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	<title>La Gazette de Côte d&#039;Or &#187; Société</title>
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		<title>Droit et vous : Le droit et et l’aide juridictionnelle</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 07:34:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[276]]></category>

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		<description><![CDATA[Je souhaite divorcer mais je n’ai pas les moyens de payer un avocat. J’ai donc fait une demande d’aide juridictionnelle qui m’a été refusée. Puis-je faire appel de cette décision ? Absolument, l’article 56 du décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 prévoit qu’il est possible de faire appel de la décision d’aide juridictionnelle dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Je souhaite divorcer mais je n’ai pas les moyens de payer un avocat. J’ai donc fait une demande d’aide juridictionnelle qui m’a été refusée. Puis-je faire appel de cette décision ?</strong><br />
Absolument, l’article 56 du décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 prévoit qu’il est possible de faire appel de la décision d’aide juridictionnelle dans le mois suivant sa notification. Cela signifie que vous avez un mois après la signature de l’avis de réception de la décision du bureau d’aide juridictionnelle pour former un recours.<br />
Tout recours présenté au-delà du délai d’un mois sera déclaré irrecevable par la juridiction d’appel.<br />
Vous devez personnellement former ce recours que vous adresserez au Premier Président de la Cour d’Appel dans le ressort de laquelle le bureau est institué. Si le recours est formé par une autre personne que vous-même il vous sera demander de régulariser ce recours ce qui entraînera des retards dans l’étude de votre dossier.<br />
Votre demande de recours doit comprendre le numéro de la décision attaquée ainsi que les raisons pour lesquelles vous pensez que votre demande d’aide juridictionnelle devrait être accueillie.</p>
<p><strong> Je suis convoqué devant le tribunal correctionnel pour conduite en état d’ivresse. Pour l’instant je suis au chômage et je réside chez mes parents ? Puis-je faire une demande d’aide juridictionnelle ?</strong><br />
Selon l’article 2 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, les personnes physiques dont les ressources sont insuffisantes pour faire valoir leurs droits en justice peuvent bénéficier d’une aide juridictionnelle, cette aide étant partielle ou totale.<br />
Cependant comme vous résiderez au domicile de vos parents, l’article 5 alinéa 3 de cette même loi dispose que doivent être prises en compte dans le calcul de l’aide juridictionnelle les ressources de toutes les personnes vivant au même foyer. Ainsi, lors du dépôt de votre demande d’aide juridictionnelle vous devrez faire état de votre situation professionnelle en communiquant vos propres ressources mais vous devrez également justifier des ressources des personnes vous hébergeant.</p>
<p><strong>J’ai fait une demande d’aide juridictionnelle dans le cadre d’une instance devant le Tribunal de Grande Instance de DIJON. Le bureau d’aide juridictionnelle a rejeté ma demande sans tenir compte de ma situation de surendettement. Est-ce normal ?</strong><br />
Malheureusement oui. L’admission du demandeur à l’aide juridictionnelle à un plan de surendettement ne constitue pas un motif d’attribution automatique de l’aide juridictionnelle.<br />
Pour apprécier le bien fondé de la demande, l’article 5 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 dispose que doivent être prises en compte toute les ressources perçus directement par le demandeur ou indirectement par lui. Cela signifie que le bureau d’aide juridictionnelle devra se pencher sur les ressources propres du demandeur mais également sur celles des différentes personnes vivant avec lui à son domicile, autrement dit les revenus de son conjoint, de ses enfants ou de toutes autres personnes vivant habituellement avec lui. La loi prévoit que les ressources de ces personnes devront être exclues lorsque la procédure envisagée oppose le demandeur à l’aide juridictionnelle et une de ses personnes.<br />
Cependant le bureau d’aide juridictionnelle n’a pas à prendre en compte les dettes supportées par le demandeur, ni le montant des ressources lui restant après acquittement de ces dettes .</p>
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		<title>Georges Fenech : Il faut renforcer la vigilance</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2011/06/22/georges-fenech-il-faut-renforcer/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 15:56:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roald Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[254]]></category>

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		<description><![CDATA[2,5 millions  de pages internet consacrées à 2012]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Certains groupes à dérives sectaires prédisent la fin du monde pour le 21 décembre 2012. Georges Fenech, président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) tire la sonnette d’alarme sur les risques que peut engendrer un tel discours.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2011/06/22/georges-fenech-il-faut-renforcer/psdt-det/' title='psdt-dét'><img width="380" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2011/06/psdt-dét-e1308758256312-380x400.jpg" class="attachment-medium" alt="psdt-dét" title="psdt-dét" /></a>

<p><strong>LA GAZETTE : Deux thèmes sont largement abordés cette année dans votre dernier rapport… La fin du monde notamment…</strong><br />
GEORGES FENECH : Les thèmes abordés sont deux thèmes centraux et d’actualité. Il s’agit d’une part des messages à caractère apocalyptiques véhiculés par une série de grandes organisations internationales, mais aussi par différents gourous made in France. D’autre part, nous nous sommes intéressés aux charlatans de la santé, plus particulièrement dans la lutte contre le cancer. Nous nous sommes rendu compte qu’aujourd’hui de multiples offres alternatives sont présentées sur internet ou à travers des conférences. Des méthodes qui sont pour certaines dangereuses à nos yeux,  et qui malheureusement rencontrent de plus en plus de succès. Le ministère de la Santé s’en préoccupe, et depuis mercredi une campagne de sensibilisation et d’affichage a été lancée dans les centres hospitaliers et les cabinets médicaux.</p>
<p><strong>Sur quoi repose cette fameuse prophétie annonçant la fin du monde en 2012… Sur pas grand-chose finalement puisque qu’il s’agit de la cent quatre-vingt troisième ? </strong><br />
C’est l’historien Luc Mary qui donne ce chiffre. Il a comptabilisé cent quatre-vingt trois prophéties de ce genre depuis la chute de l’Empire romain. L’apocalypse a toujours été inscrite dans toutes les religions, et toutes les sectes se sont emparées de cette question-là, ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau en revanche c’est une sorte de convergence mondiale autour d’une date, le 21 décembre 2012. Du temps des Romains il n’y avait pas d’internet. Aujourd’hui le message est amplifié par internet. Cela dépasse d’ailleurs le phénomène sectaire proprement dit puisque on assiste à une reprise en compte de cette aspiration à une nouvelle ère, le New Age. Cette mouvance s’est aussi engouffrée dans cette aspiration à une nouvelle ère en se raccrochant à une échéance prochaine.</p>
