenter. Il y a des Français qui sont sensibles au discours du Front national, car nous ne mentons pas. Cela fait plus de trente ans que Jean-Marie Le Pen dit que la situation concernant l’immigration et la délinquance est grave. Les faits ne font que lui donner raison. Nicolas Sarkozy ne prend que des mesurettes…</p>
<p><strong>Attardons-nous sur le problème des Roms. Ils sont expulsés – avec une aide au retour – mais personne n’ignore qu’ils vont revenir, puisqu’ils sont européens. Que préconisez-vous face à cette situation ?<br />
</strong>Personnellement, je suis favorable au renforcement du rôle de l’État dans le domaine de la défense et de la sécurité. Et avec l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, les contrôles aux frontières n’existent plus, alors qu’il faut les intensifier. Les Roms qui viennent en France ne travaillent pas et vivent dans des conditions très précaires, sont haïs dans leur pays d’origine. Mais ce sont à la Roumanie, à la Bulgarie et à la Hongrie de prendre en charge leurs ressortissants et de les intégrer…</p>
<p><strong>Cela n’a pas empêché le gouvernement roumain de s’inquiéter des expulsions de Roms en dénonçant une dérive xénophobe en France. Alors qu’il les traite pire que des chiens…<br />
</strong>La France ne peut plus, ne doit plus accueillir tout le monde. Moi, je discute avec pas mal de gens, et tous ne sont pas des électeurs ou même des sympathisants du Front national. Beaucoup me disent qu’ils en ont marre de cette immigration. Il n’y a qu’à écouter les conversations. Les Français en ont assez que des gens viennent s’installer dans leur pays pour toucher des aides, se faire soigner gratuitement aux frais des contribuables. N’y a-t-il pas assez de nos compatriotes en difficulté ? Il y a une poussée xénophobe en France. Mais l’État se montre trop laxiste en terme d’immigration et de sécurité, deux thèmes qui font partie des principales préoccupations des Français. Et moins il y a de policiers et de gendarmes, plus les gens vont être tentés de s’armer et de se défendre eux-mêmes.</p>
<p><strong>Parmi les « mesurettes » de Sarko, figure la déchéance de la nationalité française pour les délinquants qui s’en prendraient par exemple à des policiers. La déchéance de la nationalité fait pourtant partie des revendications frontistes, non ?<br />
</strong>Nous allons même plus loin, puisque dans certains cas, nous demandons qu’outre la déchéance de la nationalité, le délinquant soit condamné puis expulsé vers son pays d’origine. La nationalité française se mérite. Il y a également la solution de frapper les délinquants et leurs familles au niveau du portefeuille.</p>
<p><strong>Le lien entre immigration et délinquance est-il aussi évident que Nicolas Sarkozy veut bien l’affirmer ?<br />
</strong>Après la seconde guerre mondiale, l’immigration était essentiellement maghrébine. Pour ces gens – souvent kabyles ou berbères – seul le fait de travailler était important. Ils n’étaient pas islamisés, et ils respectaient notre pays. Les générations suivantes se sont parfois lancées dans le grand banditisme, et plus particulièrement le trafic de drogue. À Grenoble, la mort de ce braqueur abattu par la police – alors qu’il venait de tirer sur elle – a menacé toute cette économie souterraine. Les policiers sont devenus les rivaux de ces trafiquants. Il faut savoir qu’aujourd’hui, la principale mission des ex-Renseignements Généraux est de surveiller et d’infiltrer les cités. Les gens qui regardent la télévision ou lisent les journaux ne sont pas dupes : quand ils voient des émeutes dans les cités ou quand il y a des reportages sur des trafics de drogue, ils identifient sans problème qui sont les délinquants. Malgré les capuches…</p>
<p><strong>La gauche a fait savoir qu’elle était en désaccord avec les mesures sécuritaires du chef de l’État…<br />
</strong>Cela ne m’étonne pas. Sur les questions de sécurité et d’immigration, le Parti socialiste n’a par exemple jamais été crédible, à quelques exceptions près, comme Manuel Valls par exemple. Si nous en sommes là aujourd’hui, les socialistes ont une grosse part de responsabilité.</p>
<p><strong>Croyez-vous en l’hypothèse plus ou moins  évoquée selon laquelle Nicolas Sarkozy réfléchirait à faire entrer Marine Le Pen au gouvernement ?<br />
</strong>Mais je suis persuadé que Sarkozy n’attend que ça ! Mais pas elle… Elle sait très bien qu’entrer dans ce gouvernement signerait sa mort politique ! Elle est jeune, elle a du talent et elle peut aspirer à devenir un jour chef de l’État. Pourquoi irait-elle se perdre chez Sarkozy ?</p>
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		<title>Alain Millot « Personne n’a le monopole de l’humanisme »</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 05:25:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Bousquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[213]]></category>

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		<description><![CDATA[France Bleu Bourgogne &#8211; Voo TV &#8211; La Gazette. Lundi, Arnaud Bousquet recevait le socialiste Alain Millot, conseiller général et premier adjoint au maire de Dijon, délégué, notamment, à la tranquillité publique. ARNAUD BOUSQUET : Lorsque je vous ai lancé l’invitation pour cette émission de rentrée, nous étions au cœur du mois de juillet et j’étais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>France Bleu Bourgogne &#8211; Voo TV &#8211; La Gazette. Lundi, Arnaud Bousquet recevait le socialiste Alain Millot, conseiller général et premier adjoint au maire de Dijon, délégué, notamment, à la tranquillité publique.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/09/02/alain-millot-%c2%ab%c2%a0personne-n%e2%80%99a-le-monopole-de-l%e2%80%99humanisme%c2%a0%c2%bb/rdv-pol-fbb/' title='rdv-pol-fbb'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/09/rdv-pol-fbb-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="rdv-pol-fbb" title="rdv-pol-fbb" /></a>

<p><strong>ARNAUD BOUSQUET : Lorsque je vous ai lancé l’invitation pour cette émission de rentrée, nous étions au cœur du mois de juillet et j’étais loin d’imaginer que nous passerions un été sous haute sécurité ou en tout cas sous haut débat sécuritaire. Tout est parti de Grenoble, avec des scènes de guérilla urbaine, des armes lourdes, des policiers et leurs familles menacés. Est-ce qu’une étincelle pourrait, à Dijon, produire les mêmes effets ?</strong><br />
ALAIN MILLOT : C’est difficile à dire. J’espère évidemment que non, et nous y travaillons au quotidien. Si on remonte à l’année 2005, nous avions connu nous aussi à Dijon un certain nombre de difficultés. Pour autant, à aucun moment, nous n’avons eu, contrairement à d’autres villes en France, des heurts violents entre bandes de jeunes dans certains quartiers, et les forces de l’ordre. Grâce à tout un travail de prévention qui est fait tout au long de l’année, qu’il y ait débat ou pas. Tous les jeudis matin, je fais le tour des quartiers avec la police nationale, la police municipale, les travailleurs sociaux sur le terrain des quartiers concernés, les bailleurs sociaux, les chefs d’établissements et DIVIA. Et chaque semaine, nous faisons le tour des difficultés rencontrées et constatées. Et ensemble, on prend les décisions qui feront que ces difficultés seront atténuées ou supprimées.</p>
<p><strong>Le ministre Estrosi, par ailleurs maire UMP de Nice, aimerait que l’on sanctionne les municipalités défaillantes sur la sécurité. C’est quoi, une municipalité efficace ou non en matière de sécurité ? Parce qu’une fois que vous avez installé quarante caméras de vidéosurveillance et acheté de jolis VTT à vos policiers, qu’est-ce qu’il vous reste comme possibilités ?<br />
</strong>Mais il y a tout un autre travail, notamment de prévention ! D’abord, je rappelle que je suis convaincu du bien-fondé de la vidéo-protection mais je le redis : ce n’est qu’un outil parmi d’autres ; ça n’est pas la panacée. Ensuite, on entend parler de la nécessité de davantage de sécurité mais parallèlement, on constate des milliers de suppressions de postes de policiers.</p>
<p><strong>Les socialistes nous promettent depuis des semaines que les propositions vont arriver. On attend. Que doit proposer le PS pour être à la fois crédible et socialiste ?<br />