<p><strong>À la Miviludes vous n’êtes pas vraiment inquiets pour la fin du monde mais plutôt des dérives liées à cette prophétie. La situation est si préoccupante que cela pour que la Miviludes s’en émeuve?</strong><br />
On a fait un constat. Aujourd’hui il y a deux millions et demi de pages internet consacrées à 2012. On constate que de grandes organisations ont des têtes de pont dans certains départements français. Le phénomène existe, il n’est pas inquiétant en soi aujourd’hui, mais nous savons d’expérience que ce type de mouvement peut avoir des conséquences préjudiciables, notamment sur le comportement individuel de certaines personnes.</p>
<p><strong>En clair vous craignez  une recrudescence de suicides collectifs, à l’image de ce qui s’était produit pour le Temple solaire ?</strong><br />
On ne peut pas l’exclure, compte tenu de ce qui a pu se passer par exemple au temple de Guyana, à Waco au Texas, en Suisse ou au Canada avec l’ordre du Temple solaire. Il ne faut pas imaginer par ailleurs que le risque existe uniquement avec les groupes qui ont pignon sur rue, il existe aussi des micro structures où le risque est réel. Elles sont d’ailleurs plus difficiles à déceler puisque plus invisibles.</p>
<p><strong>Les groupes sectaires dits apocalyptiques sont-ils d’une manière générale plus dangereux, plus manipulateurs que les autres ? </strong><br />
Au départ, le message qu’ils délivrent n’est pas inquiétant, ils faut qu’ils recrutent avec des thèmes en apparence totalement inoffensifs, voire séducteurs : retour à la nature, développement de soi, construction d’éco-villages, médecine naturelle. Il y a un engouement pour tout cela, ce n’est pas condamnable en soi. Mais une fois que l’on a pénétré dans certains groupements, un autre discours peut s’installer. Certaines personnes vont suivre ce discours et à ce moment-là il y a un phénomène d’emprise mentale.</p>
<p><strong>On a l’impression que cette prophétie du 21 décembre 2012 ratisse  encore plus large que les précédentes, en tout cas fait de nombreux émules&#8230; Vous avez une explication ?</strong><br />
Le fameux calendrier maya est vraisemblablement le déclencheur. Cette civilisation connaissait parfaitement l’astrologie et raisonnait en termes de cycles. Et pour certaines interprétations, le calendrier s’arrête le 21 décembre 2012. D’autres pensent que ce serait deux cents ans plus tard. Cette date a par ailleurs été relayée médiatiquement  et au niveau planétaire par des films comme 2012 de Roland Emmerich.</p>
<p><strong>Quels sont les mouvements que la Miviludes tient à l’œil aujourd’hui ? </strong><br />
Ils sont cités dans notre rapport. Ils peuvent être bien connus, comme l’Église de scientologie, les Témoins de Jéhovah ou les Raëliens. Il y a d’autres mouvements plus particulièrement portés sur ce message apocalyptique et sur lesquels on va exercer une plus grande vigilance. Je pense notamment au groupe Ramtha, un groupe originaire des États-Unis. Certaines familles liées à ce mouvement se sont installées sur notre territoire, notamment dans les Pyrénées orientales.</p>
<p><strong>Dans votre rapport vous mettez régulièrement l’accent sur la prise de conscience qui se fera par des actions de prévention… Selon vous c’est la clé pour éviter un drame ? </strong><br />
Nous sommes mission de pouvoir public, nous n’émettons pas d’avis sur l’apocalypse en soi. Cette doctrine est tout à fait respectable, elle relève de la théologie, de la croyance. Nous dénonçons en revanche l’exploitation mercantile par certains groupes avec une mise sous emprise mentale. Nous disons qu’il faut renforcer la vigilance envers ces mouvements en nous rendant sur le terrain. Nous allons également demander la mise en place d’une veille internet par les équipes de la police et de la gendarmerie spécialisées dans la cybercriminalité.</p>
<p>Consulter le dernier rapport de la Miviludes sur : www.miviludes.gouv.fr</p>
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		<title>Les « cobayes » du CHU</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Nov 2010 18:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[224]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’intérieur, quelques millilitres d’une solution blanchâtre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Régulièrement le CHU de Dijon fait appel à des volontaires pour tester de futurs traitements. Nous avons participé à l’expérience.  <br />
</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/11/17/les-%c2%ab%c2%a0cobayes%c2%a0%c2%bb-du-chu/fotolia_2348942_xs/' title='Fotolia_2348942_XS'><img width="450" height="337" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/11/Fotolia_2348942_XS-450x337.jpg" class="attachment-medium" alt="Fotolia_2348942_XS" title="Fotolia_2348942_XS" /></a>

<p>SI VOUS AVEZ ENVIE de faire progresser la recherche mais que vous n’avez pas vraiment l’esprit d’un scientifique, il existe une solution : participer à un protocole mis en place par le CHU de Dijon. Le but étant notamment généralement de tester de futurs médicaments avant leur mise sur le marché. Mais il peut aussi y avoir des protocoles où il n’y a rien à avaler. Depuis quelques mois, en collaboration avec les équipes du Centre des sciences du goût et de l’alimentation établi à l’INRA et à l’AgroSup-Dijon, le CHU travaille sur la recherche de marqueurs biologiques de la perception orosensorielle des acides gras. En clair, il s’agit de comprendre ce qui se passe dans notre organisme lorsque nous mangeons du gras.<br />
Après avoir lancé un appel, il y a quelques mois, pour trouver des volontaires, le professeur Bruno Vergès et la docteur en sciences Isabelle Robin recherchent encore à ce jour des participants de sexe masculin sans pathologie et sans surpoids ainsi que des hommes obèses. <br />
C’est à cette expérience que j’ai décidé de participer. Elle se déroule en quatre étapes de deux à trois heures. Mes rendez-vous ont eu lieu environ tous les quinze jours. À noter qu’une petite compensation pécuniaire est prévue. Lors du premier rendez-vous, Isabelle Robin détaille le protocole, dans une ambiance plutôt détendue. On reste précis, mais sans prise de tête. L’infirmier de recherche clinique Philippe Loisel en profite pour me faire une prise de sang. Elle va servir à faire un bilan biologique. Dans la foulée intervient la première « épreuve ». Il s’agit d’un test olfactif. Je suis face à seize séries de quatre petits flacons. Dans chaque série, un seul flacon contient une odeur. Il faut trouver laquelle dans une liste de quatre. Certes, ce n’est pas un concours mais ça fait toujours plaisir de ne pas se tromper. J’ai fait deux erreurs. Pas si simple finalement.<br />
Pour le deuxième rendez-vous, direction l’INRA, pour trouver mon seuil de sensibilité gustative. Nous sommes quatre participants à entrer chacun dans notre petit box, équipé d’un ordinateur et d’un évier. Après nous avoir donné un pince-nez, Géraldine Enderli nous présente trois petits verres. À l’intérieur, quelques millilitres d’une solution blanchâtre. Un verre contient une solution différente, il faut trouver lequel. À la fin de ce test, il sera possible de déterminer ma sensibilité gustative. Entre nous, après avoir goûté (sans avaler, mais en recrachant à chaque fois) vingt-trois séries de trois verres, le carré de chocolat proposé à la fin était le bienvenu. Il faut ensuite remplir un petit questionnaire sur ses habitudes alimentaires. Pas facile d’avouer ses petites faiblesses, pour les sucreries par exemple.<br />
Il reste deux rendez-vous qui se déroulent tous les deux de la même façon. D’abord, on me demande de remplir un petit carnet les deux jours précédents. Afin de pouvoir analyser correctement les prises de sang, il faut savoir précisément ce que l’on a mangé. Ces nouveaux tests ont lieu à jeun. Toutes les dix minutes pendant une demi-heure, Philippe Loisel me prélève 10 ml de sang (il ne pique pas à chaque fois, puisqu’il a installé un petit cathéter). Au bout de cette demi-heure, je prends en bouche pendant quinze secondes trois solutions, contenant ou non du gras. Et pendant la demi-heure suivante les prélèvements reprennent. Pas de panique, au total, il vous manquera 100 ml de sang. À titre de comparaison pour un don de sang c’est 450 ml. Ces prélèvements seront analysés par Michaël Chevrot, qui réalise une thèse de doctorat sur ce projet. Rien de risqué, donc, dans cette expérience, en tout cas, j’aurai peut être un peu, fait avancer la science . </p>
<p>
Pour participer à cette étude, vous pouvez contacter le 03-80-69-32-42 ou 03-80-69-35-20 ou contact.etude@dijon.inra.fr</p>
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		<title>Six ans après, les chirurgiens dijonnais n’oublient pas Beslan</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 15:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Bousquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[210]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le massacre de l’école de Beslan, l’association Bourgogne-Eurcasie et François Massip, ORL dijonnais, multiplient les échanges avec les médecins d’Ossétie du Nord en pratiquant des opérations sur place, mais aussi en accueillant à Dijon des chirurgiens ossètes. EN QUATRE SEMAINES, et pour son premier séjour à l’étranger, il aura assisté à une cinquantaine d’opérations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis le massacre de l’école de Beslan, l’association Bourgogne-Eurcasie et François Massip, ORL dijonnais, multiplient les échanges avec les médecins d’Ossétie du Nord en pratiquant des opérations sur place, mais aussi en accueillant à Dijon des chirurgiens ossètes.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/07/07/six-ans-apres-les-chirurgiens-dijonnais-n%e2%80%99oublient-pas-beslan/chir-3/' title='chir-3'><img width="450" height="337" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/07/chir-3-450x337.jpg" class="attachment-medium" alt="chir-3" title="chir-3" /></a>

<p>EN QUATRE SEMAINES, et pour son premier séjour à l’étranger, il aura assisté à une cinquantaine d’opérations dans les cliniques de Chenôve et Bénigne Joly à Talant. Cette nuit, Aslan Gabisov reprendra l’avion pour Moscou, puis encore deux heures de vol vers Beslan. Beslan, c’est là qu’il est né il y a trente ans. Beslan, c’est là qu’il travaille comme chirurgien-endocrinologue. Beslan, c’est surtout là qu’en septembre 2004, plus de trois cent cinquante personnes, dont une majorité d’enfants, ont été tuées lors d’une prise d’otages dans une école. Action terroriste menée par un groupe d’indépendantistes tchétchènes et terminée dans le sang avec l’assaut des forces spéciales russes.<br />
Le 1er septembre 2004, Aslan Gabisov, à peine diplômé en médecine, travaille au pied du Caucase, tout près de Beslan, à l’hôpital de Vladikavkaz, capitale de l’Ossétie-du-Nord, une République de la fédération de Russie, limitrophe de la Tchétchénie. Aslan, comme l’ensemble de ses collègues, est réquisitionné pendant toute la durée de la prise d’otages. Chacun sait que d’une minute à l’autre, les ambulances peuvent affluer, si la folie humaine fait virer la séquestration d’un millier d’otages au carnage. Et ils affluent, les ambulances, les morts, les blessés, à partir du 3 septembre, dans cet hôpital vétuste, encore aux standards de l’URSS d’hier.<br />
Très vite, l’aide internationale arrive à Beslan. Importante mais pas toujours en adéquation avec les besoins les plus urgents, comme ce matériel d’hémodialyse ou ces appareils chirurgicaux dernier cri envoyés par l’Allemagne mais que personne en Ossétie ne sait utiliser.<br />
L’aide internationale, c’est aussi l’association Bourgogne Eurcasie, présidée par André Belleville, aujourd’hui disparu. Il débarque à Vladikavkaz en novembre 2005 avec, notamment, dans ses bagages, François Massip, chirurgien ORL dijonnais.<br />
Immédiatement, la délégation bourguignonne organise sur place des opérations, particulièrement pour soulager les enfants aux tympans traumatisés par les explosions de grenades et de mines dans le gymnase de l’école. Mais François Massip veut aussi organiser une formation auprès des médecins ossètes pour qu’ils puissent à moyen terme, par eux-mêmes, mener les interventions chirurgicales.<br />
Ce jumelage d’un nouveau genre a trouvé son rythme. Tous les deux ans, le médecin dijonnais se rend en Ossétie pour opérer, et en alternance, tous les deux ans, il reçoit, avec ses confrères de Chenôve et Talant, l’un de ses homologues ossètes pour une sorte de super stage d’observation. Observation seulement puisque la législation française est stricte : les diplômes russes ne sont pas reconnus et, par conséquent, impossible pour Aslan de pratiquer le moindre acte chirurgical dans les cliniques dijonnaises. Tout juste a-t-il pu jouer le rôle d’un aide-soignant de luxe, tenant quelques écarteurs mais enregistrant surtout les techniques, les méthodes et les petites astuces qui lui feront gagner du temps et de la précision lorsqu’il retrouvera la semaine prochaine sa salle d’opération à Beslan.<br />
Aslan Gabisov est devenu, il y a peu, chirurgien-endocrinologue. Une spécialisation qui n’existe pas en France. Ici, ce sont les chirurgiens généralistes et les ORL qui opèrent les patients souffrant de la thyroïde. En Ossétie, c’est désormais Aslan qui s’en occupe, alors que jusqu’à maintenant, il fallait aller jusqu’à Moscou, à 1500 kilomètres de là, pour être soigné.<br />
Ce qu’il a vu à Dijon en matière de protocole opératoire fera certainement gagner à Aslan de nombreuses années dans une spécialité qui se pratique aujourd’hui en Ossétie comme en 1970 en France.<br />
Bien sûr, le directeur du Centre de santé de Russie du Sud, dans lequel travaille Aslan, ne lui achètera pas tout de suite le matériel découvert à Dijon. Mais Aslan ne se plaint pas et s’estime même déjà chanceux de pratiquer dans ce tout nouvel établissement, construit à Beslan même. Vladimir Poutine, certainement désireux de se racheter une conscience après l’assaut improvisé et la tuerie qui en a résulté, a voulu, dès 2006, doter la petite ville d’un centre de santé qui fasse référence dans tout le sud de la Russie. Aujourd’hui, plus de trace des victimes de la prise d’otages parmi les patients. En revanche, on y a embauché les survivants qui composent le personnel de l’établissement.<br />