</strong>Il ne faut pas qu’on ait de complexes sur ce thème. Nos propositions doivent être sérieuses et réalistes en s’appuyant au maximum sur le triptyque dissuasion-prévention-sanction. Ça va demander forcément des moyens nouveaux pour la police nationale où la gronde est en train de monter parmi les effectifs. Et puis si on veut des sanctions applicables, il faut aussi se tourner du côté de la justice puisqu’actuellement les moyens en personnels ne permettent pas d’appliquer rapidement les sanctions données.</p>
<p><strong>Vous êtes adjoint délégué à la Médiation. Ça serait un gros mot d’être délégué à la Répression, quand on est socialiste ?<br />
</strong>Non. Moi, je n’ai pas peur de le dire.</p>
<p><strong>Vous êtes, au niveau de l’agglomération cette fois, en charge des relations avec les gens du voyage. Y a-t-il à Dijon des camps illégaux de gens du voyage et si oui, approuveriez-vous leur expulsion ?<br />
</strong>Actuellement, il n’y a aucun campement illégal de gens du voyage. Dimanche soir, un cinquième grand groupe de gens du voyage a quitté notre terrain. Cet été, à Dijon, on a accueilli cinq grands groupes de gens du voyage dans la légalité. Cela dit, il faut être clairvoyant. Il nous arrive de temps à autre de subir des installations illicites.</p>
<p><strong>Même question avec les Roms. Est-ce qu’à Dijon, il existe une communauté rom qui pose problème : problème de sécurité, problème de salubrité, problème d’intégration ?<br />
</strong>Chez les Roms, comme chez les gens du voyage, comme chez toute catégorie de personnes, effectivement, il y a parfois de la délinquance constatée. Pour autant, ça ne fait pas la majorité de la délinquance enregistrée, loin de là !</p>
<p><strong>François Rebsamen, le maire de Dijon, condamne ce qu’il appelle la politique du bouc émissaire de Nicolas Sarkozy, mais en même temps, estime qu’il est normal d’expulser les Roms qui occupent illégalement un terrain. Ça veut dire renvoyer en Roumanie, ou repousser le problème et envoyer les familles sur la commune d’à côté ?<br />
</strong>Alors ça, ce n’est pas nous qui les renvoyons…</p>
<p><strong>Et ça vous arrange bien !<br />
</strong>Oui, certainement, mais ce sujet ne date pas d’aujourd’hui…</p>
<p><strong>Effectivement ! Ça fait débat au sein même de votre majorité municipale. Je me souviens de la Verte Catherine Hervieu qui s’insurgeait en mai 2009 contre l’expulsion d’une famille de Roms avenue de Langres. En cela, vous êtes d’accord avec Brice Hortefeux : il y a d’un côté les bobos bien pensants et les autres qui ont les mains dans le cambouis et qui doivent régler les problèmes ?<br />
</strong>Tout à fait ! D’ailleurs, je le dis au passage : personne n’a le monopole de l’humanisme. Et entre les grandes déclarations et les actes, il y a un grand chemin. La problématique concernant la population rom devrait être prise en compte au niveau de l’Europe et au niveau de la politique nationale. Je rappelle que comparativement aux autres populations, seuls les Roms n’ont quasiment pas le droit de travailler sur notre territoire. Il faut changer les choses et au plus vite .</p>
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		<title>De Broissia d’accord avec Sarko</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 16:18:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[212]]></category>

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		<description><![CDATA[Les trafiquants qui vivent de l’argent de la drogue 
et qui touchent le RMI et les allocations familiales, vous trouvez cela normal ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sécurité. Sarkozyste « de cœur et de raison », Louis de Broissia approuve le discours sécuritaire que le chef de l’État a tenu après les incidents de Grenoble et de Mont-Saint-Aignan. L’ancien sénateur estime que Nicolas Sarkozy est déjà en campagne pour 2012. Il n’est pas le seul à le penser…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/08/25/de-broissia%c2%a0d%e2%80%99accord-avec-sarko/sarkozy-6-xg/' title='Sarkozy-6-(XG)'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/08/Sarkozy-6-XG-450x300.jpg" class="attachment-medium" alt="Sarkozy-6-(XG)" title="Sarkozy-6-(XG)" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/08/25/de-broissia%c2%a0d%e2%80%99accord-avec-sarko/de-broissia-xg/' title='De-Broissia-(XG)'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/08/De-Broissia-XG-450x300.jpg" class="attachment-medium" alt="De-Broissia-(XG)" title="De-Broissia-(XG)" /></a>

<p><strong>LE TRIP plage-soleil-glandouille, ce n’est pas trop son idéal estival. Louis de Broissia préfère marcher plutôt que de lézarder au bord de la mer ou d’une piscine. « J’en ai une chez moi, mais je ne l’utilise quasiment jamais. Les autres, oui », s’amuse le vice-président du conseil général entre deux randonnées. Même s’il avoue « s’éloigner petit à petit de la politique », LDB a trouvé l’été plutôt animé. Il y a bien sûr eu le feuilleton Woerth-Bettencourt, qui a rappelé combien les milieux d’affaires et le personnel politique entretenaient des relations parfois troubles. Mais c’est sur le terrain de la sécurité que l’ancien parlementaire s’est longuement exprimé. Électoralement, il est vrai que l’argument est plus vendeur pour Sarko que les chiffres du chômage ou les magouilles d’Alain Joyandet, Christian Blanc (qui ont quitté le gouvernement), Eric Woerth (dont on se demande comment il peut encore en faire partie) et Christian Estrosi&#8230; </strong><br />
Avec le catalogue des mesures annoncées par le shérif de l’Élysée, Louis de Broissia avait de la matière. Mais il concède, avec une lucidité que tous les encartés à l’UMP n’ont pas forcément, que Nicolas Sarkozy « a fait des erreurs » dans son action et sa communication depuis 2007.</p>
<p><strong>La gazette : Louis de Broissia, même l’été, Nicolas Sarkozy fait parler de lui. Avec, récemment, un titre de l’hebdomadaire Marianne – « Sarkozy, le voyou de la République » &#8211; qui a mis en émoi la maison UMP…<br />
</strong>LOUIS DE BROISSIA : Marianne a souvent dépassé les limites, mais là… On s’adresse tout de même au président de la République. Ils ont voulu faire un coup médiatique en vendant de la haine. Ces méthodes rappellent celles de Gringoire, un journal d’extrême-droite publié au début du XXe siècle. Jean-François Kahn se comporte ici comme un pamphlétaire, pas comme un journaliste.</p>
<p><strong>La liberté de parole revendiquée par Nicolas Sarkozy ne lui revient-elle pas en pleine figure avec ce titre choc ?<br />
</strong>Mais je ne crois pas que cela puisse justifier un tel titre ! Certains médias feraient mieux d’éclairer la population sur la réalité de la société française…</p>
<p><strong>Cet été donc, le chef de L’État a clairement mis le curseur sur la sécurité, son cheval de bataille. Il a annoncé de nombreuses mesures, dont on se demande si elles seront toutes applicables. Et notamment la déchéance de la nationalité française pour une certaine catégorie de délinquants…<br />
</strong>Personnellement, j’approuve ce que le chef de l’État a dit. Et c’est le cas pour une majorité de Français. En ce qui concerne la déchéance de la nationalité française, je fais complètement confiance aux membres du Conseil constitutionnel. On disait que la loi sur la burqa ne passerait pas, et finalement, cela ne s’est pas produit. Les personnes qui vivent sur le territoire national ont des droits, mais elles ont aussi des devoirs. Quand on devient français, c’est respecter les lois de la République. Quand je vois, sous prétexte d’un match de football, que des supporters de l’Algérie, dont la plupart sont nés en France et sont de nationalité française, brûlent le drapeau tricolore, cela me révolte.</p>
<p><strong>Nicolas Sarkozy a établi un lien entre immigration et délinquance…<br />
</strong>(Il coupe). Il y a des personnes étrangères qui commettent des actes délictueux sur le territoire national. Et aussi des personnes d’origine étrangère. Pourquoi le nier ? J’ai visité des prisons, des maisons d’arrêt, et il suffit juste de regarder qui peuple majoritairement ces endroits.</p>
<p><strong>Vous rejoignez le journaliste Eric Zemmour quand il affirme que « les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres parce la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait » ?<br />