Mais le massacre reste dans les esprits. Chaque jour, pour aller de son appartement de Vladikavkaz au centre de santé de Beslan, Aslan passe devant le cimetière où reposent les trois cent cinquante innocents du 3 septembre.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Retraites : La réforme passe mal</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/23/retraites-la-reforme-passe-mal/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 15:52:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[208]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous devons changer de modèle économique]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Verdict. Le gouvernement a présenté il y a une semaine son projet de réforme sur les retraites. Il va falloir bosser plus longtemps, les cotisations du secteur public seront alignées sur celles du privé et de nouvelles ponctions financières sont prévues.</strong></p>

<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2010/06/23/retraites-la-reforme-passe-mal/retraite-2/' title='retraite-(2)'><img width="450" height="264" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/2010/06/retraite-2-450x264.jpg" class="attachment-medium" alt="retraite-(2)" title="retraite-(2)" /></a>

<p>’ÉTAIT VRAIMENT un printemps pourri. La météo a longtemps eu de quoi rendre dépressif le plus tordu des traders, l’équipe de France a traversé la Coupe du monde comme un fantôme lesté de ses problèmes internes et de son indigence, et dans cette atmosphère morose, le gouvernement vient d’en remettre une louche, en annonçant toute une liste de mesures pour « sauver le régime des retraites », comme ils disent.<br />
Alors oui, les stock-options et les retraites-chapeau seront taxés, les hauts revenus plus lourdement imposés et les prélèvements sur les cessions mobilières et immobilières soumis à des prélèvements revus à la hausse. Au moment où des efforts sont demandés à tous, il n’y avait aucune raison objective que certains flux financiers y échappent. Bien sûr, le gouvernement répète à qui veut l’entendre que le système par répartition est sauvé et que la pénibilité de certaines professions sera prise en compte. Et, au nom de l’équité, le taux de cotisation du public sera aligné sur celui du privé, en attendant que les régimes spéciaux soient à leur tour définitivement concernés. Un effort a été également demandé à nos impayables hommes politiques, toujours prompts à fixer des règles qu’ils ont parfois tant de mal à respecter. Les derniers épisodes, avec en tête de gondole Sœur Boutin et sa mission à 9 500 € par mois et les <br />
12 000 € de cigares payés par le contribuable à Christian Blanc, qui s’envoie trois Havane par jour (qu’est-ce qu’il doit puer de la gueule…) ont fait très mauvais genre dans le contexte actuel, même si ces sommes ne pèsent pas grand-chose…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h1>Sarko joue très gros</h1>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Mais ce que les Français ont retenu de ce catalogue de mesures épais comme les promesses non-tenues d’un candidat à une élection présidentielle, est qu’ils devront travailler plus longtemps. L’âge légal de départ à la retraite est passé de 60 à 62 ans et il faudra trimer jusqu’à 67 piges (au lieu de 65) pour espérer bénéficier d’une retraite <br />
à taux plein, une perspective qui n’emballe pas grand monde. Surtout dans le pays où le chômage des seniors est le plus élevé du Vieux Continent. Mais ceux qui le pourront mettront de l’argent à gauche, quitte à obérer un peu plus un pouvoir d’achat qui baisse chaque jour un peu plus. Et d’avares ils passeront dans dix, quinze, vingt ou trente ans au statut de phénomènes. Les syndicats braillent – la manif nationale prévue ce 24 juin devrait faire vaciller Sarko sur ses talonnettes -  la gauche promet un retour aux 60 ans au cas où elle reprendrait le pouvoir dans deux ans alors qu’à l’UMP, on applaudit des deux mains, tous unis derrière le chef. Sarko en a fait la réforme de son mandat, et les électeurs sauront sans doute s’en souvenir. Pas sûr que le chef de l’État, qui aura 57 ans en mai 2012 se voie offrir l’occasion d’occuper jusqu’à 62 ans son fauteuil présidentiel…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h1>Les réactions</h1>
<p><strong>PHILIPPE HERVIEU (président de la section régionale des Verts, vice-président du conseil régional de Bourgogne).</strong> « Les énarques pensaient profiter de la Coupe du monde pour faire passer la pilule… L’élastique risque de leur revenir en pleine figure et j’estime que cette réforme est un recul social et elle est surtout injuste. D’accord, certains hauts salaires, les revenus du capital ou les retraites-chapeau vont être taxés, mais à un niveau qui me semble trop faible. Le gouvernement n’a pas été assez audacieux à ce sujet. Il fallait faire cotiser certains retraités, ceux qui bien sûr disposent d’une retraite assez élevée. J’attends également de savoir sur quels critères précis sera apprécié un travail dit pénible. Certains fonctionnaires connaissent aussi la pénibilité. Et aussi de voir quelle sera l’attitude du patronat par rapport à l’emploi des seniors. <br />
C’est bien beau de vouloir faire travailler les gens jusqu’à 62 ans quand on s’en sépare à 55… Nous devons changer de modèle économique. »</p>
<p><strong>CLAUDE PINON (secrétaire régional du Mouvement unitaire progressiste). </strong><br />
« Je suis déjà opposé à cette logique démographique, qui exige qu’on travaille plus longtemps parce qu’on vit plus longtemps. La vie, ce n’est pas seulement le travail. Il faut savoir profiter de la vie. Et je pense surtout à ceux qui ont un métier difficile, qui peut être usant physiquement mais aussi moralement, puisqu’on en demande toujours un peu plus aux salariés. Le gouvernement va taxer certains revenus du capital, mais à un niveau selon moi trop faible. Il faut réduire le budget militaire de 25 %, cela génèrerait des ressources nouvelles. Cette réforme va également remettre en cause les 35 heures, et à long terme, le souhait du patronat est de supprimer le système de retraites par répartition. On assiste avec ce projet à un recul de civilisation. La gauche, si elle revient au pouvoir dans deux ans – ce que je souhaite – a annoncé qu’elle reviendrait au départ à 60 ans. Permettez-moi d’en douter. En 1981, Mitterrand avait remporté la présidentielle à gauche, mais en 1983, cela ne l’avait pas empêché de prendre le virage de la rigueur. Et dans le cadre des retraites, je ne suis pas certain qu’elle reviendrait sur cette réforme… »</p>
<p><strong>EDOUARD FERRAND (président du groupe Front national au conseil régional, secrétaire régional du FN en Bourgogne).</strong> « Les Français qui le peuvent ont tout intérêt à devenir propriétaires de leur logement et à mettre de l’argent de côté, car bientôt, il ne faudra plus rien attendre de l’État. Cette réforme est injuste et s’annonce inefficace. Et moi, je ne connais quasiment personne de plus de 60 ans qui travaille, puisque les patrons virent les gens à 50 ou 55 ans pour embaucher des jeunes moins expérimentés mais qu’ils payent trois ou quatre fois moins cher. La taxation des stock-options et des retraites-chapeau est trop faible. Et les parlementaires vont devoir montrer l’exemple, puisqu’ils perçoivent des retraites de notables qu’ils se sont eux-mêmes votées ! Je suis favorable à l’instauration de droits douaniers sociaux. Et il faut savoir que le coût total de l’immigration en France atteint chaque année plusieurs dizaines de milliards d’euros. »</p>
<p><strong>FRANÇOIS DESEILLE (Président du MoDem en Côte-d’Or, conseiller municipal MoDem à Dijon, vice-président du Grand Dijon). </strong><br />
« Pour obtenir une réforme équilibrée, il fallait répondre à quatre exigences : des ressources nouvelles qui suppriment le déficit ; une politique qui permette un plus grand nombre d’actifs au travail par rapport au nombre de retraités – donc une politique crédible de création de travail &#8211; en même temps, un glissement de l’âge légal de départ en retraite, nécessairement accompagné de mesures en faveur des carrières longues, de la pénibilité, et d’un filet de sécurité pour les carrières incomplètes ; la réflexion sur un nouveau système de retraites. Pour nous, le seuil des 62 ans en 2018 est acceptable. La décision la plus injuste, et pour nous inacceptable, c’est la modification du seuil de 65 ans qui permettait de liquider sa retraite, avec les droits acquis, même incomplets, mais sans pénalisation. ».</p>
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		<title>François Regniault  « La SNCF fait du business »</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2009/09/17/francois-regniault-%c2%ab-la-sncf-fait-du-business-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Sep 2009 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Billebault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[155]]></category>

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		<description><![CDATA[Avenir. La SNCF peut-elle changer ? C'est la question que se pose François Regniault, ancien journaliste économique, aujourd'hui salarié de l'entreprise et auteur de :  SNCF : la mutation impossible ? ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2009/09/17/francois-regniault-%c2%ab-la-sncf-fait-du-business-%c2%bb/' title='Avenir. La SNCF peut-elle changer ? C&#039;est la question que se pose François Regniault, ancien journaliste économique, aujourd&#039;hui salarié de l&#039;entreprise et auteur de :  SNCF : la mutation impossible ? '><img width="266" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_9446d90903feb192f6aac6e8c3311328_1253113657.jpg" class="attachment-medium" alt="Avenir. La SNCF peut-elle changer ? C&#039;est la question que se pose François Regniault, ancien journaliste économique, aujourd&#039;hui salarié de l&#039;entreprise et auteur de :  SNCF : la mutation impossible ?" title="Avenir. La SNCF peut-elle changer ? C&#039;est la question que se pose François Regniault, ancien journaliste économique, aujourd&#039;hui salarié de l&#039;entreprise et auteur de :  SNCF : la mutation impossible ?" /></a>
</code></p>
<p><strong>La Gazette : Fran&ccedil;ois Regniault, &eacute;crire un livre sur l&rsquo;entreprise qui vous emploie, est-ce un exercice d&eacute;licat ?</strong><br />Fran&ccedil;ois Regniault : Pas vraiment. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; journaliste aux Echos et &agrave; La Tribune, j&rsquo;ai int&eacute;gr&eacute; le service communication de la SNCF. Et de l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;entreprise, on voit mieux les choses. Je me suis dit qu&rsquo;il&nbsp; fallait le raconter. J&rsquo;ai demand&eacute; &agrave; Guillaume Pepy, le pr&eacute;sident de la SNCF, s&rsquo;il s&rsquo;y opposait. Il &eacute;tait d&rsquo;accord et je me suis mis au travail.<br /><strong>Justement, on devine que Guillaume P&eacute;py ne vous laisse pas indiff&eacute;rent&hellip;</strong><br />C&rsquo;est un fonceur, un homme &eacute;nergique, qui a en plus un vrai charisme. C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui cherche toujours &agrave; avancer, &agrave; argumenter et m&ecirc;me &agrave; s&eacute;duire. Il a l&rsquo;avantage de bien conna&icirc;tre la SNCF, puisqu&rsquo;il y est entr&eacute; il y a plus de 20 ans (Ndlr : P&eacute;py a quitt&eacute; la SNCF entre 1990 et 1993, pour travailler dans diff&eacute;rents cabinets minist&eacute;riels). Son surnom, P&eacute;py-le-Bref, r&eacute;sume tout. Avec lui, les r&eacute;unions ne durent jamais bien longtemps. La SNCF a connu des pr&eacute;sidents aux personnalit&eacute;s diff&eacute;rentes avant P&eacute;py : Lo&iuml;k Le Floch-Prigent, Louis Gallois et Anne-Marie Idrac, mais tous appliquaient quasiment la m&ecirc;me politique.<br /><strong>En arrivant &agrave; la t&ecirc;te de la SNCF en f&eacute;vrier 2008, P&eacute;py avait fait fort, en lan&ccedil;ant une v&eacute;ritable OPA sur GEODIS&hellip; Pour vous, cette op&eacute;ration a-t-elle constitu&eacute; l&rsquo;acte fondateur de l&rsquo;entr&eacute;e de la SNCF dans le monde du business ?</strong><br />A l&rsquo;&eacute;poque, tout le monde &eacute;tait rest&eacute; sur le cul ! A l&rsquo;int&eacute;rieur comme &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de la SNCF. P&eacute;py est all&eacute; tr&egrave;s vite, car pour lui, cette OPA n&rsquo;&eacute;tait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un &eacute;l&eacute;ment strat&eacute;gique, consistant &agrave; rapprocher la logistique de GEODIS et le fret ferroviaire de la SNCF. Ce choix, il l&rsquo;avait fait d&egrave;s son arriv&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence. Mais il est vrai que la valeur symbolique de cette OPA est &eacute;vidente : pour tout le monde, la SNCF fait du business. Alors que souvent, on ne parlait d&rsquo;elle que pour &eacute;voquer les gr&egrave;ves et les retards.<br /><strong>Guillaume P&eacute;py va-t-il r&eacute;ussir &agrave; tenir les d&eacute;lais ? Car sa pr&eacute;sidence doit s&rsquo;achever dans un peu plus de trois ans&hellip;</strong><br />C&rsquo;est la grande question. Il a une lettre de mission, mais transformer une maison comme la SNCF n&rsquo;est pas simple. Prenez l&rsquo;exemple du fret ferroviaire, qui est dans un &eacute;tat inqui&eacute;tant. Il doit le transformer, pour des raisons &eacute;conomiques mais aussi &eacute;cologiques et ce ne sera pas simple. De plus, la concurrence arrive dans quelques mois. Alors, la SNCF, qui va &ecirc;tre concurrenc&eacute;e chez elle va devoir aller chercher &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger les parts de march&eacute; qu&rsquo;elle va perdre en France. <br /><strong>Financi&egrave;rement, en a-t-elle les moyens ?</strong><br />Les r&eacute;sultats du premier semestre 2009 ne sont pas bons, puisqu&rsquo;elle vient de perdre un demi-milliard d&rsquo;euros. Mais son niveau d&rsquo;endettement n&rsquo;est pas trop important. Et elle n&rsquo;a pas de probl&egrave;me d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;argent, puisque elle est soutenue par l&rsquo;Etat. Elle peut faire des investissements.&nbsp; Par contre, le TGV ne pourra pas ind&eacute;finiment &ecirc;tre la vache &agrave; lait de la SNCF.<br /><strong>Les rapports qu&rsquo;entretiennent les Fran&ccedil;ais avec la SNCF sont passionnels. On pourrait presque parler d&rsquo;amour vache&hellip;</strong><br />(Rires). Il y a de &ccedil;a&hellip; C&rsquo;est une relation particuli&egrave;re, culturelle m&ecirc;me. Tous les Fran&ccedil;ais, et m&ecirc;me ceux qui ne prennent pas le train ont quelque chose &agrave; raconter sur la SNCF. C&rsquo;est une bo&icirc;te qui nous appartient. Malgr&eacute; les probl&egrave;mes, on l&rsquo;aime quand m&ecirc;me. M&ecirc;me si, il faut l&rsquo;admettre, la SNCF a des progr&egrave;s &agrave; faire au niveau de l&rsquo;information. Notamment quand des milliers de passagers sont bloqu&eacute;s pendant plusieurs heures .</p>