</strong>Mais pourquoi faut-il toujours nier l’évidence ? Les Français ne sont pas stupides. Quand il y a des émeutes dans certains quartiers, ils voient bien qui sont les fauteurs de troubles.</p>
<p><strong>Pourquoi ne pas publier les statistiques sur la population carcérale, comme le font les États-Unis ? <br />
</strong>Parce qu’en France, on ne peut rien dire sur l’immigration ou les étrangers sans être taxé de racisme ou de xénophobie. Toute la caravane des bien-pensants est à l’affût pour dispenser sa morale…<br />
Je conseille aux gens d’aller voir le film Un prophète, de Jacques Audiard. Et puis, vous avez parfaitement résumé les choses en évoquant les bien-pensants, qui, pour la plupart, habitent loin des quartiers sensibles, où ce sont des gens souvent démunis qui sont agressés, insultés, et qui voient leurs voitures brûler et leurs conditions de vie se dégrader à cause de quelques individus. Ces bien-pensants ont toujours la capacité de trouver des excuses aux coupables, sans jamais penser aux victimes. Maintenant, je suis d’accord pour évoquer un problème au niveau de l’intégration. Si l’immigration mal réussie a engendré de la délinquance, il faut le dire. Et puis, pourquoi aussi ne pas évoquer le racisme anti-blanc ? Il existe bien, pourtant. Je me suis déjà fait traiter de « sale Français », de « sale blanc » alors que j’étais en France ! Le racisme concerne tout le monde, certains ont un peu trop tendance à l’oublier…</p>
<p><strong>À Grenoble, un quartier s’est enflammé parce qu’un braqueur avait été abattu par la police, alors que cet individu venait de tirer sur la police. Assiste-t-on à une nouvelle forme de délinquance ?<br />
</strong>Cela me semble évident. Maintenant, on veut casser du flic, et de préférence en lui tirant dessus. Certains se mettent même à le chanter…</p>
<p><strong>Vous voulez parler d’Abdul X, ce rappeur médiocre en quête de notoriété ?<br />
</strong>Absolument. Je trouve cela grave et inquiétant. Il faut réfléchir à une réforme policière. Aujourd’hui, la police et la gendarmerie travaillent ensemble avec le fisc, les douanes, et cela porte ses fruits. Mais il ne faut pas que la loi du plus fort s’impose. Les trafiquants qui vivent de l’argent de la drogue et qui touchent le RMI et les allocations familiales, vous trouvez cela normal ? On ne peut pas passer son temps à cracher sur la République tout en profitant du système ! Il ne faut bien sûr pas seulement parler de répression. La prévention est nécessaire. Je constate que la mairie de Dijon a entrepris une reconquête des Grésilles et je m’en félicite.</p>
<p><strong>Sincèrement, Nicolas Sarkozy donne l’impression de beaucoup s’agiter, mais pour quels résultats ? Les effectifs policiers diminuent alors qu’ils devraient augmenter et les moyens ne sont pas suffisants. Remarquez, il peut continuer à vendre du vent, puisque les socialistes, à quelques exceptions près, sont complètement à la ramasse quand il s’agit de sécurité et n’ont rien à proposer…<br />
</strong>En ce qui concerne la gauche, je suis d’accord sur le fait qu’elle ne propose rien, si ce n’est le rétablissement de la police de proximité. Même si certains socialistes maîtrisent bien le problème de la sécurité.</p>
<p><strong>Vous pensez à François Rebsamen, surnommé le « policier du PS » ?<br />
</strong>Ce n’est pas le nom qui me vient tout de suite à l’esprit. Je pensais plutôt à Manuel Valls, le maire d’Évry, ou à Laurent Cathala, le maire de Créteil. Il faut que la gauche comprenne que la sécurité n’est pas seulement le problème de la droite. Je pense qu’il faut mettre davantage de policiers sur le terrain, mais je ne suis pas complètement d’accord avec vous quand vous affirmez que Nicolas Sarkozy n’a pas assez agi contre l’insécurité. Je reprends l’exemple de l’échange des informations entre police, gendarmerie, douanes et fisc, de la création des Groupes d’intervention régionaux. Mais il sait aussi qu’à deux ans de la présidentielle, il ne peut pas se tromper.</p>
<p><strong>Il y a aussi le problème des Roms. La Roumanie vient de présenter un projet pour intégrer ses ressortissants roms…<br />
</strong>C’est normal. C’est aux Roumains, aux Hongrois et aux Bulgares d’intégrer leurs ressortissants, ce qui n’a jamais été le cas. Alors, ils préfèrent venir en France où ils vivent de la mendicité et de la rapine ! Il faut trouver des solutions sur les Roms à l’échelon européen. En revanche, en ce qui concerne les gens du voyage, ils doivent disposer d’aires adaptées pour pouvoir s’arrêter.</p>
<p><strong>Vous vous définissez comme un sarkozyste de cœur et de raison. Pourtant, il y aurait à redire sur les trois premières années à l’Élysée de Nicolas Sarkozy…<br />
</strong>Il y a des choses que je n’ai pas appréciées. Le bouclier fiscal était une connerie. C’était invendable. Je n’ai pas aimé le côté bling-bling du président, ni la soirée au Fouquet’s le soir de son élection.</p>
<p><strong>Et l’affaire Woerth-Bettencourt ? <br />
</strong>Disons que je me suis toujours méfié des relations entre le pouvoir et l’argent… Mais Eric Woerth est un homme honnête.</p>
<p><strong>Donc, pour vous, il n’y a pas d’ambigüité : Sarko est l’homme qu’il nous faut ?<br />
</strong>J’en suis convaincu. Il est déjà en campagne. Il a bien tenu la barre lors de la crise financière. Il a présidentialisé son attitude. Dominique de Villepin ? Il vient de prendre sa carte à l’UMP et a même payé sa cotisation. Je crois pouvoir en déduire qu’il souhaite rentrer dans le rang.</p>
<p><strong>Il n’empêche que la cote de popularité  de Nicolas Sarkozy n’est pas au beau fixe. Avez-vous imaginé un 2002 à l’envers, avec le Front national face au candidat socialiste au second tour en 2012 ?<br />
</strong>Un duel Martine Aubry-Marine Le Pen ? Ça fait peur…</p>
<p><strong>Pourtant, il y a des évènements qui jouent en faveur du FN…<br />
</strong>Justement non. Le discours très ferme de Sarko ne fait pas ses affaires. S’il n’avait rien dit, alors oui le FN aurait pu se réjouir. Je n’ai jamais été suspect de complaisance avec ce parti d’extrême-droite, mais ce n’est pas parce qu’il dit qu’il fait beau que je vais dire qu’il pleut… .</p>
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		<title>Stéphane Leneuf et les jeunes loups</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/07/13/stephane-leneuf-et-les-jeunes-loups/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 16:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[211]]></category>

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		<description><![CDATA[Portraits. Stéphane Leneuf, rédacteur en chef adjoint de France Inter et qui a vécu plusieurs années à Dijon a publié au printemps Le goût du pouvoir, où il décrypte les personnalités de ceux qu’on surnomme « les jeunes loups de la politique. » Mais sont-ils vraiment différents de leurs aînés ? LA GAZETTE : Vous avez choisi quinze [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Portraits. Stéphane Leneuf, rédacteur en chef adjoint de France Inter et qui a vécu plusieurs années à Dijon a publié au printemps Le goût du pouvoir, où il décrypte les personnalités de ceux qu’on surnomme « les jeunes loups de la politique. » Mais sont-ils vraiment différents de leurs aînés ?</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/07/13/stephane-leneuf-et-les-jeunes-loups/leneuf762/' title='Leneuf762'><img width="296" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/07/Leneuf762-296x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Leneuf762" title="Leneuf762" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Vous avez choisi quinze personnalités politiques appartenant à la nouvelle génération. Comment avez-vous choisi ces hommes et ces femmes ?</strong><br />
STÉPHANE LENEUF : J’ai commencé par établir une liste des « jeunes loups » âgés de 35 à 45 ans, ministres ou en situation de l’être un jour, et qui sont députés ou maires. J’avais vingt ou vingt-cinq noms sur une liste. Je voulais des têtes d’affiche, des gens médiatiquement reconnus. <br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Certains ont-ils refusé pour d’autres raisons ?</strong><br />