]]></content:encoded>
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		<title>PhilippeTribaudeau : « On est sà»rs de gagner »</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D.R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[139]]></category>

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		<description><![CDATA[Polémique. Dès juin prochain, 122 antennes de base Wimax seront installées afin de garantir l'accès haut débit aux Bourguignons. Différentes associations dénoncent leurs risques sur la santé. Rencontre avec l'un de ces opposants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2009/04/23/philippetribaudeau-%c2%ab-on-est-sa%c2%bbrs-de-gagner-%c2%bb/' title='Atteint depuis 2008 d&#039;electronsensibilité, Philippe Tribaudeau se bat contre l&#039;implantation d&#039;antennes relais. '><img width="266" height="400" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_d3d2d6ea1380e4e5840af6962fb1f07e_1240415300.jpg" class="attachment-medium" alt="Atteint depuis 2008 d&#039;electronsensibilité, Philippe Tribaudeau se bat contre l&#039;implantation d&#039;antennes relais." title="Atteint depuis 2008 d&#039;electronsensibilité, Philippe Tribaudeau se bat contre l&#039;implantation d&#039;antennes relais." /></a>
</code></p>
<p>Il a 48 ans et est, ironie du sort,&nbsp; professeur de technologie en lyc&eacute;e. Philippe Tribaudeau, &eacute;lectrosensible depuis 2008, milite pour sensibiliser les gens aux risques sanitaires des nouvelles technologies de t&eacute;l&eacute;communication sans fil, en particulier ceux de la Wi-fi. &laquo; Que les choses soient claires, je ne suis pas contre le progr&egrave;s ni l&rsquo;internet haut d&eacute;bit. Je m&rsquo;oppose &agrave; ce projet car il expose les Bourguignons &agrave; des probl&egrave;mes de sant&eacute; r&eacute;els &raquo;, explique-t-il. &laquo; D&rsquo;autres alternatives sont possibles. Par exemple, d&eacute;sactiver la fonction Wi-fi des box et privil&eacute;gier le c&acirc;ble &eacute;thernet &raquo;, poursuit-il. <br />Son argument le plus parlant est son handicap. D&egrave;s mars 2008, il ressent des moments de fatigue intense, des &laquo; engourdissements du cerveau &raquo;, des br&ucirc;lures au visage lorsqu&rsquo;il reste trop longtemps devant son ordinateur. Les mois passent et les douleurs s&rsquo;accentuent. Apr&egrave;s une nette am&eacute;lioration pendant les vacances, &agrave; la rentr&eacute;e scolaire, tout recommence. &laquo; Cela devenait insupportable de travailler. Chez moi, c&rsquo;&eacute;tait la m&ecirc;me chose. J&rsquo;ai d&ucirc; me mettre en arr&ecirc;t maladie. &raquo; Habitant dans l&rsquo;enceinte du lyc&eacute;e, son &eacute;pouse &eacute;tant l&rsquo;infirmi&egrave;re de l&rsquo;&eacute;tablissement, il est oblig&eacute; de s&rsquo;exiler pendant deux mois dans les bois en camping-car. Deux mois durant lesquels il a d&ucirc; demander &agrave; tous ses voisins de d&eacute;sactiver leur Wi-fi. Pas &eacute;vident. &laquo; C&rsquo;est difficile de convaincre les gens que tu n&rsquo;es pas fou. Mais j&rsquo;ai r&eacute;ussi &agrave; les sensibiliser &agrave; mon probl&egrave;me. &raquo; Son quotidien, il le vit le plus possible dans la nature, loin des ondes&hellip; et des hommes. &laquo; Aujourd&rsquo;hui, je suis compl&egrave;tement d&eacute;socialis&eacute;, je n&rsquo;ai plus d&rsquo;emploi, on me prend pour un fou ou un ph&eacute;nom&egrave;ne de foire et &agrave; c&ocirc;t&eacute; de &ccedil;a, je souffre. &raquo; <br />A ce jour, pas de traitement. Il existe quelques techniques pour att&eacute;nuer la p&eacute;n&eacute;tration des ondes mais rien pour les arr&ecirc;ter compl&egrave;tement. Ainsi, Philippe utilise une cage de Faraday, sorte de moustiquaire contenant des &eacute;l&eacute;ments m&eacute;talliques qui limitent le passage des ondes. <br />Alors, comment envisager l&rsquo;avenir quand on apprend que d&eacute;sormais des antennes de forte puissance vont &ecirc;tre install&eacute;es partout et que celles-l&agrave;, Philippe ne pourra pas les d&eacute;sactiver. &laquo; Je sais que je n&rsquo;ai pas encore tout perdu. Je peux encore &ecirc;tre contraint de quitter ma r&eacute;gion. &raquo; Seule alternative pour lui, se battre contre l&rsquo;installation de ces stations. Pour lui, mais surtout pour que d&rsquo;autres n&rsquo;aient pas &agrave; subir ce qu&rsquo;il vit. &laquo; On est s&ucirc;rs de gagner. De plus en plus de pays reculent face aux diff&eacute;rentes &eacute;tudes scientifiques (voir encadr&eacute;) &raquo;, lance-t-il convaincu. Il va d&rsquo;ailleurs tr&egrave;s prochainement participer &agrave; un protocole de tests cliniques &agrave; Paris. En attendant la victoire, son seul refuge contre les ondes reste la for&ecirc;t .</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Denis Clerc : « Le RSA est un pas en avant »</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Gauthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[115]]></category>

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		<description><![CDATA[Réforme.â€ˆAu moment oà¹ le Parlement adopte la proposition de loi sur le RSA, Denis Clerc, membre de la commission Hirsch et fondateur de la revue Alternatives Economiques, sort un livre La France des travailleurs pauvres qui éclaire l'actualité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code>
<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2008/10/23/denis-clerc-%c2%ab-le-rsa-est-un-pas-en-avant-%c2%bb/' title='Denis Clerc'><img width="450" height="300" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_e798388552e5a862ab046fc35fb882f2_1224692860.jpg" class="attachment-medium" alt="Denis Clerc" title="Denis Clerc" /></a>
</code></p>