Oui. Vincent Peillon qui avait pourtant accepté dans un premier temps. Mais après les Européennes de 2009, il s’est inscrit dans une démarche plus individualiste, et il a finalement refusé. Olivier Besancenot n’a pas souhaité me rencontrer. Marine Le Pen était prévue. Mais je savais qu’en voyant son nom sur la liste, des gens de gauche auraient refusé de me rencontrer.</p>
<p><strong>Olivier Besancenot, au niveau des valeurs démocratiques, ça ne vaut pas mieux que Marine Le Pen…<br />
</strong>Sauf que lui n’entend pas exercer le pouvoir…</p>
<p><strong>Heureusement… Et quels ont été les autres refus ?<br />
</strong>Laurent Wauquiez ne m’a pas répondu. Des gens comme Nadine Morano ou Frédéric Lefebvre étaient sur une short-list, je les avais contactés, je n’ai pas eu de retour et je n’ai pas insisté. Avec mon éditeur, nous avions au départ eu l’idée d’avoir dix-sept portraits. Finalement, il n’y en a eu que quinze. Ils n’ont pas été très difficiles à convaincre. Au départ, il devait y avoir autant de gens de droite que de gauche. Finalement, avec les refus de certains, il y a eu plus de gens de droite.</p>
<p><strong>Comment se sont passés ces entretiens ?<br />
</strong>Bien, sans doute parce que je ne suis pas journaliste politique. Et ils étaient donc beaucoup plus détendus. Ensuite, parce que ce genre de livre est très peu courant. Je crois même qu’il s’agit du premier ouvrage consacré à cette génération. Je ne voulais pas écrire un livre exclusivement consacré à la politique. Je souhaitais les faire parler de leur parcours, mieux connaître leurs personnalités, savoir quelles sont leurs ambitions.</p>
<p><strong>En lisant le passage consacré à Xavier Bertrand, on devine que l’échange n’a pas été des plus chaleureux…<br />
</strong>En effet. Il m’avait reçu deux jours après les élections européennes, il avait été assez touché par le résultat et, personnellement, ce scrutin ne lui avait pas profité. Il a assuré avec moi le service minimum, un peu obligé de me répondre. Il faut savoir également qu’il n’aime pas beaucoup les journalistes, et accessoirement ceux de France Inter. Mais les autres se sont montrés courtois et ont accepté de prendre du temps pour me répondre.</p>
<p><strong>Avec la langue de bois qui les caractérise ?<br />
</strong>Ils savent la maîtriser. C’est aussi un outil de communication intergénérationnel. Quelqu’un comme Jean-François Copé, qui ne cache plus ses ambitions présidentielles, est dans une logique de communication. Il se lâche un peu plus.</p>
<p><strong>« Les femmes évoluent dans un milieu très machiste » Avez-vous vraiment l’impression que ces « jeunes loups » soient fondamentalement différents de leurs aînés ?<br />
</strong>Pas vraiment. Ils ne font pas vraiment de la politique autrement, à part peut-être dans le lien qu’ils ont avec les électeurs via Internet. La communication va plus loin, mais ils restent assez méfiants par rapport à Internet, car ils ne maîtrisent pas tout. Mais sur le terrain, ils ont les mêmes réflexes que leurs aînés…</p>
<p><strong>Sont-ils frustrés par la longévité de leurs aînés ?<br />
</strong>Oui, surtout à gauche. Certains, comme Valls ou Montebourg, éprouvent une vraie rancœur à l’encontre de Lionel Jospin, qui n’a pas su faire avancer cette nouvelle génération. Nicolas Sarkozy, lui, l’a fait, et ils auraient aimé que Jospin, au lieu d’aller chercher des anciens, leur fasse davantage confiance.</p>
<p><strong>L’attrait du pouvoir passe-t-il avant l’intérêt général ?<br />
</strong>Ils ne sont pas avides de pouvoir. Car pour beaucoup, la politique n’est pas leur unique façon de subsister. Ils pourraient tous ou presque retourner dans le privé. Ils ont, je pense, un vrai sens de l’intérêt général et de l’action publique. Je ne suis pas persuadé que tous rêvent de l’Elysée. Certains le disent, comme Copé. D’autres sont plus évasifs sur la question. Ils ont tous de vraies qualités. Mais pour quelqu’un comme Manuel Valls, assez isolé au PS parce qu’il n’hésite pas à évoquer des sujets sensibles pour la gauche (immigration, sécurité), cela risque d’être difficile.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Plusieurs femmes (Rama Yade, Nathalie Kosciusko-Morizet, Aurélie Filipetti, Valérie Pecresse, Najat Belkacem) apparaissent dans votre livre. Leur façon de faire de la politique est-elle différente ?<br />
</strong>Elles évoluent dans un milieu très machiste, et ce n’est pas facile pour elles. Mais c’est une excellente chose que des femmes percent au plus haut niveau. Leur principal handicap, c’est de ne pas pouvoir compter sur des réseaux aussi puissants que ceux des hommes. Alors, elles peuvent être parfois plus dures qu’eux, mais elles sont obligées. Une femme comme Nathalie Kosciusko-Morizet est en train de se construire une vraie carrière politique… </p>
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		<title>Alain Krivine : « Les gens se sentent insultés »</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 15:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[209]]></category>

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		<description><![CDATA[L’argent existe dans certaines caisses]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alain Krivine, figure emblématique de la gauche révolutionnaire et maintenant du Nouveau parti anticapitaliste, était à Dijon lundi soir. Retraite, casseroles du gouvernement, crise économique, rien n’a été oublié.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/30/alain-krivine-%c2%ab-les-gens-se-sentent-insultes-%c2%bb/krivine/' title='krivine'><img width="450" height="298" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/krivine-450x298.jpg" class="attachment-medium" alt="krivine" title="krivine" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Pourquoi le NPA, le PCF, Lutte ouvrière, le Front de gauche, ou même Europe écologie n’arrivent pas à s’entendre sur un programme commun ?</strong><br />
ALAIN KRIVINE : Je sépare deux choses. Dans les mobilisations contre Sarkozy et le patronat, nous pensons qu’il faut l’unité la plus large de toutes les forces politiques, syndicales, et associatives. Très franchement, c’est en train de se faire. Il existe en France des centaines de comités de ce type réunissant tout le monde contre le projet des retraites. C’est la même dynamique qui nous avait réunis lors du traité européen. Par contre, aller aux élections ensemble, c’est autre chose. Le gros désaccord que nous avons avec tous les gens nommés avant, est que nous ne sommes pas pour gérer les institutions, ou entrer au gouvernement. Notamment avec le Parti socialiste qui nous a montré, quand il était au pouvoir qu’il avait une politique de droite. Nous ne voulons pas participer au discrédit de la gauche.</p>
<p><strong>La gauche, malgré la crise sévère du capitalisme et du libéralisme, n’arrive pas à sortir du lot en proposant un projet. Pourquoi ?<br />
</strong>C’est terrible de dire cela, mais la crise qui va pousser dans la détresse des centaines de milliers de gens, a l’avantage de montrer ce qu’est la réalité du capitalisme. Aujourd’hui, plus personne ne le défend intégralement. Le problème est qu’une partie de la gauche pense que l’on peut le rénover. Ce n’est pas crédible. Ceux qui pensent comme nous, c’est-à-dire qu’il faut le renverser, pour dire la vérité, ne sont pas encore crédibles. Pour répondre à la colère des gens, nous devons montrer que nous pouvons apporter des solutions dans le problème des retraites, et les autres problèmes liés à la crise. À condition d’avoir une autre répartition des richesses et d’oser s’attaquer à la propriété privée.</p>
<p><strong>En quoi, vos théories seraient-elles la solution ?<br />
</strong>Aujourd’hui, on créerait les quelques millions d’emplois qui manquent, le déficit des retraites n’existerait plus. Le problème clé des retraites n’est pas que les gens vieillissent, mais c’est qu’il y a plus de quatre millions de chômeurs. Cela fait des recettes en moins. Deuxième moyen de financement, c’est un choix de société avec l’abandon du bouclier fiscal. C’est une honte, comme les exonérations fiscales. L’argent existe dans certaines caisses. Mais le gouvernement ne veut pas y toucher, pareil, il ne faut rien faire avec madame Bettencourt. Avec cette histoire, les gens se sentent insultés par le fait qu’un ministre leur demande de se serrer la ceinture, alors qu’il protège la plus grande fortune de France. Cela prouve le choix de classe du gouvernement.</p>
<p><strong>Ce choix de classe aurait conditionné le projet de réforme des retraites ?<br />
 </strong>Nous avons aujourd’hui, partout en Europe, qu’ils soient sociaux-démocrates ou de droite-droite, des gouvernements appliquant la même politique. C’est-à-dire faire payer aux ouvriers, aux femmes, aux chômeurs, aux immigrés, aux jeunes, une crise dont sont responsables les banquiers et les grands patrons.</p>
<p><strong>La France, avec la crise et les délocalisations, voit son territoire se désindustrialiser. Comment pourriez-vous stopper l’hémorragie ?<br />
</strong>Ce phénomène est terrible. Par exemple pour fabriquer une Renault, on va payer des ouvriers tchèques, roumains… dix fois moins cher qu’un Français. Quand j’étais au Parlement européen, nous avons essayé d’harmoniser par le haut les rémunérations. Aujourd’hui, s’il n’y avait pas de telles différences de salaire entre un ouvrier polonais et un Français, il n’y aurait pas de délocalisation. Il faut d’abord avoir des lois sociales européennes empêchant ce phénomène. De plus, il faut des lois pour empêcher les patrons de foutre le camp. Il faut des interdictions très dures. Tous ceux qui ont demandé des crédits, et qui s’en vont, ils doivent rembourser.</p>
<p><strong>Le NPA a vu ses effectifs diminuer, et dans le même temps les scores aux dernières élections régionales n’ont pas été bons. Le parti a-t-il encore les moyens des ses ambitions ?<br />
</strong>Nous avons perdu des gens car la situation a changé. Quand nous avions créé le NPA, il y avait des millions de personnes dans les rues. Beaucoup ont cru que c’était arrivé. Certains sont partis par déception. Maintenant, nous regagnons de nouveaux militants. La deuxième raison de nos difficultés est cette affaire du voile, faut pas le cacher. Cela a posé plein de problèmes, et à juste titre (une candidate du NPA avait posé sur les affiches électorales dans le Vaucluse, en étant voilée, ndlr.) je pense que ce n’était pas la chose à faire. Mais le NPA, avec la crise du capitalisme, a plus que jamais toute sa place pour proposer d’autres solutions.</p>
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		<title>Retraites, le grand chantier</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/16/retraites-le-grand-chantier/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 16:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[207]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette réforme est indispensable]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réforme. L’idée est désormais acquise : il va falloir travailler plus longtemps pour sauver le système des retraites. Mais tous les élus côte-d’oriens ne sont pas forcement en phase avec le gouvernement, qui devait présenter son projet mercredi 16 juin. En raison des impératifs de bouclage, nous n’avons pas pu interroger les élus sur la réforme des retraites présentée mercredi par le gouvernement. Nous y reviendrons dans la prochaine édition de la Gazette le 24 juin.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/16/retraites-le-grand-chantier/delatte-det/' title='Delatte-dét'><img width="443" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/Delatte-dét-443x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Delatte-dét" title="Delatte-dét" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/16/retraites-le-grand-chantier/depierre-det/' title='Depierre-dét'><img width="400" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/Depierre-dét-400x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Depierre-dét" title="Depierre-dét" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/16/retraites-le-grand-chantier/deseille-det/' title='Deseille-dét'><img width="400" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/Deseille-dét-400x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Deseille-dét" title="Deseille-dét" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/16/retraites-le-grand-chantier/patriat-det/' title='Patriat-dét'><img width="400" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/Patriat-dét-400x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Patriat-dét" title="Patriat-dét" /></a>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/16/retraites-le-grand-chantier/vieux/' title='vieux'><img width="311" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/vieux-311x400.jpg" class="attachment-medium" alt="vieux" title="vieux" /></a>

<p>SARKO AVAIT pourtant juré qu’il ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite, fixé à 60 ans. Mais comme les promesses des hommes politiques n’engagent que les ingénus qui ont encore la faiblesse de les croire, le gouvernement a annoncé exactement le contraire. Le locataire de l’Élysée, à deux ans d’une élection présidentielle à haut risque, joue électoralement très gros sur cette réforme. Il a justifié partiellement le déficit des caisses de retraites en chargeant François Mitterrand, coupable à ses yeux d’avoir abaissé à 60 ans l’âge légal de départ à la retraite en 1982. Nicolas Sarkozy, qui ne respecte même plus les morts, a donc décidé de s’occuper des vivants. <br />
Les caisses de retraites sont dans le rouge, et il n’y a aucune raison de croire que la situation va s’améliorer. Sarko et son orchestre ont juré que le système par répartition ne serait jamais remis en cause. L’âge légal de départ à la retraite sera relevé à 61, 62 ou 63 ans, alors que d’autres pays européens sont allés plus loin en poussant les limites à 67 ans, comme l’a fait la Grèce. Sans surprise, le Parti socialiste a déjà annoncé qu’il fixerait à nouveau à 60 ans l’âge légal s’il revenait aux affaires en 2012. Le gouvernement, qui a assuré qu’il tiendrait compte des carrières longues et de la pénibilité de certaines professions pour fignoler sa réforme, cherche activement de nouvelles ressources. La taxation des salaires les plus élevés et des revenus du capital, l’augmentation des cotisations des fonctionnaires sont autant de pistes envisagées pour renflouer les caisses. Et qu’en sera-t-il des régimes spéciaux auxquels, Sarko, courageux mais pas téméraire, a décidé de ne pas s’attaquer (pour le moment) ? <br />
Pourtant, on s’interroge déjà sur la faisabilité d’une telle réforme. Car la France est le pays dont le taux de chômage des seniors (et accessoirement des moins de 25 ans) est le plus élevé d’Europe. Le patronat français, qui n’est jamais à un paradoxe près est le premier à réclamer le report de l’âge légal de départ à la retraite. Le MEDEF rêve de 65 ans quand les « rebelles » de CGPME évoquent 63. Mais les employeurs devront modifier en profondeur leurs comportements et cesser de virer massivement les quinquagénaires, comme ils en ont la détestable habitude.  Avec la Coupe du monde, le dossier des retraites sera l’autre grand sujet de l’été. Toutes ces questions, des élus côte-d’oriens tenteront d’y répondre pendant deux semaines dans la Gazette.</p>
<p><strong>RÉMI DELATTE (député-maire UMP de Saint-Apollinaire).</strong> « Cette réforme est indispensable, si nous voulons sauver le système des retraites par répartition. Et si les socialistes reviennent au pouvoir en 2012, ils ne pourront pas revenir à un départ à 60 ans, comme ils l’annoncent, car ce ne sera budgétairement pas possible. Si l’âge de départ à la retraite n’avait pas été fixé à 60 ans en 1982, nous serions en train d’évoquer l’excédent des caisses de retraite. Maintenant, nous attendons les propositions du gouvernement. Je fais partie de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, et je peux vous affirmer que le clivage gauche-droite n’est pas si marqué que cela. Il faudra que le gouvernement tienne compte de la pénibilité de certains emplois. <br />
Et envisager la taxation des revenus du capital. Personnellement, je suis favorable à la remise en cause du système de retraite des parlementaires. Les régimes spéciaux, il faudra sans doute les aligner. La question des retraites est l’affaire de tous, et l’effort de solidarité concerne tout le monde. »</p>