<p><strong>La Gazette : Aujourd&rsquo;hui, vous dites que l&rsquo;emploi ne prot&egrave;ge plus de la pauvret&eacute;. Qu&rsquo;est-ce qui explique cette paup&eacute;risation du monde du travail ?</strong><br />Denis Clerc : Depuis 1993, on assiste &agrave; une mont&eacute;e r&eacute;guli&egrave;re de ce ph&eacute;nom&egrave;ne. A cette &eacute;poque, les pouvoirs publics sont obnubil&eacute;s par le ch&ocirc;mage qui fr&ocirc;le les 13%. L&rsquo;objectif num&eacute;ro un est de faire baisser ce taux. Pour y parvenir, on a ouvert les vannes du travail &agrave; temps partiel et le recours au CDD. La priorit&eacute; &eacute;tait que tout emploi est bon au d&eacute;triment de la qualit&eacute; de ce dernier. Aujourd&rsquo;hui, 8% des travailleurs sont des travailleurs pauvres alors qu&rsquo;il y a 15 ans, ce chiffre n&rsquo;&eacute;tait que de 4 %.<br /><strong>Quels sont les secteurs d&rsquo;activit&eacute; les plus touch&eacute;s ?</strong><br />Principalement trois secteurs : la grande distribution, l&rsquo;h&ocirc;tellerie-restauration et les services &agrave; la personne avec une dur&eacute;e moyenne de travail hebdomadaire de 8 heures. <br /><strong>Et qui sont ces travailleurs pauvres ?</strong><br />Sur les 2 millions de travailleurs pauvres, 250 000 sont &agrave; temps plein. Le plus gros paquet de travailleurs pauvres est constitu&eacute; par les foyers monoparentaux, essentiellement des femmes. En raison de leur charge d&rsquo;enfants, elles ne peuvent pas prendre des emplois &agrave; temps plein.<br />Les jeunes qui sortent de l&rsquo;&eacute;cole sans dipl&ocirc;me. Pour eux, trouver un job sans dipl&ocirc;me passe par des emplois pr&eacute;caires. Souvent, entre deux boulots, ils se retrouvent sans rien, car pour toucher une indemnit&eacute; ch&ocirc;mage, il faut avoir cotis&eacute; au moins 6 mois au cours des 24 derniers mois. Et en plus, les moins de 25 ans, n&rsquo;ont pas droit au RMI.<br />Enfin, derni&egrave;re grande cat&eacute;gorie &agrave; &ecirc;tre touch&eacute;e par la pauvret&eacute;, les emplois aid&eacute;s type CES remplac&eacute;s par le CAE ou les contrats initiative-emploi. A la sortie de ces contrats, les personnes n&rsquo;ont souvent ni formation, ni validation des acquis et ils se retrouvent le bec dans l&rsquo;eau.<br /><strong>Comment lutter contre les emplois paup&eacute;risants ?</strong><br />Je ne crois pas &agrave; l&rsquo;interdiction. Le Danemark et les Pays-Bas sont deux pays o&ugrave; la flexibilit&eacute; est forte mais en m&ecirc;me temps, ce sont des mod&egrave;les dans la lutte contre la pauvret&eacute;.<br />Deux choses sont possibles. D&eacute;courager les entreprises qui ont recours au temps partiel par opportunisme. L&rsquo;Etat dispose avec les exon&eacute;rations de charges sociales et les avantages fiscaux d&rsquo;une arme atomique. Au niveau des entreprises, il y a autant de cas particuliers que de branches. C&rsquo;est pour cela que je ne suis pas pour une intervention de l&rsquo;Etat. Il faut que s&rsquo;ouvre dans chaque branche des n&eacute;gociations sur les bas salaires et la r&eacute;duction des emplois &agrave; temps partiel. Et s&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accords paritaires, l&rsquo;Etat supprime les all&egrave;gements de charges.<br /><strong>Le RSA est-il le rem&egrave;de miracle pour sortir de la pauvret&eacute; ? </strong><br />C&rsquo;est un pas en avant, mais &agrave; mon avis insuffisant notamment pour les moins de 25 ans. Sur les deux millions de travailleurs pauvres, on estime qu&rsquo;un tiers vont voir leur revenu augmenter. Et sur ce tiers, la moiti&eacute; soit environ 350 000 personnes vont passer le seuil de pauvret&eacute;. Il aurait fallu 5 &agrave; 6 milliards d&rsquo;euros (ndlr, Martin Hirsch a pu obtenir 1,5 milliard d&rsquo;euros) pour sortir tous les travailleurs pauvres de la pauvret&eacute;. On a fait un quart de l&rsquo;objectif, c&rsquo;est mieux que rien. Mais avec la crise qui arrive et le retour &agrave; la hausse du ch&ocirc;mage, je crains que l&rsquo;on se d&eacute;tourne &agrave; nouveau de la qualit&eacute; des emplois au profit de la quantit&eacute; .</p>
<p></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>RMI : réalisation, montage, interprétation</title>
		<link>http://www.gazette-cotedor.fr/2008/06/26/rmi-realisation-montage-interpretation/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[103]]></category>

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		<description><![CDATA[Acteur de cinéma et érémiste, est-ce forcément antinomique ? Et bien non. C'est d'ailleurs la base du projet de l'association Itinéraires singuliers.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><code></code></p>
<p>&laquo; Si t&rsquo;es le talent, moi je serai l&rsquo;envie &raquo;, cet extrait d&rsquo;une chanson des T&ecirc;tes raides r&eacute;sume bien le principe de la nouvelle action d&rsquo;Itin&eacute;raires singuliers : Toi &eacute;moi. Mettre en avant des &eacute;r&eacute;mistes en les guidant sans rien faire &agrave; leur place. Pourtant la t&acirc;che peut sembler ardue puisque l&rsquo;objectif final est la projection d&rsquo;un film r&eacute;alis&eacute; par les &eacute;r&eacute;mistes. Mis au banc d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;ils ne comprennent pas, ces hommes et ces femmes ont perdu l&rsquo;envie de s&rsquo;en sortir. Dans cette aventure, les b&eacute;n&eacute;ficiaires des 447,91 euros net mensuel ont travaill&eacute; main dans la main avec les travailleurs sociaux. Emmanuelle touche le RMI depuis sept ans. Apr&egrave;s plusieurs formations qui n&rsquo;ont jamais abouti, Toi &eacute;moi l&rsquo;a &laquo; boost&eacute;e &raquo; comme elle l&rsquo;affirme fi&egrave;rement. Emmanuelle a eu envie de participer &agrave; ce film en voyant la pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre Les Petits bonheurs qui &eacute;tait le projet (similaire mais sur des planches) de l&rsquo;an pass&eacute; d&rsquo;Itin&eacute;raires singuliers : &laquo; j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; agr&eacute;ablement surprise. Je me suis dis: mais o&ugrave; je suis ? Mon assistante sociale m&rsquo;a parl&eacute; du projet, et j&rsquo;ai tout de suite dit oui. C&rsquo;est un concept novateur. Quand on est au RMI, la culture c&rsquo;est un petit peu, d&eacute;brouilles-toi. &raquo; L&rsquo;un des aspects qui l&rsquo;a emball&eacute;e le plus est le fait que tous, travailleurs sociaux et &eacute;r&eacute;mistes, &eacute;taient sur un pied d&rsquo;&eacute;galit&eacute; : &laquo; on a appris tous ensemble. J&rsquo;avais plaisir &agrave; venir, c&rsquo;&eacute;tait ma bouff&eacute;e d&rsquo;air &raquo;. Cette proximit&eacute; a entra&icirc;n&eacute; une complicit&eacute; entre chacun des membres, au point que tout le monde se tutoyait; &laquo; pour moi c&rsquo;&eacute;tait facile de dire tu &agrave; ceux dont je ne m&rsquo;occupais pas, en revanche, je n&rsquo;ai pas pu pour ceux dont je traite les dossiers &raquo;, confie un peu g&ecirc;n&eacute;e, Rapha&euml;le Janvier. <br />Toi &eacute;moi est en fait compos&eacute; de toute une s&eacute;rie de films courts. Le tournage fonctionnait en ateliers de deux jours par mois et par groupe. Chacun s&rsquo;occupait de tout sauf des dialogues. Cependant, il fallait encore jouer, filmer, monter, mixer&hellip; bref, toute une &eacute;ducation au cin&eacute;ma : &laquo; on a commenc&eacute; par regarder des photos et des films. Il y avait un vrai travail de r&eacute;flexion &raquo;, explique Florent Julien, le r&eacute;alisateur du film. Ce professionnel du cin&eacute;ma se d&eacute;crit lui-m&ecirc;me comme un vrai passionn&eacute;. Il sort le 7e art des salles obscures pour diffuser sa passion au plus grand nombre, et ce jusqu&rsquo;en prison. Ce qui l&rsquo;a le plus marqu&eacute; sur ce tournage : &laquo; le moment du montage &eacute;tait organismique avec les stagiaires &raquo;, d&eacute;clare-t-il avant de se reprendre : &laquo; c&rsquo;&eacute;tait vachement bien &raquo;. Mais son sourire en dit long sur le r&eacute;el plaisir qu&rsquo;il a eu &agrave; transmettre sa passion du cin&eacute;ma mais aussi celle de la vie.