<p><strong>FRANÇOIS DESEILLE (conseiller municipal MoDem à Dijon, vice-président du Grand Dijon).</strong> « Avec un tel déficit des caisses de retraites, cette réforme est incontournable. L’espérance de vie augmente, et travailler plus longtemps n’est pas illogique. Je ne sais pas jusqu’à quelle limite il faudra relever l’âge légal de départ à la retraite, mais à mon avis, on arrivera progressivement à 65 ans en 2050. Le PS est très branché sur les financements nouveaux, tels la taxation des revenus du capital et des stock-options, et j’y suis favorable. Au MoDem, nous souhaitons l’instauration d’une retraite par points. Il faut aussi augmenter le nombre des actifs, ce qui sous-entend mener une meilleure politique de l’emploi. Mais cette réforme ne pourra pas se faire sans tenir compte de la pénibilité de certains emplois. Et surtout, elle doit être supportée par tous les Français. Les fonctionnaires également, à condition d’intégrer leurs primes au calcul de leur retraite. Les régimes spéciaux seront probablement concernés. Les chefs d’entreprises vont devoir changer leurs habitudes et ne plus se séparer des gens âgés de plus de 50 ou 55 ans, qui ont de l’expérience et peuvent la transmettre aux plus jeunes. Et si certains patrons continuent d’agir comme ils le font, il faudra les sanctionner financièrement. »</p>
<p><strong>FRANÇOIS PATRIAT (Sénateur PS, président du conseil régional). </strong>« On bloque actuellement sur l’âge légal de départ à la retraite et les années de cotisation. Je crois qu’il faut d’abord songer à trouver des systèmes de financement nouveaux, comme la taxation des revenus du capital, les stock-options par exemple et augmenter l’imposition des hauts salaires. Il faut peut-être envisager de remettre à plat les régimes spéciaux, modifier la retraite des parlementaires. Il faut une réforme acceptée par tous, et ce ne sera pas facile. L’effort devra être partagé. On demande déjà beaucoup aux Français en ces temps de crise. Mais il y a un autre problème qui va très bientôt se poser, c’est celui du système de santé. Après 2012, je ne serais pas étonné de voir la CSG augmenter d’un ou deux points. Et la France aura bientôt droit à son plan de rigueur… »</p>
<p><strong>BERNARD DEPIERRE (Député UMP).</strong> « Les caisses du public comme du privé sont dans le rouge. La réforme est inévitable, et il faut qu’elle commence à s’appliquer au 1er janvier prochain. Très vite, certaines options, comme la diminution de certains taux de pension ou l’augmentation des cotisations, ont été écartées. Il restait donc d’autres leviers. Le gouvernement cherche de nouvelles ressources, et cela pourrait concerner les banques, les revenus du capital ou les hauts salaires. Car l’effort doit être fait par tous. Ensuite, l’âge légal de départ à la retraite va être reculé. Dans certains pays européens, cela va jusqu’à 65 ou 67 ans. En France, il faut peut-être envisager de partir à 61, 62 ou 63 ans. Bien sûr, il faudra tenir compte de la pénibilité de certaines carrières. Et aussi que les entreprises ne se séparent plus ou ne mettent plus en pré retraite des personnes âgées de plus de 55 ans. » .</p>
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		<title>Femme responsable</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 16:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[205]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous défendons au Parti radical un 
capitalisme productif]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Promotion. Depuis la mi-mai, Europe écologie s’est doté d’un bureau exécutif. Vingt-quatre personnes connues ou non. Parmi elles, Peggy Brisset, une militante de Dijon.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/02/femme-responsable/papier-pol-peggy/' title='papier-pol-peggy'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/papier-pol-peggy-450x299.jpg" class="attachment-medium" alt="papier-pol-peggy" title="papier-pol-peggy" /></a>

<p>LE FONDEMENT d’Europe écologie est simple : des écolos, politiques professionnels et amateurs, se réunissant autour d’une même philosophie basée sur le développement humain en respect total avec la nature et l’individu. Bref, une grande utopie, qui après deux élections (européenne et régionale), est devenue la troisième force politique du pays. La communication du mouvement s’articule souvent autour de ces personnes « issues de la société civile ». En d’autres termes, des gens ne prenant pas la politique comme leur gagne-pain. Peggy Brisset, une Dijonnaise d’une petite trentaine d’années, cumule tous ces avantages : jeune, dynamique, ancienne institutrice, ayant passé pas mal de temps dans différentes associations, dans les syndicats, et même au Parti socialiste. « Au moment des élections européennes, j’étais au PS. Mais leur programme n’était pas assez écologiste » explique la jeune blonde. Elle frappe donc à la porte des écologistes. « À Europe écologie, il y a un vrai élan. On dépasse le cadre des Verts. Je leur apporte mon expérience. » Cécile Duflot, chef des Verts et coresponsable d’Europe écologie demande à Peggy en novembre dernier de se présenter sur les listes du mouvement pour la Bourgogne. La jeune femme ne réfléchit pas longtemps. Même si elle se dit pas encore prête à être élue, elle fait campagne à travers toute la région. « Dans la période actuelle, il faut éviter le repli sur soi. En plus il y a une vraie révolution intellectuelle chez les Verts vis-à-vis d’Europe écologie. » Son ascension fulgurante au sein du mouvement est aussi un moyen pour les écolos de démontrer qu’une femme, quasi extérieure à la politique peut intéresser le parti. Communication ? Un peu, et Peggy en a conscience : « Je suis une nana, c’est de la communication. Mais si je n’étais réduite qu’à cela, ça serait une erreur. »<br />
Alors quand on lui a proposé de rejoindre le bureau exécutif, elle a foncé. Mais se retrouver au milieu de personnes comme Cohn-Bendit, Duflot, Placé, et autres Meirieu, n’est pas une chose facile. « Je n’ai pas peur. J’étais très impressionnée, même si je les connaissais d’avant. C’est de la haute voltige, il faut rester humble. Je les respecte tous, mais c’est Philippe Meirieu qui m’a le plus impressionnée » explique l’ancienne institutrice. Et pour cause, Meirieu est un pédagogue défendant notamment l’éducation comme moyen d’émancipation… La vie chez les écolos n’est pas un long fleuve tranquille. Surtout qu’Europe écologie est en pleine construction « c’est un porte-avion, mais nous sommes une lame de fond ». Entre les Verts, ajouté aux nouveaux arrivés de la « société civile », plus les conflits de personnalités, sans oublier les futures orientations, les débats risquent d’être animés au bureau exécutif. Il faut dire, qu’après tout leur succès, les écolos sont face à un vrai dilemme pour 2012 : soit se rapprocher du centre-gauche, ou alors s’ancrer sur des tendances plus à gauche. Pour Peggy « c’est une grande comédie humaine. Nous marchons au consensus. Je fais confiance au temps ». Sauf que le temps risque de manquer, puisque 2012 approche à grands pas. C’est justement l’objectif de Peggy Brisset : réunir, rassembler, et expliquer, pour convaincre le plus d’électeurs possible .</p>
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		<title>Yves Jego : « Nous ne diviserons pas notre camp »</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/05/26/yves-jego-%c2%ab%c2%a0nous-ne-diviserons-pas-notre-camp%c2%a0%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 15:51:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[204]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous défendons au Parti radical un 
capitalisme productif]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Visite. Viré du gouvernement en juin 2009, le vice-président du Parti radical et ancien secrétaire d’État chargé de l’Outre-mer sera à Dijon le 3 juin (20 heures, Grande Taverne) pour parler du manifeste valoisien à deux ans de la présidentielle. Presqu’un an après cet épisode, Yves Jégo est toujours sarkozyste…</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/05/26/yves-jego-%c2%ab%c2%a0nous-ne-diviserons-pas-notre-camp%c2%a0%c2%bb/yves-jego/' title='Yves-JEGO'><img width="251" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/05/Yves-JEGO-251x400.jpg" class="attachment-medium" alt="Yves-JEGO" title="Yves-JEGO" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE :  Sans dévoiler le contenu du manifeste du Parti radical que vous êtes chargé de rédiger, que devrait-on y trouver ?</strong><br />
YVES JEGO : Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical m’a en effet demandé d’élaborer le programme de notre parti pour 2012. J’ai donc souhaité venir à la rencontre des Français pour discuter et écouter. Mais aujourd’hui, nous sommes au cœur des vraies problématiques : le débat social, l’écologie ou encore le débat sur la burqa. Il est important pour nous de rappeler certaines valeurs.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Vous êtes donc en train de nous dire que le Parti radical présentera un candidat lors de l’élection présidentielle de 2012 ?</strong><br />
Rien n’est encore décidé. Mais il me semblerait normal que le Parti radical, qui est le plus ancien de France, puisse porter ses valeurs lors d’une élection présidentielle. Cela n’enlève rien à ma fidélité envers Nicolas Sarkozy. Mais je le répète, rien n’est décidé. Et si nous présentons un candidat, ce ne pourra être que Jean-Louis Borloo. Au second tour, notre choix se portera clairement sur Nicolas Sarkozy.</p>
<p><strong>Une candidature de Borloo pourrait surtout permettre à votre parti de rappeler qu’il existe…<br />
</strong>Nous portons depuis plus d’un siècle certaines valeurs, et nous avons besoin de nous faire davantage entendre. Une candidature en 2012 pourrait nous le permettre. Mais attention : il y aura une candidature uniquement dans le cadre d’un pacte majoritaire. Nous ne diviserons pas notre camp, mais nous souhaitons juste exprimer notre sensibilité.</p>
<p><strong>Vous n’auriez pas peur d’un 2002 à l’envers ? Lionel Jospin n’avait pas franchi le premier tour, en partie à cause de certaines candidatures de petits partis de gauche…<br />
</strong>Non, il n’y a aucun risque. Et le Front national n’est plus au niveau qui était le sien il y a huit ans. De plus, nous étions en période de cohabitation. Nous devons tout faire pour aider Nicolas Sarkozy à être réélu dans deux ans, car il est le meilleur pour mener le combat face aux difficultés actuelles.</p>
<p><strong>Ce n’est pas ce que pensent les Français, si on se donne la peine de lire les sondages…<br />
</strong>Il ne faut pas leur accorder trop d’importance. En 1995, Edouard Balladur devait être élu, et c’est Jacques Chirac qui a été choisi.</p>
<p><strong>La Parti radical est un ardent défenseur de la laïcité. N’est-elle actuellement pas en danger ?<br />
</strong>Non, je ne le pense pas. La laïcité est un des piliers de notre république. Il faut combattre toutes les formes de prosélytisme religieux, et je suis tout à fait favorable à une loi pour interdire le port de la burqa dans l’espace public. Ce vêtement est également contraire à l’idée que nous nous faisons de la dignité de la femme.</p>
<p><strong>Estimez-vous les politiques capables de réguler la finance mondiale ? Car visiblement, les leçons de la crise de 2008 n’ont pas été retenues…<br />
</strong>Le problème est mondial, et il n’y a pas de gouvernement mondial. Mais les libéraux ont perdu. Nous défendons au Parti radical un capitalisme productif. Et je pense que nous allons dans le bons sens. Je suis en phase avec Angela Merkel, qui souhaite une moralisation du capitalisme.</p>
<p><strong>Il y a presque un an, vous avez été prié de quitter le gouvernement. Dans votre livre 15 mois et 5 jours entre faux gentils et vrais méchants (Grasset), vous reprochez à François Fillon de ne pas vous avoir téléphoné. Vous n’avez toujours pas eu de nouvelles de lui, un SMS, une carte postale?<br />
</strong>Eh non ! Mais je ne lui en veux pas.</p>
<p><strong>À vous lire, on jurerait le contraire… <br />
</strong>J’ai été viré, il n’a pas décroché son téléphone, mais quand on fait de la politique, il faut s’attendre à tout. J’ai digéré cet épisode, j’aurais aimé faire d’autres choses pour l’Outre-Mer et je ne suis surtout pas en situation de me plaindre. Il y a deux façons de faire de la politique : protéger sa carrière, ou agir pour la société. C’est cette seconde voie que j’ai choisie. Et j’aspire à revenir un jour au gouvernement, justement pour faire des choses en faveur de la collectivité.</p>
<p><strong>La Guadeloupe est-elle vraiment aussi indépendantiste que certains veulent bien le faire croire ?<br />
</strong>Mais non ! Les indépendantistes sont minoritaires. La Guadeloupe a beau être à des milliers de kilomètres de Paris, c’est une terre française, et ses habitants n’ont pas envie que cela change. La réalité guadeloupéenne est beaucoup moins manichéenne qu’on le croit…</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>François Sauvadet : « Sortir de la zone Euro serait une folie »</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/05/19/francois-sauvadet-%c2%ab%c2%a0sortir-de-la-zone-euro-serait-une-folie%c2%a0%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 15:43:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[203]]></category>

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		<description><![CDATA[les réformes sont nécessaires]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Visiblement remis de sa défaite aux régionales, François Sauvadet se dit toujours très concerné par son action à la tête du département. Mais aussi par la crise financière internationale et les réformes du gouvernement.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/05/19/francois-sauvadet-%c2%ab%c2%a0sortir-de-la-zone-euro-serait-une-folie%c2%a0%c2%bb/sauvadet-3-xg/' title='Sauvadet-3-(XG)'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/05/Sauvadet-3-XG-450x300.jpg" class="attachment-medium" alt="Sauvadet-3-(XG)" title="Sauvadet-3-(XG)" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : On va juste revenir brièvement sur les régionales : Avez-vous vraiment songé à quitter la présidence du département ?</strong><br />
FRANÇOIS SAUVADET : D’abord, je me suis engagé en n’ignorant rien du contexte politique national. J’ai pris mes responsabilités, j’ai mené une campagne de volonté et je respecte le choix des Bourguignons. Je suis prêt à travailler avec la région, car l’heure n’est plus à la polémique. J’ai siégé lors de la première session du conseil régional, dont j’ai démissionné très rapidement. J’ai décidé de continuer à assumer mes responsabilités au département, en concertation avec la majorité et mes colistiers.</p>
<p><strong>Les résultats de ces régionales et les sondages prouvent que la politique qui est menée par le gouvernement n’est pas vraiment comprise par les Français…<br />
</strong>Il y a en effet une forme de rejet et d’incompréhension face à cette politique. Il faut en tirer les leçons. Il semble nécessaire de s’interroger sur le rythme des réformes, lesquelles doivent être mieux expliquées. Les Français veulent savoir où ils vont et si les réformes sont justes. J’ai fait le choix d’être dans la majorité présidentielle, et ce n’est pas parce que la période est difficile que j’ai l’intention de prendre le large. Les réformes sont nécessaires, contrairement à ce que pense la gauche, qui elle ne propose rien.</p>
<p><strong>Parmi les réformes qui font beaucoup parler, il y a celle des retraites. Vers quel système va votre préférence ?<br />
</strong>Je suis totalement favorable au système par répartition qui est en vigueur. Mais j’ai une position équilibrée sur la question des retraites. La réforme est nécessaire, contrairement à ce que disent beaucoup de socialistes qui prônent l’immobilisme. Il va bien sûr falloir tenir compte de la pénibilité de certains emplois, et on ne peut pas demander à tous les métiers d’allonger la durée de cotisation. Mais il faut peut-être se préparer à partir à 62 ou 63 ans à l’horizon 2020. Je suis également favorable à ce que des ressources nouvelles soient dégagées, par exemple en prélevant un point de TVA, donc la consommation, sous la forme d’une contribution retraite. Car le système des retraites ne peut pas uniquement peser sur le travail. Il me semble enfin inévitable que les plus hauts revenus participent à cet effort, dans le cadre de la révision du bouclier fiscal.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>C’est-à-dire ?<br />
</strong>Il ne faut pas que les plus riches échappent à la solidarité nationale, tout en évitant qu’ils soient surtaxés. Il faut sortir la CSG et la CRDS de ce bouclier fiscal.</p>