<br />Ce film Toi &eacute;moi est bien plus qu&rsquo;un simple projet de r&eacute;insertion. La d&eacute;marche est plus g&eacute;n&eacute;reuse et globale. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour cette raison que le conseil g&eacute;n&eacute;ral soutient cette action : &laquo; cela ouvre l&rsquo;esprit. Ce travail collectif se d&eacute;roule dans un esprit qui permettra un retour au milieu professionnel. On voit les gens diff&eacute;rents. De plus, cela donne aux travailleurs sociaux une autre ouverture et vision sur les b&eacute;n&eacute;ficiaires du RMI &raquo;, estime Fran&ccedil;ois-Xavier Dugourd en charge des dossiers sociaux au conseil g&eacute;n&eacute;ral. Ce nouveau regard donne &eacute;galement une nouvelle &eacute;nergie aux travailleurs sociaux comme le d&eacute;montre Rapha&euml;le Ouadi : &laquo; inclure les personnes dans un projet quel qu&rsquo;il soit permet de les sortir de la prise en charge &raquo;. Ainsi ils deviennent acteurs de leur vie, et cela ce n&rsquo;est pas du cin&eacute;ma . </p>
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		<title>Manège à  rêve</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérémie Demay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[102]]></category>

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		<description><![CDATA[Les quelques structures existantes pour handicapés sont ouvertes dès l'à¢ge de sept ans. Pour combler ce manque, Manège prend le relais.]]></description>
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<a href='http://www.gazette-cotedor.fr/2008/06/19/manege-a%c2%a0-reve/' title='la-gazette-de-cote-dor'><img width="450" height="299" src="http://www.gazette-cotedor.fr/wp-content/uploads/old/la-gazette-de-cote-dor_d055e48b4e3c369dcac1f9343a243239_1213806461.jpg" class="attachment-medium" alt="la-gazette-de-cote-dor" title="la-gazette-de-cote-dor" /></a>
</code></p>
<p>Tout en bas de la Fontaine-d&rsquo;Ouche, rue Than pour &ecirc;tre pr&eacute;cis, un grand parking longe les barres d&rsquo;immeubles. Dans une des entr&eacute;es d&rsquo;un b&acirc;timent, se trouve le si&egrave;ge de l&rsquo;association Man&egrave;ge. Une entr&eacute;e discr&egrave;te se r&eacute;sumant &agrave; une simple porte vitr&eacute;e sur laquelle seules quelques inscriptions t&eacute;moignent de la pr&eacute;sence de l&rsquo;association. Une fois &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, un bureau et des chaises meublent la pi&egrave;ce. Si ce d&eacute;cor est minimaliste, c&rsquo;est que le plus important est ailleurs. En effet, il faut passer ce sas pour p&eacute;n&eacute;trer dans une autre pi&egrave;ce. Le mobilier donne directement le ton : une grande table dot&eacute;e de tout petits pieds autour de laquelle sont plac&eacute;es bien sagement quelques chaises, elles aussi toutes petites. Plus de doute, cette structure est destin&eacute;e &agrave; des enfants. Les enfants justement se trouvent dans une autre pi&egrave;ce pas forc&eacute;ment tr&egrave;s grande, une dizaine de m&egrave;tres carr&eacute;s tout au plus. Des chaises entourent le cercle de jeu. Cet apr&egrave;s-midi, &agrave; l&rsquo;association Man&egrave;ge, c&rsquo;est danse orientale au programme. Une heureuse initiative voulue par plusieurs &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&eacute;cole de commerce de l&rsquo;IDRAC Lyon venus montrer leur solidarit&eacute;. Certains des accompagnateurs, parents ou b&eacute;n&eacute;voles, ont m&ecirc;me rev&ecirc;tu des tuniques exotiques pour mieux emmener les enfants au royaume des mille et une nuits. Les enfants, tous &acirc;g&eacute;s entre 1 et 6 ans, s&rsquo;amusent et s&rsquo;en donnent &agrave; c&oelig;ur joie. Ils crient, ils dansent plus ou moins bien adroitement, ils tapent des mains. Leurs regards sont le reflet de la bonne humeur ambiante.</p>
<p>Pourtant, jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, la vie ne leur a pas fait de cadeau. Ces enfants sont handicap&eacute;s. Si&nbsp; en apparence peu de choses les diff&eacute;rencient des autres, ces bambins se voient rejet&eacute;s par un syst&egrave;me qui peine d&eacute;cid&eacute;ment &agrave; accepter ce qui sort de la normalit&eacute;. En effet, peu de cr&egrave;ches souhaitent prendre en charge ces enfants. Trop de travail et d&rsquo;attention sans doute. Avant m&ecirc;me d&rsquo;avoir eu le temps de prendre conscience du monde qui les entoure, ces enfants sont mis au banc pour un seul crime : la diff&eacute;rence.</p>
<p>Pour les enfants de plus de 6 ans, la loi pr&eacute;voit la scolarisation dans un cadre pr&eacute;d&eacute;fini. Pour ceux de 16 ans &agrave; 18 ans, c&rsquo;est un centre qui les accueille, si leur condition ne leur permet pas de s&rsquo;ins&eacute;rer dans la soci&eacute;t&eacute;, bien que les places soient limit&eacute;es, m&ecirc;me si Nicolas Sarkozy a annonc&eacute; la cr&eacute;ation de 50 000 nouvelles places d&rsquo;ici cinq ans&hellip; Pour les adultes enfin, soit, ils vont dans des centres sp&eacute;cialis&eacute;s, soit, ils vivent dans la soci&eacute;t&eacute; en travaillant. En sachant que fin d&eacute;cembre 2007, la France ne comptait pas moins de 206 000 personnes handicap&eacute;es au ch&ocirc;mage. Bref, tout est fait pour rappeler &agrave; chaque instant la diff&eacute;rence.</p>
<p>  Les parents peuvent difficilement s&rsquo;arr&ecirc;ter de travailler pour attendre qu&rsquo;une structure s&eacute;rieuse s&rsquo;occupe de leur enfant. Man&egrave;ge les accueille et s&rsquo;occupe d&rsquo;eux. La seule pr&eacute;tention de ses membres est de servir de lien entre le handicap et la soci&eacute;t&eacute;. Chacune des deux parties s&rsquo;acclimate &agrave; l&rsquo;autre. Pour l&rsquo;enfant, cela passe par des jeux comme cet apr&egrave;s-midi avec l&rsquo;atelier de danse orientale. L&rsquo;objectif &eacute;tant bien s&ucirc;r de l&rsquo;&eacute;veiller au monde qui l&rsquo;entoure. Avec cette activit&eacute;, les parents, bien que ne quittant pas des yeux leur prog&eacute;niture, en profitent pour se d&eacute;tendre et se rassurer les uns les autres. Ce genre de structure fonctionne. Une des b&eacute;n&eacute;voles raconte fi&egrave;rement que &laquo; plusieurs de [s]es p&rsquo;tits sont en fac maintenant &raquo;. A chacun de ses mots, son regard s&rsquo;illumine de joie. Le contrat est au moins rempli par une des deux parties. En attendant, Man&egrave;ge continue sa mission. Malgr&eacute; un manque de moyens financiers et humains, rien n&rsquo;oblige cette poign&eacute;e de b&eacute;n&eacute;voles &agrave; continuer. Mais inlassablement, cette association tr&egrave;s discr&egrave;te continuera &agrave; faire rire les enfants .</p>
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