<p><strong>Il y a une crise financière très grave qui touche plus particulièrement certains pays européens. Et encore une fois, c’est la racaille des traders et des spéculateurs qui s’amuse avec l’équilibre du monde. Vous n’avez pas l’impression que le pouvoir politique est désarmé, si ce n’est complice de ces pratiques ?<br />
</strong>Non, non ! En France, Nicolas Sarkozy a montré sa détermination à lutter contre les dérives. Il faut une régulation européenne. Au Nouveau Centre, nous souhaitons une harmonisation fiscale européenne.</p>
<p><strong>Des Français ont l’impression de s’être un peu fait arnaquer avec l’Euro. Quand on regarde de plus près certains prix pratiqués depuis 2002, on ne peut pas vraiment leur donner tort…<br />
</strong>C’est vrai, et je peux les comprendre. Mais sortir de la zone Euro serait une folie. Nous ne sortirons de la crise seulement par la solidarité européenne, qui devrait sauver la Grèce même si je continue à croire que l’Europe de l’élargissement c’est aussi l’Europe de l’affaiblissement. Les Anglais sont en dehors de la zone Euro, et je pense que les difficultés sont devant eux.</p>
<p><strong>Hervé Morin, le Ministre de la Défense, pourrait être candidat à l’élection présidentielle de 2012…<br />
</strong>Oui, et cela me semblerait normal pour une formation politique qui a des convictions et des valeurs. Mais pour l’instant, il est encore beaucoup trop tôt pour en parler. Toues les énergies doivent être consacrées aux grands enjeux nationaux et internationaux.</p>
<p><strong>Pourtant, en apprenant cela, Sarko aurait menacé Morin de le virer du gouvernement…<br />
</strong>Je ne sais pas. Je n’ai pas assisté à leur entretien…</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jean-Claude Robert : « Je serai candidat en 2011 »</title>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 15:41:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Bousquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[203]]></category>

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		<description><![CDATA[Très difficile pour une femme d’être élue à une cantonale]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Best of. Les meilleurs moments du Rendez-vous politique de France Bleu Bourgogne sont dans la Gazette chaque semaine. Lundi, à 18 h 45, Arnaud Bousquet recevait le socialiste Jean-Claude Robert, maire et conseiller général de Gevrey-Chambertin, président du groupe d’opposition au sein du conseil général de la Côte-d’Or. <br />
</strong></p>
<p><strong>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/05/19/jean-claude-robert-%c2%ab%c2%a0je-serai-candidat-en-2011%c2%a0%c2%bb/robert-xg/' title='robert-(XG)'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/05/robert-XG-450x299.jpg" class="attachment-medium" alt="robert-(XG)" title="robert-(XG)" /></a>
ARNAUD BOUSQUET : Vous êtes patron de l’opposition départementale, d’accord, mais pourquoi tant de sévérité à l’égard de François Sauvadet ? Vous ne voulez pas lui accorder la circonstance atténuante de celui qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a ?</strong><br />
JEAN-CLAUDE ROBERT : Sauf que François Sauvadet a des responsabilités importantes au niveau national. Donc, je lui reproche surtout son double discours. Il vote, il approuve les décisions et les lois qui mettent en péril les finances des collectivités locales, notamment celles du département. Puis après, il vient ici en Côte-d’Or dire qu’il fait ce qu’il peut et que les temps sont durs. Mais cela ne résulte que de la politique nationale qu’il soutient.</p>
<p><strong>Vous devez bien reconnaître que la marge de manœuvre d’un conseil général est de plus en plus réduite&#8230; ce sont vos collègues Montebourg et Bartolone qui le disent ! Est-ce qu’en 2010, on a encore des choix de droite et des choix de gauche au sein d’un conseil général ?<br />
</strong>Oui, la situation financière des conseils généraux est difficile, mais la faute à qui ? Les transferts de compétences importants n’ont pas été compensés. Rien qu’en Côte-d’Or, avec les trois prestations que nous sommes obligés de verser, c’est-à-dire l’allocation personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées, le revenu de solidarité active et puis la prestation handicap, entre ce que nous donne l’État et le coût réel, il manque 40 millions ! C’est une conséquence de choix national. Après, qu’est-ce qu’on fait pour trouver les ressources ou les économies ? C’est là que les choix de M. Sauvadet ne sont pas les nôtres. Quand il s’attaque de façon brutale à toutes les grandes fédérations d’éducation populaire, qu’il les met en péril et les oblige à licencier, qu’il s’attaque à l’insertion et à la prévention qui sont au cœur des compétences du conseil général… il fait des mauvais choix que nous allons payer.</p>
<p><strong>Quel serait l’intérêt de la majorité de tuer des associations ? J’imagine mal François Sauvadet se lever le matin et se dire, tiens, aujourd’hui, je vais tuer les Foyers ruraux ! Est-ce que vous ne faites pas un procès d’intention ?<br />
</strong>Malheureusement, non. Ses choix politiques sont idéologiques. Moi, j’entends ça au conseil général des membres de la majorité : « Si les gens sont au chômage et en difficulté, c’est de leur faute. » « On ne va pas payer des gens à remonter des murs », ça veut dire qu’on ne veut pas faire de l’insertion et on s’attaque à la population la plus fragile. Et c’est une erreur. On nous rebat les oreilles au niveau national de discours sur la sécurité, mais si on ne fait plus de prévention en amont ni d’insertion en aval, automatiquement, on va retrouver ces gens sur le carreau.</p>
<p><strong>Dans un an, les élections cantonales. Votre canton de Gevrey-Chambertin est renouvelable : serez-vous candidat à votre propre succession ?<br />
</strong>Effectivement, j’ai pris la décision d’être à nouveau candidat parce que je pense qu’il y a un combat politique à mener localement. Je porte un certain nombre de gros dossiers comme l’intercommunalité pas encore totalement aboutie dans ce canton, et de grands projets de développement économique en cours. Et puis au niveau du département, je mène un combat de façon collective. Je suis le porte-parole d’un groupe d’opposition qui entend, le moment venu, faire des propositions, présenter un programme et une équipe et montrer qu’il est en capacité de gérer le département.</p>
<p><strong>Vous avez vingt et un élus au conseil général, dont une seule femme ! Une sur vingt et un ! Est-ce que vous ne trouvez pas ça indigne d’un grand parti politique ?<br />
</strong>Je suis assez d’accord avec vous, sauf que l’élection cantonale est une élection très particulière. Il est très difficile pour une femme de se faire élire et notamment en milieu rural de se faire connaître. Moi je plaide pour un changement de régime électoral. Je suis contre le système qu’on nous propose pour le conseiller territorial, qui est le cumul des mandats organisé. Je suis pour une élection à la proportionnelle où, là, avec la parité il y aura une place pour les femmes.</p>
<p><strong>Général Robert, vous êtes le chef des troupes : quel est votre plan de bataille, je n’ose dire votre plan de conquête pour les cantonales de 2011 ? Parce que, hors micro, tous les responsables politiques me donnent les cantons qu’ils visent ou qu’ils craignent de perdre ; et puis une fois le rouge micro allumé, on me sort des expressions du genre « un canton n’est pas un pion sur un échiquier ». Alors Jean-Claude Robert, serez-vous moins langue de bois que les autres ?<br />
</strong>Je vais essayer. Il y a deux cantons difficiles pour la gauche : Montbard et Auxonne car les successions sont toujours difficiles. Nous, on a quelques espoirs de prendre à la droite Selongey avec la succession de Paul Taillandier. C’est possible.</p>
<p><strong>Autre succession possible dont vous pourriez profiter, à Mirebeau-sur-Bèze, celle de l’UMP Louis de Broissia. Et on parle d’Isabelle Lajoux pour vous représenter, la conseillère régionale, maire de Savolles et suppléante du sénateur Rebsamen. Vous nous le confirmez aujourd’hui ?<br />
</strong>C’est une possibilité. Voilà un canton où il y aura vraisemblablement une candidate femme même si ça n’est pas tout à fait réglé. Mais elle a de bonnes chances d’être notre candidate .</p>
]]></content:encoded>
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